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Faites des rencontres coquines près de chez vous

Eumerius

Extrait de roman

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Je vous propose un extrait de mon roman érotique. Il y a deux Grecs, Cléaridas (le narrateur) et Mélanopos, qui séjournent dans un pays imaginaire. On y vénère Welouma, la déesse du sexe et de la fécondité, incarnée par des prêtresses-prostituées. Elles sont des expertes dans les arts du sexe. Leur rôle est de copuler et de faire des enfants. Elles commencent leur office dans un temple, et après la naissance de leur premier enfant, elles vivent dans des maisons particulières. Les deux héros se rendent chez l'une d'elles, qui s'appelle Kwilna.

Le choix d'un extrait n'est pas facile, car les scènes de sexe sont très longues et qu'elles s'enchaînent pour former une véritable intrigue. Mais essayons...

Mélanopos longea une façade ocre dépourvue de fenêtre et frappa à une porte. Une femme lui ouvrit. À en juger par ses habits, elle devait être une servante, mais elle était beaucoup plus âgée que celles du temple de Welouma. Elle devait avoir dépassé les trente ans et son visage bruni par le soleil n’offrait guère de grâce. Ouvrant à peine la porte, elle nous fit entrer dans un vestibule, où nous laissâmes nos sandales, puis dans un vaste salon carré au luxe éblouissant. Elle m’évoqua une caverne où des voleurs entreposent leur butin. Du côté sud, une ouverture du plafond surplombait un bassin creusé dans le sol, où l’on pouvait s’immerger jusqu’au nombril. Un lit de bois assez grand pour accueillir quatre personnes et recouvert de peaux de lion trônait de l’autre côté, et des courtines de gaze rouge pendaient du plafond. Aux quatre coins, de la myrrhe brûlait dans des cassolettes. Des parures étaient suspendues aux murs, et entre des céramiques à décors raffinés, des choses dorées luisaient comme des pupilles d’animaux tapis dans l’ombre.

Kwilna se tenait debout, au milieu de cette pièce, pour nous accueillir. Mélanopos avait eu raison de louer sa beauté. Elle avait échangé la fraîcheur de la jeunesse contre la grâce de la maturité. Ses prunelles bleues et ses pommettes saillantes donnaient de l’éclat à son sourire. Son péplos se soulevait sur des seins qui avaient déjà allaité trois enfants, et l’on voyait celui de droite presque jusqu’au mamelon, car elle se vêtait comme les prêtresses du temple. L’épaule et le bras droits étaient découverts et lestés de lourds bracelets en or. Des dorures et des pierreries flottaient sur la masse auburn de ses cheveux.

Elle se tourna d’abord vers Mélanopos. Il me sembla évident qu’elle avait attendu sa visite, et comme elle pensait aux plaisirs à venir, son regard s’enflamma et ses joues se teintèrent de rouge.

« Je t’amène Cléaridas, déclara mon compagnon. Il vient d’arriver au temple.

– Sois le bienvenu chez moi, Cléaridas », dit-elle en se tournant vers moi.

Elle s’approcha de moi pour me saluer d’une manière fort gracieuse, par le baiser de bienvenue. Sa langue trempée de salive s’introduisit entre mes dents, tandis que je l’attirais à moi pour lui caresser son dos puis ses fesses à travers le fin tissu de son péplos. Mon pénis réagit immédiatement en se dressant contre le bas-ventre de notre hôtesse. Celui de Mélanopos avait dû se raidir dès le premier regard échangé avec son amante.

« Une vraie prêtresse-putain », me dis-je.

Je me sentais aussi excité que lors de mon arrivée au temple, quand j’avais peloté cette servante dont je ne connaissais même pas le nom.

« C’est toujours comme cela qu’une prêtresse accueille ses visiteurs ? demandai-je.

– C’est comme cela qu’elle accueille les hommes auxquels elle va se donner.

– Mais je suis venu ici pour accompagner Mélanopos. Je ne sais pas si...

– Vous êtes amis ?

– Oui.

– Alors je ne peux pas faire l’amour avec lui sans le faire aussi avec toi.

– Gratuitement ?

– Oui.

– C’est très généreux de ta part.

– Non, c’est un hommage à l’homme de valeur que tu es. »

Elle taquina mon phallus à travers ma tunique puis elle s’approcha de Mélanopos pour lui donner le baiser de bienvenue.

Dans l’état où elle nous avait mis, nous aurions pu nous jeter tout de suite sur elle, mais ces manières auraient été bien peu civilisées. Elle nous invita à nous asseoir sur des chaises et s’installa sur son lit, les jambes repliées.

La servante nous apporta un plateau de fromage blanc, de cœurs de pistaches, de dattes et de pattes d’amandes. Suprême raffinement, il était décoré avec des fleurs de grenadier.

Nous bavardâmes donc en mangeant ces friandises. Kwilna était une interlocutrice en tous points exquise. Elle prononça quelques phrases dans notre langue. Elle se renseigna sur moi et je parlais volontiers de ma vie au temple.

« Je regrette de n’avoir pas connu Ilouwa, me dit-elle. Je suis beaucoup trop âgée pour avoir fréquenté les prêtresses actuelles. »

En fait, elle n’avait pas encore trente ans. Ayant eu son premier enfant dès sa quinzième année, elle avait quitté le temple très tôt. C’était une fille appelée Nepisza, qui avait atteint sa quatorzième année.

