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La belle de VERSAILLES

Mariveau

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Août 1685 faisant route vers l'Ile Bourbon.

Je me nomme Pierre de Castelnau, de petite noblesse gasconne, j'aurai pu faire carrière dans le corps des Mousquetaires du Roi, mais j'ai préféré la mer et le vent à la boue des champs de bataille et le service des palais royaux.

J'ai maintenant 30 ans, cela fait déjà 15 ans que je navigue sur les Océans, bravant les tempêtes, les pirates et les maladies.

J'ai découvert tant de choses, tant de couleurs, tant d'odeurs subtiles ou suaves.

Il y a seulement deux jour j'étais encore le second de la frégate de course de la compagnie des Indes, la Sirène.

Nous ouvrions la route à un convoi de vaisseaux de la Compagnie des Indes, lorsqu'ils sont apparus, le combat a été des plus rude, face à ces pirates. Mais les hommes du bord, de robuste marins bretons ont tenu magnifiquement tête. Mais le Commandant a succombé des suites de ses blessures.

Mon navire, puisque maintenant je le commande a souffert, mon équipage a souffert, des hommes fiers, courageux sont morts. Mais la Sirène nous est resté fidèle. Nous faisons route vers l'Ile Bourbon. La voilure a tenu bon.

C'est un bon bateau.

Je me trouve sur le gaillard d'arrière, à coté de mon homme de bar, un homme du Conquet.

Je regarde le ciel étoilé de l'Océan Indien, et je pense à cette nuit d'aout 1683 à VERSAILLES.

VERSAILLES août 1683

Je viens d'arriver à Paris, avec Mon Commandant convoqués par Monsieur de COLBERT, pour recevoir nos lettres de marque pour notre future campagne dans l'Océan Indien.

Nous venons d'armer dans le port de Brest une frégate rapide armée pour la guerre de course afin de protéger les vaisseaux de la Compagnie des Indes.

Arrivé au Louvre, nous sommes reçu par un secrétaire qui nous dirige vers Versailles où le Roi, a pris demeure avec la Cour et le gouvernement.

Nous arrivons face à une splendeur, l'architecture de Le Vaux et Mansart magnifie la gloire du Roi Soleil. Les Jardins de le Notre sont autant d'ilots ou d'iles tout aussi merveilleux que celles que j'ai découvert lors de mes voyages.

Je me sens gauche dans mon uniforme sombre, nous arrivons à l'entrée du royal palais et un mousquetaire nous annonce que nous allons être reçu en audience par Monsieur COLBERT.

Nous traversons la galerie des Glaces, je devine les regards narquois de ces courtisans et courtisanes, se moquant ostensiblement de ma tenue. Je suis quelqu'un de fier, mon grand père n'était il pas un compagnon du bon roi Henri le grand père de notre roi. Et j ai toujours le titre de comte que m'a laissé feu mon père.

La frivolité de la Cour contraste avec la rigueur du Roi, et de sa favorite madame de Maintenon.

Tout est rire, bagatelle dans les recoins du palais, au détour d'un bosquet, d'une fontaine.

Les femmes sont belles, elles sont pour moi de porcelaine , contrastant avec la peau cuivrée des belles créoles, que j 'ai tenu dans mes bras .

Monsieur de Colbert nous reçoit donc il m'impressionne. Il s'adresse alors à ma personne par mon titre, Monsieur le Comte de Castelnau, Le Roi a appris votre parenté avec un compagnon de son grand père, vous allez être reçu en audience publique et il remettra à votre commandant les lettres de marque.

Je ne suis point paré pour paraître devant mon souverain dis-je. J'aime cette rigueur me répondit il

Je traversais la galerie des glaces d'un pas ferme, puissant, les courtisans avaient cessé leur moqueries. Il est vrai qu'à la Cour tout se sait très vite.

Me voilà devant la salle du Trône, je m'incline devant mon souverain, il remet les lettres de Marque et se lève et se dirige vers moi, Monsieur dit il, il me ferai bon plaisir que vous demeuriez avec notre majesté ce soir, avant votre départ. Je dois bien cela au petit fils d'un homme qui s'est battu avec mon grand père.

Il quitta la salle du trône laissant les courtisans à papoter sur ma personne.

Le roi et sa suite pris le chemin du parc et je suivi cette cohorte d'hommes et de femmes piaillant comme des volailles poudrées d'un poulailler .

Je ne fis pas attention au début, mais je sentais un regard me fixant. Je ne vis d’abord que ses yeux. De grands yeux d'un bleu clair , aussi clair que les eaux des Iles lointaines. Je me serai noyé dans ses yeux. Elle avait vingt ans, c'était une jeune femme, à la peau de lait. De longs cheveux blonds bouclés tombaient sur ses épaules dénudées découvrant une gorge divine. A chacune de ses respirations ses seins semblaient vouloir se libérer du carcan du corset qui les enserraient.

Elle faisait partie de la suite de Madame de Maintenon. Elle n'avait rien de frivole dans son attitude, mais il se détachait d'elle un certain mystère.

Je parcourais le parc m'imprégnant de toutes ses nuances de vert, car le bleu allait prendre le dessus pour les deux prochaines années.

Au détour d'un bosquet, ici et là il y avait des couples, qui ne devisaient pas sur la Cour, mais qui étaient plus occupés aux plaisirs charnels.

Soudain une voix douce, au timbre cristallin, m'interpella, Monsieur, il commence à ce faire tard, voulez vos être mon cavalier pour le diner du Roi et pour le bal. C'était elle, c'était vous

Devant tant d'audace je ne pus que baisser pavillon et nous regagnons l'assemblée qui ne manqua pas de faire des remarques à peine discrète. Le roi passa devant nous , s'arrêta et me dit je vous souhaite bon vent Monsieur, et s'adressant à la belle, il dit madame, je vous trouve en excellente compagnie.

