Aller au contenu
  • entries
    574
  • comments
    526
  • views
    120,757

ESTHER ET RICHARD

Mariveau

532 vues

blog-0325824001334872778.jpg

Automne 1846 Charleston Virginie Occidentale

Je me prénomme Richard, j'ai dix ans, et je me promène sur les quai du Port de Charleston.

Je rêve en regardant aller et venir ces trois mats emportant vers la vieille Europe le coton de nos planteur et ramenant tant de belles étoffes qui rendent si belle les femmes de ce pays.

Mon père vogue sur ces bateaux et je l'attends, m'enfuyant de l'école.

Je suis le dernier d'une fratrie de 5 enfants, mes parents ont quitté la France en 1815 pour fuir la répression contre les hommes qui ont servi l'Empereur.

Nous vivons avec mes soeurs et ma mère dans une petite propriété à la sortie de Charleston sur la route de Richmond.

C'est une maison simple bourgeoise, mais pas aussi imposante que celle de nos voisins.

Ce sont des planteurs des Virginiens de souche.

J'aime aller m'amuser avec la petite fille de la famille Etsher, 5 ans, une joile petite fille au longs cheveux longs bouclés.

J'ai son rire, son espièglerie. Mon père lui ramène toujours une petite poupée de ses voyages vers le vieux continent et il me charge avec complicité de lui offrir.

Nous courons dans les champs de coton, rêvons devant les voiles des bateaux partant vers l'Est.

Charleston Eté 1851

J'ai quinze ans, mon père me prends pour la première fois sur son bateau, il veut que je prenne le relais.

Je suis sur le port de Charleston, ma mère et mes soeurs pleurent, je pars pour mon initiation.

Je ne peux détacher le regard de ma petite Esther, elle a dix ans maintenant, elle serre dans ses bras la dernière poupée que je lui ai offerte. Elle m'a donné un petit mouchoir avec ses initiales. Tu reviens vite, j 'aime jouer avec toi.

Je suis parti au hasard de mes périgrinations je suis devenu un homme, la peau durcie par les embruns, halée par le soleil. Je suis maintenant second du bord, j'ai vingt ans et l'insouscience devant moi

Charleston Printemps 1856, mon bateau entre au port, ma mère et mes soeurs sont là mes beau-frère aussi. Mon père est mort dans mes bras et je ne ramène à ma mère que sa malle et sa dernière lettre.

Mon regard est attiré par une jeune fille au cheveux d'or aux boucles de déesse. Une robe blanche laisseapparaitre de jolies chevilles dans des bottines toutes aussi blanche. Ses épaules sont de porcelaine, elle fait tournait sa jolie ombrelle.

C'est moi Esther me dit elle avec l'asurance des ses quinzes ans. M'as tu oublié dit elle.

Comment t'oublier petite fille lui dis, mais je suis une femme maintenant dit elle en riant.

Je passais donc mon temps à galoper à travers la plantation familiale avec elle. Nous étions fait que d'insouscience.

Mais je devais repartir, et le soir de mon départ, elle me dit as tu toujours mon mouchoir, je degraffé ma chemise et sorti ce mouchoir qui avait subit tant de tempêtes mais qui se trouvait toujours sur mon coeur

Elle déposa un baiser sur mes lèvres et me donna le foulard de soie de Chine qu'elle portait autour du cou. Je t'aime je t'attendrai

Je repris la mer

Mars 1861 CHARLESTON

J'ai déjà 25 ans, mon bateau est le dernier à entrer au Port, le Sud fait secession et le blocus du Nord se met en place.

Ma mère n'est plus là pour m'attendre, ni mes soeurs, leur maris sont à RICHMOND la guerre couve.

Esther n'est pas là aussi.

Je prends la route de la maison familiale et de la lantation d'Esther.

Mon bon monsieur Richard me dit un des esclaves de plantation Esther n'est plus là elle est marié et elle vit à Richmond.

Un autre monde s'écroulait devant moi.

Richmond avril 1861.

Je me suis engagé dans l'armée du Sud, j'ai abandonné la mer , pour mon amour des chevaux, je me battrai donc à cheval dans l'Armée de Virginie sous le Commandement de LEE;

Je me présente au bal du président de la Confédération Jerfferson Davis;

Le bal est magnifique, les uniformes sont éclatant, les femmes sont magnifique dans leur crinolines, leur taille serrée dans leur corset.

J'ai 25 ans mais la mer m'a vieilli, mais elle mon Esther , est telle que je l'vais laissé dans mes rêves.

Elle a vingt ans maintenant et danse avec son mari un homme mûr.

La musique s'arrête et cet homme s'approche de moi, vous êtes bien vieux pour être un simple capitaine, je lui rappelai mon âge, oui dit il certe la mer vous a muri ma jeune femme m'a parlé de vous et comment vous aviez été un frère pour elle.

Jeune homme vous servirai dans mon régiment pour cette campagne qui sera qu'une simple promenade contre ces maudits yankee.

Je ne pouvais dégager mon regard d'Esther, qui se tenait derrière son mari.

La tension était perceptible parmis ceux de nos amis qui connaissaient notre amour.

Je pris soin d'éviter toutes danses qui auraient pu me rapprocher d'elle.

