Aller au contenu
  • entries
    574
  • comments
    526
  • views
    118,355

Adieu à Aude

Mariveau

444 vues

blog-0654262001334873457.jpg

EYLAU 7 février 1807, 23 heures.

Il neige, demain nous nous battrons devant le village D'Eylau face aux armées russes.

J'écris ces mots car demain, je serai à coup sûr plus de ce monde.

Nous sommes entrés dans Varsovie, le 1° janvier 1807 sous les acclamations des Polonais.

Depuis plusieurs mois, je chevauchais au coté de mon chef à la tête de l'Escadron de Chasseurs à Cheval de la Garde. Nous avons encore une nouvelle fois traversé l'Europe. Cela fait presque trois ans que je suis pas retourné sur mes terres du Quercy. D' Ailleurs qu' y ferais-je. Sinon ressasser mes peines et mes souffrances.

J' y ai laissé pour toujours la bien aimée, elle est morte en couche avec notre premier enfant. Je n'avais plus rien à faire dans ce monde. Mais le devoir a repris ses droits, et j'ai rejoins mon régiment.

J'ai tenté de rejoindre ma bien aimée et mon fils, mais la Faucheuse cette sournoise maîtresse en a voulu autrement. J'ai pourtant chargé à Austerlitz au coté du Maréchal Bessières, face au Chevaliers Garde Russes, mais j'ai survécu ne gardant que des cicatrices sur mon corps. Mais les cicatrices de mon âme, elles ne se sont toujours pas refermées. A Iéna un an plus tard au coté du Maréchal Davout, mais la Faucheuse s'est encore joué de moi.

Nous n'avons plus cesser de combattre et toujours ma volonté de rejoindre ma bien aimée a été mise en échec et je suis toujours là.

L' Empereur a proclamé à nouveau le Royaume de Pologne. Il file le parfait amour avec sa maitresse la belle Marie Waleska.

Le ciel s'assombrit à nouveau à l'Est , l'Armée Russe arrive. J'ai quitté mon régiment et je me suis fait affecté au Régiment de Lanciers Polonais de la Garde nouvellement créé. A la tête de mon escadron, avec ses cavaliers émérites je pourrais enfin rejoindre la femme et mon enfant.

Il neige, l'hiver est rude cette année.

Je suis invité à ce bal, dans le palais du Général Poniatovski. Parmi les officiers généraux et supérieurs, je sens de la réprobation dans leur regard, moi petit capitaine français maintenant en uniforme de lancier polonais. La couleur bleue nuit de ma tunique semble faire réagir les belles dames de Varsovie.

Je suis présenté à l'Empereur, il me dit un mot aimable sur mes état de service, puis il me dit je vous laisse aux ordres de la Comtesse, elle vous présentera bien une de ses amies.

Marie Waleska est une sublime femme. J'élude des questions et je me mets en retrait près d'une fenêtre. Le bal commence, je regarde la neige qui se remet à tomber .

J'entends une voix féminine dans mon dos. Je vous sens rêveur Capitaine. Je me retourne , elle est là

je suis sous le choc, c'est Aude ma bien aimée, ce n'ai pas possible. La jeune femme devant moi sent mon trouble. Capitaine qu'ai je dont dit pour que vous ayez ce regard d'un homme qui a vu la mort. Je reprends mon contrôle. J'ai cru voir une personne que j'ai connu, il y a maintenant une éternité. Elle me sourit, elle est belle avec ses longs cheveux blonds. De jolies boucles descendent sur ses épaules dénudées, seulement couvertes d'une fine étole de soie. Sa robe met en valeur de fines courbes, sa taille de guêpe et sa poitrine si fine presque juvénile.

Mais ce sont ses yeux qui me fascine. Ils sont d'un bleus limpide tel l'eau de la Vistule, sous le ciel bleu d'un hiver.

Capitaine, je connais votre malheur, nous seront deux. J'ai perdu mon mari à Austerlitz, il était russe, chevalier-garde. Madame, je suis vraisemblablement la cause de votre malheur. Elle comprit, mais au lieu de me rejeter, elle me prit la main. Le passé est le passé me dit elle. Faites moi danser mon ami.

Depuis deux ans parcourant le centre de l'Europe de Vienne à Berlin, j'avais appris quelques rudiments de cette danse que l'on appelle ici la Walse.

Devant l'assistance réprobatrice, nous entamons cette Walse, Marie Waleska nous sourit. Je croise le regard de l'Empereur.

Nous avons passé le reste de la soirée à danser et fort tard dans la nuit.

