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Guest Anonymous

Emilie ou "J'ai plus rien à me mettre".

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Guest Anonymous

Merci à Bénabar, d'avoir eu l'outrecuidance de faire un tube avec une situation que nous avons tous vécue. A lui le pognon, à nous les regrets! :welcome:

Et merci à l'inspiration de la photographe, sans qui...patati...patata...rrrrzzzz...rrrzzzz... :clap:

Bonne lecture!

Emilie ou...

-Emiliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie ???

La voix, désormais plus qu’agacée, montait du rez-de-chaussée comme une intonation suppliante, un cri de désespoir, une lamentation ultime avant l’effondrement définitif d’un édifice assaillit de toute part par une horde d’ amazones en furie. Ou presque…

-C’est bon, c’est bon, je vais venir. Y a pas mort d’homme que je sache, si ?

Assise sur le lit, nullement pressée malgré la situation, elle arborait une moue dubitative devant l’amas de vêtements qui s’étalait devant elle.

-Mince murmura-t-elle, je n’ai plus à rien à me mettre.

Elle sourit, respira un bon coup, et se lança :

-Mince, lui dit-elle, je n’ai plus rien à mettre !

C’ en était trop pour lui, il n’en pouvait plus. Il s’élança dans l’escalier qu’il avala 4 à 4 et surgit essoufflé dans la chambre. Il voulait mettre d’entrée les points sur les « i ».

J'veux pas y'aller à ce dîner,

j'ai pas l'moral, j'suis fatigué,

ils nous en voudront pas,

allez on n'y va pas.

En plus faut que je fasse un régime

ma chemise me boudine,

j'ai l'air d'une chipolata

je peux pas sortir comme ça.

Ça n'a rien à voir

je les aime bien tes amis,

mais je veux pas les voir

parce que j'ai pas envie.

Dans la chambre, la voix de Bénabar semblait le narguer, tandis qu’elle levait vers lui le visage attendri qui faisait qu’on lui donnait le bon dieu sans confession. « C’est pas gagné, pensa-t-il » lorsqu’il laissa son regard tomber sur son magnifique corps à demi-allongé sur le lit.

-T’en es que là ??? Mais on est déjà en retard Emilie, je suis prêt depuis plus d’une demi-heure. Qu’est ce que tu fous, merde !

-Ben tu vois bien, j’ai plus rien à me mettre ? Regarde-toi, ton costume est neuf, il te va super bien. La chemise, la cravate sont nickels. Vraiment, je vais avoir l’air de quoi moi, à côté de toi ? J’vais pas mettre un sac !

Elle battait des records de mauvaise foi là, elle ne s’en cachait pas. Sa femme était magnifique, elle le savait, et avait une garde-robe pleine de tenues qui lui allaient comme un gant.

On s'en fout, on n'y va pas,

on n'a qu'à se cacher sous les draps,

on commandera des pizzas,

toi la télé et moi,

on appelle, on s'excuse,

on improvise, on trouve quelque chose,

on n'a qu'à dire à tes amis

qu'on les aime pas et puis tant pis.

Bénabar commençait à le gonfler sérieux. Elle avait le chic pour agrémenter ses caprices de situations qui avaient le don de le faire sortir de ses gongs. Au lieu de s’énerver, il s’entendit penser « Merde, qu’elle ce qu’elle et bonne comme ça ». Ce brin de vulgarité qu’ il se gardait bien d’exprimer à voix haute. « Non, pas craquer, faut qu’on se casse, FAUT QU’ ON SE CASSE » insista-t-il, toujours pour lui même.

-Bon allez, dépêche-toi maintenant s’il te plaît, on doit y aller.

Et c’est là, messieurs les jurés, que tout à basculer.

Dans un geste mélodramatique, un bras sur son ventre, l’autre main innocemment posée sur sa voluptueuse poitrine, les yeux emplis de charme et de moquerie, elle osa insister :

-Mais, chéri, je n’ai plus rien à me mettre.

Lorsqu’il sentit son sexe palpiter dans son pantalon parfaitement repassé, il comprit de suite que la situation lui échappait. Ce qui n’échappait pas non plus à Bénabar :

J'suis pas d'humeur tout me déprime

et il se trouve que par hasard,

y'a un super bon film

à la télé ce soir.

Un chef-d'oeuvre du 7ème art

que je voudrais revoir,

un drame très engagé

sur la police de Saint-Tropez.

C'est une satire sociale

dont le personnage central

est joué par De Funès,

en plus y'a des extraterrestres.

Elle était magnifique, elle avait un corps à rendre n’importe quel mannequin jaloux. Elle n’arborait pas des mensurations parfaites non, c’était bien pire que ça, elle arborait les formes parfaites. Une paire de seins, deux globes identiques, qui paraissaient sculptés pour vos mains, des tétons rouges et généreux sans cesse dirigés vers votre bouche, des hanches sensuelles, un cul rebondi magnifique sur lequel vous posiez votre regard pour ne plus l’en détacher. Et là, elle le regardait en laissant, comme par hasard, un téton le narguer, à moitié dissimulé par le soutien gorge qui ne cachait plus grand chose de ses atouts majeurs. D’entrée de jeu, elle abattait ses meilleures cartes.

