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Arlequin46

Elisabeth

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Ereintée par cette journée qui lui avait paru interminable, Elisabeth décida de faire une petite pause et d’aller respirer un peu d’air frais. Après en avoir avisé son infirmière en chef, elle enfila un manteau long, par-dessus sa blouse, et sortit par une petite porte, à l’arrière du bâtiment, qui donnait sur un sympathique jardinet.

L’air était frais ; la pluie ne tombait plus depuis plusieurs heures, mais le ciel ne s’était pas dégagé de sa couverture nuageuse, toujours aussi dense, aussi compacte ; bien qu’il ne fût pas encore 9 heures du soir, il faisait déjà très sombre.

Un petit banc en métal était posé au bout du jardinet, tourné vers un mur. Elisabeth alla s’y asseoir et trouva curieux le positionnement de ce banc ; il n’y avait pas grand intérêt à observer un mur de pierre. Elle finit par fermer les yeux, la tête légèrement renversée en arrière ; elle tenta de faire le vide dans sa tête, de chasser toutes les images horribles de cette journée, les amputations, la peur des soldats se sachant agonisant, les cris, les larmes… Au milieu de cet enchevêtrement macabre, un visage amical, apaisant, se dessina dans son esprit : celui d’Henri, la seule bouffée d’air pur de cette longue journée. Elle n’avait passé que quelques heures en sa compagnie, mais, même s’ils n’avaient pu que très peu se parler, il lui semblait le connaître depuis bien plus longtemps. Au-delà de l’aide qu’il avait apporté pour assister les blessés légers, elle avait particulièrement apprécié sa présence à ses côtés, ou, tout au moins, assez proche pour toujours trouver son regard aux moments où elle en avait ressenti le besoin.

Le cœur d’Elisabeth se mit à vibrer différemment au souvenir d’Henri ; elle sentait que quelque chose se passait en elle ; elle s’était soudainement senti triste, lorsque le jeune homme avait dû partir pour rejoindre son frère qui le demandait ; elle était encore plus triste, en imaginant qu’il repartirait sans doute, dès demain, pour de nouveaux combats. Ce qu’elle éprouvait avait un nom, mais elle se refusait à le dire. Après tout, comment pouvait-on tomber amoureuse en si peu de temps ? Le coup de foudre ? Elisabeth était bien trop cartésienne pour y croire ; alors quoi ?

- Vous m’avez l’air bien préoccupée ?

Elisabeth ouvrit les yeux en sursautant ; un instant, elle se demanda si elle avait fini par s’assoupir sur le banc et était en train de rêver, ou bien si l’homme, auquel elle était en train de penser, était bien devant elle.

- Excusez-moi, fit Henri, je ne voulais pas vous effrayer.

- Vous ne m’avez pas fait peur, répondit Elisabeth, avec un grand sourire. Simplement…

- … Simplement ?

La jeune femme se sentit envahi par un trouble immense ; ses mains devenaient moites, sa gorge plus sèche ; son cœur se mit à battre plus fort.

- Peut-être est-ce la guerre qui fait que les choses vont si vite, murmura-t-elle.

- Je vous demande pardon ?

Elisabeth adressa un nouveau sourire à Henri, puis lui tendit une main.

- Ce n’est pas important, lui dit-elle. Viens t’asseoir près de moi !

Surpris par le brusque tutoiement, Henri fit le tour du banc et s’y installa, prenant la main de la jeune femme ; bien qu’il n’en eut aucune conscience, il se trouvait dans le même état de trouble qu’Elisabeth.

- Je ne pensais pas te revoir ce soir.

- Je n’aurais pas pu partir sans te dire au-revoir, répondit Henri.

- Alors, tu parts ? Où ? Quand ?

- Demain, à l’aube. Hélène, Jacques et moi allons servir de guide, un moment, à l’armée américaine. Cela veut dire que l’on reste avec vous, avec toi ! Car, si j’ai bien compris, le personnel médical suit les troupes militaires, n’est-ce pas ?

Elisabeth fut touchée par les mots d’Henri ; elle accentua la pression de sa main sur celle du jeune homme.

