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La Belle et le détective

Mariveau

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Je n'aurais jamais pu écrire ce texte sans l'inspiration et l'aide d'une membre de ce forum à qui je dédies cette nouvelle à une Lady , à Lady Rose

New York, juillet 1940

1940s-new-york-kodachrome-07.jpg

Mon nom est Richard Hackett, Je suis détective à Brooklyn, vous me connaissez déjà sous mon pseudo, pris un certain soir de Noël.

Après cette nuit quelque peu irréelle, avec cette femme merveilleuse, j'ai repris la routine des filatures des femmes volages et des maris adultères.

J'aime cette ville, ma Vieille Pomme. Je la parcours de long en large, j'aime ses quartiers, Little Italia et ses pizzas, China Town et ses nouilles sautées, prendre une bière dans ses bars irlandais.

1940s-new-york-kodachrome-20.jpg

J'ai la frénésie des New Yorkais, la crise de 1929 est déjà loin. Sur mon torRne disque, j'écoute du Gershwin, Rapsody in blue.

Il fait chaud en ce mois de juillet, l'atmosphère est lourde ce soir. Au plafond mon ventilateur peine à brasser la moiteur de l'air. Je regarde à la fenêtre, je vois le port, j'entends la cloche du ferry, les sirènes des remorqueurs. Le métro fait vibrer mes fenêtres.

http://www.youtube.com/watch?v=I9nG2KyEp2A&feature=fvst

J'ai éteint la lumière, pour mieux apprécier cette ville nocturne qui s'éveille.

Je me sers un Jack Daniel, j'ai gardé mon feutre, j' ai posé les pieds sur mon bureau, j'ai posé mon fidèle 45 devant moi. Je rêve.

Soudain j'aperçois une silhouette féminine se dessinant dans l'encadrement de la porte.

Un nouveau morceau commence Summer time.

Qui est cette femme?

Elle entre d'une démarche féline et se dirige directement vers moi.

Je devine en contre jour, un corps de rêve. De longues jambes glissées dans leurs étuis de soie noire. Elle porte des souliers à talons dont la brise met en valeur ses fines chevilles.

Ses cheveux coiffés en chignon je découvre une nuque vertigineuse où je me surprends de rêver lui glisser un baiser.

Elle s'assoie face à moi, croise ses longues jambes avec une sensualité qui réveille en moi de telles sensations. Je devine des choses défendues sous sa stricte jupe. Son chemisier aux boutons négligemment ouverts, me fait découvrir de jolis petits seins, mis en valeur par une fine lingerie.

Elle fume nerveusement une cigarette mais même de cette nervosité il ressort de la sensualité.

Ses lèvres sont si fines, on dirait une poupée de porcelaine. Je devine sous ses austères lunettes des yeux merveilleux qui m'envoûtent. Son parfum délicat envahit mon bureau, l'atmosphère devient alors irréelle.

J'entends alors sa voix.

Mister Hackett, pouvez vous m'aider...........................

Moi pauvre détective, ce soir là en acceptant l'aide à cette beauté sensuelle, je n'imaginais pas dans qu'elle aventure j'allais me fourvoyer.

Elle était l'assistante d'un homme d'affaire, spécialisé dans la construction aéronautique.

Cet homme d'origine européenne, avait disparu. Elle était inquiète, elle se sentait suivie depuis quelques jours, mais mes anciens collègues du 8° district n'avaient donné aucune suite.

Je ne pouvais que répondre favorablement aux demandes de cette beauté fatale.

Je ne pouvais m’empêcher de regarder cette femme quittant mon bureau, merci monsieur Hackett.

Je la regardais depuis ma fenêtre cette jeune et merveilleuse femme s'engouffrer dans ce taxi jaune.

Je remarquais alors une voiture se collant derrière le taxi. C'était une de ces voitures utilisées par ses agences gouvernementales.

Je pris mon blouson de cuir, rangeais dans mon holster mon 45 et muni de mes clés je m'apprêtais à prendre mon fidèle cabriolet Packard, mon seul bien.

Je sortais de mon bureau lorsque trois hommes en costume noir me bloquèrent le passage.

Le plus vieux me dit alors laissez tomber cette affaire, une question de sécurité nationale.

Je connaissais ce genre de personnages, les ayant croisés quand j'étais inspecteur à la Criminelle.

Vous ne pouvez plus me donner d'ordre, je suis libre. Soit répondit l'homme à vos risques et périls.

Il avait à peine quitté le couloir, que ses deux sbires me passèrent à tabac me laissant KO sur le sol du couloir.

Mais c'était mal me connaître, et après deux verres de bourbon, je commençais mon enquête.

Je trouvais le taxi, qui avait embarqué ma mystérieuse cliente. Elle l'avait déposé vers les docks et plus rien.

