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Lisa

Mariveau

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Guadalcanal 8° décembre 1942

LISA

Allongé sur mon lit dans ce bateau hôpital en route pour Pearl je t'écris.

Nous avons rencontré il y a huit jours maintenant, la flotte japonaise dans le détroit de Tassafongara.

Mon bateau a été torpillé et coulé, j'ai perdu beaucoup de mes camarades, je ne sais pas comment j'ai survécu, mais je suis là car c'est toi qui a été mon ange gardien.

Je me souviens

Ce 8 décembre 1941, lorsque mon Commandant m'a tendu le câble de l'Amirauté, en mettant le navire aux postes de combat, je compris que l’inéluctable était arrivé. Nous étions en guerre.

La veille, notre flotte avait été détruite à Pearl. L'Arizona avait sauté, des amis étaient morts, ceux là même qui se moquaient de moi faisant la nounou pour des convois entre Terre Neuve et l'Islande.

Nous avons reçu alors nos ordres de route, retour immédiat à New York.

Nous sommes arrivés le 12 décembre dans la nuit, New York l’insouciante étaient devant moi.

La statue de la Liberté éclairait encore notre monde. Je pouvais deviner les lueurs d'Ellis Island où tant de générations avaient pris pied pour une vie nouvelle.

Les buildings de Manhattan encore éclairé dessinaient le trait de côte, montraient cette insouciance.

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Nous avons accosté à coté du paquebot Normandie, je me souviens encore d'une traversée entre le Havre et New York il y a quelques années. Que les femmes étaient belles, ne m'en veut pas Lisa.

Le Commandant alla prendre ses ordres, dans la matinée. Il me laissa le navire. Il rentra peu avant midi. Matthew nous allons rester à New York quelques semaines me dit il, nous partirons ensuite pour Pearl.

Notre navire entra au bassin, pour remise en état. La journée je suivais les travaux et le soir je passais mon temps à parcourir cette ville que j'aime.

Noël approchant la ville se paraît de nouveaux atours. Il commençait à neiger.

Je marchais dans la 5° avenue, à chaque coin de rue, un orchestre de l'Armée du Salut jouait des chants de Noël. Les New Yorkais sortaient avec frénésie de leurs bureaux, les New Yorkaises arpentaient les magasins les bras chargés de paquets. Moi dans ma tête, j'avais cette musique de Gershwin « Rhapsody in Blues ».

http://www.youtube.com/watch?v=I9nG2KyEp2A&feature=fvst

Je ressens un choc, ma casquette vole, je me rattrape tant bien que mal et je te vois confuse, tentant de ramasser mon couvre chez, au milieu de pleins de petits paquets.

Je ne vois que tes yeux d'un vert si pure, je devine tes longs cheveux roux, sous cette toque de fourrure. Tu porte un petit manteau vert avec un petit col de fourrure.

Tu t 'excuse, je m'excuse, nous éclatons de rire, je t'aide à ramasser tes petits paquets, et je ne peux que fixer tes jambes si fine. Tu porte des bas de soie fauves, tu as de jolis souliers à lacet.

Puis je vous aider, tu ne refuses pas, je siffle un taxi jaune et nous partons , nous traversons Manhattan, Verrazzano Bridge, Brooklyn et me voilà dans une petite banlieue bourgeoise.

Tu descends du taxi, venez me dis tu . Je n'ose, mais je te suis. J'entre , je suis confus quand tu me présente à tes parents. Ton père se lève et me serre chaleureusement la main, ta mère essuie une larme. Je regarde sur la cheminée et je vois une photo d'un jeune homme en costume de matelot. A coté je reconnais ce fameux télégramme que je ne veux pas que tu reçoives. Je comprends. Je ne dis rien.

J'appelle mon Commandant, Matthews considérez vous en permission jusqu'à notre départ , vous en avez assez fait.