- Est-ce donc si important, pour toi, de me revoir ? demanda-t-elle d’une voix rauque.

- Oui, très… Crois-tu au coup de foudre ?

- Il y a quelques minutes, je t’aurais répondu que non ; à présent, je ne suis plus très sûre de ce que je crois ou ne crois pas.

Henri s’approcha un peu plus d’Elisabeth ; malgré l’obscurité grandissante, l’absence total d’éclairage, il pouvait voir ses yeux briller d’une flamme toute nouvelle.

Le lieutenant de vaisseau de l’USS Nevada, prenait connaissance du dernier message radio de Vanderhoot.

« Formation ennemie très importante ; craignons contre-attaque de nuit ; faites feu sur position donnée plus tôt. »

Le lieutenant donna les coordonnées de tir à l’un de ses seconds.

- Prévenez-moi dès que les canons seront en position de tir. Dites aussi au radio de prévenir les hommes au sol ; qu’ils se mettent à l’abri !

- Moi non plus, je n’aurais jamais cru une telle chose possible, murmura Henri d’une voix légèrement tremblante. Comment penser aimer, après avoir vu tant d’horreur ? Comment envisager une relation si belle, sachant que toute cette horreur n’est pas encore terminée ? Pourtant, je ne peux nier cette évidence ; aussi fou que cela puisse paraître, je suis tombé amoureux ! Ce soir, belle Elisabeth, mon cœur bat pour toi… ce soir et pour toujours.

Une intense émotion submergea totalement la jeune femme, lui faisant monter les larmes aux yeux, la laissant sans voix. Encore une fois, elle se dit que les choses allait bien trop vite ; mais était-ce si étonnant, après tout ? En d’autres temps, dans une période moins trouble, tout se serait déroulé autrement, sans nul doute. Mais, aujourd’hui, tout avançait à la vitesse imposée par la guerre : ce soir en vie, demain… y aurait-il seulement un demain ?

Lèvres entrouvertes, Elisabeth approcha son visage de celui d’Henri. Un baiser, d’abord timide, puis de plus en plus fougueux, passionné, fit s’envoler les dernières barrières de la jeune femme, la portant au bord d’une mer de plaisir.

Henri se laissa aussi gagner par le désir ; déjà, son sexe s’était tendu, dessinant une bosse bien visible sur son pantalon. Il quitta les lèvres au gout sucré, pour aller se perdre du côté d’une oreille, mordillant le lobe, redessinant le contour intérieur de la pointe de sa langue. Elisabeth frissonna de plaisir ; elle jeta sa tête en arrière, quand le jeune homme s’attaqua à sa nuque, la couvrant d’une multitude de petits baisers. Elle avança une main, en aveugle, trouva la bosse sur le pantalon et son excitation monta d’un cran en découvrant l’effet qu’elle produisait sur la virilité masculine.

Henri dégrafa les boutons du manteau, en écarta les pans, découvrant la blouse blanche sous laquelle Elisabeth ne portait rien ; elle ouvrit la braguette du pantalon ; sa main s’insinua à l’intérieur, glissa dans le slip ; il poussa un premier gémissement, en sentant le contact chaud de la main sur son sexe. Il déboutonna la blouse, commençant par le bas, et s’arrêta au quatrième bouton. Ses doigts parcoururent une cuisse, l’effleurant à peine, montant toujours plus haut.

Elisabeth écarta un peu plus les jambes, pour faciliter cette progression, et poussa un profond soupir d’extase lorsque des doigts vinrent flirter à l’entrée de sa grotte humide. Elle tressaillit, quand ces mêmes doigts firent connaissances de son bouton d’or, le massant avec délicatesse, faisant naître des picotements au creux du ventre. Ses hanches se mirent à onduler, commandées par la main masculine ; elle ferma les yeux, savourant chaque seconde de la montée du plaisir ; cela faisait si longtemps qu’un homme ne s’était pas occupé d’elle ainsi.

Henri retira sa main ; la gorge asséchée par le désir, il s’agenouilla devant Elisabeth, enfouit sa tête entre ses cuisses, s’enivra un instant de l’odeur de la cyprine, puis s’empara du clitoris, le suçant avec passion.

