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La comtesse d'Erdély

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Qu'on se le dise: Explor est de retour! Je me lance dans une petite oeuvre à mi chemin entre le récit et le poème, librement inspirée par mes récentes lectures sur le folklore slave/hongrois. Je suis fier de vous présenter la 1ère partie de:

La comtesse d’Erdély

Perdu dans la neige, je marche depuis des heures

La nuit émousse les sens, les arbres sont des détours

Ils amenuisent mes chances autant que mon ardeur

A retrouver un chemin qui mènerait au bourg

Je m’affale désespéré dans cette blanche froideur

Que suis-je venu faire parmi les monts des Carpates ?

Combattre l’ennemi Turc dont a même jamais senti l’odeur

Défendre une Hongrie mystérieuse où le chaos folâtre

Tandis que j’allais en éclaireur, menant mon cheval

Je reçus derrière le crane un coup fulgurant

Qui me fit chuté inconscient du dos de l’animal

Sans or et sans monture, je me réveillai sous ce mauvais temps

A perte de vue, des sommets escarpés se dessinent

Baignés d’une lumière malsaine émanant de la lune

Dans les taillis, les loups grognent et hurlent leur famine

Leurs yeux me convoitent comme une proie d’infortune

Au détour d’une falaise dressée à pic telle un mur

J’aperçois un grand rocher aux étranges contours

Je n’ose croire à ce que la pénombre augure :

Ce sont des barrières, des douves, et les toits de hautes tours !

Je me rue au pied de cet édifice,

Apparu comme un rostre fendant le ciel ténébreux

Courant vers le portail en espérant les délices

D’un feu bien chaud et d’un repas copieux

L’entrée de cette forteresse gothique

Se devine, de plus en plus nette, à mon approche

Dans la pierre noire qui orne le portique

Sont gravés des visages où la peur s’ébauche

Les gargouilles, comme des gardiennes infernales

Grimacent en me montrant leurs crocs de basalte

Et le tympan, pareil à ceux des cathédrales

Est un décor dont l’horreur m’oblige à une halte

Dans cette arche qui domine l’entrée du château

L’anarchie artistique révèle des scènes de torture

Des hommes privés de leurs organes génitaux

Et des femmes dont on arrache la peau telle une pelure

Ces étranges personnages encastrés dans la pierre

Forment une décoration des plus repoussantes

J’hésite, sachant que les loups sont toujours derrière

Ces sculptures suintent une douleur si … vivante !

Faut-il écouter l’effroi qui escalade mes vertèbres ?

Ou le froid qui dévore ma chair ?

Survivrai-je à la faim au milieu des ténèbres ?

Vais-je me laisser effrayer par quelques statuts délétères ?

Le hurlement plaintif d’un loup dans le vent

Hâte mon choix vers la grande porte de bois

J’entre et referme sans penser sur l’instant

Que ce loup me disait « n’entre pas ! »

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Tu as bien raison d'en être fier.

J'ai eu beaucoup de plaisir à te lire, transportée le temps de ces quelques lignes dans ton monde.

Merci :aime2: :twisted:

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Fermant derrière moi sans même savoir où je suis

Je me retourne pour découvrir une salle angoissante

Un vaste hall s’étend, plus sombre qu’un puits

Pavé de dalles noires et glissantes

Je découvre, à la faible lueur des candélabres

Des murs tapissés de peintures baroques

Captivantes, à la fois sublimes et macabres

Sans trouver de mots pour décrire ce qu’elles m’évoquent

On y voit des femmes mêlant leurs corps harmonieux

Caressant leurs poitrines opulentes, galbant leurs fesses

Dans des ébats orgiaques et licencieux

Exclusivement animés de féminine caresses

Certains de ces tableaux forment d’incroyables fresques

Je contemple, sans me soucier de ma situation inquiétante,

Ces scènes érotiques, sensuelles et dantesques

Où les mains et les langues semblent aussi agiles que vivantes

Un personnage revient dans chaque tableau, toujours placé au centre

Une femme dont le corps ruisselle de sang, tenant une lyre

Dominant de sa présence une amante qui lèche son bas-ventre

Sa bouche maculée d’hémoglobine esquisse un sourire

On retrouve cette créature, s’abreuvant de sang et de sexe

Dans chaque œuvre exposée le long des parois

Au milieu de femmes, jouant de leurs majeurs et index

Suscitant en mon cœur, l’envie et l’effroi

Je reviens subitement à la réalité oppressante,

A ce château dont la seule trace de vie interne

Est la propreté luisante et la chaleur environnante

Presque magique tandis qu’au dehors, l’hiver nous cerne

Cherchant timidement une réponse, je pousse un « eh oh ! »

