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Voyage en Toscane (2)

Mariveau

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L'initiation aux cinq sens

Les premières heures de notre voyage furent consacrées à discuter de tout et de rien et à faire véritablement connaissance.

Marianne était une belle jeune femme, veuve d'un de ces jeunes nobles impétueux, homme jeune et impétueux mort au cours d'une de ces batailles, futiles combats pour le contrôle de l'Europe .

Elle n'avait connu du plaisir que dans l'étreinte d'une nuit de noces ou dans de doux contacts nocturnes avec ses compagnes de couvents ou institutions pour jeunes filles de na noblesse.

Marianne était fière, noble, volontaire. Elle avait le désir du plaisir à fleur de peau, mais elle ne savait comment l'assouvir.

Lors de cette nuit où j'avais découvert cette femme , elle avait décidé de sauter le pas coûte que coûte, mais j'avais senti en elle une certaine appréhension, voir une indicible peur.

Elle s'était sentie attirée par cet homme sombre que j'étais, cet homme si étrange, si envoûtant dans son approche du plaisir libertin.

Je ressentais en elle de la sensualité, du désir exacerbé, mais aussi de la douceur. Je pouvais deviner de la fougue prête à jaillir, tel une rivière souterraine sortant avec violence d'une résurgence après un orage d'été en montagne.

Mais il fallait qu'elle apprenne à contrôler ses pulsions pour atteindre le potentiel de son érotisme naturel .

Les heures passaient, mes gens menaient notre attelage de six chevaux alezans à un train d'enfer.

J'avais fait atteler à l'arrière mes deux chevaux arabes préférés à la robe noire comme la nuit.

« Monsieur vous me paraissez sombre, et songeur, mystérieux, je suis à la fois inquiète et aussi rassuré d'être avec vous dans cette quête »

Je lui avouais que j'étais au service du Cabinet du Roi, d'abord soldat, maintenant diplomate de l'ombre, croisant souvent l'épée pour une belle, une maitresse, avec un mari jaloux ou un amant éconduit;

« Marianne je suis un homme de peu de foi , je voue mon corps et mon âme aux plaisirs, certains diront au Diable. Je suis au service du Roi et j'accomplis en son nom, pour son nom des choses aussi sombre que mon âme. Cette âme qui est devenue si noire aux fils des guerres et de la perte de celle que j'ai follement aimé. Je me voue aux plaisirs, car cela fait maintenant partie de mon être et j'en profite pour l'accomplissement de mes missions.

« Je suis à votre merci, Monsieur, conduisez moi vers le saint des saint du plaisir, faites de moi votre esclave, je veux tant ressentir de nouvelles sensations »

« Madame , je ne suis point celui qui vous avilira, je ferai de vous mon égal.

Nous mirent 6 jours pour atteindre Lyon et 6 autres pour notre première étape dans le Luneron.

Durant les longues heures de route, je lisais à Marianne le Décameron de Boccace, le Satyricon de Pétrone, l'Art d'aimer d'Ovide, le Banquet de Platon, les chants de Sapho, le Cantique des Cantiques, les œuvres d'Aristophane, la Divine Comédie, l'Enfer de Dante, mais aussi Pétrarque, François Villon, Du Bellay, Brantôme et ses Dames Galantes et tant d'autres auteurs.

Chaque soir à l'étape Marianne brûlait de désir, brulait d'assouvir sa passion du plaisir de la chair, mais je voulais aller plus loin dans son exacerbation de ses envies. Je la raccompagnais donc à sa chambre, lui baisant délicatement la main.

Le lendemain nous reprenions la route, les premières heures Marianne dormait, j'aimais la regarder, observer son souffle calme soulevant sa jolie poitrine à chaque inspiration profonde. Je l'imaginais seule dans son lit offrant son corps à ses mains pour des plaisirs solitaires.

Au petit matin, nous atteignirent le premier but de ce voyage. Le château de Lacoste se tenait devant nous, aux porte du Petit Lubéron. Il surplombait la vallée du Cavalon. Ce château féodal semblait irréel, intemporel.

Le soleil naissant dessinait de ses rayons des ombres et des arabesques de lumière sur les rochers blancs, dans le fond se détachaient les Monts du Vaucluse. Au loin, les Alpes que nous allions franchir dans quelques jours.

« Que faisons nous ici demanda Marianne, nous sommes ici pour le début de votre initiation.

Nous franchissons le portail, la demeure est majestueuse, mystérieuse, ce château a une puissante âme.

Il faisait encore froid, un immense brasier digne des Enfers brulait dans l'âtre de la pièce principale.

« Marianne ce soir apprêté vous comme vous aimeriez que je vous vois.

