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Lu-divine

Poèmes érotiques d auteurs

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[align=center]Jeanneton,

Jeanne, Jeannette, Jeanneton

Ouvre les cuisses, que j’y glisse mon goujon

Vois sa bonne tête, ne lui donnerait-on

Le Bon Dieu illico et sans confession ?

Jeanne, ma belle Jeanneton

Lève ta chemise, montre-moi ton chaton

S’il me tire la langue, il aura du bonbon.

Un gros sucre d’orge, très doux et très long,

Vois comme il salive déjà le mignon.

Brave petite bête bavant sur sa toison,

Attends, que je lui torche le bec à ma façon.

Jeanne, Jeannette, Jeanneton

Me voilà tout entier dans la bouche de ton con.

M’en laisseras-tu un bout à la fin de la chanson ?

Car ton minou d’un coup s’est mué en glouton,

Et m’agrippe et m’aspire comme un nourrisson.

Hola, il est trop tard, voilà ma sécession,

Ton four est si chaud que pour de bon j’y fond,

Répandant ma crème partout dans ton chausson.

Jeanne, Jeannette, Jeanneton

Vois ce que tu as fais de mon précieux brandon,

Il a lâché sa gourme au feu de ton giron

Tu me le rends sans gloire, morveux et mollasson.

Vilaine, sache donc que pour ta punition

Je reviendrai tantôt avec un autre goujon…

Valombreuse[/align]

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Guest decibel

:aime: :roll::roll: Merci de nous faire découvrir ce magnifique poème très très suggestif :aime::aime::wink: :aime:

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[align=center]Elle tourne, elle est nue, elle est grave

Elle tourne, elle est nue, elle est grave; ses flancs

Ondulent d’ombre bleue et de sueur farouche.

Dans les cheveux mouillés s’ouvre rouge la bouche

Et le regard se meurt entre les cils tremblants.

Ses doigts caressent vers des lèvres ignorées

La peau douce, la chaleur molle de ses seins.

Ses coudes étendus comme sur des coussins

Ouvrent le baiser creux des aisselles dorées.

Mais la taille, ployée à la renverse, tend

Le pur ventre, gonflé d’un souffle intermittent,

Et sous l’arachnéen tissu noir de sa robe

Ses bras tendres, avec des gestes assoupis,

Ses pieds froids sur les arabesques des tapis,

Cherchent l’imaginaire amant qui se dérobe …

Pierre Louÿs (1870-1925)[/align]

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Merci pour la découverte !

Le premier m'a plutôt fait "rire"... quant au second, il est très suggestif, magnifique :-D

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[align=center]Sonnet

Pour éviter l'ardeur du plus grand jour d'été,

Catin dessus un lit dormait à demi nue;

Dans un état si beau qu'elle eût même tenté

L'humeur la plus pudique et la plus retenue.

Sa jupe permettait de voir en liberté

Ce petit lieu charmant qu'elle cache à la vue,

Le centre de l'amour et de la volupté,

La cause du beau feu qui m'enflamme et me tue...

Un si sensible objet, en cette occasion,

Bannissant mon respect et ma discrétion,

Me fit foutre à l'instant cette belle dormeuse.

Alors elle s'éveilla à cet effort charmant,

Et s'écria aussitôt : Ah ! que je suis heureuse!

Les biens, comme l'on dit, vous viennent en dormant.

Alexis Piron (1689 - 1773)[/align]

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[align=center]D'une pimbêche

Agnès vous faites la sucrée

A l'aspect d'un membre dressé :

On croirait à votre air pincé,

Que votre entrecuisse est sacrée...

Mais je sais bien qu'on vous séduit

Dès qu'on vous offre le déduit

Au seul bruit de cette aventure

Vous n'avez plus un poil de sec,

Et si vous pincez le bec

C'est pour mieux ouvrir la nature

Louis Perceau (1920)[/align]

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Guest jeanvy

sublîme comme d'hab. :wink:

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[align=center]J'ai quitté les filles pour les garçons

et pour le vin vieux, j'ai laissé l'eau claire.

Loin du droit chemin, j'ai pris sans façon

celui du péché, car je le préfère.

J'ai coupé les rênes et sans remords

j'ai enlevé la bride avec le mors.

Me voilà tombé amoureux d'un faon

coquet, qui massacre la langue arabe.

Brillant comme un clair de lune, son front

chasse les ténèbres de la nuit noire.

Il n'aime porter chemise en coton

ni manteau de poil du nomade arabe.

Il s'habille court sur ses fines hanches,

mais ses vêtements ont de longues manches.

Ses pieds sont chaussés et, sous son manteau,

le riche brocart offert se devine.

Il part en campagne et monte à l'assaut,

décoche ses flèches et ses javelines.

Il cache l'ardeur de la guerre et son

attitude au feu n'est que magnanime.

Je suis ignorant, en comparaison

d'un jeune garçon ou d'une gamine.

Pourtant, comment confondre une chienne qui eut

ses règles chaque mois et mis bas chaque année,

Avec celui que je vois à la dérobée :

Je voudrais tant qu'il vînt me rendre mon salut !

Je lui laisse voir toutes mes pensées,

Sans peur du muezzin et de l'îmam non plus.

Son corps est très bien fait,

ses lignes sont parfaites

et du cheval de race il a les sveltes flancs.

Des coptes égyptiens son père est un des grands,

qui tout Nabatéen, avec orgueil rejette.

Il me servit de l'eau claire et pure du Nil,

coupée avec du vin des vignobles d'Asyoût,

connu pour son odeur, sa couleur et son goût

et qui, dans la bouteille, luit comme de l'huile.

Quand au garçon, je l'ai pris tout seul

dans un coin,

pour mon plaisir,

Et je lui chantai des poèmes...

ÂBU NUWÂS[/align]

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[align=center]Parfum exotique

Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,

Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,

Je vois se dérouler des rivages heureux

Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone.

Une île paresseuse où la nature donne

Des arbres singuliers et des fruits savoureux;

Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,

Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,

Je vois un port rempli de voiles et de mâts

Encor tout fatigués par la vague marine,

Pendant que le parfum des verts tamariniers,

Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,

Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Charles Baudelaire[/align]

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