Aller au contenu

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

grougrou

La femme du pont

Recommended Posts

Et voila, une deuxième histoire, qui m'est arrivée il y a environ un mois.

J'ai essayé un tout autre style que celui usité la dernière fois.

N'hésitez pas à me faire part de vos critiques :wink:

Un petit plaisir que je ne me refuse jamais, c'est de me poser sur un pont de Paris pour y regarder le soleil se lever lorsque je rentre de mes soirées souvent trop arrosées. Le calme serein qui règne tôt le matin dans la capitale a quelque chose de magique. Le lieu où une symphonie de klaxons et de moteurs régnaient il y a peu laisse place au chant des oiseaux et au son de la Seine qui s'écoule paisiblement. C'est dans ce cadre que j'aime me ressourcer.

Et pourtant, ce matin, un bruit de talons vient parasiter ma quiétude. J'attends que le calme revienne mais, alors que je patiente pour entendre ce bruit désagréable fuir au loin, il s'arrête à mes côtés. S'en est fini de mon moment à moi. Tu t'accoudes à la balustrade à côté de moi. On échange quelques banalités sur nos soirées respectives sans même que je te lance un regard. Conversation sans intérêt. Puis, tu commences à comparer cette scène à des œuvres d'art. Tu as éveillé ma curiosité. Notre discussion commence à devenir intéressante mais, avant qu'elle redevienne conventionnelle, je te quitte pour figer cette rencontre à tout jamais dans mon esprit. Cependant, avant que j'allume le moteur de mon bolide, tu me laisses ton numéro et me fais comprendre que tu aimerais vraiment que je t'appelle.

Les jours passent, ton numéro est posé sur mon bureau. il me fait des clins d'œil tous les jours. Je suis tiraillé entre le désir d'en savoir plus sur toi et la peur d'être déçu, de gâcher ce souvenir impérissable. Et puis je franchis le pas. Tu as presque l'air heureuse de m'entendre. Tu veux me voir le jour même, bien que je n'ai que trente minutes à t'accorder. D'un autre côté, c'est bien pratique, si ce rendez-vous ne se passe pas comme nous le souhaitons, il prendra fin rapidement.

On se retrouve en terrasse vers Opéra. Etrangement, je te trouve ravissante, plus que dans mes souvenirs. Même si nous avons décidé de nous rencontrer aujourd'hui, tu as tout fait pour être séduisante. Nous parlons travail pour commencer. Je te fais comprendre que ce n'est pas le genre d'échange que je souhaite avoir pour un premier rencard. Alors tu me parles de ta vie sentimentale. J'apprends que tu es mariée depuis longtemps, trop longtemps? Je ne pense pas, tu sembles toujours amoureuse de ton époux. Je comprends juste que la routine commence à te peser et que ton souhait de femme est d'être désirée. Le temps s'écoule vite, trop vite, et je dois te quitter, non pas sans la promesse de te revoir et de t'accorder plus de temps. Le prochain rendez-vous est posé deux semaines plus tard.

Dans l'attente de notre prochaine rencontre, le temps passe lentement. Et arrive le jour J. Je ne t'ai réservé de spécial, mais j'espère que la soirée te plaira.

Tu es arrivée avant moi et m'attends sur les quais de Seine. ton sourire illumine ton visage. Le temps ne semble pas avoir d'emprise sur toi, malgré l'âge qui nous sépare. Je te trouve même rajeunie par rapport à la dernière fois. Direction le cours de danse. Cela t'intrigue. Nous prenons le batobus, histoire de changer du métro que tu empruntes tous les jours. Cela te plait. Tu as l'air de découvrir son existence. Plus on avance, et plus je sens une certaine pression monter en toi. Le regard des autres sur nous te pèse, et pourtant, personne ne fait attention à nous. C'est la culpabilité qui te gagne.

Nous arrivons aux cours, il y a du monde, beaucoup de monde. Tu sembles perdue, cherchant ta place parmi tout ces gens que tu ne connais pas. Je me veux rassurant et t'explique qu'ici, peu de gens se connaissent., ils sont souvent de passage pour profiter du cadre. Ce cadre que tu sembles apprécier, une terrasse immense en plein cœur de la capitale, afin de pratiquer en plein air.

