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Lettre d'amour d'un navigateur

Mariveau

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SAGRES, septembre 1444

Je me nomme Vincent de Buch, je suis un gentilhomme gascon.

J'ai été banni de mon fief par ma famille, j'étais présomptueux, impétueux, hautain et surtout courreur de belles jeunes filles.

J'ai toujours été attiré par la mer et je passais tellement te temps à rêver devant les flots de la Mer de Biscaye, que mon père me dit un jour.

J'en ai assez de tes frasques et de tes emportements, je connais une académie qui te fera voyager et au mpoins tu sera loin des épées ou des fouches des pères, maris ou frères que tu as courroucé en séduisant leur femmes filles ou soeurs.

Un matin d'avril il y a deux ans, je pris mon seul bien, un cheval noir, et faisant le deuil de ma vie passée, je pris la route vêtue de noir.

Mon voyage fût long pour rejoindre l'academie d'Henri le Navigateur à SAGRES, au royaume de l'Algarve.

La traversée des Pyrénées fut longue et laborieuse, les neige de l'hiver n'ayant point fondues.

La traversée de l'Espagne, fut périleuse mais pas dénouée de plaisirs. Je nouais des amitiés, auprès des amis de mon père.;

J'étais d'humeur vagabonde et je pris un malin plaisirs à prendre mon temps, mais la bourse presque vide, je fus bien obligé de rejoindre Sagres.

A mon arrivée le choc fut violent, le soleil du sud de la péninsule était puissant, la chaleur pouvait paraitre étouffante, mais la brise océane de l'Atlantique , raffraichissait l'atmosphère pesante.

L'odeur d'iode me rappeller ma petite mer de Buch.

J'arrivais au cap St Vincent, le bout du monde pour moi.

Je découvrais la ville de Sagres .

Celui qui allait être mon Maître, me reçu dans l'observatoire qu'il avait édifié . Il me conduisit à sa villa , la villa do Infante. Elle se mirait dans le bassin d'un arsenal où des ouvrier s'activaient autour d'une nef sculptée comme un meuble ou de ces caravelles aux voiles aiguës, au flanc bas, et qui s'élanceront un jour à tire d aile vers les terres nouvelles.

Je rentrais dans sa bibliothèque, remplie de globes terrestres et de portulans

Il vivait dans l'intensité de son âme, comme religieusement les avabces successives de ses vaisseaux . Ses conquêtes étaient sous ses yeux sous la formes de perroquets multicolores, singes facétieux et esclaves à la peau d'ébène.

J'appris à lire la mer, le ciel et je la vis.

Chaque matin je prenais mon cheval pour galoper le long de ses plages de sables avant que le soleil transforme ce sable fin en antichambre de l'enfer;

Etait ce un rêve, une ondine sortant de l'eau, Vénus naissant d'un coquillage.

C'était une femme d'une trentaine d'année, ses cheveux longs étaient presque blonds se confondant avec le sable et contrastant avec les femmes de Faros ou Sagres.

Elle était belle, se baigant nue chaque matin, ne faisant aucunement attention à cet homme en noir sur ce cheval noir qui galopait comme s'il avait le diable avec lui.

Je laissais souffler mon cheval refroidissant ses jambes dans leur encore fraiches des vagues de l'Atlantique.

Elle offrait son corps au soleil naissant, son corps couvert de gouttellettes sembalit irréel.

Ses seins était fiers, sa peu légèrement halé.

Elle était belle.

Je rentrais alors à l'académie et reprennais mes études.

Cela dura des mois, je devenais amoureux de cet être irréel.

Il était temps pour moi de prendre la mer et je ne savais pas qui elle était.

Puis ce fut ce bal en honneur des Monarques du Portugal.

J'accompagnais mon maître Henri le Navigateur.

Ma bourse étant ce quelle était, je prsi le parti de rester en noir, et je rentrais dans la salle de bal de noir vêtu mes bottes hautes resonnaient à chacun de mes pas laissant un silence dans l'assistance.

Je m'inclinais devant les monarques, pendant que mon maitre me présentait comme l un de ses meilleurs élèves, certes turbulent impétueux bagarreux, mais courtois disait il avec un certain sourrire qui fit rire l'assistance.

Moi je sentais un regard sur moi.

Me relavant je la vis, c'était ma fée de chacun de mes matins.

Le bal commença, n'étant pas un danseur de Cour, je restais contre un pilier regardant la belle virevolter avec tous les beaux hommes de l'assemblée.

Puis elle s'approcha de moi et me dit à l'oreille, vous monsieur qui savait tant dompter un cheval , n'êtes vous pas capable de dompter une femme autre de celle que vous avez l'habitude de courtiser.

Elle m'entraina dehors et déposa un léger baiser sur mes lèvres et s'enfuit en riant.

Le lendemain je repris mon cheval et je galopais à perdre la vie.

Elle était là sortant de l'eau.

Je m'approchais d'elle et elle me dis viens nager avec moi.

Je me dévêtis sans pudeur et me plongeais dans l'eau fraiche.

Elle se blottis alors contre moi et posa ses lèvre contre les miennes.

Mes mains prires ses hanches et je la collais contre moi et mon désir laissant.

Nos bouches fusionnèrent, elle mit ses bras autour du coup et ses cuisses enserrant mon basssin elle s'empalla sur moi.

Son fourreau était si doux, si chaud.

La fusion de nos corps était totale, le ressac accompagnait les mouvements de nos bassins l'un contre l'autre.

Je l'a pris dans mes bras, la sortis de l'eau et je l'étendis sur ma cape de soie noire, un de mes seuls biens matériels en ce monde.

Je lui fis l'amour, elle me fis l'amour.

Je sais que tu vas partir bientôt me dit elle, et je t'aime.

Je te veux comme amant et je veux un enfant de toi.

Je pars demain plein sud , je suis le second de Lançarote Peçanha.

Je ne sais pas si je survivrai à cette aventure.

Tu dors dans le lit et j'écris ces mots à la lueur d'une bougie, tu est belle ton souffle est calme.

Notre dernière nuit a été intense. et dans notre orgasme d'adieu nous avons transmis notre amour à ce nouvel enfant que tu attends

Notre fils dort à coté.

Mon amour je ne suporterais pas te te voir pleurer sur le quai et te deviner notre enfant à ton cou observer les voiles de ma caravelles disparaitre à l'horizon du couchant.

Prends soin de mon cheval.

Je t'aime à jamais.

Ton Amour

J

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