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LA BELLE ANDALOUSE

Mariveau

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Mon nom ne vous dira rien,

J'ai embarqué un jour de 1785 à Brest comme mousse sur l'Astrolabe, bateau de Monsieur de Lapérouse.

J'avais 12 ans.

Direction le Sud, les Açores reste visible de la mythique Atlantide, l'embouchure du Fleuve Sénagal, et ses beautés noires, aux gestes si innocents et si impudiques.Doubler le Cap de Bonne Espérance, gouter aux plaisirs des Belles de Zanzibar, les créoles de l'Ile de France. Découvrir les trésors de nos comptoirs des Indes, Chandernagor, Pondichery, Carical, Mahé, restes de notre empire.Doubler le détroit de la Sonde, découvrir ds payas exquis, aux parfums envoutannt, aux épices colorés, aux femmes …..

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Mais mon voyage avec Monsieur de Lapérouse s'arrêta pour moi à BATAVIA, une vilaine fièvre m’empêcha de partir avec lui et il disparut à jamais.Je restais donc dans ce comptoir Hollandais, je me fis embarquer comme mousse à bord d'un navire corsaire, je franchis les étapes matelot, gabier, bosco et maintenant second du bord.

J'avais appris les événements de France et d'Europe, la Révolution , l'Empire, mais moi mon royaume c'était la mer, ces iles merveilleuses, ces femmes aux parfums et aux teint si différent. J'appris d'elle les secrets de l'amour des Indes, de la Chine des Iles du Pacifique. Mais le temps passait très vite et la nostalgie de revoir mon pays fut plus fort.J'ai décidé de rentrer malgré ces temps troublés.

Mes voyages m'ont durci, ma peau s'est halée, les cicatrices de mes bagarres, de mes batailles ont recouvert mon corps, mes mains sont devenues puissantes, mais j'ai appris à jouer du clavecin avec Monsieur de Lapérouse, j'ai appris les étoiles avec des marins arabes, j'ai appris à jouer de leur musique. J 'ai appris l'anglais le hollandais, le portugais, l espagnol, l'arabe le chinois , l'Indi. J'ai appris autant à soigner qu' à me battre.J 'ai appris à aimer au contact de ces merveilleuses femmes.

Mais maintenant j ai 40 ans, cela fait 28 ans que je vagabonde et me voilà la bourse pratiquement vide sur les quai du port de Cadix.

L'Espagne est en guerre contre mon pays, moi j'ai pris une nouvelle identité de marin hollandais rentrant chez lui.J'ai juste assez d'argent pour m'acheter un cheval et remonter à la suite des troupes anglaises qui repoussent celles de Napoléon.Je laisse partir la diligence devant moi.Je laisse derrière moi le port de Cadix et je m'enfonce vers le nord.Cela fait plusieurs heures que je galope quand au détour de la route, je découvre la diligenCE versée dans le fossé, des corps mutilés, au loin un village brûle, son clocher est éventré.

Suis-je en enfer, je continue ma route, mon cheval a peur, il s 'emballe, la sangle de ma selle lâche et je bascule dans le ravin où on fond coule un léger filet d'eau. En finir là après tant d'aventures.

Je me réveille, mes muscles sont endoloris, je suis dans une petite pièce aux murs et au plafond recouverts de chaux blanche, à coté de moi, ma selle et ma petite malle contenant les effets qui représentent 28 ans de ma vie. Je veux me lever, mais je suis attaché, des fers emprisonnent mes chevilles où suis-je.La porte s'ouvre, un homme en noir arrive, bonjour étranger me dit il en français parfait. Je devine que s'en est fini pour moi. Mes compatriote ont tellement commis d'atrocités en Espagne.

Je me présente, je suis le Père Ignocio, de la Compagnie des Jésuites. Nous savons que tu es un français mais depuis dix jours que tu délire, tu m'a intrigué avec ta connaissance de ces langues.Tu as cité des noms que nous Jésuites connaissons. Tu as trop de connaissances pour que tu quitte ce monde.

Où suis demandais je , tu es chez Doña Iñes, veuve d'un Grand d'Espagne, elle est actuellement à Seville chez son père c'est elle qui décidera de ton sort.Tu es autorisé à sortir dans l'hacienda, tu pourras te promener dans le domaine sous ma responsabilité et sous la garde de Pedro. C'était un homme grand sec aux yeux sombres il aurait pu faire peur, mais j 'en avait tellement vu dans mes combats en mer de Chine que je le jaugeais et un respect mutuel et tacite s'installa entre nous.Le matin profitons de la fraicheur avant que le soleil Andalou frappe ce sol aride, nous chevauchions parcourant le domaine, je racontais mon histoire à ce jésuite.

