Aller au contenu
bibinours

[3ème Concours Intime] Je vous parle d'un temps

Messages recommandés

Ce week-end du Jeudi de l'Ascension, nous avions une réunion de famille. Ni moi, ni Douce ne sommes famille-famille, mais là, nous devions fêter les 90 ans d'une de mes tantes, que j'aime bien et ...la dernière fois que je l'avais vue, c'était à l'enterrement de son époux, deux ans déjà.

Il faut dire que de mon côté, une réunion de famille, c'est tout de suite plus de 100 personnes (et oui les familles d'origine sicilienne perdurent! ), donc des gens que l'on aime et que l'on voit souvent et d'autres que l'on déteste, donc qu'il faut éviter, si l'on veut que l'ambiance ne soit pas cassée.

Ce Samedi vers Orléans , tout le monde est là, attendu poliment. Et moi je découvre Denise, que je n'avais pas vu depuis ....depuis? plus de quarante ans!!!

Denise, une parente par alliance de par alliance. Elle avait, elle a toujours, un ou deux ans de plus que moi.

Et une bouffée de jeunesse me remonte à la gorge. Souvenir enfoui si profond, que moi, qui crois que je dis tout à Ma Douce, ne lui en avais jamais parlé.

Nous étions en 1964? 65 peut-être, jeunes adolescents en vacances ...chez sa soeur, mariée à un de mes oncles parisiens; ils faisaient construire une villa sur la Côte d'Azur, tout était en travaux, nous dormions dans le garage, seule pièce à avoir, si ce n'est un toit, du moins un plafond.

Lits de camp, matelas posés au sol, cuisine dehors, douche au tuyau d'arrosage, des jeunes cousins-cousines, des ainés, des bébés et même leurs parents.

Très vite la complicité des ados avait créé un espace, protégé par des cartons empilés; en revenant le soir des bals sur la plage, nous tombions sur les matelas posés à même le sol, dans des chuchotements qui ne masquaient pas nos soudains fou-rires, ennivrés que nous étions d'avoir les oreilles pleines de la musique de cette période.

Très vite aussi, mon matelas cotoya celui de Denise, très vite aussi, je ne lâchais plus sa main que j'avais saisie depuis la remontée de la plage.

Parenthèse, pour les plus jeunes: nous n'avions à l'époque aucun moyen contraceptif, hormi les capotes qu'il fallait oser aller acheter à la pharmacie ( et non! pas de distributeur automatique non plus), entre jeunes ce qu'il fallait éviter par dessus tout ? que la copine ne tombe enceinte, et nous n'avions aucune éducation sexuelle, certainement pas au lycée et la famille ..... sicilienne, vous disais-je.

De se tenir par la main, de s'embrasser en cachette des autres, de se retrouver la nuit côte à côte ... nos sens s'enflammaient, nos mains s'égaraient.

Je ne connaissais de la masturbation qu'un plaisir furtif, culpabilisé mais déjà pratiqué.

Je ne connaissais des filles et du corps des filles que des propos très vagues entre garçons.

Nos mains sûrent partir à le découverte de l'autre, nos bouches échangeaient des baisers enflammés. Les boutons de nos pyjamas n'eurent plus aucun secret pour l'autre.

De revoir Denise, à cette fête, j'eus aussitôt sous ma main, entre mes doigts, le sentiment de retrouver le noeud du pantalon à défaire, la main qui se glissait par l'ouverture, les poils, la place de mettre la main entre les cuisses écartées. Et cette douceur, cette moiteur dans laquelle mes doigts se promenaient.

J'eus tout de suite cette fente et cette ouverture où mon index pénétra, le souffle chaud au creux de mon oreille, sa bouche qui saisissait la mienne pour camoufler ses soupirs, le poids de sa main sur la mienne cherchant à me guider vers un endroit bien précis.

J'avais aussi ses seins, dont j'osais à peine embrasser les pointes.

J'eus sa main qui pénétrait par l'ouverture du pyjama, saisissait la hampe de mon sexe et trouvait les mouvements à faire, ma main cherchant à arrêter la sienne, la retenir pour mieux faire durer.

Je ne peux oublier la complicité de chacun de notre âge à nous laisser ensemble, à faire devant les adultes comme si de rien n'était, à faire de leurs fou-rires un rempart à nos soupirs.

Nos caresses chaque soir se faisaient plus pressantes, je ressens encore maintenant la giclée de mon sperme que je ne peux retenir plus longtemps et sa main qui me frictionne le ventre; j'ai encore mal à la main, quand mes deux doigts entrés en elle, ses cuisses la serrent si fort pour arrêter tout nouveau mouvement.

On dit que quelqu'un qui meurt revoit en deux secondes toute sa vie ....

en deux secondes je venais de revoir un mois de vacances à la mer.

Ces vacances se sont prolongées encore un mois, à la campagne, dans ma famille toujours. Il nous fallait alors aller aux bals de village à pied depuis la ferme, et s'en revenir de même. Main dans la main, baisers enflammés, attouchements prolongés.

De cette époque me reste le plaisir de ce que, une fois devenus "grands", nous appellerions les préliminaires.

Ce week-end de l'Ascension, Denise a-t-elle sû lire dans mes yeux?

" tu te rends compte, quarante quatre ans!! on en a des choses à se raconter depuis ...

va vous falloir venir nous voir, on pourra vous héberger, on a un grand garage!!"

"Cette Denise, tu la connais bien?" me demanda Douce en suivant.

Précisions: 1) je n'ai jamais fait l'amour avec Denise

2) je n'ai jamais vu Denise nue.

Mais qui peut penser que " faire l'amour" est le seul plaisir?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité alexiane_

Bravo bibinours, c'est beau et touchant :wink:

Il suffit d'un regard, d'un sourire, d'un baiser, d'une simple caresse pour nous emmener au 7ème ciel :aime2:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

j'ai hésité à mettre un troisièmement car .... ;)

chut, même ma Douce ne le sait pas: :aime2:

3) Denise m'avait surnommé "nounours", la première! ;)

depuis je joue avec ce surnom, et le mail d'elle reçu hier commence par "mon ours" :wink:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

c'est émouvant...vraiment...c'est le jeune homme au coeur et au corps découvrant l'amour qui vient de nous livrer ce si touchant témoignage...

bravo! je suis conquise!!! :wink::aime2: ;)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Votre message a été verrouillé par un modérateur.

Raison: en attente des résultats du concours

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

×

Information importante

En poursuivant votre navigation sur Forum-Intime.com, vous acceptez l'utilisation de cookies ainsi que nos Conditions d’utilisation.