Les cours commencent et nous nous retrouvons rapidement l'un contre l'autre. Tu es maladroite et sembles t'en vouloir. Mais rien d'anormal à cela pour une première. Tu commences à trouver tes marques. Et là, nous devons changer de partenaire. La panique t'envahit. Etre aussi proche d'inconnus, ce n'est pas ton genre. Je te sens qui me cherche du regard, mais je n'en ai cure, espérant que tu te concentres plus sur l'instant présent et que tu en profites. Après plusieurs changements, tu te prends au jeu. Ca te plait, et ça se voit. Tu rigoles de tes maladresses avec tes partenaires. Eux aussi rigoles, mais rien de méchant. Ici, les gens s'amusent en apprenant. C'est la clef.

Les cours s'achèvent et on se retrouve. Tu es déçue, c'est déjà fini. Les deux heures sont passées trop vite à ton gout. On boit un verre, histoire de profiter encore un peu de cet endroit, sous le soleil qui commence à se coucher. Tu me racontes ces deux heures, comme si je n'avais pas été là. On dirait une petite fille qui vient de découvrir le château de la belle au bois dormant chez Disney. Tu te lâches enfin. Toi qui attaches de l'importance aux regards que les autres posent sur toi, tu viens de faire tomber cette barrière inutile.

Il est temps de nous restaurer. Nous y allons à pieds. Il fait bon, c'est l'idéal pour marcher dans Paris. Nous arrivons, après une heure de trajet. L'endroit est simple, nous sommes bien loin du restaurant classé "romantique" mais l'ambiance y est très agréable. Ce soir, nous avons de la chance. Un client avec son violon demande l'autorisation de jouer. Sa musique est harmonieuse et douce, j'en ai même des frissons. Nous l'écoutons avec attention et nous nous laissons dériver au son de cette harmonie. Nos mains entrent en contact, nos regards se croisent, la nuit s'annonce douce et chaude.

Après le repas, tu veux visiter mon appart, pour voir à quoi ressemble mon lieu de vie. Je m'inquiète cependant de savoir si tu n'es pas attendue car la soirée est déjà bien avancée. Ton mari te croit chez des amis et ne t'attend pas avant demain. Tu en profites pour te rapprocher de moi et t'agripper à mon bras. Le reste du trajet se fait en silence mais tu parais heureuse.

Et nous voila chez moi. Tu es surprise, tu t'attendais à quelque chose de plus fourni. Tu commences même à me donner des idées de décoration. Mais moi, ce que j'aime, c'est l'espace, sans rien qui traine.

Alors que tu es à la fenêtre à profiter de la vue, je t'enlace par derrière et dépose un doux baiser dans ton cou. Tu poses tes mains sur les miennes qui sont venues se placer sur ton ventre. Tu penches ta tête pour m'inciter à continuer.

Ce soir, tu es à moi. Ou plutôt, je suis à toi, je vais t'offrir ce que tu veux. Tu veux être désirée, et je te désire. Tu veux que l'on s'occupe de toi et j'ai décidé de t'accorder mes faveurs. Tu as besoin de tendresse, je le sens. Nous restons ainsi quelques minutes à la fenêtre. J'effleure la peau de tes bras parcourus de frissons et fais courir mes lèvres sur ton cou. Tu es détendue. Il est temps de tirer les rideaux.

J'hôte ta robe et te fais allonger sur le ventre, sur le canapé. Tu portes de la lingerie fine qui semble neuve. L'as tu achetée pour l'occasion? Mes mains parcourent ton corps, suivies de baisers humides. Ta peau est douce et parfumée. L'idée d'un massage te plait. Je t'abandonne le temps de préparer un mélange d'huiles essentielles à base de vanille et mandarines rouges. L'odeur qui se dégage de ce mélange est agréable. De retour, mes mouvement sur ton corps se veulent lents et appuyés, afin de te masser, pour que les huiles pénètrent profondément ton épiderme et que tu puisses bénéficier de leurs vertus. Je veux que tu te détendes d'avantage, que tu en profites, que tu évacues tout stress. Je commence par tes mollets, puis tes cuisses, tes bras, tes mains, tes fesses, ton dos et ton cou. Tes yeux sont clos et un sourire est dessiné sur tes lèvres. Tu respires lentement et profondément. Seules tes mains qui me caressent les cuisses de temps à autre m'assurent que tu es encore éveillée. La sérénité qui si lit sur ton visage me ravi.

