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Rencontres coquines

Guest Anonymous

Le corset

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Guest Anonymous

Nouvelle érotico-fantastique inspirée d'une photo du forum et d'une histoire plus personnelle avec celle qui m'est très chère :shock: .

Je n'ai pas pour habitude de poster en plusieurs fois, mais là, ce serait trop long en une fois. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.

Le corset.

C’était un petit village calme et paisible, niché au pied des collines, une destination improbable que seuls quelques touristes égarés découvraient au hasard de leur route. Beaucoup cependant, attirés par le charme des maisons, prenaient la peine de s’y arrêter, espérant sans doute trouver de quoi se rafraîchir, voire même apaiser un peu les estomacs affamés par les heures de route.

On pouvait cependant en faire le tour autant de fois que l’on voulait, on ne trouvait rien. Rien d’autre qu’une population étrangement vieillissante assise à l’ombre des grands arbres. Et une boutique dont la devanture encastrée dans la façade de pierres semblait irréelle, hors contexte. Là, au milieu de ce village, une boutique de lingerie féminine « Au diable féminin » proposait en vitrine une seule et unique pièce. Mais quelle pièce…

C’est là qu’ Elle et Lui s’étaient égarés. Egarés, oui et non. Ils s’en fichaient en fait, ne savaient où aller, n’avaient aucune destination prévue. Celle-là ou une autre, peu leur importait, tant qu’ils étaient ensemble. Ils arpentaient les rues, saluant çà et là les petits vieux dont le regard surpris ne les interpellaient pas. Encore que ce n’était pas de la surprise. Elle y voyait un peu de jalousie face à sa jeunesse et sa beauté éclatantes. Lui ne sut dire pourquoi, mais il ressentit à quelques reprises un certain malaise face à ce qu’il lui sembla être de la crainte, ou une certaine tristesse. Pas de la colère non, ni certainement du mépris, mais plutôt une espèce de compassion triste dont il ignorait complètement l’origine.

Ils étaient à discuter à voix basse de choses et d’autres sans importance lorsqu’ils s’ arrêtèrent aussi surpris qu’ amusés devant l’unique vitrine du « Diable Féminin ». Peut-être oui, peut-être, s’ ils avaient été plus attentifs, auraient-ils trouvé étrange que ce village si paisiblement peuplé fut désert sur ce qui semblait être la place principale. Toutes les rues, aussi petites soient-elles, semblaient converger ici. Sans un regard, Elle prit les devants et laissa tinter le carillon de la porte non sans s’attarder longuement sur un corset enveloppant un buste de bois usé qui trônait derrière la petite fenêtre sobrement éclairée.

La boutique était dominée de couleurs rougoyantes. Et l’ unique vendeuse, qui était aussi la patronne, était une rousse flamboyante à la beauté irréelle. Elle avait le regard chaleureux, la voix chaude, un regard incandescent. Son corps semblait en tout point parfait et sa peau, blanche, devait sortir d’un bain de lait. S’ils avaient été honnêtes, Lui et Elle se seraient avoué mutuellement le désir d’elle qui s’était emparé d’eux. Subjugués, ils n’avaient même pas remarqué qu’en dehors de ce corset, la boutique n’avait rien d’autre à proposer…

Elle le voyait noir, lui bordeaux. Mais ce n’était pas la seule différence. Si vous leur aviez demandé de le décrire, vous n’ auriez jamais cru qu’ils parlaient du même objet.

Il lui fallu quelques minutes pour rompre le silence.

-Puis-je…puis-je l’essayer, hésita-t-elle ?

-Bien sûr répondit la rousse, il vous ira à merveille, j’en suis certaine. Suivez-moi, je suis Satine.

Elle lui emboîta le pas, laissant là son homme perdu au milieu des caisses vides…

-Vous ne m’ en voudrez pas, je n’ai pas d’espace prévu pour l’essayer, mais cette petite pièce fera parfaitement l’affaire.

