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Guest Argan

Le gout des Autres

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Guest Argan

Je regardais par la fenêtre Venise où je devais retrouver mon amante. Venise, la ville des Doges et ses reflets insolites dans l'eau de la lagune. Que ce monde me semblait irréel, faits de reflets glissant dans les vitrines et le parquet en mosaïques de la bibliothèque Saint-Marc. Dehors, le soleil était comme une perle baroque dans la brume qui se levait peu à peu derrière les façades du palais du front de l'eau. Il annonçait le mauvais temps au large, le crachin, vent et tempête. De retour à l'hôtel, je ne soufflais pas un mot quand retenti la sonnerie du téléphone que j'attendais impatiemment.

- On ne se verra que quelques heures, une nuit, pas plus.

Sa voix était à la fois proche et lointaine. Suffisamment sensuelle pour maintenir en éveil mes sens et assez monocorde pour me rappeler à l'ordre sans formellement me le dire. Cela faisait deux mois que je la connaissais. Une rencontre virtuelle, qui, passé les premiers temps du charme de la découverte, laissait pour la première fois place au réel. Entre nous le pacte était simple, elle s'offrait un homme tout comme je m'offrais cette femme. A tour de rôle, nous devions nous surprendre. Il est vrai que cela me changeait des relations mécaniques des vieux amants, où tout était planifié à l'avance.

Ce jour là, elle exigeait que je respecte mon engagement car c'était à moi de la surprendre. Qu'allais-je bien pouvoir réserver à cette mystérieuse femme aux yeux verts ?

Une idée me vint soudainement à l'esprit et je passais un rapide coup de téléphone à la réception.

Nous nous retrouvâmes dans un restaurant où la clientèle était assez huppée. Peu après la commande, au détour d'une conversation anodine portant sur les charmes l'architecture j'entrais dans le vif du sujet.

- Vous ne semblez pas avoir de soutien-gorge. Défaites donc un bouton de votre chemisier. D'ailleurs, à chaque allée et venue du serveur vous m'accorderez le plaisir d'en défère un. Je crois que je vais me montrer particulièrement exigent vis à vis du service.

Faisant mine d'être offusquée Anna protesta pour une question de pure forme. Et Le chemisier blanc qu'elle portait s'ouvrit donc progressivement laissant voir l'harmonieuse forme de ses seins.

Le serveur qui apportait un plat d'huîtres jeta un coup d'œil indiscret en direction d'Anna qui se sentit obligée d'esquisser un geste pour refermer le chemisier.

- N'en faites rien. Au contraire, ouvrez le davantage je vous prie, il ne vous en sera sans doute que plus reconnaissant.

- Tout de même Monsieur Argan, soyez plus discret dans vos propos. Ils peuvent très bien parler français !

- Et cela vous gêne ?

- Oui bien sûr ! Quand viendra votre tour, il vous en cuira car je vous le ferais payer très cher ! Vous pouvez toujours attendre pour que j'organise une partie avec une femme bisexuelle avec vous!

Manifestement peu habituée à manger des huîtres Anna se montra fort maladroite. Aussi, je profitais de l'occasion, comme l'avait quelques siècles plus tôt Casanova, pour lui montrer comment il convenait de procéder. J'approchais la coquille prés de ses lèvres et m'arrangeais pour que le mollusque tombe au milieu de seins ou plus exactement sur le haut de ses seins. Elle voulut la retirer, mais je le réclamais de droit, et elle dut céder, se laisser déboutonner un peu plus, et me permettre ainsi de recueillir avec mes lèvres qui sucèrent vigoureusement ce succulent met ainsi que le téton sous les yeux médusés du serveur. Quelle exquise sensation ! Elle dut souffrir que je la découvre devant lui.

- Votre attitude est odieuse et... ...

- et c'est pour cela que vous m'appréciez. Vos yeux le disent ! Allons passons au plat de... résistance, si je puis m'exprimer ainsi... Garçon ?

Oui Monsieur ?

- Veuillez apporter la suite je vous prie. Nous avons peu de temps... Anna, le bouton ! Vous auriez du en défaire un autre !

Après le repas nous prîmes un vaporetto bondé qui devait nous emmener à l'hôtel en remontant le Rialto.

- A présent, remontez un peu votre jupe...

Elle refusa arguant de la présence de la foule. Je souriais et répliquais.

- Les gens présents au restaurant ont déjà vu vos seins ! Mais rassurez vous je ne vous demanderai pas de vous mettre entièrement nue. Je veux juste que vous remontiez votre jupe de manière à ce que je puisse vous caresser.

Je posais une main sur son sexe et laissais habilement mes doigts jouaient lentement sur le fin tissu de sa culotte et sa peau. Etais- je habile ou fut- elle si troublée par la situation ? Toujours est- il que mes phalanges étaient humides.

J'enlevais ma main, respirais puis suçais mes doigts.

- J'aime votre odeur, elle est douce, légèrement iodée.

Nous trouvâmes dans ma chambre les deux paquets cadeaux posés sur la desserte que j'avais commandé au groom et que je laissais pour l'instant de coté. Je préférais prendre possession d'elle. Sa peau était douce, halée par le soleil et je m'amusais à dessiner le contour de ses hanches. Mes paumes glissèrent sur son ventre, descendirent et trouvèrent les caresses qui la firent frissonner.

- Aujourd'hui Anna, vous êtes une gourmandise....

Elle voulut se saisir de mon épieu mais j'écartais ses mains.

- Non vous n'avez pas le droit de me toucher, vous le ferez quand viendra votre tour. Et puis, une gourmandise, se laisse manger, dévorer.........une gourmandise est une oeuvre d'art......