Qui s’en va résonner au travers des couloirs

Dont la taille et le nombre forment un étrange réseau

Ouvrant des chemins masqués par le noir

Glissant sur mon échine, je sens une présence

Qui me toise en prédatrice vampirique

Pareille aux loups qui me voulaient pour pitance

Je me retourne lentement, luttant contre la panique

Un rire éclate derrière moi, je trésaille et virevolte

Un rire malicieux de harpie ou d’hyène

De diablesse insolente, de joueuse désinvolte

Qui attire ses proies ainsi qu’une sirène

Personne ! Et sans laisser de temps à ma surprise

Un second éclat de voix résonne à ma droite

Puis un à ma gauche, jouant de moi à sa guise

Je tourne en tous sens, suivant le son à la hâte

En un souffle dans mon oreille, une voix me dit

« Bienvenue dans ma demeure, que faites vous en mon manoir ? »

Je fais un bond de frayeur, pivotant d’un geste hardi

Pour découvrir une femme, toute vêtue de noir

...

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Magnifique! :tomate: ....Je me laisse aisément transporter dans ce monde...

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Elle irradie d’un éclat pareil à la lune

Lumière étrange survenant des ténèbres

Et dans la nuit de sa chevelure brune

Luit une émeraude aux teintes funèbres

A la faveur des chandeliers je prend le temps de la regarder

Ses grands yeux de chatte, aussi verts que son diadème

Sa bouche pulpeuse et vampirique qui sourit comme si elle mordait

Son buste orné d’un médaillon avec une épée pour emblème

Quittant son visage obsédant et pâle

Mes yeux se portent sur tout son corps

Sublimé d’ une parure vespérale

De cuir, de satin et d’or

Son corset étroit et échancré jusqu’à l’impudeur

Soutient une poitrine opulente sur un ventre plat

Sa jupe fine et translucide laisse voir avec candeur

Des jambes interminables marchant à petits pas

Elle approche doucement, est-elle hostile ?

Son regard me fixe, mes défenses s’évaporent

Cette créature me tient par une paralysie subtile

Enivrant mon cœur par son parfum de désir et de mort

« Si je vous ai fait peur, vous m’en voyez navrée

Ou bien est-ce du fait de ma splendeur qui éblouit ?

Vous semblez ridicule ainsi crispé, vous qui êtes entré,

Impoli et suspect, dans ma demeure : le château d’Erdély »

Chaque parole que sa bouche prononce

Est à elle seule une douce mélodie

Mon esprit, par cet accueil pourtant froid, renonce

A toutes les peurs que lui inspiraient ce lieu maudit

« J’ai été agressé, dépouillé et laissé dans la neige

La nuit a voilé mon chemin et je me suis égaré

Tel un mort dont les loups ont fait le cortège

Je fus suivi par les prédateurs affamés

De grâce, belle demoiselle, accordez-moi le privilège

D’un repas chaud et d’une nuit de sommeil

Afin que mes douleurs et ma fatigue s’allègent

Vous avez ma promesse : à l’aube, je partirai »

Elle ne dit pas un mot et me toise intensément

Je crois voir un ange en cette sirène de la nuit

Elle prend ma main en invitation, finalement

Et, entre soulagement, envie et mystère, je la suis

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C'est avec impatience que j'attends la suite... :oops:

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Je viens de voir que tu avais publié une suite au premier poème.

Tu écris divinement bien.

Merci pour ce moment de lecture :bisou:

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Invité Lili69

Merci, tu écris divinement bien, vivement la suite :bisou:

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Coucou explor

On attend la suite avec impatience....que va t'il se passer

:bisou:

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(pour celles qui désespèreraient de voir arriver une suite, ne vous inquiétez pas, j'y travaille!)