Elle se leva et en deux mouvements rapides, libéra son sexe déjà tendu de son lieu de vie devenu depuis un moment bien trop étroit. Il n’eut pas le temps de se rebeller que déjà elle sortait la langue pour le longer une première fois avec gourmandise de haut en bas. Il se sentit malgré lui tressaillir au contact de cette caresse sensuelle.

-Non Emilie, non, pas maintenant, on doit y aller.

Il essayait, en vain, de se montrer ferme. Ferme…si sa voix l’était de moins en moins, son sexe, lui l’était de plus en plus. A genoux devant lui, Emilie se caressait voluptueusement un sein tout en avalant avec un plaisir non feint la hampe de son compagnon. Elle le suçait doucement, prenant un malin plaisir à prendre tout son temps et semblant de pas entendre ses dernières objections qui au fil de la pipe qu’elle lui prodiguait, se transformaient de plus en plus en gémissements. Au loin, notre chanteur exultait !

On s'en fout, on n'y va pas,

on n'a qu'à se cacher sous les draps,

on commandera des pizzas,

toi la télé et moi,

on appelle, on s'excuse,

on improvise, on trouve quelque chose,

on n'a qu'à dire à tes amis

qu'on les aime pas et puis tant pis.

On s'en fout, on n'y va pas,

on n'a qu'à se cacher sous les draps,

on commandera des pizzas,

toi la télé et moi.

Emilie aussi, Il ne lui restait plus qu’à le mettre ko. Cette soirée l’emmerdait profondément, elle n’avait jamais eu l’intention d’y aller. Bénabar avait mis dans le mille ! Elle attrapa la queue de son homme à sa base et accentua encore ses sensations en serrant un peu plus les lèvres, en l’avalant un peu plus profondément, en la léchant, la suçant avec toute l’expérience que ces dernières années avec lui lui avait donné. Il en avait fait une experte en pipe, il fallait bien l’en remercier ! Ce qu’elle ne se fit pas prier de faire.

Naïvement, lui se laissa aller, se disant que plus vite elle aurait fini, plus vite elle s’assoirait sur son caprice et ils pourraient, enfin, partir ! fermant les yeux, il laissa donc toutes ces sensations prendre possession de lui. Parfois, son sexe quittait sa bouche confortable pour aller se loger dans sa poitrine gonflée de désir. Elle serrait alors les bras pour lui permettre de s’y branler un instant, elle le savait fan de cette caresse espagnole, puis au bout d’un moment, la bouche grande ouverte, elle replongeait sur l’objet de toute son attention dans le but avoué de le faire exploser.

Il osa un regard sur sa montre. C’était plus du retard là, c’était carrément du foutage de gueule…

Elle dut comprendre son impatience. Elle caressa la base du délicieux et long sucre d’orge, sourit, le pompa en laissant sa langue s’enrouler autour du gland, et le fit jouir sans plus attendre. Elle accepta, une fois n’est pas coutume, le premier jet en bouche. Il était confiant, ils allaient pourvoir partir. Il ne lui restait que quelques saccades à évacuer. Tout se passait bien. Il était calme, très calme. Un peu froid peut-être, il n’était plus dans sa bouche. Froid…il jouissait…Où ? Non, non, pas ça…

Il ouvrit les yeux, craignant bien évidemment le pire. Elle souriait, satisfaite, son beau costume maculé de tâches blanchâtres. Pourquoi, mais pourquoi lui avait-il fait confiance ?

-Oups, osa-t-elle…tu n’as plus rien à te mettre…

Il poussa un long et profond soupir. Et derrière, Bénabar jouissait lui aussi :

J'ai des frissons tout me rend faible,

je crois que je suis souffrant,

ce serait pas raisonnable

de sortir maintenant.

Je préfère pas prendre de risque,

c'est peut-être contagieux,

il vaut mieux que je reste

ça m'ennuie mais c'est mieux.

Tu me traites d'égoïste,

comment oses-tu dire ça ?

Moi qui suis malheureux et triste

et j'ai même pas de home-cinéma.

-Bon ben, lui dit-elle la voix ingénue, viens donc me faire l’amour, maintenant…

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Excellent, j'adore!!!

Et je suis jalouse, j'aurais dû y penser avant toi, là c'est foutu! Sinon ça fera plagiat :welcome:

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Original, plein d'humour, très bien écrit... patati, patata :wink: comme d'habitude quoi :welcome:

Et bravo pour l'idée du texte de la chanson inséré dans ton récit :clap:

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Guest Anonymous

Merci Whats'.

Palmyre, tu seras "sur la balle" avant moi une prochaine fois. Puis ça ne change rien, c'est quand même Bénabar le seul à s'en foutre plein les poches dans cette histoire! :wink:

Fanie, un commentaire de toi ici est toujours gage de qualité... :welcome:

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J'aime bien. c'est original et bien écrit. :welcome:

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Guest Anonymous

Merci optimus et Rain. :???:

Heu, Arcomet, tu me pries de quoi? :???:

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Guest Missfolle

:???: exelent j'adore! :???:

s'pas juste j'aurai du y pensée :???:

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Guest Anonymous

:???: exelent j'adore! :???:

s'pas juste j'aurai du y pensée :D

Héhé, t'es pas la première à le dire :D .

En même temps, tu es arrivée trop tard que pour voir la photo d'Emi, donc... :???:

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Guest Shippeuse

Haha j'ai adoré :clap:

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