Je brûlais d’envie de lui demander ce que devenaient les prêtresses stériles. En vérité, je n’étais venu que pour cela, mais la question étant très délicate, je n’osais pas la poser. Je me demandais même si une occasion propice s’offrirait. Je ne voulais pas gâcher notre soirée par un faux pas.

Elle s’annonçait si bien ! À aucun moment, mon phallus ne perdit sa dureté. Kwilna entretenait notre désir en se caressant les jambes, mais sans montrer sa vulve. Si son intimité restait cachée, comme par négligence, elle laissa le tissu de sa robe s’affaisser, libérant complètement son sein droit.

Mélanopos finit par montrer son majestueux membre et se masturba tout en continuant la conversation. Kwilna lui répondit en introduisant une main entre ses cuisses, et enfin, elle les écarta pour nous montrer son sexe. Elle introduisit son index dedans et le ressortit pour le sucer, en nous donnant du regard une invitation dépourvue d’ambiguïté.

« Qu’est-ce que tu aimes faire à une femme ? me demanda-t-elle. Peut-être veux-tu me pénétrer en même temps que Mélanopos ?

– Eh bien..., fis-je en avalant ma salive. Éjaculer ailleurs que dans ton vagin ?

– Tu veux que j’avale ton sperme ? Oui, c’est possible.

– Vraiment ?

– Je ne suis pas soumise à une discipline aussi stricte que dans le temple. Vous pourrez faire vraiment n’importe quoi avec moi. »

Comme Mélanopos, je m’étais mis à me masturber, et Kwilna admirait mon gland.

Ce fut à ce moment que la servante apporta notre dîner. Elle posa un grand plateau juste devant sa maîtresse, sur son lit, et elle nous invita à nous y asseoir.

« Appelle Nepisza », ordonna la prêtresse.

La servante acquiesça d’un signe de tête et se retira. Mélanopos et moi, nous rejoignîmes Kwilna, en tenant toujours nos verges.

Comment pouvions-nous manger dans de telles conditions ? Nous n’avions d’appétit que pour notre hôtesse. Mais tout avait été prévu. Un concombre se trouvait au milieu du plateau. Mélanopos le prit et demanda à Kwilna de s’allonger sur le dos. Elle lui obéit en écartant ses cuisses. Mon compagnon introduisit alors le gros légume dans le sexe de la prêtresse, assez profondément, puis il se mit à le tourner. Kwilna poussa rapidement des cris de jouissance. Remonté au-dessus de ses hanches et descendu sous sa poitrine, mais toujours maintenu par la ceinture, son péplos ne couvrait plus que son ventre. Pour accroître son plaisir, elle se malaxait les seins.

Mélanopos mania son « instrument de torture » avec de plus en plus de vigueur, arrachant des cris toujours plus aigus à son amante. Son corps se tordit dans un violent orgasme. Mélanopos retira alors le concombre et me le tendit. Sa peau dégoulinait de cyprine.

En un rien de temps, j’avalais un tiers du légume, la rosée d’amour de Kwilna se mêlant sur ma langue à la saveur du concombre.

« Il reste un deuxième extrémité, me dit Mélanopos. Je te la laisse. Tu vas voir comme elle aime ça, cette cochonne de putain. Fais-la jouir une deuxième fois. »

Il enleva sa tunique et se rapprocha du visage de Kwilna, dont il frappa les joues avec son phallus. Elle le suça tandis que je me mettais à la tâche. Ce ne fut pas seulement le concombre, qui fut imprégné de cyprine, mais mes propres mains. Le fluide parfumé s’échappait du sexe de Kwilna comme d’une gourde crevée.

Elle eut un deuxième orgasme, durant lequel Mélanopos dut retirer son membre de la bouche de son amante. Il avala goulûment l’autre extrémité du concombre pendant que la prêtresse reprenait ses esprits.

À ce moment, je m’aperçus de la présence d’une autre personne, et quand je me tournai vers elle, j’eus l’impression de recevoir un éclair dans les yeux.

Une jeune fille s’était assise à côté de moi. Elle grandirait sans doute encore un peu mais elle avait déjà le corps d’une femme, et il m’était possible de l’admirer dans son intégralité, car tous ses vêtements étaient en gaze presque transparente. Une épaisse ceinture dorée retenait une jupe qui enveloppait ses jambes d’une légère vapeur et me laissait voir son pubis. Il était rasé comme celui d’une prêtresse et se terminait vers le bas par une mignonne petite fente. Des bracelets d’or serraient ses chevilles et transformaient ses pieds en des bijoux. Ses seins aux mamelons semblables à des raisins secs tendaient les plis de son corsage.

Elle avait un visage triangulaire au menton pointu, avec une petite bouche sur laquelle flottait en permanence un sourire narquois. Ses yeux étaient les mêmes que ceux de sa mère mais sa chevelure était plus claire. Je la trouvai aussi belle qu’une fleur nouvellement éclose, ou que le reflet de la lune sur les eaux d’un lac.

C’était Nepisza, dans la verdeur de ses quatorze printemps.

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