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Paris- Nouvelle Orléans -Nice

Mariveau

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Défi littéraire n° 2 = Thème imposé : le Carnaval

PARIS-NOUVELLE ORLEANS- NICE- VENISE

Roissy Février 2012

Je viens de prendre place dans l'avion qui cette année va me conduire sur un nouveau lieu de Carnaval.

Cette année, je serais infidèle à ma maitresse, la Belle Venise, et ses frasques libertines de son carnaval. J'abandonne la musique baroque pour le Nouveau Monde.

Je pars à la Nouvelle Orléans, m’imprégner de cette musique envoûtante créole, et les rytme du jazz. Bechett Armstrong et Duke me voilà.

Je m'installe confortablement dans mon siège en classe affaire et avant même le décollage, je me plonge dans Les Liaisons Dangereuses, au grand désarroi de ma voisine de , une belle femme d'une quarantaine d'années quelque peu coincé qui a rougit rien qu'en voyant le titre du livre.

Les derniers passagers arrivent. Je sens alors dans mon dos un parfum qui à chaque fois que je le sens éveille en moi des impressions et des sensations érotiques. Je le reconnais entre tous N°5 de Chanel.

Je lève mes yeux de mon livre et je découvre une femme, non une icône de la femme, un mélange de Rita Haiworth, Laureen Bacall et Ava Garner.

Elle vient de dépasser ma rangée de siège, elle a une démarche féline, des bas de couleur gazelle qui mettent en valeur le galbe parfais des ses jambes de danseuse. Je devine ses bas à couture attachés à un porte jaretelle , sous sa jupe fendue . Elle porte ce tailleur qui à fait la renommée de Coco.

Elle ne se retourne pas, elle porte une capeline noire, des lunettes de soleil à la Claudia Cardinale.

Elle est vraiment féline lorsque avec souplesse, elle s'assoit à sa place croisant délicatement les jambes que je peux admirer en diagonale deux rangées plus loin.

Ma lecture des Liaisons Dangereuses va être quelque peu perturbée pour ce voyage, entre ma voisine qui essaye d'un coin de l'oeil de lire des passages du texte et moi obnubilé par cette beauté fatale.

L'avion décolle première étape Miami, puis direction Nouvelle Orléans.

Le vol se déroule normalement, elle se lève se dirige en ma direction pour aller voir une hotesse, elle a retiré sa veste, et je découvre un chemisier, non en fait ce que je pensais, une guêpière ne faisant qu'un tout avec son porte jarretelle. A ma hauteur je ne peux que fermer les yeux au passages des effluves de son N°5. Elle revient à sa place et me dit à vois basse saine lecture que vous avez là cher Monsieur, en souriant à la femme assises à coté de moi.

Ma voisine rougit de plus belle.

Moi je me fais rêveur.

Je perds de vue la belle dame, et je prends mon vol vers La Nouvelle Orleans .

J'ai réservé dans un hôtel de la vieille ville. A l'accueil, je suis distrait par une odeur, le N°5 , je regarde autour de moi, rien, décidément la belle de l'avion m'a bien troublé.

Il me tarde de revêtir mon costume. J'ai opté pour le costume d'un célèbre corsaire du début du XIX° figure légendaire de la ville Jean Lafitte.

A la différence de Venise, je ne prends aucun masque.

Le soir arrive, je sors, je porte une culotte de peau en peau de couleur noir, une chemise corsaire en soie de même couleur et de petites bottes cavalières.

J'arpente les rues de la vieille ville, de ce quartier français, le nom des rues rappelle l'Ancien Régime.

La musique est partout, jazz, créole cajun. Les femmes sont belles sous leur déguisements aux milles couleurs. Je sens que l'atmosphère se fait lourde, je me prends au jeu. Mes sens sont excités, la musique, les odeurs et les contacts charnels certes furtifs y sont pour beaucoup.

J'avise une taverne, Chez Jean Lafitte. Piqué par la curiosité j'entre.

J'ai l'impression d'avoir changer d'époque, encore un de mes rêves éveillé. Comme dit Franck Herbert dans Dune, le dormeur doit se réveiller. Pour moi, ce ne sera pas le cas.

La taverne est éclairé par de simples torches ou bougies. La musique est un mélange de rythmes créoles et jamaïquain.

La taverne est vide, seulement un barman, en tenue de pirate ce qui me rassure, au fond je devine une silhouette féminine qui se détache un peu dans l'ombre. Je devine seulement un long fume cigarette.

Il y a une serveuse, une magnifique femme, vingt- vingt cinq ans tout au plus, sa beau à la couleur d'un chocolat cuivré. Elle est pied nu, de jolis petits pieds, aux chevilles fines ornées de petits bracelets doré.

Je commande un rhum, deux, trois, elle se met à danser devant moi.

Ma tête tourne, je devine ses hanches, ses cuisses, ses seins à la fois de femme à la fois juvénile. Elle porte un simple loup. Je ne vois que ses yeux, sa chevelure longue et épaisse ondule à chaque mouvement de son corps.

Je me sens transporté, et mon désir prends forme devant elle, elle le voit, elle le sait.

Elle s'agenouille devant moi, dégrafe les liens de ma culotte libérant mon désir, compressé par tant d'excitation. Elle dépose alors ses lèvres sur mon gland, puis délicatement le met en bouche. Commence alors un va et viens de ses lèvres et de ses mains sur ma hampe, dressé comme le grand mat d'un navire corsaire. La silhouette au fond de la salle n'a pas bougé, elle observe, mais je ne sais plus ou je suis.