Elle ouvrit une porte et s’ écarta la laissant pénétrer dans un petit boudoir confortablement meublé à l’ancienne. Une pièce sur laquelle le temps semblait ne pas avoir eu d ’emprise. Sans tarder, elle déboutonna son chemisier léger.

-Enlevez tout, dit une voix, devenue ensorcelante, derrière elle. La lingerie n’est belle que sur un corps nu. Et le vôtre mérite ce qu’il y a de plus beau.

Aurait-elle voulu refuser qu’elle n’aurait pu. Elle se déshabilla sans discuter, incapable de d’exprimer la moindre remarque. Elle laissa la vendeuse la dévorer des yeux. Son visage d’abord, et son carré noir. Ses épaules, son cou, la courbe de ses seins. Elle le fit glisser le long de son ventre et le laissa se poser sur la toison délicatement soignée de son sexe. Elle n’en ressentit aucune gêne, juste une brûlure fulgurante qui lui porta le rouge aux joues. Sans même qu’elle ne la vit aller chercher la pièce de tissus, elle sentit la vendeuse lui passer le corset et le contact de la soie sur sa peau ne fit qu’accroître encore cette sensation, ce désir qu’elle avait d’elle. Au fur et à mesure que les lacets l’emprisonnaient, elle perdait pied. Elle frissonna longuement lorsque les doigts agiles frôlèrent le haut de ses fesses pour boucler le cordon qui la maintenait prisonnière.

-Vous êtes magnifiquement belle, et désirable…

Et elle sentit la bouche de son habilleuse se poser sur la sienne et l’embrasser sensuellement. Puis, écartant les cuisses, elle laissa déjà la place aux doigts qui venaient de sceller, sans qu’elle ne le sache, son sort.

Elle se laissa fouiller ainsi, debout, la respiration haletante des caresses et du corset. Elle n’arrivait même pas à comprendre comment elle tenait encore debout. D’ailleurs, elle ne l’était plus, elle était allongée sur le sofa, une bouche, une langue interminablement longue excitant son clitoris et ouvrant son sexe pour en parcourir les moindres recoins. Et ces mains chaudes et douces qui lui massaient les seins, et cette voix, ces murmures qui l’empêchaient de réfléchir à la situation. Elle jouit une première fois, dans la bouche même de Satine. Une première jouissance saphique, improbable pour elle. Pourtant, rien, à ce moment, n’aurait pu lui paraître plus normal. Rien, si ce n’est peut-être ces doigts longs et fins qui avaient déjà repris possession de son sexe. Des doigts qui semblaient très exactement savoir quelles caresses prodiguer pour faire jouir ce corps perlant le désir. Et elle jouit une seconde fois, plus bruyamment cette fois. Un long râle sonore à peine étouffé par un dernier baiser…

Elle eut l’impression après le plaisir, de revenir à elle, comme si elle avait perdu connaissance . Satine l’invita simplement à se rhabiller, comme si de rien n’était.

« Garde le corset, et file avec ton homme ». En quittant la boutique, ce sont les seules paroles dont elle se souvenait… Le temps, infiniment lent et délicieux pour elle, c’était arrêté pour lui. Tout juste se fit-il la réflexion en sortant que le soleil était bien bas dans le ciel…

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Guest Anonymous

Elle le prit par la main et l'éloigna rapidement de la boutique, s'enfonçant profondément dans le dédale de ruelles. Elle réagissait rapidement, en proie à une grande agitation. Elle semblait guidée par son instinct, sachant très exactement où se rendre sans pourtant jamais avoir parcouru ce village auparavant. Sur leur passage, les anciens les regardaient mi-hébétés, mi-agacés. Elle avait à peine reboutonné son chemisier qui faisait la part belle au corset, et sa jupe, toujours fendue sur le côté, cachait en fait très peu son intimité. Ses grandes enjambées la faisaient remonter et découvraient à chaque pas ses fesses fermes et rebondies quand ce n'était pas carrément sa toison foncée finement soignée.

-Où m'emmènes-tu?