Je t'incite à te retourner. Tu en profites pour agripper mon T-shirt et me tirer vers toi. Tu m'embrasses avec fougue. Nos langues se mélanges longuement. La passion nous anime. Tu me relâches et me fais signe de continuer mon massage. Je t'enduis le corps avec les huiles et reprends mes gestes lents et assurés. J'arrive à toi poitrine. Tes mamelons sont gonflés et durs. L'excitation te gagne de plus en plus. Je sollicite cette zone érogène par pur plaisir. Tes gémissements se font plus réguliers. Il est temps de passer entre tes cuisses.

J'enlève ton shorty, te fais légèrement écarter les cuisses et glisse une main sur ta vulve. A ce premier contact, tu t'abandonnes. Tes cuisses tombent d'elles même. Je fais des va et vient avec ma main sur ton sexe et t'aguiche en appuyant un peu plus lorsque je m'approche de ton clitoris. Cela fait effet. Je vois ton dos qui se décolle des coussins, formant ainsi un pont et mettant en avant ton ventre.

Je glisse ensuite mon majeur entre tes lèvres, tout en continuant mes mouvements. Ta respiration s'accélère. Je te pénètre de mon doigt et, avec mon pouce, fais de petits mouvements circulaires autour de ton clitoris pour le stimuler. Mon autre main étant libre, je te caresse la visage. Tu saisies mon poignet et place ma main sur ton ventre, en la maintenant fermement. Je continue mes gestes de ma main libre.

Tu laisses échapper un premier cri de jouissance étouffé. Le second ne l'est pas. Je suis étonné que tu prennes autant de plaisir si rapidement. Ta main me serre de plus en plus fort. Tes ongles s'enfoncent dans ma chair, s'introduisant un peu plus à chaque fois que mon doigt pénètre ton intimité. tes cris se font plus rapprochés. Le dernier est plus long et tes cuisses se referment en même temps, piégeant ma main. Tu as relâché l'autre, marquée par tes ongles.

Tu me saisis par le cou et m'embrasses. Gênée, tu t'excuses d'être la seule à avoir pris du plaisir. Mais il m'a grisé. Je vais te chercher un drap pour couvrir ton corps dénudé. Je m'assois sur le canapé et pose ta tête sur mes cuisses. Nous échangeons quelques baisers. Tu me demandes timidement pourquoi je ne t'ai pas massé les pieds. Je t'explique qu'après avoir dansé deux heures et avoir marché dans les rues de Paris, il aurait été préférable de les laver pour en bénéficier. Tu ris de bon cœur.

Doucement, tu passes une main sous mon t-shirt et me caresse le ventre. Je souhaite presque en rester là, ce moment de douceur t'a fait du bien. Il m'a fait du bien aussi.

Tu déboutonnes mon jean, prête à prolonger cette nuit de plaisirs. Mon sexe est gonflé d'envies. Tu fais glisser ta main dessus et m'offre un regard remplit de complicité. Tu enlèves mon pantalon et mon boxer. Tu te mets à quatre pattes sur le canapé, lèches ma verge et la prends en bouche. J'aime (fesse bouc style ^^). Tu repousses ta longue chevelure blonde d'un côté afin que je puisse te regarder. Tu me suces tout d'abord lentement et accélères au fur et à mesure. En même temps, je te caresse le dos et descends vers tes fesses que je prends plaisir à toucher. J'approche ensuite ma main de ton sexe et sens qu'il est encore tout humide. Je le frotte et le pénètre à nouveau avec un doigt, puis deux. Toi aussi tu aimes ça. Tu gémis à nouveau. De ta main libre, tu en profites pour te toucher, multipliant ainsi ton plaisir.

