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LA BOSSA NOVA

Mariveau

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Récife, plage de Pipa 1° janvier 1957.

Mon nom ne vous dira rien, John Matthew, je suis un petit reporter de guerre de l'Agence Cappa.

Il est 6 heures du matin, premier jour de l'année 1957, je sirote un Gin à la terrasse de mon hôtel, face au soleil naissant se levant au delà de l'horizon. Ce soleil venant de l'Est amenant des rives Atlantiques de l'Afrique cette chaleur lourde et humide. Les flots puissants bleus azur de l'océan vont et viennent inlassablement sur la grève de sable fin. J'imagine un jeu érotique de ces flots inondant cette grève humide. Je peux voir, les falaises plongeant dans l'Atlantique. La forêt tropicale dessine au loin un cordon d'un vert émeraude contrastant avec le lapis-lazuli de ces flots.

La nuit du réveillon a été longue, pleine d'insouciance. Les femmes étaient belles sensuelles. L'alcool a embrumé mon esprit, mais c'est surtout cette nouvelle musique qui ma envoûté. La bossa Nova est tout autant sensuelle de la rumba cubaine.

Mais j'ai maintenant 40 ans, cela fait 20 ans que je parcoure le monde de conflit en conflit. Et je m’apprête à repartir à Cuba où l'Histoire semble à nouveau faire des siennes.

Qu'ai je fait, depuis 20 ans.

Débarquer dans la mythique Shanghai de mes lectures d’adolescent en 1937, fut le commencement d'une nouvelle vie. 1937, à Shanghai, les japonais bombardant la ville, et moi avec mon kodac prenant des photographies des horreurs de cette guerre qui allait déchirer et changer notre vie.

Je ne pouvais me détacher de ce pays, où le papier et l'encre avait été créé. Je restais donc pour témoigner. Puis ce fut Kunming avec son lot de violence, de trahison, de misère , de morts. Je découvrais la douceur de ces femmes chinoises aux techniques si raffinées, dans les bras desquelles j'essayais de retrouver un peu d'humanité entre mes incursions dans la jungle birmane.

1945 la guerre pris fin, mais pas pour moi, je ne pouvais me soustraire à témoigner, je parcourais ainsi l'Asie du Sud Est, de la chaleur moite de l'Indochine aux froids terribles de Corée.

Le besoin de témoigner est devenu une drogue et depuis, de guerre de libération en guérilla, je tente le diable, là où beaucoup de mes camarades et amis y sont resté à jamais, sacrifiés à l'hôtel de l'Histoire diront certain , mais surtout à l'hôtel de leur passion.

Je suis là devant cette plage , la bouteille devant moi est vide.

Les derniers fêtards du réveillon remontent titubant à leur hôtel.

Je suis attiré par une silhouette sur ce ponton.

Une femme magnifique, au cheveux aussi noirs que ceux de la Belle Maryline Monroe sont blonds.

D'ailleurs elle porte la même robe blanche de 7 ans de Réflexion, découvrant un dos à la peau cuivrée, une chute de reins vertigineuse. Cette robe se soulevant devant cette bouche de métro.

Cette robe découvre ses jambes magnifiquement sculptées, et je devine ses seins aux pointes dardés par la brise marine qui se lève et rafraichit l'air moite de cette fin de nuit, ou début de journée.

J'entends cette musique, Bossa Nova, un mélange de samba et de jazz création de l'espiègle et chaude Rio de Janeiro.

La belle me voit, titube- t- elle , non elle danse cette danse sur ce ponton . Je suis fasciné par sa beauté, par la finesse de ses courbes, par la sensualité qui se dégage d'elle. Jamais auparavant je n'avais eu ce sentiment d'un désir si puissant.

J ai désiré des femmes, j'ai aimé des femmes, des femmes magnifiques, mais là je suis subjugué.

Elle retire ses hauts talons blancs, et pieds nus elle continue cette danse. Ses mouvements sont à la fois sensuels et d'un érotisme qui réveille en moi des sensations que j'avais oublié depuis longtemps.

Il n'y a plus personne, nous sommes seuls sur cette plage. Elle m'a vu et me fixe de son regard noir, je ne peux détacher mes yeux des siens. Elle retire sa robe, qui choit sur le bois avec lenteur, comme si le tissu avait décidé de caresser cette femme.

Elle est nue , elle danse offrant son corps au rayons naissant du soleil. Ses hanches, ses fesses sont d'une beauté. Elle est belle et désirable. Puis elle plonge dans les flots.

