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Invité Anonymous

Mon alphabet d'elle...

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Invité Anonymous

Je ne sais pas trop où mettre ceci. Ce n'est ni réellement un récit, ni réellement un texte poétique. C'est le fruit de mon imagination, de ce que j'avais envie de lui écrire ici ce matin, c'est tout...

J'ai envie de lui écrire, de la décrire.

Non, j'ai envie de l'écrire, qu'elle soit les mots et mes mots ses courbes.

Que ma plume la dessine, que l'encre la rende belle. Oh mais si vous la voyiez, vous me comprendriez, bien sûr, elle est belle. Mon encre pourrait à peine l'esquisser, juste une silhouette, une devinette. Un poème chaud, une rime douce, un vers harmonieux...

Voilà donc l'alphabet d'elle...

Que les "a" soient l'absence, triste et cruelle, froide, honnie. Qu'ils me rappellent que quand elle est loin, je ne vais pas bien, et quand elle est là, c'est l'obscurité qui s'en va, ce sont les ombres qui me quittent, c'est la vie qui revient, éclairée et colorée...

Mes "b" sont sa bouche bien sûr. La sienne est gourmande, souriante. D'elle sortent des mots doux, ou des envies mutines. Elle s' en sert pour boire et dans la discrétion de vos envies, c'est vous, qui aimeriez être bu, ou mangez, ou sucez, ou léchez, ou toute autre action que ce délicieux endroit pourrait vous prodiguer.

Mes "c" forment un recueil. Un recueil de caresses rédigé avec soin. Des caresses que même dans vos rêves les plus fous, vous n'oseriez imaginer. Des bouches, des mains, des doigts, des langues, des écarts, des frottements, des sexes, des pieds, des glissements, des chutes, des seins, des paumes, des lèvres, des tétons,... Mon dieu, que je le voudrais infini ce recueil...

J'aimerais que les "d" décrivent ses désirs. Ceux du matin, du midi, et du soir. Ceux des petits êtres de la nuit. Ceux de ses rêves, d'elle de moi et de moi d'elle. Des désirs rouges ardants... Ue bouche qui lèche, embrasse, embrase... Un sexe qui fend, qui vit, palpite. Des soupirs, des râles. Des cris. Des "encore", des "plus fort", des "continue"... Des coups de reins, des descentes de bassin. Des jouissances à foison. Des corps repus...pour un moment seulement...

Le "e"? Ah le "e", il faut bien choisir, on le trouve beaucoup, le "e". Je prendrais ces "e" pour son élégance perpétuelle. Elle est si grande et si grâcieuse qu'on pourrait finalement prendre mon "e" pour un "g". Mais ne vous y trompez pas, l'élégance est un tout que la grâce et la grandeur ne peuvent à elles seules résumer. Elle est élégante des pieds à la tête, de son rire à ses pleurs, de ses courbes à ses pensées. Elle porte en elle l'élégance de la Femme. Oui oui, avec une majuscule...

Les "f", ce sont sa fente. Il me fallait bien vous en parler aussi. Le "c" et le "s" étant pris, le "v" étant un mot si peu agréable, je place ici son intimité la plus douce, celle prisonnière de deux cuisses douces et lisses, prémices de bien des délices... Celle que ma langue rêve de caresser, que mes doigts veulent visiter, que mon sexe veut s'approprier. Il grandit, le bougre, à la pensée de sa fente lisse et soignée, humide, glissante...accueillante et confortable à n'en pas douter...

Les "g" sont une qualité morale, elle n'est pas qu'un corps pardi! Les "g" sont sa générosité, dans l'effort, dans le réconfort. Dans le partage. Un "g" majuscule, pas celui qu' on enc... oups, pardonnez moi cet écart, je suis bien trop piètre poète que pour ne pas être attiré ainsi par un rime aussi pauvre, aussi pauvre que les siennes sont riches!

Les "h" sont ses éclats de rire! Ses "hihihi", ses "hohoho", ses "hahaha" qui rythment nos moments à nous. Des rires adultes ou enfantins, des rires complices. Des éclats de joie et de bonne humeur... Ses éclats, qui resonnent à mes oreilles de longues heures après son départ.

J' exige que mes "i", soient sont intimité. Ce que je sais d'elle et ce que vous ne saurez jamais. Ce qui nous lie, nous relie, nous unit. Ces mots de confiance ou ces images subtiles, délicates, apaisantes ou excitantes.

Pour les "j", je me permets une exception, c'est une petite phrase de 4 lettres, mais je ne peux l'écrire, je vous laisse la deviner, ces mots sont si graves qu'ils ne peuvent être utilisés qu' avec parcimonie.

Le "k" me donne froid. Ce sont les kilomètres... il y en a trop, ils me fatiguent, me désespèrent... J'aimerais le laisser là, ne jamais l'utiliser, j'aimerais que son alphabet, son alphabet d' elle, ne compte que 25 lettres. Maudite soit celle-ci...

Par contre, des "l", comptez sur moi, je vais en mettre partout. Ces "l" sont sa langue et je la veux partout. A me lécher, me lapper. A m' exciter. A embrasser. A s'enrouler, se lover, titiller. A mouiller, à avaler. De mon front à mes pieds, je veux cette langue partout! Et quand je dis partout, j'ose sans sourciller l'affirmer, c'est vraiment partout...