Pédro m'apprit tout sur le bétail, une franche amitié naissait. Chaque soir après un repas pris en compagnie du Père Ignacio, je regagnais ma chambre cellule.Un matin rentrant d'une de ces chevauchées pour récupérer quelques bêtes, je vis un attelage à 8 chevaux dans la cour de l'hacienda. Pédro me dit Doña Iñes est de retour elle est avec le Padre.

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Le soir je fut convié à un repas. Je rentrais dans cette salle à manger, un serviteur me fis assoir en bout de table . Elle apparut, c'était une femme de 35 ans environ, brune au cheveux noirs, au yeux noirs, je devinais un décoleté vertigineux. Elle était sublime.Elle m'adressa la parole et me dit Père Ignacio dans ses lettres m'a raconté tes aventures.Racontes moi, je pris soin de raconter tout en détail, les couleurs des pérroquets, l'espièglerie des singe, la traque du Tigre, les parfums, les épices.

Mon récit nous conduisit très loin dans la nuit, et les femmes me dit elle …....Je regagnais ma cellule.Le lendemain elle m'accompagna dans ma ballade, elle m'observait travailler avec ses caballeros .Au retour elle me dit ce soir tu me parlera des femmes de tes voyages.

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Je pris plaisir à raconter ce que j'avais appris en Inde , en Chine, en Orient, en Afrique.A chaque détail, je sentais son souffle s'accélérer, elle se contenait mais je sentais en elle à chacun de mes mots un tressaillement comme si elle recevait un accoup entre ses reins.

Tard dans la soirée elle me fit reconduire à ma cellule où je fut encore enchainé.

Dans la nuit la porte s'ouvrit, elle apparu devant moi, sans attendre, elle laissa glisser le long de ses épaules une robe de chambre de soie noire, dévoilant ses attours de femme, ses seins lourds aux aréoles larges, aux tétons puissant. Ses hanches, ses cuissent étaient un hymne au désir.

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Elle n'avait gardé que son couvre chef de feutre noir et son visage se cachait derrière une mantille de dentelle noire.Elle vit mon désir naissant et s'agenouillant elle s'approcha de mon vît. Je voulu la toucher mais délicatement elle m'attacha les mains je me trouvais être sa proie.Elle souleva sa mantille, et délicatement sa bouche s'empara de ma verge, je pouvais voir ses yeux noir qui me fixaient. J'étais au supplice.

Elle vint sur moi et entama une danse comme celle que j'avais décris le soir même. Ses hanches roulaient sur mon sexe, ses seins me dominaient.Cela dura une éternité je me répendis en elle, elle sera son vagin et ses gémissements se muèrent un un cri de plaisir intense.

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Elle me détacha les mains, posa un léger baiser sur mes lèvres et reparti.Le lendemain elle ne montra rien dans notre promenade à cheval, le soir au repas je lui racontais mes chasses, mes escales.Puis je regagnais ma cellule.J'espérais un peu qu'elle vienne et elle vint. J'étais son prisonnier, elle me laissa la caresser mais elle garda la maitrise.Cela dura des semaines.Puis un matin plusieurs cavaliers arrivèrent à l'hacienda. Des rires, des cris de joie retentirent.Je pensais que cela devait être ma fin.

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Je fus appelé par Iñes. J'arrivais devant elle, elle avait les yeux rougis. Elle me dit la guerre avec ton pays est terminé, tu peux partir, tu peux rejoindre ton pays. Tu es libre.Je la regardais droit dans les yeux, crois tu que je veuille te quitter, je suis à toi. Je suis ton esclave.Elle fondit en larme, je l'a pris dans mes bras l'embrassa passionnément, pour la première fois depuis mon arrivée nous bouches fusionnèrent. Non dit elle je suis à toi maintenant.Je l'a pris dans mes bras et je montais l'escalier conduisant à sa chambre, possèdes moi comme je t'ai possédé me dit elle.Nous fîmes l'amour encore et encore, avec passion, pulsion, sensualité, désir et surtout tendresse

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Mon voyage s'achevait donc, sur cette terre andalouse, ma quête se terminait, j'avais trouvé mon graal.

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