Nous avons danser nous regardant dans les yeux sans prendre attention à l'assemblée.

Nous nous arrêtons nous sommes seuls dans la salle de bal, plus personne, plus un musicien.

Je vous ramène donc chez vous madame, non restez avec moi Monsieur. Je lui tiens encore sa main et irrésistiblement, nous nous sommes embrassés.

Natacha, je t'ai ramené à ta maison, la nuit était avancée, il ne neigeait plus, j'ai posé sur tes épaules ma pelisse et je t'ai pris dans mes bras . Je pouvais sentir ton cœur battre follement contre mon torse.

Dans cette grande maison, les serviteurs avaient laissé un feu d'enfer dans ta chambre.

Nous nous sommes retrouvés là face à face, et à nouveau nous nous sommes embrassés, d'un baiser à la fois fougueux et langoureux. Tu m'a laissé de dévêtir laissant glisser le long de ton corps ta robe de bal. Je découvrais alors ton corps divin. Tu frissonnas , as tu froid, non répondît t'elle, fais moi l'amour. Tu te dirigeas vers son lit et t'allongeas lascivement.

Je m'allongeais alors à coté de toi et je commençais alors à prendre possession de ton corps avec mes mains, ma bouche, mes lèvres ma langue. Je sentais alors ton souffle s'accélérer et des doux gémissements sortaient de tes fines lèvres. Ton corps vibrait, se cambrait sous mes assauts tant tactiles que buccaux. Je goutais à tes seins de porcelaine, aux aréoles rosées et aux pointes carmins dardées par ta jouissance. Je m'abreuvais ta ta coupe intime, aux lèvres si fine. Ma main caressa alors ton pubis au duvet soyeux, avant de jouer avec ton bourgeon. Mes lèvres ma langue, mes doigts se disputaient ton intimité à ton plus grand plaisir.

Mais tu ne voulais pas en rester là et tu me fis mettre sur le dos et tu me rendis le plaisir que je t'avais procuré. Ta bouche s'attarda sur mon torse, suçotant mes seins puis ta bouche s'empara de ma lance avec tant de délicatesse. Tu jouais de tes mains et de tes lèvres, mettant au supplice mon membre dressé comme un étendard. Tu vins alors à me chevaucher, conduisant ma verge à ton antre t'arrachant un gémissement profond lorsque tu t'empalas sur moi.

Le désir et le plaisir nous submergeaient. Nous roulâmes encore et encore. J'étais maintenant allongé sur toi allant et venant lentement et puissamment t'arrachant de nouveaux gémissements de plus en plus fort. Tes jambes enserraient mes hanches. Nos bouches soudées par un indicible amour naissant, nos langues emmêlées, tu te cambrais à chacun de mes assauts comme pour mieux me recevoir. Tu crias ton plaisir lorsque dans un râle puissant, je m’épanchais en toi en longues saccades sous les contractions de ton antre d'amour. Nous sommes restés enlacés longuement et nous avons refait l'amour. Chaque soir après mon service je venais te rejoindre. Nous avons fait l'amour, encore et encore. Tu m'a donné ton corps, et nous nous sommes donnés nos âmes.

Aude ma bien aimée pardonnes moi, je vais certainement te rejoindre, mais jusqu'à maintenant, je le voulais et je faisais tout pour. Mais je ne veux plus, mon pas parce que je ne t aime plus, mais je t aime différemment. J'aime Natacha et je ne veux pas la quitter.

Demain je chargerai en pensant à ma vie passée avec toi, Aude, mais en pensant aussi à Natacha.

Adieu Natacha, je t 'aime tant. Aude prépare toi à me recevoir je vais te rejoindre toi et notre fils.

VARSOVIE 15 février 1807

Je me réveille je suis dans un lit, je reconnais les lieux, un visage me sourit c'est Natacha.

Je me rappelle, la charge dans la neige, les explosions, mes hommes tombants, des amis, une douleur dans ma poitrine, la neige est rouge de sang

J'ai perdu conscience, je vois le visage d'Aude tenant dans ses bras notre nouveau né. Je te rejoins Aude. Non dit elle, tu dois vivre, gardes nous dans tes souvenirs et aime Natacha.

Je suis là, Natacha m'embrasse tendrement.

Port de BOSTON janvier 1809

Nous allons débarqués, j'ai démissionné de l'armée, trop de mort, trop de violence.

Nous allons commencer une nouvelle vie, Natacha et Aude notre premier enfant.

J'ouvre ton médaillon Aude pour la dernière fois.

Natacha me sourit.

Ainsi va la vie

Source :


×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.