Mais elle ne l'écoutait pas. Elle courait presque maintenant, incapable de résister aux vagues de chaleur qui naissaient dans le creux de ses reins pour se répandre dans son corps devenu brûlant. Chaque fois que la soie du corset effleurait un peu plus précisément sa peau, elle sentait ses entrailles se tordre, ronronner d' un désir fulgurant. Ses seins gonflés se levaient rapidement au rythme de sa respiration, le corset, devenu trop étroit, accroissait encore l'impression qu'ils allaient se libérer d'eux-mêmes dans l'espoir d'une première caresse. Tout son corps, sa peau moite, son regard fiévreux, sa respiration presqu' entrecoupée de gémissements réclamaient d'être soulagés.

Elle tourna une dernière fois brusquement à droite et s'enfonça, lui peinant à la suivre, dans la pénombre d'une impasse. Quelques mètres plus loin, elle se colla au mur et releva sa jupe.

-Lèche-moi, dit-elle d'une voix aussi autoritaire que suppliante.

-Mais...tu...le corset. Arrête, pas ici...

Il bégayait, essayant de reprendre le fil, le contrôle d'une situation qu'il sentait lui échapper complètement. Il la regardait, mi-effaré, mi-excité. Elle était sexuellement libérée, mais à ce point... Il essaya de la raisonner, sans succès. Elle était grande, presque aussi grande que lui. Elle l'empoigna, l'embrassa goulûment puis posant fermement ses mains sur ses épaules, l'obligea à s' agenouiller face à elle.

-Lèche-moi je te dis, baise-moi, fais-moi jouir ordonna-t-elle d'un ton qui ne tolérait aucune discussion, en écartant largement les cuisses, ajoutant ainsi à la parole un geste qui lui aussi ne souffrait d'aucune équivoque.

Après avoir achevé de déboutonner son chemisier, elle posa ses mains derrière sa tête et d’une pression ferme, l’invita à coller sa bouche sur son sexe liquéfié. Il ne put résister, lorsque sa fente exhalait cette odeur épicée et suave, il savait qu’elle ferait de lui ce qu’elle voulait. Il arrêta de lutter, laissant sa bouche couvrir ce fruit juteux, et dans la foulée sa langue s’immiscer une première fois entre ces lèvres intimes gorgées de désir. Il la connaissait, il savait où promener celle-ci.

Elle s’abandonna ainsi complètement contre le mur. Ses seins avaient pigeonné hors du corset et ses mains quittaient parfois la nuque de son homme pour poigner dedans fermement et les caresser. Au paroxysme de son excitation, elle en portait un à sa bouche elle-même pour mouiller le téton de sa langue puis l’aspirer et provoquer une onde de plaisir qui rejoignait celles qu’il faisait naître entre ses cuisses. Alors elle se cambrait, prenait appui sur le mur avec ses épaules et avançait tellement son bassin vers sa bouche que ses seins ressemblaient à une offrande belle et obscène, deux fruits appétissants pointant vers le ciel comme un appel à la volupté. S’ il avait relevé les yeux à ce moment, jamais il ne l’aurait trouvée plus belle. Son visage resplendissait, son corps n’était plus qu’un dessert sucré partagé dans l’intimité d’ une nuit voluptueuse. Là, en plein air, au milieu du village, elle était une douceur à laquelle il se sentait incapable de résister.

Mais à la nuit tombante, la douceur était trop sucrée, alcoolisée. Il ne la reconnaissait pas. Elle gémissait de plus en plus, l’encourageait de mots crus. Puis les mots ne furent plus que des râles. Elle l’écarta elle-même de son corps, impatiente, et le laissant à genoux, elle s’enfonça longuement 2, puis 3 doigts dans son sexe humide pendant qu’il admirait les courbes du corps que le corset embellissait encore. Il ne faisait même pas attention à sa propre excitation, il était hypnotisé. Il la regardait se masturber juste devant lui, impudique, complètement offerte aux regards qui seraient passés là par hasard. Puis elle gémit, se cabra subitement, ses seins prirent un instant une forme parfaite et il fut à nouveau invité fermement à embrasser son sexe, cette fois pour goûter au nectar sucré qui s’en écoulait. Jamais jouissance ne lui avait parue aussi enivrante.

