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bibinours

Une amitié de vingt ans!

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20 ans !

Cela fera vingt ans ce mois-ci et s’il n’y avait pas eu ce concours d’écriture, sans doute jamais vous n'auriez su cette histoire.

Je crois que j’aimais la garder au fond de moi, m’en repasser le film, mais sans en changer le scénario.

Elle, N., était avec son mari, nos proches voisins; eux citadins ayant choisi de vivre à la campagne où nous habitions nous aussi.

Nos enfants, du même âge allaient à l’école ensemble.

Et pour nos enfants, nous nous étions souvent retrouvés pour créer des activités et des loisirs dans ce petit village assez rural.

Nous sympathisions tous les quatre, nous nous retrouvions souvent à manger ensemble. Au fur et à mesure, se développait entre N. et moi, dans une moindre mesure avec L. ma femme, ce que l’on ne peut qu’appeler "amitié".

Nous parlions de tout, loisirs, amour et même sexualité tous les deux.

La vie devait par contre ménager des surprises auxquelles nous ne nous attendions pas.

Leur couple semblait « battre de l’aile » comme on dit et nous nous retrouvions de plus en plus souvent avec N. et beaucoup moins avec son mari.

Nous étions, et nous sommes encore des passionnés de musique, de concerts bien évidemment.

Passait à la ville la plus proche, en ce mois de Mai, un de nos chanteurs préférés.

L. me dit assez vite, que vu l’âge des enfants, il fallait que quelqu’un les garde, comme elle travaillait tôt le lendemain, pourquoi, moi, ne pas aller au concert avec N.

Hésitation, gêne, embarras, comment décrire ce que je sus que N. ressentait elle aussi.

Nous partîmes donc à deux, ensemble, à ce concert. Ce fut un vrai enchantement et nous en ressortîmes ravis.

C’est N. qui conduisait, le sourire aux lèvres montrait sa joie.

« -on peut aller prendre un pot, avant de rentrer ?demandais-je

-non, va, il se fait tard

-tu es pressée ?

-non, je ne travaille pas demain, mais …

-mais, quoi ?

-rien »

Avant qu’elle ait pu démarrer la voiture, je posais ma main sur sa nuque

« -je pense que tu sais que tu me plais.

-toi aussi, mais L. ? »

L. était et est toujours ma femme. Nous étions ensemble depuis 5 ans maintenant, nous ne nous étions jamais promis une fidélité quelconque.

La seule promesse que nous nous étions faite était de tout nous dire, de ne pas nous mentir. J’avais déjà parlé avec N. du couple que nous étions.

« -oui, mais je ne veux pas perdre son amitié, ni la tienne,

-je lui en parlerai sûr

-justement, il y a des risques

-tu préfères que je ne dise rien ?

-oh, non, une femme devine ces mensonges

-j’ai envie de toi

-moi, aussi, mais aides moi à résister

-bon, on roule», finis-je par dire, après avoir hésiter.

N. démarra plutôt brusquement et prit rapidement le périphérique pour sortir de la ville, heureusement elle conduisait bien.

Je posais ma main sur sa cuisse, elle ne dit rien, ne chercha pas à l’enlever.

Arrivés à une dizaine de kilomètres de chez nous,

« -c’est idiot, on peut s’arrêter un peu ?

-on va y gagner quoi ?

-souffler peut-être ? »

N. se gara dans un petit chemin, ma main remonta sur sa nuque et …

nos têtes se rapprochant, nous nous retrouvâmes à nous embrasser fougueusement.

Combien,( dix minutes après ?), N. me dit :

« -ce n’est pas sérieux,

-tu veux être sérieuse ?

-notre amitié est sérieuse, avec toi et avec L.

-tu n’as pas envie ?

-si, mais aides moi à résister

-je ne peux pas

-et L. alors

-je lui parlerai demain,

-sûr ?

-oui »

Notre baiser reprit de manière encore plus violente, nos langues fortement entremêlées. Ma main droite se glissa sous son chemisier et se posa sur son sein. Au redressement de son téton, je compris qu’elle était aussi excitée que moi.

« -faut trouver un endroit plus à l’écart

-tu connais ?

-oui, continues la route».

En moins de cinq minutes, nous nous trouvions isolés, sur un chemin qui ne menait nulle part, et qui longeait le cimetière du hameau voisin.

Heureusement, nous n’étions superstitieux, ni l’un, ni l’autre .

Sitôt arrêtés, notre baiser reprit. Maintenant ma main se faisait plus téméraire, déboutonnait entièrement son chemisier.