"M", "Madame rêve..."

Pour le "n", il ne peut en être autrement, madame porte la nuisette avec succès! Et si vous les voyiez, ses nuisettes, vous les maudiriez d'être si courtes, ou de ne pas l' être encore assez!

L' oubli. Chaque "o" est un oubli. Celui dans lequel j'aime m' enfoncer quand elle est là, et celui contre lequel je lutte en son absence. Ami, ennemi? L'oubli est un personnage étrange dont le rôle n'est jamais totalement défini, n'est jamais totalement figé. L'oubli est là, puis n'y est plus. Il est ce que je ne veux pas d'elle en tout cas. Je la veux toujours, tout le temps, comme un enfant capricieux, mal élevé...

Mes "p", je l'avoue, mes "p" j'aimerais en faire une pipe. Et je vous assure, pas celle que l'on fume au coin d'un feu de bois non, celle qu'elle me ferait avec son "b" et son "l". Oui, une caresse longue et précise, un voyage jusqu'à la jouissance. Oh oui, je l'avoue sans vergogne, je rêve d'une "p" avec elle!

Le "q"? Son Q bien sûr. Un Q qu'elle a bien joli d'ailleurs. Il n'y a pas de honte à le dire. Le mot est sot, le mot est coquin, son Q est comme la lettre, arrondi, souriant. Grossier, ce mot Q? Vous ne l'avez pas vu, pour oser l'affirmer! A sa vue, cette lettre, son Q, prend son sens le plus noble. Il a le gout d'une friandise sucrée qui font dans le "b".

J'aimerais que mes "r" vous narrent notre rencontre, mais ils ne le feront pas les coquins, ils sont muets!

Les "s", ses seins, je les garde pour moi si vous voulez bien, c'est mon secret, mon trésor à moi.

Et le "t" bien sûr accompagne le "s", ses jolis tétons font partie du même présent, ils sont indissociables. Ils forment une paire que tout le monde rêverait d'acquérir.

Mes "u" seront aussi uniques que ce que je suis pour elle... Une parenthèse improbable, qui traîne en longueur. Une parenthèse qui n'est pas fermée, qui, je l'espère, le sera le plus tard possible...

Les "v" de son alphabet sont un tout, un bien joli tout. L'ensemble harmonieux de son visage. Celui que je brûle de toucher toi. Oui, là je t' écris, je te parle, oublions les tous un instant, et laisse moi caresser ton visage du bout de mes doigts, du bout de ma langue. Laisse moi le dessiner, l'envelopper, le câliner ainsi. Ferme les yeux, ******* , que mes paumes s'enivrent de tes traits pour faire, ensuite, chavirer mon coeur...

"W". Vous vous demandez comment je vais m'en sortir, hein? Et bien petites et petits comiques, lectrices et lecteurs de peu de foi, sachez que le walé est un jeu africain qui consiste à faire passer des pions d'un trou à l'autre. On va éviter toute vulgarité, je m'y suis tenu jusqu'à présent, avec un certain succès je trouve, mais j'aimerais avec elle, une variante plus érotique de ce walé. Allez, ne faites pas les innocentes, et vous messieurs les idiots, vous voyez très bien où je veux en venir...

"X", n'allons pas plus loin, restons en là. Je garde pour moi la description d 'un film dont nous, elle et moi je veux dire, serions les seuls acteurs, bien loin des caméras...

Il est simple, et impératif, que dans mes "y" vous vous plongiez un peu dans ses yeux. Des yeux, des yeux... Non, je les garde aussi pour moi ses yeux, vous en m'en tiendrez pas rigueur j'espère...

Mes "z"? Allez, j'ose! J'ose lui confesser, au vu et au su de tous, que mon zizi, décidément, pense aussi beaucoup à elle. Et que son alphabet à lui vous ferait sans doute bien plus rougir que le mien!

Voilà mon alphabet, mon alphabet d'elle. Ecrivez une phrase dans laquelle vous trouverez chacune de ses lettres, et vous la verrez apparaître elle, belle et sensuelle. Et si vous ne la voyez pas apparaître, ne désespérez pas, moi je la vois, je vous en parlerai encore...

Kei'

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Un alphabet tendre, coquin, avec des pointes d'humour...

Une écriture originale :):)

Alchimie des peaux

Lueur coquine

Parfums intimes

Haleter, le souffle court

Attirance des corps

Béatitude des regards

Enchêvetrement des mains

Tiraillements des désirs

Découverte de l'Autre

Emerveillement des sens

L'un contre l'autre, l'un dans l'autre

Aimants de chair

Mouvements des corps

Offrande...

Uniques moments de partages

Raviver le plaisir

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Invité

J'aime beaucoup . Et le passage de Fanie ne fait qu'en rajouter .

Bravo , simplement , bravo .

  • Like 1

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Merci Miss :)

Et merci d'avoir fait remonter ce si beau texte.

Dommage que l'auteur ai du quitter le forum, il avait posé ici de vraies petits trésors d'écriture.

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