Aller au contenu
  • entries
    574
  • comments
    526
  • views
    118,352

Des vendanges particulières (fin)

Mariveau

495 vues

blog-0200326001335562222.jpg

« Prends là en main » Dit elle. Un ou deux dérapage au frein à main plus tard, nous prenions la route du restaurant, puis de rajouter « au retour je connais un petit coin où j'ai envie que tu me fasses l'amour ».

C'était samedi midi.

Nous voilà donc parti vers ce restaurant, situé sur les bords de la Garonne au pied des falaises surplombant ce fleuve indolent. A peine descendu de la voiture, sur le parking du restaurant, elle me roula une pelle magistrale devant les clients aux regards désapprobateurs. Bras de dessus bras dessous, nous nous dirigeons vers l'entrée de ce restaurant. C'est une battisse du XIX° en pierre de gironde. Evelyne c'était son prénom lança un regard vers le patron, qui ne dit rien, et nous plaça sur une terrasse ombragée par une treille dominant le fleuve.

Elle me dit alors, « j'ai changé d'avis, je veux aller manger des fruits de mer ce soir, et je veux que ce soit toi qui organise notre petite après midi »

N'écoutant que mes instincts, je demandais au patron un téléphone. J'appelais mon meilleur copain Michel ( celui qui quinze ans plus tard me balança dans les ronces pour me donner un alibi après une après midi arcachonaise que vous avez du lire) . Donc Michel avait un père agent immobilier et propriétaire d'un hôtel de luxe à Arcachon, avec mon copain Miche nous faisions les 400 coups se couvrant mutuellement , « Michel j'ai un super plan est ce que tu peux me trouver un super chambre dans l'hôtel de ton père ce soir et est ce que tu peux me prêter le bateau pour un tour sur le Bassin » « Ok pas de soucis mon père me dois bien çà, je l'ai couvert avec une de ses maîtresses , mais je veux voir ton coup dit il en riant , 15 heures 30 au port»

Je revenais vers notre table et je glissais dans l'oreille d'Evelyne , c'est bon pour ce soir. Elle sourit.

Le repas était excellant, foie gras en terrine arrosé d'un Sauterne, lamproie à la bordelaise arrosé d'un Margaud et des cannelés en dessert. Evelyne passa tout le repas jouant sur mon entrejambe avec son pied. Très agréable sensation que de sentir son pied, et assez excitant et un challenge pour garder toute sa lucidité.

(C'est là que je me mis à gamberger , et oui non seulement ma famille habitait sur place , mais aussi ma copine et mes amies. Et si on me voyait alors que j'avais dit que je restais sur Bordeaux ce week end là. Mais j'ai toujours joué avec le feu alors le plaisir devait passer avant tout).

Le repas prit fin, et nous prenons la direction d'Arcachon, je l'avoue, assez rapidement avec cette Porsche. Je prenais la direction du port. Evelyne ne disait rien, elle semblait étonnée. Michel nous attendait, les présentations furent rapide, il me fila les clés du bateau, de la chambre d'hôtel et me dit qu'une table nous avez été réservée et que tout était ok, et pour un super coup mon ami, tu peut t'offrir le grand jeu.

Evelyne était enjouée ce mois d'octobre était chaud dans tous les sens du terme. Sorti lentement du port, je mis les gaz direction le banc d'Arguin ( c'est un lieu de prédilection pour moi et mes turpitudes d'homme de peu de foi)

Evelyne n'attendit pas notre destination, pour me dégrafer le pantalon et précipiter sa bouche avide sur mon sexe déjà bien tendu.

Avec sa science qui était sienne, elle me fit atteindre des sommets, et le bateau de sacrées embardées, mes ahhhhhh, mes ohhhhhhhhhhhh, alternaient avec mes coups de barre à bâbord et tribord. Je stoppais le bateau dans une conche. Et n'attendis pas longtemps pour l'allonger sur le roof et jouer avec mon gouvernail. Là plus de tribord ou de bâbord mais des avants et arrières puissants et rapides . « Oui vas y », elle me repoussa, appuya ses mains sur le guindeau avant et m'offrit sa croupe. Je repris mes manœuvres navales, encouragé par les petits cris de jouissance d'Evelyne.