Elle était là, affalée à même le sol, à moitié nue. Puis elle se releva sans prendre la peine de se rhabiller et reprit le chemin de la voiture. Sans un mot. Il la suivit. Il aurait aimé qu’elle rapporte le corset à la boutique, mais il savait qu’elle ne le ferait pas.

-C’est toi qui conduis dit-elle simplement le regard toujours fièvreux.

Et une fois de plus, il se contenta d’obéir.

-Où va-t-on ?

-Je ne sais pas, conduis.

Ils n’étaient pas encore sorti du village qu’elle se pencha pour déboutonner son jean pendant qu’il tentait tant bien que mal de garder la voiture sur la route. Il voulut protester. Mais la pression de ses dents sur son sexe tendu l’en dissuada…

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:???: Vivement la suite!!!!! :D

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Guest thijos

Fan-tas-trique :???:

Quelle belle histoire à vivre absolument ..... j'en suis tout :D

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Il faut attendre longtemps entre chacun de tes textes publiés... mais pour quel résultat !

Il y a de la magie dans ton écriture, de la poésie, de l'originalité...

Merci pour ce délicieux voyage :???:

:D

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Guest Anonymous

En deux-trois mouvements précis, elle libéra complètement son sexe tendu dont le gland rougi laissait déjà sur son tee-shirt une auréole humide.

-Arrête merde, c'est trop dangereux sur ces petites routes.

Elle ne l'écoutait pas. L' entendait-elle seulement? Elle se contenta d'engouffrer jusqu' au fond de sa gorge la virilité palpitante qui se dressait maintenant fièrement entre les cuisses de son homme. Bien qu'il fit tout pour garder son calme, et les yeux rivés sur la route, il n'arrivait pas à faire abstraction des caresses de sa langue le long de sa verge, de la pression de ses lèvres qui montaient et descendaient le long de sa hampe durcie. Elle le suçait sans aucune discrétion, la voiture résonnant de bruits plus explicites les uns que les autres. Quand ce n'étaient pas carrément ses gémissements qui peuplaient l'habitacle. C'est que non contente de satisfaire son homme de ses caresses buccales, elle avait écarté les cuisses au maximum pour laisser ses doigts pianoter le long de sa chatte toujours pas repue. Lorsque la route le lui permettait, il jetait vite un coup d'oeil sur la scène, regardant ses doigts plonger entre ses lèvres humides ou s'arrêtant sur sa chevelure noire qui formait autour de sa bite un rideau opaque.

Il n'avait pourtant pas besoin de voir pour comprendre ce qu'elle faisait. il sentait ses lèvres, sa langue, ses dents jouer avec son sexe comme un chat avec une souris. Tantôt elle le mordillait pour l'agacer, tantôt elle l'enfonçait jusqu'au fond de sa gorge jusqu'à hoqueter d'étouffement. Une caresse dont elle n'était pourtant pas coutumière. Son gland planté au fond de sa gorge provoquait chez elle une onde de plaisir qui enfonçaient ses doigts un peu plus profondément encore dans sa fente lubrifiée. Après quelques minutes, elle avait commencé à calquer le rythme de sa bouche sur celui de ses doigts. Il l'avait compris, comme il avait bien compris qu'elle ne s'arrêterait plus. Presque paniqué, il cherchait du regard un endroit où s'arrêter, un parking, une aire de repos, n'importe quoi. La voiture faisait régulièrement des embardées de plus en plus dangereuses et il commençait vraiment à craindre l'accident.