La belle serveuse, se lève et recommence sa danse, la musique se fait de plus en plus languissante, elle s'approche à nouveau et s'assoit sur moi, non elle s’empale, son sexe est bouillant, humide.

Elle commence une danse sur mon sexe ondulant du bassin me mettant au supplice . Elle me mord au sang la commissure de mes lèvres, je ne réagis pas. Ses ongles me griffent le torse lorsqu'elle se retire et vient s'assoir sur le comptoir du bar. Je m'aperçois que le barman est parti mais la silhouette au fond est toujours là.

Ma danseuse, écarte ses cuisses avec indécence, montrant son sexe complètement rasé. Elle se caresse, écartant ses lèvres et ouvrant sa vulve rosée contrastant avec sa peau sombre. D'une main elle me fait signe, je m'approche et je viens boire à sa coupe. Elle à le goût d'épice de cannelle et de vanille. Elle laboure mon dos de ses ongles je sens les picotement de mon sang. Mon cœur s’accélère. Je sens le flux sanguin taper contre mes tempes mon sexe vibre.

La musique se fait de plus en plus envoûtante.

Je l'a soulève du bar elle s'agrippe à moi me mordant au sang les épaules, elle s’empale je pivote et bousculant d'une main tout ce qui se trouvait sur une des tables je la prends tel quel . Je deviens bestiale, ses gémissements ses cris alliés à la musique qui s'accélèrent dirige mon piston en elle. Ses cuisses enserrent mes hanches, elle le griffe encore et encore, je devine mon torse mon dos mon coup rougit de sang. Je la possède.

Je deviens fous, je la retourne et elle m'offre ses fesses magnifiquement rondes, je m'enfonce en elle.

Je jouis, elle crie et toujours au fond cette ombre.

Elle s'échappe pour mieux me faire face, elle se met à nouveau à danser. Elle tourne autour de moi, me léchant mes griffures, mon sang mêlé de sueur. Je joue avec ses pointes dardées, je torture son bourgeon.

Elle me pousse sur la table vient s’empaler elle commence une danse endiablée avec son bassin. Et toujours cette silhouette qui nous observe. Je malaxe les seins de la belle au travers sa chevelure, mon torse est labouré par ses ongles. Je sens on extase monter, j'accorde mon désir avec son tempo et dans un cri et un râle commun nous atteignons ensemble l'extase amoureuse, issus d'une sauvage sarabande venue du fin fond des Enfers.

Elle s'écroule sur moi, je me surprends à lui caresser ses cheveux, elle ronronne comme une chatte perdue que l'on vient de recueillir. Elle me surprend en m'embrassant langoureusement, nos langues se cherchant se trouvant. Elle garde en elle mon sexe l'enserrant dans son vagin inondé par mon jus intime.

Puis elle part, je reste là, pensif rêveur épuisé . Je devine alors la silhouette passé devant moi.

Je devine qu'elle me regarde mais je ne sais plus où je suis.

Il est tôt ce matin quand je rentre à l'hôtel. Les clients me regardent, les uns narquois, les autres offusqués, certain avec amusement.

Je n'en mène pas large avec ma mine défaite, mes bras et mon torse griffé, ma chemise souillée.

Le réceptionniste me dit dans un français au accents cajuns, bonne nuit Monsieur. J’acquiesce par un grognement .

Je prends l'avions dans quatre heures, direct Paris puis mon Sud Ouest.

Deux heures sous la douche, mais les traces de cette nuit me montre bien que je n'ai pas rêvé, elles mettrons du temps à s'effacer et tant mieux.

Quel Carnaval, l'année prochaine je reviens, je ferai encore une infidélité à Venise.

Dans l'avion point de livre, je m'endors. Mon dos mes bras mon torses sont endoloris.

Arrivée à Roissy, j'attends que tous les passagers descendent. Soudain une main sur mon épaule, un parfum le N°5 au dessus de moi, une femme, la femme du premier jour, tout aussi belle de sa maturité féminine et féline. Elle me chuchote à l'oreille, j'espère que votre dos ne vous fait pas trop souffrir, mais avec une telle fougue, vous avez du outrepasser la douleur. Elle me dépose sur les cuisses un papier. Elle part toute féline.

Non cette silhouette dans cette taverne serait ce elle?

J'ouvre le billet, le lis : la saison des carnavals n'est pas terminée, je n'ai pas de taverne à vos offrir, mais vous êtes le bienvenu à Nice suivi d'une adresse et d'un n° de téléphone.

Le temps de réagir, elle a disparu.

Je descends de l'avion, récupère mes bagages au plus vite et me dirige vers le guichet d'une compagnie intérieur, Mademoiselle dis je pourriez vous changer mon billet pour Toulouse pour Nice?

Oui me dit elle, il me reste une place sur un vol il part dans deux heures, vous avez encore le temps.

Je fais enregistrer mes bagages. Je monte dans l'avion, je prends mon siège, une place est libre à coté.

Soudain je sens son parfum N°5, elle est là me sourit, s'assoit à coté de moi et m'embrasse avec passion. Je réponds à ce baiser.

Décidément tu aimes le carnaval, me dit elle, oui répondis je .

Une voix résonne dans le haut parleur

L'avion décolle direction Nice.

La saison ne fait que commencer, peut être voudra t elle m'accompagner à Venise.

Source :


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