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Voili Voilou, j'espère récompenser l'attente de certaines avec la suite de ces aventures ténébreuses. Je tâche de soigner leur atmosphère particulière, dont les changements de rythme, de structure, et surtout, le dernier couplet de cette partie, évoquent, à mon sens, toute l’ambiguïté...

Il y a quelque chose de mal ici

Sur mon âme, j’en jurerais

La chaleur est anormale, le silence trouble l’ouïe

Si j’en avais l’envie, je fuirais

Sont-ce ces prodigieuses charpentes

Formant des arcs loin au dessus de ma tête ?

Ou ces murs tapissés et ces portes grinçantes

Cachant des yeux hostiles qui me guettent ?

D’où vient cette terreur qui glisse dans mon dos

Ce sentiment que les alcôves cachent le Malin

Que toutes ces ombres sont un rideau

Derrière lequel la mort se tient

Mon hôtesse me précède de deux pas

Jouant la guide silencieuse dont je suis les empreintes

Tenant une lanterne du bout des doigts

Elle m’entraîne par les couloirs de ce labyrinthe

Je pense un moment à lui fausser compagnie

Profitant du fait qu’elle marche sans se retourner

Pour revenir en arrière et trouver la sortie

Mais par peur ou magie, je la laisse me mener

La lueur de sa lampe la baigne d’un étrange faisceau

Dessinant, hors du noir, la beauté de son corps

Comme si cette femme, maitresse du château,

Faisait partie intégrante des tableaux qui le décorent

Sa chevelure ondule comme mille serpents

Qui me crachent un venin plein de désir

J’en reçois dans les yeux et il se répand

Jusqu’à l’organe intime, qui s’étire

Sa robe laisse ses épaules nues

Livrées en rêve à mes baisers sauvages

Et plus je la regarde, marchant ainsi vêtue

Plus je pense à dénouer son corsage

A me saisir de ses seins, venant ainsi par derrière

A soulever sa tenue, sous laquelle transparaissent

Dans une dentelle trop opaque ou trop claire

Les courbes indécentes de ses divines fesses

Je perd la tête

Je deviens fou dans ce lieu diabolique

Un instant, il m’effraie d’une ambiance abjecte

L’instant d’après, il me charme de désirs lubriques

Passant une porte supplémentaire

Qui fait suite à cent autres d’après mon impression

Nous arrivons dans une salle où,enfin, flotte la lumière

Et où trône une table croulant de provisions

Je peine à croire en ce que je vois

Un festin de titan se tient dressé sur les planches en bois

Un banquet qui ferait pâlir les rois

Et personne, à part elle et moi, pour en faire son repas !

Viandes grillées, potages aux milles épices

Légumes aux couleurs vives et fruits sucrés

Me voyant presque saliver devant tous ces délices

Mon hôtesse s’adresse enfin à moi, de sa voix nacrée

« Mangez à votre convenance, cher invité

Tout ceci est pour vous, et il y en a plus encore !

J’ai déjà soupé pour ma part, mais si vous le souhaitez

Je puis vous régalez de quelque douceur sonore »

Sans attendre de réponse, elle s’asseoit au clavecin

Qui se tient contre le mur richement orné de toiles

Et commence à jouer, laissant glisser ses mains

Tandis qu’avide de nourriture, j’écarte une chaise et m’installe

Autant que mon estomac, ma tête se remplit

Où suis-je ? quelle est donc cette forteresse ?

A un couloir, on ne trouve qu’une peur secrète

Au détour du suivant, un repas divin se dresse

Et cette femme, d’une beauté si délicate,

Dont les yeux scintillent tels des feux follets

Elle, qui me délecte d’une jolie sonate

Qui est-elle, seule, dans ce lieu isolé ?