Mais alors que je fumais un cigare sur le balcon, elle vint près de moi.

Elle fut direct, je vous aime, toujours je vous aimerai , mais je ne grahirai jamais mon mari, je ne l'aime pas, mais il est mon mari.

Ses yeux étaient rougis par les larmes, sublimant sa beauté de ses vingt ans. Je devinais son corps ses seins couvert par une étole de soie fine.

Je voulu la prendre dans mes bras, mais il ne le fallait pas. Je vous aime depuis toujours lui dis je.

Alors si vous m'aimez, protêger mon mari dans cette guerre qui me fait peur.

Avez vous toujours mes mouchoirs me dit elle, oui répondis je et elle partit sans se retourner laissant tomber au sol son étole.

GETYSBURG juillet 1863

Je vous écris Esther car à la veille de cette bataille, je me dois de vous faire mes adieux. Je suis fatigué de ces tueries. Je galope depuis 2 ans au coté de votre mari, sous le comandement de Jeb Stuart. J'ai tout fait pour protéger votre époux. Mais je sens que la bataille sera décisive.

On est déjà si loin de notre victoire de MANASSAS. Beaucoup de nos amis sont morts, tous mes beau-frère et je crois que je ne survivrai pas à cette dernière bataille. Je garde avec moi mes seuls biens qui me rapproche de vous, votre mouchoir de vos 10 ans, votre foulard de vos 15 ans et votre étole de vos 20ans. Le clairon sonne, je dois rejoindre mes hommes. Je vous aime adieu.

Au sud de Getysburg 5 juillet 1863

J'ai failli non seulement je suis toujours de ce monde, mais je n'ai pu sauver votre mari.

A la fin de cette bataille comme un fou il s'est lancé à l'attaque dans cette charge absurde du général Pickett. Je l'ai vu tomber mais le Général Longstreet m'a interdit de me sacrifier selon lui il fallait encore des officier avec la tête sur les épaules.

Je suis allé tout de même chercher le corps de votre mari, dans un dernier souffle il m'a dit que je devais m'occuper de vous car nous nous aimions depuis toujours.

J'ai failli dans le serment que je vous avez fait. Je pars vers l'Ouest, combattre et si dieu ou diable veut bien de moi j'y resterai. J'ai failli et je vous aime.

APPOMATOX avril 1865

Qu'ai je fait à Dieu pour survivre à cette tuerie. Nous venons de nous rendre à Grant et je suis toujours vivant, j ai bientôt trente ans et je me sens vieux.

J'ai trahi monj serment, je regarde le feu de camp se refleter sur le cuir de mes bottes.

Je sens une présence, je dégraffe ma vareuse eculée et je prends mes seuls biens.

Je les porte à mon visage je sens encore son odeur son parfum. Je sens une présence

Je lève la tête, et vous êtes là.

Vous êtes irréelle, vous êtes belle dans votre robe noire.

Je tombe à vos pieds vous tendez vos mains, je pleure.

Vous me relever et sans un mot vous déposer vos lèvres sur les miennes. Leur goût m'a point changer depuis le jour où j'ai pris la mer pour la première fois il y a 15 ans.

Ce baiser n'est que passion, je t aime me dit elle, je suis à toi.

Ayant été démobilisé, jedis adieu à mes hommes qui repartent dans leur famille. Elle est à mes coté.

J'attelle mon cheval à sa calèche et des cette nuit nous prenons la route de Charleston.

Nous ne nous disons rien, que des regard, que des caresses sur son visage. Tout semble irréel.

CHARESTON mai 1865.

La calèche s'arrête devant ma maison natale, mes soeurs sont là, Esther descend, elles pleurent.

Nous allons nous promener sous les frondaisons et face à la mer à l'endroit même où il y a quinze ans tu m'avais embrasser tu te donne.

Ton corps était sublime, ta peau de porcelaine, tes seins si délicat, tes cheveux des fils d'ange.

Je défit ton corsetlibérant tes seins, offrant ton ventre aux assauts de mes mains de mes lèvres de ma langue.

Nous lèvres fusionnèrent comme nos corps lorsque tu me laissas te posseder. Nous fîmes l'amour avec lenteur, voulant que le temps s'arrêta .

Ton bassin ondulait sous mes assauts comme les vagues sur une grève, tes lèvres laissaient échapper des gémissement .

Je sentais tes mains caresser mon corps silloné de cicatrices comme autant d'épreuves que j'avais passé pour te mériter.

Tu crias ton orgasme quand je rependis ma semence en ton ventre.

Tu crias ton amour et criais ton amour.

Nous nous laissâmes aller au plaisir qui devint de plus en plus intense charnelle.

Tu étais maintenant avec moi pour toujours.

Charleston 1885

Nous sommes là dans la plantation de tes parents Esther et aujourd hui nous sommes là pour le bal des vingt ans de notre fils et notre fille. Nous les avons conçu devant cette baie que nous regardons avec nostalgie.

Nos enfants sont amoureux et nous allons les mariés, ils n'attendront pas comme nous avons attendu

Je te regarde, tu es belle.

Laissons ce bal à nos enfants et leurs amours

Esther, viens alons encore faire l'amour face à la mer.

Je t 'aime, oui dit elle je t aime aussi Richard

Source :

  • Like 1

×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.