Un dégagement, quelques mètres, pas plus. Il jeta le véhicule sur le bas côté plus qu'il ne l'y gara. Bien décidé à mettre les points sur les "i" cette fois. Elle ne lui en laissa pas l'occasion. Elle lui intima de se taire d'un baiser qui sentait sa propre excitation, plongea un regard devenu lubrique dans le sien, puis retourna poser sa tête sur son ventre pour reprendre de plus belle en s'aidant cette fois de ses doigts qui emprisonnèrent la base de son sexe. Branlé, sucé ainsi, il ne fit plus aucun effort pour se retenir. Ses lèvres, toutes, se serrèrent. Les unes autour de ses doigts, les autres autour de sa bite. La crispation rendit plus incisive la caresse de ses dents. Juste avant la première giclée, elle se cabra, dirigeant les jets vers le corset et permettant à une long gémissement de jouissance de s'échapper de sa gorge. Il regarda le sperme tapisser le tissus, épuisé physiquement et nerveusement de cette escapade trop imprévue pour lui... Elle, sur le siège à côté, les yeux clos, gardait une main enfouie entre ses cuisses tandis que l'autre massait un sein dont elle léchait à nouveau avidement le téton. Si elle avait été une chatte, il était certain qu'à se moment, il l'aurait entendue ronronner...

En reprenant ses esprits, sa première préoccupation fut le corset. Il avait vu sa semence former de larges taches sombres sur la soie.

- Le corset, il a dû coûter une fortune, j'espère que...

- Non, je ne l'ai pas payé...

- Mais...Comment va-t-on faire, on ne va pas le rapporter dans cet état???

- Mais quel état?

Le ton de sa voix était un peu halluciné. Elle souriait, un sourire qui le mit mal à l'aise. Son regard tomba sur le corset et il laissa échapper un cri de surprise quand il découvrit qu' il était immaculé. Aucune tache, aucune ombre même sur le tissus. Ses couleurs semblaient même plus belles que jamais. Elle était plus belle que jamais. Les cuisses fermes nues sur le siège, les seins galbés s'échappant de la lingerie. Ses lèvres étaient pulpeuses, son sourire gourmand. Elle avait le regard des femmes amoureuses et son corps, porté vers l'avant, porté vers lui, lui criait son désir.

Il redémarra sans attendre. Au fond de lui, une petite voix le mettait en garde.

- On rapporte ce corset, dit-il fermement.

- Bien sûr que non, mon amour, qu'on ne le rapporte pas...

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Guest Anonymous

Fanie, mes textes sont aussi rares que les tiens, mais si tu écris plus, j'écrirai plus aussi, un donné pour un rendu! :fessee: Merci pour ton commentaire, toujours un plaisir de te plaire :fessee: .

Merci à vous aussi, Thijos et John.

Joliette, la suite cette semaine je pense. :fessee:

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Une suite un peu plus :???::wink: mais toujours aussi bien écrit.

:???:

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Guest Anonymous

Elle avait au fond du regard une flamme qui l'inquiétait, elle ne semblait plus être elle-même mais une courtisane sublîme , ivre de sexe. Sa respiration était haletante, sa peau moite, elle passait sans cesse sur ses lèvres une langue humide et gourmande. Ses cheveux, tirés en arrière, laissaient apparaître une veine qui palpitait à la base du cou. Vous la suiviez un instant du regard avant de laisser celui-ci envelopper ses épaules pour rebondir sur le galbe de ses seins de plus en plus à l'étroit dans le corset.

Il conduisait sans savoir où aller, tournant en rond, repassant sans cesse aux mêmes endroits. Il avait peur de s'arrêter, peur de l'ambiance étouffante de l'habitacle.

-Arrête-toi là.

Sa voix, sirupeuse, le fit sursauter. Une fois de plus, il n'osa désobéir. Elle venait de lui montrer un petit chemin qui s'enfonçait discrètement dans une clairière qu'il n'avait pas remarqué.

