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Montmarte les Années Folles -Madeleine-Agathe et Véra

Mariveau

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Paris 1925

Madeleine a maintenant 35 ans, c'est une femme de la bourgeoisie de Province. Elle est veuve depuis 10 ans, ce jour de 1915 où elle apprit la mort aux Eparges de mon mari, jeune officier.

Jusqu'ici, Madeleine n'avait connu que l’insouciance de la vie d'une jeune fille de bonne famille, bien rangée. Elle n'avait pas d'enfant la guerre et le départ précipité de son mari ne lui avait pas permis. Pendant dix ans elle resta fidèle à la mémoire de son défunt époux dans son âme, mais si son corps succomba à des étreintes de jeunes hommes de la campagne, mais ce n'était qu'un assouvissement de bas instinct chez ces hommes, alors qu'elle cherchait la sensualité et la tendresse.

Elle avait repoussé les avances de prétendants ne cherchant qu'à s'accaparer sa fortune et faire d'elle une potiche digne des salons ennuyeux de cette bourgeoisie hypocrite de cette petite ville de province.

Un matin d'avril 1925, elle prit la route de Paris, car elle avait des affaires à régler avec son notaire.

Ce fut un choc pour elle.

PARIS 1925, les Années Folles, une ville insouciante, trépidante après une guerre faite de privation de frustration.

Les femmes étaient devenues si libres dans leur façon de vivre ,de s'habiller. Madeleine décida de vendre tous ces biens et s'installa dans un hôtel particulier appartenant à sa belle famille dans le quartier de Montmartre. Un de ces immeubles Art déco faisant fureur

Ce quartier où grouillaient une faune d’artistes, de peintres, de modèles, d'étrangers en goguettes, d'écrivains, de petites racailles.

Elle avait de l'argent, mais elle en voulait plus.

Elle décida de changer d'aspect, elle abandonna sa longue chevelure pour cette nouvelle coupe à la garçonne, libérant à la vue de tous une nuque désirable. Elle avait un telle plaisir de s'habiller en homme, tout en gardant sa sensualité féminine innée chez elle. Elle aimait les création de Coco Chanel et Jean Patou

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Son corps n'appelait que le désir, ne demandait que le plaisir.

Elle parcourait les salons les cafés, les endroits que nous dirions aujourd’hui branchés de ce mythique quartier. Elle aimait passer des heures au café de la Coupole, au Dôme de la Rotonde, à la Closerie des Lilas. Elle découvrit cette littérature libérée dans le salon de Gertrude Stein rue de Fleurus. Elle eut ainsi ses premiers émois en découvrant les premiers ouvrages lesbiens.

Son corps lui faisait peur, mais elle avait une telle envie de l'offrir à l'objectif d'un photographe, au pinceau d'un peintre.

Passant par le marché aux modèles Place Pigalle, elle fût abordée par un jeune peintre qui eu les mots pour la convaincre.

Il n'avait point un sou pour la payer, mais elle avait cet argent.

Il m'amena dans son atelier du Bateau Lavoir.

Ce lieu tout aussi mythique où planaient encore les ombres d’Apollinaire, de Max Jacob, de Mac Orlan, Van dongen Picasso, et Modigliani.

Elle eut du mal à se mettre à nu devant ce jeune homme, mais ce dernier succomba à son charme, et des la première séance, le désir l'emporta sur l'art. L’étreinte fut intense violente, tant d'années de frustration dans cette femme l'a rendu déchainée. Elle chevaucha son amant, le grillant, le buvant, savourant son sexe comme une enfant devant un sucre d'orge. Elle gémit, cria, hurla ce plaisir refoulé depuis tant d'année. Elle lui donna tout de son corps. Mais cet amant était trop possessif et elle le quitta quelques jours après car elle ne voulait être l'esclave que de son plaisir et non d'un homme qui tôt ou tard reprendrais ses habitudes phallocrates.

Un après midi, alors qu'elle buvait un thé à la terrasse de la Closerie des Lilas, elle surpris trois hommes en grande conversation, c'étaient Scott Fitzgerald, Henri Miller et Ernest Hemigway qui parlaient de leur soirée au cabaret le Boeuf sur le toit. Elle aimait cette musique venant des USA, jazz black Bottom.