Je me dirigeais donc vers des docks de l'Hudson River.

Je remarquais alors plusieurs véhicules stationnés devant un hangar, je m'approchais d'une fenêtre. Je la vis là attachée à une chaise. Des hommes parlaient fort, j'identifiais leur langue, des allemands.

Je parvenais à entrer dans les lieux et parvint jusqu'à ma belle inconnue. Je la détachais et nous allions sortir, quand des projecteurs éclairèrent le bâtiment. FBI rendez vous. Une fusillade nourrie se déclencha. Un homme apparut et dirigea son arme en direction de mon inconnue. Le coup de feu claqua, et je sentis une violente douleur dans ma poitrine.

Puis plus rien, je me réveillais plusieurs jours plus tard dans un hôpital, l'homme en noir me dit que j'avais été impliqué dans une affaire d'espionnage avec des nazis. Il s'excusa à peine de mon passage à tabac. Je compris qu'elle et moi avions été des appâts.

J'avais regagné mon bureau lorsqu'à nouveau elle réapparut. Elle portait la même tenue que le premier soir. Mon épaule était encore douloureuse, elle défit son chignon lâchant ses magnifiques et longs cheveux.

Mister Hackett je vous dois la vie

Elle s'approcha de moi, et elle vint s'assoir à califourchon sur moi, elle prit mon visage entre ses mains et m'embrassa avec fougue, et passion.

Ses lèvres avaient un goût de cannelle, son parfum était divin et je m'abandonnais avec délice à cette femme. Elle retira son chemisier découvrant ses seins si doux, des seins de porcelaine.

Elle arracha ma chemise et posa ses lèvres sur mon torse, vagabondant, suçotant mes pointes.

Je détachais alors son soutien gorge libérant ses fruits défendus. J'y plongeais mon visage, ma bouche s'emparant de ses pointes carmins qui contrastaient avec sa peau de lait.

Je perçus un gémissement profond, lorsque sa tête bascula en arrière. Mes mains glissèrent le long de ses cuisses, remontant jusqu'à son intimité. Son pubis était doux, son antre humide. Elle se leva, et fit glisser sa jupe le long de ses longues jambes. Elle la poussa avec grâce de son pied.

Elle s'assit sur le bord de mon lit et avec sensualité elle entreprit de retirer ses bas de soie.

Elle retira son porte jarretelle et me fit venir à elle.

Elle entreprit de me retirer mon pantalon, libérant mon désir de chair. Elle l'embrassa avec délicatesse et lui prodigua de subtiles caresses de sa langue de ses lèvres.

J'étais transporté dans un autre monde.

Elle s'allongea lascivement sur le lit et m'offrit son corps. Je n'osais aller plus loin sans l'avoir honorée de mes baisers, m'attardant sur ses courbes, enfouissant mon visage entre ses cuisses.

Je m'abreuvais à sa coupe, suçotant son bourgeon, égarant ma langue sur ses lèvres intimes.

Elle gémissait son plaisir.

Viens en moi mon sauveur, je m'allongeais sur elle, et lentement je pénétrais en elle. Mes mouvements d'abord lents devinent de plus en plus rapides à chaque accoups je la sentais se cambrer pour mieux m'engloutir en elle.

Elle vit que mon épaule me faisait souffrir, la plaie semblait s'être ré-ouverte, tachant de sang mon bandage. Elle me fit allonger et vint sur moi. Me chevauchant jouant langoureusement de son bassin.

Je sentais monter en moi un puissant orage et je me redressais en un ultime effort . Elle plaqua sa bouche contre la mienne lorsque nous atteignirent l'orgasme. Nous restâmes enlacés un long moment à s'embrasser. Nous refîmes l'amour au cours de la nuit.

Au petit matin elle n'était plus là.

Avais je rêvé cette folle nuit. Mais sur l'oreiller à coté de moi, se trouvait un papier, un numéro et une adresse inscrits dessus.

Le lendemain je me présentais à cette adresse, un manoir majestueux digne de ce nouvel héros de comics. Un majordome m'ouvrit, mademoiselle vous attendez.

Elle est là en haut de cet interminable escalier, vêtue d'une robe de soie blanche mettant en valeur sa beauté.

Je lui dis simplement, je vous aime mon inconnue, mais je ne suis qu'un petit détective. Je t aime Richard répondit elle. Veux tu de moi pour ta femme, tel que tu me connais et pas pour ce que je suis là. Mon prénom est Anna.

L'un vers l'autre nous avançâmes, et nous nous enlaçâmes au milieu de cet escalier dans un interminable baiser. Une musique sortait du poste radio, Summer time. Sur le palier nous nous mîmes à danser.

Ainsi la vie du Détective Richard Hackett pris fin.

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