Elisabeth prit les cheveux de son amant dans ses mains, les tirant pour qu’il se colle un peu plus à elle ; ses hanches n’ondulaient plus, mais elles dansaient à un rythme endiablé ; de premiers cris de plaisir s’échappèrent de sa gorge.

Henri emprisonna le bouton, devenu très gros, entre ses dents ; avec sa langue, il joua avec, lui donnant de petit coup avec la pointe, la faisant tournoyer autour de lui. Il entendit les gémissement d’Elisabeth se faire de plus en plus fort ; son corps se déhanchait en tous sens ; il savait qu’elle se trouvait au bord de l’orgasme.

Le lieutenant de vaisseau du Nevada fut informé que les canons se trouvaient en bonne position pour le tir. Il utilisa alors le système de communication interne, pour contacter son officier de radio et lui demanda s’il y avait un retour du lieutenant-colonel Vanderhoot.

- Toujours pas de retour, répondit le radio.

Alors que la vague libératrice allait fondre en elle, Elisabeth repoussa brusquement Henri, l’obligeant à s’allonger sur les graviers blancs. Avec l’énergie de l’envie, du désir, elle dégrafa le ceinturon, descendit pantalon et slip jusqu’à mi-cuisses et resta un instant admirative devant la longue verge prête à l’honorer. Elle la caressa doucement, jouant avec le prépuce, tout en massant, de l’autre main, les testicules bien gonflée ; c’était au tour d’Henri de se mettre à onduler du bassin.

N’y tenant plus, Elisabeth se mit à cheval au-dessus du jeune homme et s’empala sur la verge, très lentement. Henri ferma les yeux ; son corps fut comme parcouru par un doux courant électrique ; sa respiration se fit plus rapide, quand la jeune femme se mit à le chevaucher.

Le radio annonça enfin l’arrivée du message tant attendu, message qu’il lut au lieutenant.

- Artilleurs de la Navy, en plus de savoir nager, prouvez-nous que vous pouvez tirer juste !

Le lieutenant de vaisseau esquissa un petit sourire, reconnaissant bien là le langage peu orthodoxe, devenu célèbre dans les rangs, de Vanderhoot. Il donna l’ordre de tir ; les canons du Nevada crachèrent 18 obus, dans un grondement assourdissant.

Elisabeth se déchaina sur le membre masculin ; elle ressentit subitement comme une violente explosion ; l’onde de choc lui procura fit trembler tout son corps, comme s’il échappait à son contrôle ; une intense et agréable chaleur s’empara d’elle. Sans plus aucune retenue, elle cria son bonheur, son orgasme, tandis qu’Henri se répandait en elle.

Encore pris dans la brume du plaisir, ni Henri, ni Elisabeth ne prêtèrent attention aux sifflements stridents des obus passant au-dessus de leurs têtes.

Sainte-Mère-l’Eglise, 6 juin 44, 9 heures 45 PM

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Invité

Quel superbe récit

Tu joues à la perfection sur les 2 tableaux, le plaisir d'Elisabeth et Henri et l'imminence de l'attaque.

Je n'ai qu'une hâte, lire ton roman dans sa totalité :bisous5:

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Attention, toutefois : mon roman ne comporte pas que des scènes érotiques ; je dois même dire, que ces scènes seront peu nombreuses, distillées avec parcimonie.

Mille et un baisers

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Invité

Attention, toutefois : mon roman ne comporte pas que des scènes érotiques ; je dois même dire, que ces scènes seront peu nombreuses, distillées avec parcimonie.

Mille et un baisers

Je m'en doute :bisous5:, j'adore les romans qui retracent notre histoire.

:console:

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Coucou

Ton roman on le trouve ou.... :-D

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Bonsoir charmante inconnue,

Pour le moment, mon roman, que j'ai terminé il y a peu de temps, est arrivé au stade où il cherche un éditeur...

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Mon roman est enfin en vente, sur un site en ligne (faut bien commencer par un début lol). Comme je ne suis pas sûr de pouvoir faire de la pub sur ce forum, j'envoie le lien en MP.

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