Je lui bandais les yeux, lui attachais les poignets au montant du lit. Alors je lui écartais lentement les jambes. A l'angle aigu où se posa ma main, elle sentis alors mes doigts l'explorer, tourner en elle autour de ses points les plus sensibles. Je pris cependant garde de ne pas l'amener trop rapidement à la jouissance. Elle commençait à tressaillir mais j'immobilisais mes gestes.

- Non ! retenez- vous avant de jouir.J'aimerai que vous deveniez onctueuse. Aussi onctueuse que la crème chocolatée que vous avez refusée de goutter tout à l'heure de peur que je ne vous impose une nouvelle épreuve au restaurant.

Peu à peu son coquillage , dont la perle luisait de désir s'ouvrait, et à force de la forer en des cercles inlassables, son puits d'amour se creusait irrémédiablement. Lorsque je la jugeais suffisamment ouverte je pris alors le premier paquet que j'ouvris délicatement. Et j'introduisis en elle une première brindille de chocolat que je ressortis aussitôt. J'en savourais l'extrémité.

- Huummm........ Le goût chocolaté est agréable mais je ne ressens pas assez la salinité de votre sexe. Le contraste des saveurs n'est pas assez saisissant car vous ne mouillez pas assez. En voulez-vous? Suis je bien bête! Une pâtisserie ne parle pas!

Anna protesta. En vain.

- Vous avez les bras attachés! Et vous savez ce qu'on dit? Pas de bras, pas de chocolat.

- Vous êtes vraiment un veau salaud!

- Je fais ce que je peux, chère amie.......

Je la caressais à nouveaux, creusant davantage son antre jusqu'à ce que ses sécrétions ruissellent. La source de son puits d'amour désormais coulait. La dégustation du second sarment chocolat me parut acceptable. Un troisième sarment du Médoc puis un quatrième et un cinquième glissèrent en elle et ces contacts inattendus la troublèrent. Elle était devenue une pâtisserie, un gâteau, dont j'étais l'artisan virtuose et que je décorais à ma guise. Mais être artisan pâtissier ne s'improvisait pas et l'extrémité des brindilles de chocolat qui dépassaient ne me satisfaisait pas. Aussi convenait- il d'égaliser la gourmandise afin qu'elle soit irréprochable sur le plan esthétique. La cuisine était pour moi un art à part entière ! Alors je lui saisissais les jambes que je soulevais et posais sur mes épaules. Puis, inclinant la tête vers son huître chocolatée, j'attrapais entre mes lèvres les bouts de chocolat qui craquèrent. Mes incisives au ras de sa peau, comme une morsure inachevée, lui arrachèrent des tressaillements de désir.

- Vous êtes délicieuse ainsi chocolatée. Je vais vous dévorer, vous savourer avec ma langue jusqu'à ce qu'il ne reste plus un morceau, plus une miette de vous.

Ma langue s'activa, passant et repassant dans ses moindres replis lui arrachant des gémissements d'une intensité croissante. Au bout de quelques minutes, je délaissais quelques instant la femme "chocolat" pour ouvrir le second paquet qui contenait une fiole de chocolat fondu dont j'enduisais l'extrémité de ma verge. Je défis le bandeau qui obstruait la vue de ma pâtisserie. Puis, ainsi muni de mon instrument de cuisine, je frôlais sans jamais la toucher son visage, m'attardant au-dessus de ses lèvres, remontant vers son nez. Quelques goutte qui perlèrent sur ses lèvres ruisselèrent avant qu'Anna ne les lape goulûment.

- C'est du 75% provenant d'un pays autrefois peuplé d'Aztèques qui inventèrent la boisson des Dieux dont on prétend qu'elle possède des vertus aphrodisiaques. Ouvrez davantage votre bouche si gourmande et savourez ! Savourez ceci comme si vous gouttiez un cornet de glace d'une qualité hors du commun.

Ce faisant, je me laissais aller à mon tour à des voluptés de caresses inédites. Anna était si goulue quand elle tournait sa langue autour des boules de mon cornet que les sensations étaient intenses. Appliquée, elle veillait à ne pas tout dévorer de suite afin de faire durer le plaisir. Elle fut même très habile quand de quelques coups de langue elle parvint à rattraper la coulée de crème dégoulinant le long du cornet avant de finalement veiller à aller bien aspirer au fond dudit cornet les dernières gouttes. En cuisine, "rien ne se perd" comme le disait si bien ma grand-mère !

Le lendemain je me réveillais à 11 heures avec une terrible fringale. Anna avait déjà quitté la chambre. Elle n'était plus qu'un rêve perdu. D'elle, il ne restait aucune trace d'elle hormis une tasse à chocolat, vide, de son petit déjeuner portant l'empreinte de son rouge à lèvres. Un peu triste, je pris la tasse et reniflais les dernières traces d'elle. Elle me manquait. Mon retour en France n'était prévu que pour le lendemain. Je décidais de flâner dans Venise avant de me résoudre, sans doute par nostalgie, à retourner au restaurant ou j'avais mangé Anna.

Quelle ne fut pas ma surprise quand le serveur qui me connaissait bien me dit que la table qui m'était d'ordinaire réservée était occupée par une charmante jeune femme rousse aux yeux bleus. Le serveur avait eu beau lui dire que cette table était prise, elle n'avait rien voulu savoir.

- Bonjour, je ne pense pas avoir l'honneur de vous connaître. J'ai l'habitude de manger à cet emplacement. En quoi puis- je vous être utile ? Puis- je vous offrir un apéritif ?

Elle sortit de son sac à main une boîte de sarments du Médoc.

- Seulement un apéritif ? J'attendais mieux de vous. Je suis Emilie, une amie d'Anna et je voudrais le même menu qu'elle.

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