Je l'attendais dans la grande salle, quand elle apparut sublime, divine dans une robe de soie pratiquement transparente laissant deviner ses harmonieuses courbes, ses seins au port altier, ses fesses au galbe parfait.

Elle fut surprise car devant elle se trouvait une immense table où étaient dressées des coupes de fruits d'orient, des flacons de liqueurs et des carafes de vins fins.

Sur un immense lit étaient étendus un homme et une femme. L'homme avait un corps musclé parfait, une peau bronzée, la femme avait des courbes parfaites des seins lourds, une peau cuivrée à souhait. Ils étaient nu sans aucune indécence malgré leurs poses lascives. Deux modèles dignes des plus grands sculpteurs de l'antiquité ou des peintres de la Renaissance.

Marianne frissonna devant ce tableau.

« Marianne vous allez commencer votre initiation en redécouvrant ce que sont les Cinq Sens.

La vue, l’ouïe, l'odorat, le toucher et enfin le goût. Mais n'ayez pas peur , approchez de cette table.

« Regardez ces fruits, leurs courbes, leurs couleurs. Regardez maintenant ces deux corps, observez la courbe des seins de cette femme, les courbes de ses cuisses, le galbe de ses fesses. Regardez ces yeux remplis de désir pour le corps musclé de cet homme à la poitrine et au cuisses puissantes. Regarder le désir de chair de cet homme. Regardez leur étreinte, regardez leurs mouvements tel l'océan, telle une vague achevant sa vie sur une grève de sable fin. Regardez ses corps se livrant aux plaisirs de l'amour.

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« Écoutez ce bruit de succion, plongeant votre bouche dans la chair de ce fruit si juteux. Écoutez les gémissements de cette femme répondant aux assauts de cet homme, écoutez les râles de plaisirs de cet homme possédant cette femme.

« Sentez ces parfums de roses, de pèches, d'abricot, d'épices de nos comptoirs. Sentez les effluves de l'amour, ce mélange de parfum, de musc de sueur et de liqueur intime. Sentez le parfum de l'animalité, sentez le parfum du désir.

« Laissez vous transporter par le toucher de la peau de ce fruit, ici une pêche, là un abricot.

Marianne était au supplice, elle me regardait et regardait se couple se livrant aux plaisirs d'Eros.

Ses yeux étaient avides de ce plaisir, le couple se caressait, se goûtait.

Marianne avait les yeux qui brillaient, ses seins pointaient au travers de la fine étoffe de soie de sa tunique, elle était assise dans un fauteuil crapaud, elle avait remonté sa robe, sa main droite parcourait son mon de Vénus. Elle se cambrait lorsque ses fins doigts s'introduisaient dans son con merveilleux, ou pinçaient son bourgeon. Sa main gauche jouait avec la pointe de ses seins.

Fixant le couple, me fixant, je percevais de doux gémissements s'échappant de ses lèvres légèrement entrouvertes.

« Approchez vous Marianne, regardez la beauté de ces corps, de cette étreinte. Approchez, donnez moi vos mains et venez, laissez vous aller au contact de ces corps.

Tenant ses mains je passais derrière Marianne en prenant soin de le pas plaquer mon corps contre elle, je ne voulais pas qu'elle sente encore mon désir pour elle. Elle gémit en sentant mon souffle chaud dans son cou. Je conduisis alors les mains de Marianne sur la peau douce de la jeune amante.

« Marianne sentez le grain de sa peau, sa douceur, sentez la réactivité des seins de cette créature de rêve se dardant au contact de vos doigts , sentez la douceur humide de sa caverne d'amour, sentez son bougeons gonflé par le plaisir. Sentez la douceur de ce pubis comme ce fruit que vous venez de découvrir.

« Touchez ce membre tendu par le plaisir à la peau si fine et réactive qui glisse dans cet étui soyeux. Caressez ce torse masculin aux seins aussi réactifs que cette femme.

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Le supplice de Marianne était au plus haut, elle allait s'évanouir par tant de plaisirs refoulés.

« Non Marianne , il vous reste un sens, venez goutez au goût de cette femme, aux saveurs sucrées et salées de son intimité, laissez allez vous lèvres votre langue, goûter à cette bouche à sa salive emprunt de l’écume de son amant, goutez à ce sexe tendu brillant de la liqueur intime de cette femme. Goûtez, goutez encore »

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Marianne allait s'abandonner.

« Non il est temps de se coucher, demain nous partons pour Sienne, une nouvelle étape dans votre initiation . Je suis au supplice Monsieur, mais vous êtes mon Maître, je vous obéis.

Le lendemain, nous prenions la route vers l'Italie de Vinci, de Michel Ange et de Boticceli, de nouvelles lectures en perspective pour Marianne.

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