Je me précipite, sur le ponton, elle nage, non elle fait l'amour avec les flots.

Je la regarde, elle me sourit, et se dirige vers la grève.

Je ramasse sa robe, je la porte à mon visage, elle sent divinement bon, un mélange d'épice et de cannelle. Je ramasse ses souliers et je me dirige sur la plage.

Le sable est encore frais, le soleil ne l'a pas encore rendu brulant.

Elle sort de l'eau, ses longs cheveux noirs dissimulent légèrement ses seins bronzés aux aréoles presque noires. Ils sont fières, ronds superbement proportionné. Sa démarche est féline, je devine son sexe délicatement rasé.

Elle s'approche de moi me fixe, c 'est une magnifique déesse, elle dépose un baiser sur mes lèvres et me faisant signe de la rejoindre elle replonge dans les flots.

J' ôte mes vêtements et me voilà nu dans l'eau, en train de nager au coté de cette naïade.

Les dernières brumes de l'alcool m'ont quitté. Elle s'approche de moi, tourne autour de moi, elle nage lascivement, je suis jaloux des flots qui la caressent. Je m'approche et nous nous embrassons bouche contre bouche tournoyant dans les vagues.

Elle sent mon désir, entoure ses bras autour de mon cou et vient empaler son divin sexe sur mon glaive. Ses jambes enserrent mes hanches. Son sexe humide et chaud enserre le mien tout en jouant des vagues pour aller et venir sur moi.

Je la prends dans mes bras et toujours enlacé en un seul corps je sors de l'eau, et je l'étends sur le sable, m'enfonçant plus profondément en elle. Je vais et viens en elle, lui arrachant des gémissements.

Je me retire délicatement, ses genoux sont légèrement remontés, ses cuisses s'ouvrent , ses mains commencent un balai, au rythme de la Bossa Nova avec son sexe. Je plonge mon visage et mes lèvres ma langue l'accompagnent dans cette danse. Elle gémit, son souffle s'accélère.

Elle se cambre, elle est possédée par un orgasme profond. Je m'allonge à ses cotés et entreprend de la caresser, elle se redresse et ses mains s'emparent de mon sexe et elle entame un va et vient qui me met au supplice. Puis son visage s'approche de ma lance et de ses lèvres elle dépose un baiser sur mon gland. Puis comme un fourreau sa bouche s'empare de mon glaive, elle joue au rythme de cette musique.

Le soleil se fait plus chaud, notre contact aussi.

Elle sent mon envie, et elle en joue. Ses lèvres enserrent la base de mon gland. Sa langue glisse sur fine peau de mon membre parvenu à la limite de l'explosion.

Elle me repousse, et vient à nouveau s’empaler sur moi, sa croupe danse sur mon sexe, je caresse ses seins, je me redresse pour les suçoter, elle gémit. Elle se retire une nouvelle fois pour s'empaler à nouveau me présentant son dos. Elle danse sur moi offrant son corps au soleil.

Elle se retire encore une et me présente sa croupe, appuyé sur les coudes, elle me laisse prendre ses hanches, puis j'introduis ma lance dans son vagin chaud. Des gouttes de sueur, mêlées aux gouttelettes salées de la mer brillent sous l'action des rayons du soleil, dans le creux de ses reins.

J'entame une sarabande endiablée allant et venant en elle. Je vois ses seins fermes ballotés par mes mouvements de plus en plus rapides , elle cambre encore plus ses reins.

Elle sent que je n'en puis plus, elle se redresse, plaque son dos contre mon torse, tourne la tête, je comprime ses seins, nos lèvres se cherchent se trouvent et en un orgasme commun, nous crions notre jouissance, face à la forêt tropicale s'étalant devant nous.

Nous nous affalons. Nous restons encore l'un contre l'autre quelques instants. Je sens son sexe se comprimer comme pour me retenir en elle.

Nous allons, à nouveau nous baigner et nous retournons à l'hôtel comme deux amoureux

Nous prenons un petit déjeuner copieux, au grand étonnement des serveurs, après une nuit de réveillon.

Les yeux dans les yeux nous nous racontons notre vie et nous regagnons sa chambre où encore et encore nous faisons l'amour avec toujours en fond cette Bossa nova

Je ne prendrai plus l'avion, pour des destinations périlleuses, j'ai trouvé la paix, j'ai trouvé ce que je cherchais depuis toujours, je l'ai trouvé.

Mon appareil photo ne servira plus que pour elle.

Source :


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