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Elle continua ensuite son chemin en direction d'une autre atelier la Cité des Fusain, elle ouvrit la porte du premier atelier , c'était une femme d'une quarantaine d'année très belle, simplement vêtue d'une blouse de peintre, elle devinait la nudité de cette femme.

Devant elle une jeune fille de dix ans sa cadette, nue posant lascivement. La femme, lui faisant prendre des poses qui troublaient Madeleine. Elle surpris des baisers volés entre le maitre et son modèles des caresses féminines d'une douceur délicate. La peintre se retourna, entrez, ne vous troublez pas, voulez vous poser pour moi. Madeleine hésita un instant et ce décida, mais autant elle avait plus cette pudeur de se dévêtir devant un homme, qu'elle hésitait devant ces deux femmes.

Le jeune modèle aida Madeleine à retirer ses vêtements avec une telle sensualité, que Madeleine sentit un brûlure dans son pas ventre et ses pointes se tendre. La jeune Agathe s'en aperçu et un un malin plaisir de les frôler plus d'une fois.

La peintre, leur firent prirent des poses, qui dévirent de plus en plus érotique. Madeleine se laisser aller à ce nouveau plaisir, ses dernières lectures lui revinrent en tête. Le parfum d'Agathe la rendait folle, sentir le simple souffle de cette jeune femme à quelques centimètres de son sexe son contact transformait son corps en un brasier digne de l'enfer.

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Véra la peintre jouait de cette situation, elle aimait les femmes, mais plus que tout elle aimait voir les femmes entre elles. Elle joua de ses mains sur le corps de Madeleine et Agathe pour mieux ordonner les poses.

Il se faisait tard, la lumière dans l'atelier se faisait rare, Agathe se leva, j'ai mon homme qui m'attend, Madeleine qui avait été au bord de l'extase, se rhabilla. Elle remarqua le fougueux et langoureux baiser entre Vera et Agathe.

En sortant Agathe dit à l'oreille de Madeleine, j'aime aussi les hommes . Madeleine passa la soirée au Bœuf sur le Toit, dansant mécaniquement du Charleston, du Foxt trot, elle se trouva un amant pour la nuit. Elle fit machinalement l'amour avec en rêvant d'Agathe et Véra ensemble mais aussi se joignant à elles.

Le lendemain elle se rendit à l'atelier mais il était fermé, elle revint chez elle et passa le reste de l'après midi à s'adonner aux plaisirs solitaires, pensant à Agathe et Véra.

Le soir elle décida de sauter le pas et alla au salon de thé Smiths, rue de Rivoli connu pour être un haut lieu de l'homosexualité féminine de Paris.

Elle entra, et elle les vit Agathe et Véro s'embrasser tendrement. Agathe la vit la première , Madeleine tu es là, Véro lui sourit.

Elle ne restèrent pas longtemps dans ce salon, Madeleine les amena dans sa maison.

Agathe était une file libre sans tabou et dit à Véra faisons l'amour devant Madeleine, elle nous a regardé l'autre jour avec tant d'avidité, qu'elle ne restera pas insensible.

Joignant le geste à la parole, Agathe déboutonna la chemise de Véra, libérant des lourds seins de femme mature de 45 ans, des seins au port altier à faire pâlir de bien belles jeunes filles. Agathe à la peau blanche aux petits seins en forme de poire, une fesse presque juvénile, contrastait avec les courbes généreuses de sa maitresse. Leurs bouches, leurs langues, leurs mains leurs doigts s'adonnèrent à une sarabande de plaisir. Agathe et Véro, s'offraient leur intimité aux assauts de doigts et de leur langues habiles, leur arrachant des gémissements intenses.

Madeleine était nue allongée sur le canapé rococo, se caressant, enfonçant en elle ses doigts, joignant ses gémissement à ceux de ces deux amantes.

Véra et Agathe s'approchèrent de Madeleine et se mirent à la caresser, à l'embrasser, à la boire, Madeleine se tordait de se nouveau plaisir et le rendit à ses deux maitresses. Bouches contre bouche, bouche contre sexe, sexe contre sexe. Tout n'était que douceur, sensualité, intensité , tendresse, plaisir.

La nuit avançait et les trois amantes ne cessèrent de s'aimer, les orgasmes se succédaient se multipliaient. Elle s'endormirent toutes trois , les corps enlacés puissamment tel le nœud gordien, mais là nul d'Alexandre pour briser cet amour naissant

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