Repu de tous ces plats dans lesquels j’ai pioché avec appétit

Je reste assis à digérer en savourant la musique

Elle sait que je la désire en la regardant s’affairer ainsi

Elle me lance parfois un sourire mutin sur des notes hypnotiques

Le tempo ralentit, les notes semblent s’en aller peu à peu

La belle cesse de jouer, referme le clavier

Et trouble de sa voix le château de nouveau silencieux

Pour revenir à la table où elle m’a convié

« Vous tombez de sommeil, gentil jeune homme

Je vous mène de ce pas à vos appartements pour la nuit

Vos yeux alourdis me disent qu’un petit somme

Viendra consoler vos peines d’aujourd’hui ! »

Elle me tend sa main pour m’aider à me lever

Je ne manque pas de la lui baiser au passage

Séduction respectueuse mais à peine dissimulée

Qui, loin de la choquer, me vaut une caresse sur le visage

Dans un petit rire elle me dit avec bienveillance

« Les chevaliers manquent de femmes quand il s’en vont guerroyer

Vous êtes plaisant, et me tentez par vos avances,

Mais il est un peu tôt pour vous accorder la chaleur de mon foyer »

Elle s’en retourne, me tenant toujours par la main

Et m’amène, par ces éternels couloirs, sombres chemins de pierre

A la chambre qui m’accueillera jusqu’au lendemain

Dans les bras d’un Morphée qui ,déjà, étreint mes paupières

La belle me susurre alors dans l’oreille

« Ma chambre fait face à la votre, damoiseau.

Si jamais quelque chose trouble votre sommeil

N’hésitez pas à venir m’en glisser un mot ! »

Elle me quitte alors, le regard malicieux

Entrant dans sa chambre, elle tire sur le lacet de son bustier

Faisant brûler tout mon corps et pétiller mes yeux

Et referme sa porte, en donnant derrière elle un coup de pied

Tandis qu’en sourdine, j’entends son rire taquin

Je me met en devoir de rejoindre ma propre chambre

Passant le seuil je découvre un lit à baldaquin

Orné de bronze, de bois de chêne et d’ambre

Jetant dans un coin mes vêtements sales et délavés

Je me jette, dénué de tissu autant que de mes premières peurs

Dans ces draps soyeux, d’un blanc immaculé

Et je me plonge, d’un souffle sur la bougie de chevet, dans la plus totale noirceur

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Merci

toujours aussi bien écrit

Et comme ca tu va rester seul dans le noir ???

Il y a une suite ...non ?

biz

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Merci Explor pour cette suite....Ahhh l'obscurité...tellement de choses peuvent s'y passer...tant de sensations peuvent s'y décupler....

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Je me sens véritablement comme un prince

Baigné d’un confort chaleureux et douillet

La peur, que cette douceur évince

A quitté mon esprit qu’elle a tant souillé

Certain d’être dans un nid de bonheur

Caché derrière des abords rebutants

Je plonge en moins d’un quart d’heure

Dans les limbes d’un sommeil reposant

Le temps défile hors de ma perception

Je rêve de la créature qui m’héberge

Au milieu des démons de la perversion

Toutes mes pensées impures convergent

L’envie menace de l’emporter sur la fatigue

Sa chambre, à trois pas de la mienne…

Je n’aurais qu’à frapper à cette porte qui m’intrigue

Pour concrétiser toutes ces idées obscènes

Un bruit grinçant me tire en sursaut des fantasmes

Le loquet de ma porte remue lentement

Crissant telle une bête prise d’un asthme

Quelqu’un essaie d’entrer dans l’appartement !

Je saisis à la hâte mon poignard

Toujours à portée de main lorsque je dors

Et bondis jusqu’à la porte sans retard

Prêt à accueillir l’invisible étranger au corps à corps

Un cliquetis caractéristique : le loquet a cédé

« Pousse donc la porte, insidieux visiteur

Et avant que tu ne comprennes, je t’aurai coupé en dés »

Dis-je intérieurement avec moins de courage que de peur

Mais la porte ne s’ouvre pas, plus rien ne se produit

C’est à croire qu’en m’entendant me lever

Craignant d’être repéré, le malandrin aura fui

Je place une chaise contre la porte pour l’entraver

Inutile de penser à quitter ce château par cette nuit glaciale

Je me barricaderai jusqu’au matin avant de penser au départ

Et la comtesse ? Mon dieu ! L’intrus pourrait lui faire du mal !

Je me retourne pour chercher mes armes du regard…

Elle est ici ! La comtesse, étendue sur mon lit

Entièrement nue, me toisant de ses grands yeux verts

Mais que se passe-t-il ? Suis-je pris de folie ?

