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CARTHAGE

Mariveau

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Un nouveau texte pour une dédicace

Tunisie octobre 2011

Je me prénomme Vincent, je suis chef de mission archéologique, sur le site de fouille de Carthage.

Carthage la Mythique, la Carthage de Didon chantée par Virgile. Cette reine qui pour avoir perdu sur amant Enée parti créer la Rome si haït, se transperça d'une épée et s’immola sur l'hôtel des amours perdus.

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La Carthage du fier et conquérant Hannibal, exécrée par Caton(qui n'a pas dans ses versions latines traduit le fameux DELEDA EST CARTAGO-Carthage doit être détruite).

La Carthage martyrisée par Scipion, rivale maudite de la puissante Rome.

Notre campagne de fouille sera la dernière sur les chaudes et agréables terres de Tunisie. J'espère que les hospices seront favorables. Pour l'instant il le sont.

Le Musée du Louvre m'a adjoint une charmante étudiante en dernière année d'histoire de l'art;

Un joli brun de fille, 25 ans, des cheveux d'un noir intense, longs coiffés en nattes descendant bien au delà d'une chute de reins merveilleuses. Des courbes dignes des plus grands sculpteurs de l'antiquité. Des yeux à faire pâlir de jalousie Nerfertiti.

J'aime autant son professionnalisme, sa rigueur, mais aussi son humour. Tout en elle resplendit de joie de vivre. J'ai sa voix douce et chaude, mais aussi son rire communicatif.

Elle est belle, et je me surprends à être amoureux d'elle.

Mais tu as 45 ans Vincent, tu n'es plus l'homme que tu as été, et Sarah est jeune, plein d'avenir de beaux jeunes hommes sont à tes pieds.

Chaque soir au bar de la piscine, dans cet hôtel de Djerba, mettant à jour mes notes, je la vois tel ondine sortant de l'eau son corps de déesse naturellement bronzée, ruisselant de gouttelette d'eau brillant au soleil descendant face à la Méditerranée. Serait ce la réincarnation de la belle Didon.

Au repas au son des musiques des peuples du désert, autour d 'un traditionnel Tajine, je rêve.

Je rêve de Carthage à son apogée, ses palais, ses femmes. Sarah ce soir s'est assise à coté de moi. « Vincent je vous sens rêveur, comme absent » c'est la première fois qu'elle vient se mettre à coté de moi en dix jours de fouille. « Oui Sarah je rêve, je ne suis qu'un petit archéologue qui aimerait faire une fois , une découverte qui donnera un sens à ma vie et il nous reste à peine une semaine »

Sarah me regarde, me sourit étrangement, « Qui sait demain » dit elle; Nous passons le reste de la soirée et une bonne partie de la nuit à parler de Carthage. Nous nous séparons au petit matin.

Je suis songeur sous ma douche, je n'ai pas dormi je me sens électriser.

Nous sommes sur le champs de fouille, devant moi, la mer, le sable fin, derrière le désert, entre les palmeraies. Sarah crie, je me précipite. Elle est rayonnante, regarder Vincent. Je découvre des amphores et des tablettes , c est du latin commun.

L'excitation est telle que nous regagnons l'hôtel avec nos trouvailles pour traduire de texte.

Sarah se charge des relevés et des dessins des vases, moi je traduis les tablettes.

Je suis troublé à la fin de cette traduction, ce texte est d'une si simple beauté, j'appelle Sarah.

Venez, je vais vous lire un texte que je ne peux que partager avec vous, installez vous.

Sarah porte un simple sari, laissant deviner sa plastique. Nous sommes assis sur le bord de la piscine de l'hôtel, le soleil descend sur l'horizon, il fait encore chaud. On peut entendre le bruit de la mer baignant cette sublime page. Je commence ma lecture.

« Avril 146, je me nomme Marcus Publius Sextus, malgré ce nom pompeux je ne suis point romain, je suis celtes, du peuples des vénêtes . J'ai été arraché à ma famille j'avais quinze ans, esclave, affranchi, adopté par un patricien je suis devenu soldat. Mais dans mes veine coule ce sang de mes ancêtres navigant sur le grand océan. Je commande un vaisseau éclaireur de la flotte de Scipion et nous nous apprêtons à bruler Carthage, mais moi j'ai d'autres vues.

Il y a déjà deux ans, alors que cette guerre n'en finissait pas, je me trouvais second d'une galère patrouillant au large de la Sicile. Le combat contre les carthaginois fût terrible, touché par une flèche, je basculé par dessus bord. Je regardais filer ceux qui se disaient mes compagnons.

A bout de force je me retrouvais à demi nu sur cette plage, le corps couvert de blessures.

Puis ce fût le vide, je me retrouvais dans cette villa, mes plaies bandées, entourée de magnifiques servantes numides, à la peau d'ébène.

Après quelques jours, je la vis, une femme superbe, à la peau cuivrée aux courbes harmonieuses, au longs cheveux noirs descendant au delà de la courbure de ses reins, des yeux perçants.