Nous dinons, je ne peux me détacher de ton regard, tu es belle, tu ressemble à Lauren Bacall. Je m'imagine alors être Humphrey Bogart . Nous parlons de ton frère. Tu me demandes si nous nous reverrons. Je demande une adresse d'une pension pour ces quelques jours.

Tu m'accompagne sur le perron et dépose un baiser furtif sur ma joue. Je pars vers les dock préparer le peu d'affaires.

Je passe devant les bars, la guerre est là mais si lointaine pour cette ville, Glenn Miller distille sa musique, In the Mood.

Nous nous sommes revus le lendemain, de longue promenade dans Central Parc, nous rapproche.

Je t'amenais le soir de Noël à la messe de minuit sur l'USS HORNET. Tu étais si belle, tu m'as serré la main avec tant de force. Le réveillon avec tes parents fut emprunt de tant de douleur mais aussi de douceur. Je garde contre mon cœur ce foulard de soie que tu m'as offert.

Les évènements s'accèleraient. Je dus regagner mon bord, dans le Pacifique tout allait mal.

Je t'appelais chaque soir.

Mon Commandant accepta que je quitte le bord ce soir de St Sylvestre, nous devions appareiller le lendemain direction Pearl.

Rejoins moi à cette adresse m'a tu dis.

Ce soir là pour nous pas de réveillon, pas de joie pas rire. Seulement toi et moi.

Nous nous sommes retrouver dans cet hôtel, nous nous sommes embrassés. Tu portais le petit manteau du jour de notre rencontre. Nous nous sommes donnés l'un à l'autre. Je mis un disque .

J'ai découvert ton corps magnifique, tes seins en forme de poire, ta peau de porcelaine, tes longs cheveux roux couvrant des épaules. Nous nous sommes enlacés et caressés. Je t'ai couvert de baiser.

Fais moi l'amour , délicatement mes mains se sont dirigées vers ton saint des saints. Tu t'es cambré sous l'action des mes doigts. Tes jambes se sont délicatement ouverte, me permettant de plonger mon visage pour honorer ta coupe intime. Ton souffle s'est accéléré, de tes lèvres entrouvertes, sortait la chant si doux de tes gémissements de plaisir.

Puis de ta main tu as conduit ma verge vers ta vallée humide. Délicatement je suis entré en toi t'arrachant un gémissement profond. Tu m'as fait prisonnier de tes jambes, te cambrant à chaque va et viens. Nous avons roulé dans les draps se donnant l'un à l'autre.

Tu m'as chevauché, je jouais avec tes seins, tu étais si belle dans ton plaisir. Tu t'es emparé de mon sexe de tes mains, de ta bouche, de tes lèvres. Notre contact s'est plus intense à mesure que l'heure de notre séparation approchait. Nous voulions nous donner totalement, et nous nous sommes donnés. Je t'ai possédé avec puissance enserrant tes hanches de mes mains, ne t'arrachant plus des gémissement mais des cris de plaisir.

Puis notre désir parvenant au paroxysme, assis face à face ne faisant qu'un seul corps j'ai joui en ton corps.

Tu m'as accompagné au port. Tu m'a embrassé, reviens moi, j'ai perdu un frère, je ne veux pas te perdre et tu es resté sur le quai, jusqu'à ce que mon destroyer disparaisse à l'horizon.

Je suis à Pearl, à l'hôpital naval, je n'ai plus de papier pour t'écrire. Je vois une infirmière qui entre dans la salle, je ne la distingue pas.

Mademoiselle, pourrais avoir du papier, je dois finir cette lettre pour l'envoyer à celle que j'aime.

Et la j'entends ta voix, pourquoi gaspiller du papier alors que tu peux me le dire en face.

Elle est là, elle s'est engagée.

Elle dépose ses lèvres sur les miennes.

Nous pleurons.

Je t'aime Lisa,

Je t'aime Matthew

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pour palier la la défaillance de la vidéo pour une meilleur lecture en attente de refondre le texte.

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