Il faisait nuit maintenant. Une nuit chaude et humide. Le temps s' était adapté à son humeur. Elle descendit sans un mot de la voiture. Tout juste lui ordonna-t-elle de sortir en claquant la portière. Sans broncher, incapable de bouger, il restait là, le jean déformé par son sexe, les mains derrière le volant, n'arrivant pas à croire ce qu'il voyait. Une fois sortie de la voiture, elle était allée se planter dans le faisceau des phrases pour se déshabiller complètement, ne gardant que le corset. Elle était belle à couper le souffle, terriblement impudique. Face à lui, jambes écartées, elle s' enfonçait sans vergogne deux doigts dans la fente tandis que son autre main jouait derrière elle. Il pouvait très bien imaginer un index long et fin prendre possession de son cul pendant qu'elle se doigtait avidement en même temps. Hypnotisé, il regardait le mouvement de ses phalanges qui disparaissaient entre ses cuisses, de son bassin qui donnait l'impression de les avaler un peu plus à chaque mouvement, il la regardait se faire jouir debout, là, une scène que la lumière artificielle des phares rendait plus irréelle encore. Il entendait ses gémissements, voyait son corps alangui lui offrir des pauses plus sensuelles et excitantes les unes que les autres. Incapable de se contrôler, il avait commencé à se caresser.

Elle continuait à se faire jouir inlassablement, incapable d'éteindre le feu qui lui dévorait le corps. Elle variait les poses, lui offrant tantôt son cul et ses fesses rebondies, tantôt ses seins débordant du corset, ou encore elle avançait le bassin pour qu'il ne rate pas une miette des doigts qui voyageaient de plus en plus loin et de plus en plus vite au tréfond de sa chatte.

-Sors de là, baise-moi.

Il fit semblant de ne pas entendre.

-Viens me baiser ou je me casse sans prendre la peine de me rhabiller.

Il savait qu'elle le ferait. Il avait devant lui une parfaite inconnue. Une femme sûblime certes, mais qui lui était tout à fait étrangère. Même son corps avait changé. Plus beau, plus sensuel, plus excitant...

-Viens me planter ta queue, dépêche...

Il se résolut à sortir de la voiture quand, agacée d'attendre, elle tourna les talons. Au claquement de la portière, elle se retourna, un sourire diabolique aux coins des lèvres. Sans un mot, elle s'approcha. Il préfèrait qu'elle reste silencieuse, n'osant imaginer la teneur de ses propos si elle décidait de se lâcher. Elle attrapa sa hampe gonflée d'une main ferme, se mit face à la voiture de manière à lui tourner le dos et s'allongea à moitié sur le capot.

-Baise-moi!

Ce qu'il fit. Il la prit vite et fort. La clouant sur la carrosserie du véhicule qui bougeait à chaque coup de butoir. Il la prenait, sans ménagement, autant par excitation que par colère et lassitude. Une manière de lui faire payer son comportement irrévérencieux de ces dernières heures. Sauf qu'elle n'attendait que ça, sentir son chibre lui déchirer les entrailles, le sentir lui labourer le bas ventre à grands coups de reins. Moins ce serait tendre, plus ça l'exciterait. Elle l'encourageait même , ses mots obsènes lui rappelant si besoin est qu'il n'avait aucune raison de la ménager. Elle bavait de partout sa jouissance sur le capot, son corps glissait sur la peinture métallisée à chaque fois qu'il se plantait violemment en elle. Il déchargea sans prévenir, sachant que de toute façon, elle ne se souciait pas de lui, il n'était qu'un objet sexuel dont elle se servait à sa guise. La preuve, elle ne le garda pas une minute de plus en elle. Toujours muette, elle retourna s'asseoir dans la voiture, se roula en boule sur le siège avant et s'endormit sans aucune autre forme de procès.

Au moins pensa-t-il presque soulagé en la rejoignant, elle se tiendra tranquille.

Il ne remarqua pas la couleur plus sanguine du corset, il s' endormit aussi. Quand il se réveilla, il faisait à nouveau jour, et le siège à ses côtés était vide...

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Guest Anonymous

Une suite un peu plus :D:-D mais toujours aussi bien écrit.

:D

Merci Fanie :D . Tu sais que tu deviens une espèce de juge de paix ici. Tes commentaires sont gages de qualité! :D

:D :D

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