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Faites des rencontres coquines près de chez vous

Arlequin46

5 juin

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La nuit avait été particulièrement longue pour le petit groupe de résistants ; il y avait ceux dont le sommeil avait été écourté par les tours de gardes successifs, ceux dont les 3 vers de Verlaine les avaient empêché de fermer l’œil correctement et quatre hommes qui avaient été désignés pour se relayer à l’écoute de la BBC ; depuis le passage du message, il avait été décidé de ne plus éteindre la radio ; tous savaient que les trois vers suivants allaient arriver très vite, à n’importe quel moment et ils ne pouvaient se permettre de les rater.

Au petit matin, beaucoup auraient voulu prendre un bon café bien chaud. S’il ne pleuvait plus, le fond de l’air était particulièrement froid et humide et certains hommes, notamment ceux qui avaient passé la nuit dans les bois, étaient transis de froid. Mais Jacques avait ordonné qu’aucun feu ne soit allumé, même en plein jour.

- La fumée s’insinue partout, avait-il expliqué, même entre les feuilles des arbres les plus touffus. Même si nous sommes bien enfoncés dans les bois, nous ne pouvons nous permettre de prendre le moindre risque !

Bien que tout le monde ne fût pas franchement d’accord, se demandant comment un petit feu pourrait les faire repérer par les allemands, personne ne discuta la consigne ; Jacques était un homme que tous respectaient énormément ; à défaut de café, ils burent du thé à l’eau froide.

Le repas posa beaucoup moins de problème ; chacun avait amené du pain, des conserves, du saucisson, le tout volé ou acheter au marché noir. Le pain était relativement dur, mais il calait bien l’estomac.

Assis à son bureau de travail, Frantz Dietrich parcourait les différentes dépêches qu’on lui avait remises ; toutes concernaient les différents messages codés diffusés par Londres dans le courant de la nuit. Il n’en avait jamais vu autant ; quelque chose se préparait, quelque chose d’imminent.

La plupart des généraux étaient convaincus que les alliés allaient débarquer dans le Pas-de-Calais, ou bien en Norvège. Frantz, quant à lui, faisait parti des rares à croire à un débarquement en Normandie ; c’était somme tout logique : Américains et Anglais avaient fait le nécessaire pour que l’Allemagne porte son regard sur le Pas-de-Calais, l’amenant à y renforcer sa présence militaire, au détriment d’autres lieux comme la Normandie.

- Il est vrai que la Normandie est plus éloigné de l’Angleterre que le Pas-de-Calais, avait-il prévenu un jour à l’un de ses camarades, mais c’est aussi l’endroit où nous n’avons quasiment plus aucune force militaire capable de refouler un débarquement !

Une dépêche attira son attention plus particulièrmeent, car il connaissait l’auteur de ses vers, l’un de ses auteurs favoris.

- Les sanglots longs, lut-il à haute vois, des violons de l’automne…

Dans le tas de papier restant, il chercha la suite de ces trois vers, mais ne trouva rien. Il s’enfonça alors dans son fauteuil en cuir et ferma les yeux ; ses pensées s’envolèrent vers cette jeune femme qu’il avait rencontré la veille, Hélène et il se demanda ce qu’il aurait trouvé s’il avait fait fouiller sa charrette. Des armes ? Sans doute…

- Berce mon cœur d’une langueur monotone, fit-il songeur.

Malgré le froid, Jacques avait fini par retirer sa veste et retrousser les manches de sa chemise. Armé d’une pelle, il creusait un immense trou avec un acharnement à toute épreuve. Près de lui, assis sur une souche, Hervé, Henri et Hélène attendaient en silence qu’il eut finit.

La jeune femme ne quittait pas Jacques des yeux ; pour une raison qu’elle ignorait, elle le trouvait soudainement très beau, particulièrement attirant. Son esprit avait beau tenter de la raisonner, son corps tout entier vibrait de plus en plus pour cet homme a qui elle devait tant.

Un bruit de métal se fit entendre ; la pelle venait de heurter quelque chose dans la terre. Hervé et Henri se levèrent et, à la main, les trois hommes achevèrent de dégager ce qu’ils étaient venus chercher. Après quelques minutes, ils sortirent une grande malle, semblant peser lourd, qui venait de passer un peu plus de 4 mois sous la terre, enterrée là par Jacques ; elle avait été parachuté par un avion anglais, destinée à son groupe de résistance.

Jacques et Hervé se regardèrent un instant ; une émotion certaine transpirait de leurs regards.

- Tu ne crois pas que les munitions et les explosifs ont pu prendre l’humidité après tout ce temps passé en terre ? demanda Hélène.

- Aucun risque, répondit Jacques. C’est du matériel militaire ; la malle est parfaitement étanche. Néanmoins, nous allons tout vérifier avant ce soir.

- Ton frère et moi on va transporter la malle jusqu’à la maison, fit Hervé. Toi, reste avec Hélène ; il me semble que vous avez des choses à vous dire.

Les hommes de la 82ème et 101ème aéroportés avaient tous étaient réunis dans un immense hangar ; ils n’avaient eu droit à aucune explication, mais ils avaient compris que le jour J était tout proche, une conviction qui se renforça lorsqu’ils aperçurent leurs généraux respectifs, Ridway et Taylor.