(A ce stade du récit je ne pouvais m’empêcher de regarder Sarah, l'air devenait lourd. Sarah me regardait son souffle était calme.)

Je reprenais mon récit.

« Étranger, je me doute que tu es un ennemi, mais dans ton délire j'ai entendu ta langue natale, tu es Celtes et les gaulois sont nos alliés alors je te laisse la vie, remets toi de tes blessures et tu pourras partir libre »

Elle fit demi-tour et sorti de la pièce, me laissant avec des esclaves toutes aussi belles les unes que les autres. Ces femmes entreprirent de me soigner le corps et l'âme, se glissant dans ma couche, chaque soir assouvissant mes désirs, me soumettant à leurs techniques. Je devins l'esclave de mon propre plaisir, laissant mon corps aux assauts de si douces bouches, de doigts si habiles

Le regard de Sarah me troublait, je voyais que son souffle s'accélérait. « Il se fait tard , si nous continuions demain » « Non Vincent, vous racontez si bien »

Un matin alors que je nageais dans la piscine de l'atrium, elle s'approcha du bord, « Etranger il va te falloir partir , mais je te dois autre chose avant que tu partes, je t'ai vu chaque nuit faire l'amour à mes servantes, elles m'ont raconté avec tant de détails leurs ébats, que je ne peux me résoudre à te laisser partir sans avoir goûter à ton corps », elle retira sa toge, découvrant son corps magnifique, au seins puissants, fier au port altier, ses hanches si douce, ses jambes , ses cheveux lachés.

Je m'approchais, elle était assise sur le bord de la piscine, les jambes plongées dans l'eau, elle me laissa ouvrir ses cuisses et plonger mon visage vers son antre d'amour. Elle gémit au contact de mes lèvres, de ma langue s'emparant de son bourgeon d'amour. Ses pointes de seins dardaient comme deux rostres de galère. Sa tête en arrière, ses lèvres entrouvertes laissant échapper de nouveaux gémissements.

Sarah s'était allongée sur le transat, elle avait détaché ses longs cheveux, ses yeux était mis clos sa bouche entrouverte. Je devinais une main sur son sein droit et l'autre se glissant sous son sari.

Je me sentais à l'étroit dans mon jean. J'interrompis ma lecture, « non continue dit elle dans un long souffle » j'étais surpris, elle me tutoyait pour la première fois.

Je reprenais le récit.

Ma geôlière glissant alors d'en l'eau pour venir directement s'empaler sur ma lance dans un soupir puissant, posant ses lèvres aux goût d'épices sur les miennes nos langues se mêlant.

Ses cuisses enserrant mes hanches, ses bras autour de mon cou, ne faisant qu'un, je sorti de l'eau pour l'étendre sur des nattes . Elle répondait à mes va et vient en se cambrant pour mieux me recevoir. Elle me repoussa pour mieux s'emparer de mon glaive de sa bouche agile, me conduisant au bord de l'extase. Puis elle vint à me chevaucher, tentant de dompter ce celte que j'étais. Un violent spasme parcourra alors nos corps brûlant de désir. Je sentais son antre se contracter à chacun de mes jets d'écume dans la douceur de sa matrice.

Je surpris Sarah à gémir doucement la tête en arrière, j'étais troublé par tant de beauté, d’esthétisme érotique de la part de ma collaboratrice.

Je poursuivis ma traduction.

Amina me retint encore quelques semaines que nous avons passé à nous aimer.

Puis elle me chassa non par lassitude mais pour préserver notre amour.

Demain les légions de Scipion vont brûler Carthage. Moi j'ai décidé de trahir. Dans une crique mon vaisseau et mon équipage de fidèles Vénêtes nous attends. Je suis revenu chercher Amina, elle était là toujours aussi belle, mais pas seules, deux jumeaux sont nés de notre amour un garçon et une fille.

Avec le tumulte de la bataille demain nous partirons pour ma Gaule natale, franchirons les Colonnes d'Hercule.

Hier soir nous avons fait l'amour comme la première fois comme si nous nous étions point quitté il y a deux ans. Ainsi je laisse ce témoignage à ceux qui un jour comprendront qu'être ennemi n'empêche pas de s'aimer

Le texte finissait ainsi.

Sarah avait ouvert son sari, son corps nu et sublime brillait à la lumière des lampes à huile disposée autour de la piscine. Il faisait nuit. Elle se leva, laissant tomber à ses pieds le fin tissu de soie, se pencha, déposa un long et langoureux baiser sur mes lèvres. « Vincent allons dans cette piscine, poursuivre au delà des siècles ce que ces deux êtres ont accompli, fais moi l'amour, je t'aime » « Je t'aime Sarah » lui dis je en la prenant dans mes bras et descendant les marches nous conduisant dans la piscine.

« Tu vois dit elle, tu l'as fait cette découverte qui donne un sens à ta vie »

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Mon F'rôdeur

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