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Toi

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Toi. Tu es étendue sur ton grand lit rouge, nonchalante.Je fais mine de ne pas te voir, de ne pas te regarder, de ne pas te contempler. Il n’y a rien d’autre pourtant, dans cette pièce sombre, qui puisse attirer mes yeux. C’est comme regarder un ciel nocturne d ‘été en niant la lune. Mais j’aime t’agacer. Je sais du coin de l’œil que tu t’étires en tous sens pour me montrer tes seins, que tu te cambres par moment, imposant à tes hanches des efforts surprenants de torsion. Et si je ne t’observe pas, il me suffit de t’écouter soupirer d’aise et d’envie en prenant des poses lascives.

C’est un spectacle de séduction à mon attention. Mais je refuse sciemment d’en être spectateur ostensible. Tu n’as droit qu’à l’œil en coin d’un faux lecteur, par-dessus mon livre je joue à l’espion, je m’offre le délice interdit d’être un pervers feignant l’innocence. Tu pourrais tout à fait m’appeler, attirer mon attention d’un simple mot qui me dévierait du néant dans lequel mon regard son plonge pour t’éviter. Mais au fond, tu aimes être la lune dans le ciel en sachant que, sous mes airs terre-à-terre, je n’ai d’yeux et de pensées que pour les astres. De toute façon la lune est la seule lumière dans la nuit noire, alors comment l’éviterai-je ?

Alors, sure d’avoir le rôle principal dans mon théâtre intime, allongée sur le dos en totale confiance, la tête suspendue au bord du matelas, tu glisses tes mains le long de ton corps. Partant de tes épaules, elle descendent à tes seins dont elles épousent le galbe. Tu les tiens comme deux précieuses pommes, sucrées et délicates. Tu les tiens cachés dans tes paumes, au chaud, savourant la dureté naissante de leur extrémités. Le plaisir de ton propre corps. Et plus tu me les caches, ainsi allongée lascivement sur le lit, plus je veux que tu les dévoiles. Plus tu me les caches, et plus je les regarde. De l’œil discret du voyeur, tu te retrouves contempler par un loup affamé de ta chair.

Tes mains descendent lentement sur ton ventre et empruntent symétriquement la direction de ton sexe. Tes bras se resserrent le long de ton corps, poussant tes seins l’un contre l’autre. Ta tête part en arrière, tes yeux se qui me regardaient avec intensité se referment pour oublier l’univers tout entier. Il n’existe plus que toi, et ton plaisir. Ta volupté.

Tes mains se chevauchent. La gauche, timide et cachée sous la droite, reste sur le Mont de Vénus pour l’effleurer de haut en bas. Sa comparse descend plus bas pour s’aventurer jusqu’à l’antre du sanctuaire ultime. Elle caresse ta vulve comme une rose fragile. Elle en écarte doucement les pétales du bout des doigts en pivotant. Dans un geste circulaire, elle fait pivoter ton clitoris sur lui-même avec une lenteur extrême. Elle le pince, entre le pouce et l’index, pour que ce bouton d’amour trouve la fréquence de la jouissance.

Ta bouche purpurine a des moues de gourmandise insatiable. Les yeux fermée, tu dessines des chemins que toi seule connais sur ton corps. Après les sommets, les doigts de ta main gauche descendent la vallée entre les lèvres de ta vulve et y tracent un sillon qu’elles éliment de haut en bas, passant le relais à la droite. Tu ramènes ces doigts imprégnés de ton fluide, de ton odeur, de ton goût, jusqu’à ta bouche en glissant sensuellement le long de ton corps. Rouvrant les yeux pour capter les miens, ébahis, tu glisses les instruments humides de ton plaisir entre tes lèvres. Ton index, puis ton majeur se font lentement sucer et lécher. Tu me regardes, défiante et soupirante, telle une créature capricieuse, contente d’avoir droit à cette sucette alors que moi, pauvre fou, je ne sais pas ce que je perd à jouer l’indifférent. Mon livre me glisse des mains et tombe à terre, se déployant de toutes ses pages en heurtant le rebord de mon fauteuil au passage. Tu es en train de gagner, et comme pour fêter cette victoire, tu cherches ton plaisir plus loin encore.

Glissant plus fort sur ta vulve, ton majeur droit s’insère en toi. Un soupir différent s’échappe de tes poumons pour faire vibrer tes cordes vocales sur une autre mélodie, plus enjouée. Ton doigt glisse en toi, tu sais mieux que quiconque comment lui faire emprunter cette route. Il caresse les parois de ton vagin. Il s’en va dans les tréfonds de ton intimité, pour ressortir aussitôt et effleurer ta vulve. Il a tant aimé ce voyage qu’il il retourne. Plus lentement, pour s’adonner à davantage de tourisme au divin lieu des jouissances. Tout au fond de ce lieu. Plus loin encore. Il entame le va-et-vient qui caractérise la pénétration d’un amant. Cadencée. Rythmée. Le tempo d’un jazz improvisé, qui s’emballe tant et si bien que ton doigt vient limer l’intérieur de ton vagin, avant de ralentir, pour qu’il en épouse la chaleur humide. Il revient à la charge, accompagné de l’index. Deux doigts pour te caresser, te donner du plaisir, formant un phallus que tu maîtrises à la perfection, répondant de tes seuls actes. Tu te fais jouir. Tes soupirs deviennent des gémissements langoureux. Deux doigts qui se débattent dans la cyprine chaude, témoin de ton orgasme bouillonnant, peinant à rester discret, impossible à contenir. Deux doigts qui dilatent ta vulve, gorgent ton clitoris de sang et approfondissent ton antre comme on peut difficilement l’imaginer sans le voir. Je le vois.

Et tu crois pouvoir jouer seule encore longtemps ?

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Celui là je l'avais loupé....

Excellent explor comme d'habitude, tu nous connais si bien....

Si on fait cela c'est justement pour ne pas jouer seule longtemps :-D

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