Debout sur une estrade improvisée, Ridway et Taylor restèrent silencieux un petit moment, observant ces soldats, très jeunes pour la plupart, qui se tenaient au garde à vous devant eux. Ils ressentaient à la fois une grande fierté et une immense tristesse, conscient que beaucoup d’entre eux ne reverraient jamais le sol américain.

- Repos soldats ! finit par ordonner Taylor. J’ai, entre mes mains, une lettre qui a été rédigée par le général Eisenhower, une lettre destinée à l’ensemble des forces militaires alliées. Voici ce qu’elle dit.

Hélène avait pris Jacques par la main et l’avait entrainé un peu plus profond dans le sous bois, désireuse de se mettre à l’abri de tous regards indiscrets ; elle n’avait pas prononcé un mot, gardant un visage grave qui commençait à inquiéter fortement Jacques. Qu’avait-elle de si important à lui dire, pour l’amener si loin à l’écart des autres membres du groupe ? Avait-elle remarqué quelque chose de suspect chez l’un des gars ? Pire, aurait-elle reconnu un homme susceptible d’être le traitre qui avait vendu les membres de son ancien réseau ?

Hélène arrêta enfin sa marche ; elle planta un regard chargé d’une lourde émotion dans les yeux de Jacques ; il comprit, alors, qu’elle n’avait aucune mauvaise nouvelle à lui annoncer, seulement le besoin de se retrouver seule avec lui. Toujours sans que le moindre n’était été échangé, leurs lèvres se trouvèrent, leurs langues se mêlèrent dans un baiser transmettant tout la passion qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre.

Tout en continuant à l’embrasser, Jacques enleva la vareuse allemande que portait la jeune femme ; ses mains descendirent lentement le long de son échine, la faisant frissonner malgré le rempart formé par le tissu de la robe. Il se mit à caresser son fessier, à le pétrir ; il mourrait d’envie d’aller plus loin dans son exploration.

Hélène fit allonger Jacques sur le sol, retira sa petite culotte et vint se placer, debout, au-dessus de son visage ; elle avait de longues et belles jambes ; il sentir le désir augmenter d’un cran, sa verge être de plus en plus à l’étroit, en apercevant, tout là haut, le Mont de Vénus désiré.

Lentement, Hélène s’accroupit jusqu’à ce que le visage de Jacques disparaisse totalement sous sa jupe. Des picotements lui parcoururent tout le dos lorsqu’elle sentit le souffle de son amant à l’entrée de son intimité ; elle ferma les yeux et poussa un profond soupir lorsque la langue se mit à laper le suc qui en coulait. Elle finit par s’asseoir complètement sur le visage de Jacques, ondulant des hanches pour mieux s’y frotter.

Hélène n’avait jamais connu d’autre homme que son défunt fiancé ; la longue abstinence de sexe se faisait ressentir par une excitation particulièrement violente ; une douce chaleur naissait déjà dans son être profond, se répandant, peu à peu, dans tout son corps ; l’orgasme approchait vite, trop vite sans doute, mais elle avait besoin de cette libération.

Une fraction de seconde avant l’explosion, elle se releva brusquement ; elle ne voulait pas jouir ainsi, seule ; elle voulait que son orgasme se mêle à celui de son amant.

Totalement abandonné aux mains de la jeune femme, Jacques la laissa lui dégrafer sa ceinture, souleva légèrement son bassin pour l’aider à descendre son pantalon et son slip ; il gémit longuement, lorsque l’antre chaude et humide s’empala lentement sur sa verge.

Hélène savoura ce contact qu’elle avait presque oublié, arrivant à visualiser le membre dur et gros prenant possession de sa demeure intime. Elle se mit à danser sur ce sexe, allant de gauche à droite, d’avant en arrière, de haut en bas ; par moment, son clitoris frottait agréablement contre les poils pubiens de son amant.

La chaleur revint très vite, plus puissante que précédemment ; son esprit se mit à errer dans les méandres du plaisir montant ; elle sentit l’explosion naître du creux de son ventre et l’onde de choc s’étendre violemment au moment où Jacques se répandait en elle en longs jets puissants ; leurs cris résonnèrent dans la forêt silencieuse.

En sueur, Hélène s’allongea à plat ventre sur Jacques, continuant à le garder en elle ; elle voulait prolonger ce contact le plus longtemps possible dans son intimité. Cette nuit, ou peut-être demain, elle aurait besoin de ce souvenir pour lui donner le courage, la force nécessaire pour remplir sa mission meurtrière.

Journée du 05 juin 1944.

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Invité

J'adore, j'adore, vraiment, j'adore....

Chaque, je me retrouve plonger en 1944, je vois les lieux, les personnages.

Continu à nous régaler avec tes histoires

:wink:

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J'adore cette histoire :P Continue avec tes histoires :wink:

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Bonjour à vous deux et merci. En revanche, plus j'avance dans l'écriture, plus les chapitres sont liés les uns aux autres par des fils conducteurs. Si je continue a poster des extraits, la trame de l'évènement risque d'être incompréhensible.

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