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corsoangelo

Maelenn la violoncelliste

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Allons les enfants, richard Strauss ce n'est pas du R&B geignard de cités ! de la force, de l'allant, Parsifal, Wotan, les nibelunguen je veux sentir ça dans ce morceau ! on reprend

a 42 !

Maelenn tourne rapidement les pages de sa partition pour retrouver le bon passage.

elle réajuste son violoncelle et attend le départ donné par le chef d'orchestre

elle aime bien lors des répétitions le fait de reprendre morceau par morceau une partition comme ainsi parlait Zarathoustra

les contrebasses attaquent le bourdonnement suivit par les clarinettes . Maelenn est attentive ! juste après les cors, au signal les violoncelles rentrent dans le morceau

la répétition se déroule sans trop de problème, l'orchestre ayant déjà joué a plusieurs reprise cette œuvre, qui aux yeux de Maelenn, est plus importante que le début que tout le monde retient.

la répétition s'achève et chaque musicien s'en retourne après les amicales salutations d'usage.

Maelenn peste comme d'habitude quand il faut mettre son violoncelle dans la voiture mais le break lui facilite la tache. elle a acheté cette voiture pour être enfin débarrassé de la corvée que constituait le chargement dans son ancienne peugeot

la soirée est douce et elle arrive chez elle, dans cette résidence un peu cossue situé dans un parc à la périphérie de cette ville de province. Juste rentrée dans son appartement, elle prend une douche rapidement, avale un repas et se remet a travailler un passage qu'elle a du mal a interpréter.

Elle a fait entièrement insonorisé son appartement, ce qui lui permet de jouer a n'importe quelle heure sans déranger ses voisins

la nuit est tombé. la baie vitrée lui renvoie l'image d'une jeune femme d'une trentaine d'années, petite avec de longs cheveux noirs simplement vêtue d'un peignoir de bain qui, dans la pose impudique qu'oblige le violoncelle, est en train de travailler dans cette soirée de printemps.

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Après avoir travaillée deux bonnes heures Maelenn part se coucher

les répétitions s'enchainent, et, petit a petit, l'orchestre trouve son point d'équilibre

c'est le soir de la première.Les musiciens se retrouvent dans le foyer pour écouter les derniers conseils du chef d'orchestre

Après les recommandations d'usage il ajoute " ce soir nous avons une équipe télé qui va filmer notre concert, donc nous allons leur donner le meilleur de ce que nous savons faire ! A tout a l'heure, je vous embrasse tous !"

les musiciens se lèvent et se dirigent vers les loges pour se changer. Maelenn enfile sa robe noire juste un peu échancrée sur la naissance des ses seins.

elle fait attention a son maquillage car, étant la seule femme violoncelliste de l'orchestre, elle se doute que les caméras vont s'attarder sur elle. Au début elle trouvait cela gênant mais elle s'est habitué a se voir à l’écran.

C'est dans une semi pénombre que l'orchestre gagne le plateau et s'installe.

Sur le geste du chef d'orchestre, les contrebasses commencent leur bourdonnement. La trompette lance les premières notes pendant que le rideau s'ouvre et que les projecteurs s'allument.

Maelenn suit avec attention les indications du chef.

Le tuba annonce une partie que Maelenn adore. c'est un long moment calme où les violons jouent ensemble. Seules quelques notes des cuivres viennent troubler cette harmonie.Les clarinettes répondent aux contrebasses, la trompette reprend les notes o combien célèbre du début qui évoque un lever de soleil . La clarinette répond et brusquement l'orchestre s'emballe suivant la musique de richard Strauss

Maelenn sent que l'orchestre est en osmose totale. emportée par l’élan, elle ne regarde plus sa partition, ses doigts courent sur les cordes. L'orchestre ne fait plus qu'un. Levant la tête elle voit que le chef est aussi emporté par ce tourbillon musical. Ils ont tous oubliés que des cameras sont en train de filmer

L'orchestre maintenant s'apaise et les dernières notes jouées par les contrebasses signent la fin de ce poème symphonique.

Spontanément la salle se lève pour applaudir pendant de longues minutes. Les musiciens se regardent en souriant, conscient d'avoir vécu un moment rare

A la demande du chef d'orchestre, ils se lèvent et fait exceptionnel il descends de son estrade pour se joindre au musiciens.

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