Je te fais arrêter et, de dos, tu t'assois sur moi. Mon sexe te pénètre sans difficulté. Tu montes et descends sur lui avec assurance, pendant que mes mains te caressent les seins. Nous respirons en rythme. Tu te retournes pour que nous nous fassions face. J'en profite pour te lécher les seins et remonter avec ma langue vers ton cou. Je te mordille un peu le lobe de l'oreille. Tu plaques tes mains dans mon dos et te colles à moi. Tes mouvements indiquent que tu cherches à obtenir un frottement sur ton clitoris. Je place mes mains sous tes fesses pour t'aider à maintenir la cadence. De mes doigts, je sens le fruit de ton plaisir se répandre. Cela m'excite encore plus. Le visage enfouit sous tes cheveux, j'hume ton parfum, mélange des huiles et de ton désir.

Tu te retires et te mets à genoux sur le canapé, penchée en avant. Je glisse ma tête sous toi pour me retrouver fasse à ta vulve. Je fais glisser ma langue entre tes lèvres mouillées et joue ensuite avec ton sexe que je gobe et aspire doucement entre mes lèvres. Ta réaction ne se fait pas attendre. Tu te saisis de ma tête pour la coller fortement entre tes jambes. Tes soupirs sont de plus en plus intenses. Ta respiration est de plus en plus courte et saccadée. Tu es proche de l'orgasme.

Je me dégage pour te prendre en levrette. J'aime tout particulièrement cette position et encore plus le moment de la pénétration. En même temps que j'avance et recule en toi, mes ongles glissent sur ton dos. Tu te redresses et me saisis d'une main la nuque pour m'attirer à hauteur de ton cou. Tu aimes y sentir mes baisers. Je glisse une main pour te caresser le clitoris en même temps que je te pénètre. Mon autre main s'approche de ta bouche. Tu mordilles et suces mon index. Puis tu t'abandonnes complètement et jouis à nouveau.

Tu retrouves tes esprits assez vite et m'allonge à même le sol pour me faire une fellation. Je vois ma verge luisante de ta mouille entrer dans ta bouche. Cette image décuple mon excitation. Je sens la jouissance venir. Je te tire vers moi. Tu sais que je vais jouir. Tu places ton sexe sur le mien et le fais glisser dessus. Ma délivrance est arrivée.

Nous nous embrassons à nouveau, comme pour nous féliciter de nous être donné ce plaisir mutuel. Tu d'endors, la tête sur mon torse. Et là, je sais qu'après ton départ le lendemain, nous ne nous reverrons jamais.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

récit agréable a lire car bien raconté et je pense que c'est une situation que pas mal d'entre nous voudrais connaitre, moi le premier :content:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci. Très belle histoire en fait et bien raconté.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je l'avais vu lors de sa parution, je m'étais promis d'y revenir car je n'avais pas le temps à ce moment-là.

Un récit chassant l'autre, je l'ai zappé et je suis finalement bien contente que quelqu'un soit allé le rechercher car j'aurais manqué un moment de lecture bien agréable...

Merci pour cette jolie histoire.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Guest egan

Franchement la façon dont tu as posé le décor est sublime.

J’ai revu des endroits de Paris, des moments, ces aubes naissantes que j’ai connu et je me suis fait toutes les images… un vrai voyage dans le temps…

J’aime vraiment beaucoup la façon dont tu décryptes cette femme.

Tu es vraiment attentif au détails c’est une qualité rare

Rare aussi, qu’un homme nous fasse ainsi partager ses ressentis de ce qu’il devine dans l’apprivoisement d’une femme.

Et ta façon de l’approcher, de conquérir son corps en prenant le temps allant même jusqu'à penser que cela n’aille pas plus loin, c’est étonnant et beau.

C’est une part de romantisme qui échappe souvent dans ces rencontres ou a un moment tout se précipite jusqu'à laisser l'impression que cela aurait pu être bien mieux ou qu’on a loupé un truc…

Mais tu ne t’es pas laisser prendre, tu as conduis les choses jusqu’au bout comme un génie qui aurait exhaussait un vœux qu’elle n’aurait su formuler.

Bref je suis épaté !

Ton récit et cette aventure sont d’une enivrante simplicité dans tout cela engendre d'instants d’exceptions qui se gravent dans la mémoire des songes.

Je me suis laisser emporté, enveloppé de toute la subtilité des chaque étapes, vraiment, tu en as bien transmis l’essence. :wink:

Bravo continu de nous faire rêver.

:wink::wink: :wink:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

un très beau récit tout en longueur, en profondeur et en douceur

merci

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.