Comment est-elle entrée sans qu’aucun passage ne fût ouvert ?

Je m’approche d’elle comme pour vérifier que je ne rêve pas

« Surpris ? » me lance-t-elle avec un sourire aguicheur

« Nulle porte ne saurait m’empêcher de venir à toi

Dès lors que je te veux pour assouvir mes chaleurs »

Arrivé au bord du lit où elle se tient maintenant à quatre pattes

Je cherche des mots à mettre sur mon incompréhension

Mais je renonce lorsque sans vergogne elle s’approche telle une chatte

Et prend mon sexe en bouche pour une fellation

De ses doigts agiles elle glisse sur ma hampe tendue

Caressant de sa langue mon gland enveloppé dans ses lèvres

Je reste muet, paralysé, dans cette situation plus qu’inattendue

Elle se fait plus pressante, avale mon sexe par succions brèves

Ses mains agrippent mes fesses pour me bloquer

Mon organe coulisse jusque dans sa gorge par moments

Je suis entre plaisir impensable et peur interloquée

Je n’ose la questionner : elle s’interromprait en répondant !

Devinant mes pensées par je ne sais quelle télépathie

Elle relâche mon sexe non sans le lécher une dernière fois en soupirant

Et m’offre une réponse qui clarifie tout dans mon esprit

« Veux mes explications ? Ou veux-tu me prendre sur le champ ? »

Immédiatement mes doutes se dissipent

Rien ne compte plus pour moi que cette amante

Qu’importe sa venue défiant le possible dans tous ses principes

Elle est là, et ne demande qu’à servir ma gourmandise indécente

En un instant, elle se saisit de moi et me pousse allongé sur les draps

Sans résistance de ma part, elle m’enjambe à califourchon

S’empale d’elle-même en tenant mon épieu bien droit

Et fait de moi, telle une déesse, son agile étalon

Son bassin remue tel un puissant balancier

A une cadence surhumaine, infernale

Elle se déhanche à m’en supplicier

Sans cesse, son vagin étroit se soulève et s’empale

Elle prend appui sur mon torse de ses mains

Me plaquant sur le matelas avec une force étrange

Je caresse à loisir ses fesses et palpe ses seins

Malaxant ces deux globes sans qu’elle ne s’en dérange

Le lit craque et grince de toutes ses planches

Elle me chevauche si fort que ses cheveux flottent en tous sens

Tels les arbres pliant sous le vent de toutes leurs branches

Sa poitrine ballotte lourdement, son corps ondule tel un serpent qui danse

Elle pousse des cris qui évoquent une douleur jouissive

L’excitation vient à son comble, je ne peux plus résister

Succombant à la rage de cette pénétration intensive

Je déverse en elle ma semence par puissants jets

Sans se lever de moi, elle retombe lentement de son nuage

Ses soupirs se meuvent en un rire étrange, sardonique

Sa chevelure abondante, décoiffée par la fougue, masque son visage

Ses ongles, plantés dans mon buste, me griffent et me piquent

Elle se penche près de mon visage, je m’attends à un baiser

« Maintenant » me dit-elle, « je meurs de faim après l’accouplement »

Sa voix devient tout à coup plus grave, ses yeux sont blancs, comme révulsés

« Tu seras un très bon repas après avoir été un bon amant »

Elle se jette sur moi en me dévoilant une mâchoire garnie de crocs

Ses ongles deviennent des griffes dont les pointes me transpercent

Elle mord mon cou, arrache déjà ma peau par lambeaux

Je hurle, aveuglé par mon propre sang qui se déverse

Je me réveille en sursaut, manquant de tomber à terre

Trempé de sueur, respirant comme après une course effrénée

Un rêve…un cauchemar…la sensation réelle d’être griffée par des serres

J’ai cru mourir dans mon sommeil : impossible d’y replonger !

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Invité Anonymous

Que dire à part que c'est, comme toujours, magnifique ...

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Bravo magnifique comme toujours

Ce borderline entre peur et érotisme

Hum très troublant

Merci ça valait la peine d attendre

Bises

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Merci mesdemoiselles

:wink:;);)

la suite s'annonce intense :D

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