Arriver à ouvrir son jean n’était pas aisé,

« -viens dehors »

J’appuyais N. contre le capot de la voiture, ma bouche toujours sur la sienne, mes deux mains s’empressant d’ouvrir son pantalon.

« J. ce n’est pas sérieux !

-ah, ça, non ! »

Ce n’était pas sérieux, mais elle m’aida à faire descendre son pantalon, à l’enlever après ses chaussures. N. était en culotte en coton blanc, je savais qu’elle n’était pas attirée par les tenues érotiques ou sexy, mais là je ne pus retenir un sourire. Sans soutien-gorge, mais en culotte de coton blanc, telles étaient aussi les contradictions de N..

Je repris mon baiser et mes caresses sur ses seins; eux, ils étaient de plus en plus tendus.

N. passait ses mains sous ma chemise, me caressait le dos, me collait contre elle.

Ma bouche quitta la sienne, descendit dans son cou, ses épaules, sa poitrine, évitant à plaisir ses seins et arriva au niveau de sa culotte. J’appuyais fermement et N. écarta les cuisses, ma bouche entreprit alors de l’embrasser à travers le tissu. Ses gémissements me montraient la montée de son plaisir. Mes mains n’avaient plus besoin de tenir ses cuisses écartées, elles remontèrent vers les seins dont je me mis à pincer tendrement les pointes.

Les mains de N. me saisirent à la tête, me tirant vers le haut, et me collant à elle.

« J., il faut s’arrêter

-non

-si, aides moi

-tu n’as plus envie ?

-si, aides moi »

Je ne voulais pas entendre, ma main gauche se glissa dans sa culotte, trouvant une chatte détrempée, de ma salive certes, mais aussi de sa propre excitation. Mon index, glissait tout au long de sa fente et vint se poser sur son clitoris.

« Tu veux vraiment t’arrêter ?

-oui

-alors c’est maintenant

-oui, excuses moi, je sais que j’ai envie, tu en as envie aussi, mais ce serait une bêtise, pour nous deux ».

Avec beaucoup d’efforts j’ai sorti ma main de sa culotte. Je l’ai aidé à se rhabiller, je me suis arrangé aussi. Nous sommes remontés en auto sans un mot. Elle me déposa chez moi, en l’embrassant bien chastement je lui dis :

« J’en parlerais de toute façon avec L. ; que l’on ait fait que se caresser ne change rien.

-je t’en prie, n’en parle pas à mon mari, il ne comprendrait pas »

Je vins me coucher, un peu comme un zombie, L. dormait, je ne m’approchais pas trop, sachant que mon érection ne demandait qu’à repartir.

Le lendemain soir, prenant quand même mon courage à deux mains, j’en parlais à L. Ce ne fut pas serein, elle ne comprenait pas que je lui en ais pas parlé avant, je devais bien sentir ce que je ressentais avec N. avant cette soirée. En toute franchise, non, je n’en avais pas conscience.

Nous en avons reparlé les jours suivant, puis chacun avec N.

Il nous fallut un certain temps pour retrouver nos relations antérieures.

Depuis ?depuis N. a divorcé, elle a déménagé, mais nos relations ne se sont jamais coupées.

Depuis 5 ans maintenant, nous avons déménagé nous aussi, et N. continue à faire partie de nos meilleures amies, la meilleure devrais-je dire, car nous ne nous cachons plus rien, des amours tumultueuses des unes, des uns et des autres.

Si c’était à refaire ? Je ne sais…me vient souvent en tête que nous aurions pu faire l’amour, nous en avions fortement envie. Notre amitié en aurait-elle souffert ? Ma vie avec L. aurait-elle changé ?

J’ai toujours autant de plaisir à aller à des concerts avec N…

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Belle histoire, Bibinours, ça a dû être dur de résister ! Mais si c'était le prix à payer pour garder une belle amitié, ça en valait la peine ?

Bravo, en tout cas :twisted:

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:oops: :oops::-D:-D :-D

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Guest Anonymous

Je salue l'effort!

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regrettes tu de ne pas avoir été jusqu'au bout apres tout ce temps? :oops:

" Belle histoire, Bibinours, ça a dû être dur de résister " dit Iza!

oui celà a été dur dans les temps qui ont suivi!

regretter? non mais il existe un manque, une question, de se dire que peut être peut être celà aurait pu.

mon amour pour ma compagne L en est ressorti raffermi, mon amitié avec N a repris de plus belle, même si, par moments, quand à l'occasion nous nous frôlons ....nous sentons que celà pourrait avoir lieu mais alors mais alors ce serait à trois, N L et moi....

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Guest RQT

Belle histoire et un courage parfait !

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