« J'aime quand tu me baises comme çà » dit elle, « mais j'adore quand tu t'occupes de mon coté pile », comme dit le marin je changeais alors de mouillage pour diriger ma lance barque vers sa crique plus intime. Elle aimait cette étreinte et moi aussi, nous atteignirent très vite les rives de l'orgasme, secoués par des spasmes aussi violents que des vagues se fracassant sur les rochers du désir.

Il était temps rentrer, Evelyne restait à la proue se grisant de l'air salin.

Nous regagnons l'hôtel, Michel a bien fait les choses, il a retenu une chambre au 8° face à la mer, Evelyne m'embrasse , « tu sais y faire, tu m'étonnes dit elle »

Nous descendons au restaurant, un plateau de fruits de mer gigantesque nous attendait agrémenté d'un Graves blanc.

« J'ai envie de danser ».

Là j'avais un problème, j'étais connu dans les boîte d 'Arcachon, donc j'optais pour le « Cotton Club » une boîte branchée pour les 30-50 ans. J'avais moins de risques si ce n'était la présence de quelques ex amies de soirée.

Le reste de la soirée fût d'un agréable, Evelyne dansait merveilleusement bien et sensuellement, elle avait un tel plaisir à me mettre le feu. En sortant du club vers les 4 heures du matin, nous étions très chaud, et nous n'attendîmes pas l'hôtel pour reprendre les hostilités et au pied de la croix des Marins sur le port d'Arcachon, Evelyne s'allongea sur le capot de la voiture et je lui fis l'amour avec délectation.

Il faisait frais, et nous décidâmes enfin de regagner l'hôtel, dans le frigo, je pris une bouteille de champagne et nous nous envoyâmes carrément en l'air, face au Bassin, l'intensité de notre étreinte, diminua au rythme où le jour se levait.

Vers midi nous nous réveillâmes avec une gueule de bois d'anthologie. Vu l'état de la chambre qui ressemblait plus à un champs de bataille, il n'était pas étonnant ce mal de tête.

Evelyne insista pour passer à la réception , mais tout avait été réglé. « Tu as de sacrées ressources et des amis sympas »

Nous reprîmes la route du château. A notre arrivée, elle vérifia ses appels sur son répondeur, elle me regarda avec tristesse. « Il va falloir que te partes plus tôt, je dois aller chercher mon mari et les enfants à l'aéroport de Mérignac, il nous reste une heure, alors descendons à la cave »

Nos adieux furent des plus doux, fait de caresses ,de baisers tendres, de regards, de mots doux.

Nous fîmes l'amour, son parfum, les arômes boisés du vin, l'odeur de vin , du bois, de l'humidité rendaient l'instant envoûtant, inoubliable.

Une heure après je prenais la route, je la devinais me regardant sur la terrasse.

Les mois qui suivirent, reprenant ma vie d'étudiant je n'eus aucune nouvelle, puis un jour je reçus une lettre « appelles moi dès que tu peux » signé Evelyne.

Je l'appelais, une relation épisodique mais intense commença entre nous, puis revins les vendanges 1986. Comme à chaque fois le mari et les enfants n'étaient pas là et je passais quinze jours merveilleux.

Puis 1987, un divorce pour elle et mon départ sous les drapeaux firent que nous nous virent plus jamais.

Mais lorsque j'écris ces lignes, je ne peux que penser à ces merveilleux moment passés avec cette sublime femme , l'année de mes 20 ans.

Source :



3 Commentaires


Recommended Comments

Ce qu'il y a de bien avec toi, c'est que dès les premières lignes on sait qu'on va lire " du mariveau ". Un style particulier, le tien, à l'érotisme léger comme un verre de rosé frais.

Bravo mon ami, bisous.

  • Like 3

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Merci Orchidee par tant de compliments je me surprendrais a rougir et moi qui suis si bavard je ne trouve plus les mots si ce n est bisous charmante amie

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.