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Des Dieux et des hommes

Orchidée

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Un roman en ligne, pourquoi pas. Cela vous plait ?

Oublions le contexte historique de l’origine du peuple des Amazones, il s’agit à travers cette vision personnelle d’un jeu d’écriture qui débride mon imagination. Merci donc de faire preuve de tolérance en ne critiquant pas inutilement des faits que je ne saurai prouver, mais que personne ne peut démentir.

Mon unique but est d’écrire une belle histoire.

Préface

Les Dieux antiques aujourd’hui encore décidaient du sort des mortels. Zeus lissa sa barbe en signe de réflexion, dévisageant Poséidon son frère dont les doigts crispés autour de son triton d’airain blanchissaient. Une fois de plus la menace pesait. Hadès, fils du Titan Chronos et de Rhéa – elle-même sœur de Zeus et de Poséidon – allait lâcher ses troupes sur le peuple des hommes. Son royaume des Enfers ne lui suffisait plus, ou éprouvait-il le besoin de regarder le soleil comme un défi lancé à sa famille, divinement installée sur le Mont Olympe, qui l’ignorait depuis trop longtemps.

– On ne peut pas intervenir cette fois, gronda le Dieu des Dieux. La dernière guerre a été trop coûteuse, nos troupes ne sont pas encore reconstituées.

– Les mortels sauront-ils faire front ? Poséidon affichait son scepticisme, blasé par des siècles de luttes intestines.

– Faire front oui, j’en suis persuadé. Mais vaincre est une autre histoire. La race des humains est trop prévisible. Tant pis ! Qu’ils se débrouillent sans nous cette fois. Je châtierai moi-même celui ou celle qui interviendra auprès des hommes.

Tapie dans l’ombre, Aphrodite n’aurait su se réjouir de la décision de son père et son oncle. La fille de Zeus avait engendré trop de Héros et d’Héroïnes – fils et filles nés de l’amour d’un Dieu et d’un humain – pour attendre sans bouger que son terrible cousin Hadès décima sa progéniture. Et puisqu’elle ne pouvait prévenir un homme, Aphrodite s’adresserait à une femme.

Lysippé dormait profondément en l’absence de son époux. Ce dernier sans doute devait se consoler au lit d’une de ses maîtresses. Était-ce sa faute si la nature ne lui avait permis d’engendrer que des filles ? Cinq jeunes et belles princesses, sa fierté, qui maniaient l’épée et le verbe avec la même dextérité. Cinq égéries chantées par les poètes du royaume, dont les charmes vantés au-delà du Mont Athos attiraient une horde de prétendants obséquieux. Non, Lysippé ne pouvait se satisfaire du sort voué à sa progéniture de finir dans la couche de Macédoniens imbus et grossiers tel son époux…

– Qu’est-ce ? s’exclama-t-elle soudain sur la défensive.

– Du calme ma fille, murmura Aphrodite dans un souffle. Je t’apparais en rêve car nul humain ne doit connaître la raison de ma présence.

Depuis combien de temps Lysippé n’avait pas entendu le timbre chaud de la Déesse de la germination et de l’amour ? Seize ans, à la naissance de Danaé sa dernière qui scella le désamour de son époux frustré de ne pas avoir de fils à éduquer.

– Écoute bien car le temps est compté. Quitte la Macédoine avec tes filles, va vers l’est et fonde une cité de femmes, entraîne les en guerrières farouches et fais-en un peuple fort.

Lysippé aurait aimé comprendre. Bien sûr les hommes étaient égoïstes et vaniteux, sans cesse à rabaisser la femme au rang de femelle porteuse d’enfants, corvéable à merci et dépendante de la volonté destructrice des mâles. Cependant un peuple avait besoin de géniteurs.

– Rassure-toi, continua Aphrodite au fait du raisonnement de sa fille préférée. Les réponses te seront données en temps utile. Pour l’instant va, porte l’espoir de l’humanité loin de la main des hommes. Le salut viendra de la femme ou ne sera pas.

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2 Commentaires


Recommended Comments

Ah je viens de voir que j'avais raté le début !!!

Hum, pour adoré ce contexte et ton écriture je sens que ça va me plaire !!

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