Je passais le diner à me noyer dans son regard, je lui racontais mes voyages, elle me parla de sa vie, de petite noblesse bretonne, pour éviter un mariage arrangé, sa soeur l'avait amené à la Cour, où ele résistait aux assauts de prétendants multiples.

Le bal commença, je me sentais goure. Elle comprit mon embarras, et comme une petite fille elle me prit la main et m'entraina en courant vers le parc.

L air de ce mois d'août était lourd, au détour d'une fontaine dont l'eau rafraichissait l'air , elle se mit face à moi, et déposa un baiser sur mes lèvres. Je la retins et la pris contre moi pour lui rendre ce baiser. Je sentais battre son cœur contre moi , et ses lèvres s'entrouvrirent. Ses lèvres étaient sucrées, un mélange de violette et de rose émanait de son cou. Nos bouches se soudèrent, en un baiser de passion de désir emprunt de sensualité.

Pas un mot entre nous, elle me conduisit à sa chambre dans un petit recoin du château.

Elle se dévêtit avec une légère pudeur qui la rendait encore plus délicieuse;

Elle était belle, ses cheveux blonds lâchés cachant ses jolis seins en forme de poire, au aréoles carmins contrastant avec la blancheur de sa peau.

Ses hanches étaient juvéniles, ses jambes aux galbes parfait se prolongeaient sur des chevilles si fine et de si petits pieds . Elle frissonna, mais ce n 'était pas de froid. Elle s'approcha de moi et se colla contre mon corps m'embrassant langoureusement. Elle délaça ma chemise et caressa mon torse .

Je l a pris dans mes bras; l'allongeais sur le lit, son souffle s’accélérait. Je ne voyais que ses grands yeux bleus. Prenez moi dit elle. Non lui dis, je vais vous faire découvrir d'autres sensation et mes lèvres ma langue, mes doigts prirent possession de chaque parcelle de son corps. A chaque caresse, son corps se met à vibrer, elle gémit son plaisir. Elle se cambre lorsque comme le naufragé, ma main aborde son intimité, elle se laisse aller.

Je pince ses tétons dardés par le plaisir, mes mains lui prodiguent les gestes que de belles indiennes m'ont appris pour donner félicité, sérénité et plaisir.

Mon désir est puissant, elle ouvre doucement ses jambes, je sens alors ses mains se porter à mon vît et le conduire à sa coupe de fertilité.

Elle se cambre et je m'enfonce délicatement en elle, elle gémit son plaisir. Sa gangue intimes est d'une douceur infime, je ne peux me détacher de ses yeux , sa bouche entrouverte appelle la mienne. Nos langues se cherchent se trouvent, je vais et viens lentement en elle. Son bassin ondule.

Nous nous enlaçons, et entamons une sarabande amoureuse. Je me retrouve sur le dos , elle me chevauche, son bassin ondule encore et encore. Je caresse ses seins à travers ses longs cheveux.

La musique de Lulli nous accompagne dans cette danse érotique. Les détonations des feux d'artifice accompagnent mes a coups.

Je sens en moi monter une indicible envie de jouir en elle, elle le sent et elle accélèrent son mouvement telle la cavalière qu'elle est parcourant le domaine de son père à brides abattues.

Telle la lave d'un volcan s'écoulant dans la mer dans un jet puissant, mon liquide de vie jaillit en elle lui arrachant un cri de jouissance et moi un râle de plaisir.

Je n'ai pas quitté son regard et nous nous affalons l'un contre l'autre;

Fais moi découvrir les plaisirs que tu as appris de tes voyages.

Elle entrepris à réveiller à nouveau mon plaisir, de ses mains. Puis rougissante, elle me dit une de mes amies m'a appris quelques secrets de l'amour.

Sa bouche si fine s’empara de ma lance , et l'enserrant de ses lèvres elle joua avec ses mains. S a langue courrait sur mon gland rougit par le désir. Elle me fixait toujours . J'étais au supplice. Elle s'allongea sur le ventre me présentant des fesses merveilleuses.

Je présentais mon désir contre elle, je remontais ses hanches et je la pénétrait à nouveau. Son étui soyeux était encore plus humide , bouillant . Elle gémissait à chacun de mes accoups. Je sentais son plaisir, mais je ne pouvais partir sans voir une dernière fois ses yeux. Elle s'allongea sur le dos s'ouvrit une fois encore, me laissant la posséder encore une fois. Je l'embrassais et dans un dernier spasme je m’épanchais une dernière fois en elle.

Elle me dit tu vas partir, peut être ne te reverrais je plus , tu sera mon seul amour, je t'aime et jamais je ne t'oublierai.

Je partis au petit matin, je regagnais Brest et nous partîmes pour cette longue croisière.

Août 1685 Ile Bourbon.

Nous venons de mouiller dans la baie, j'ai clos le livre de bord pour le remettre ainsi que ma fidèle frégate au Gouverneur de l'Ile. J'ai clos mon journal.

Je prends la chaloupe du bord.

Le quai est noir de monde, nos exploits sont arrivés avant nous.

J'aperçois le Gouverneur , ses officiers et les bourgeois de l'Ile, mais je vois qu'une seule silhouette.

C'est elle, elle est là belle rayonnante, ses yeux brillent.

Je salue le Gouverneur, qui me dit, je ne vous présente pas Monsieur, sans protocole, je me précipite vers elle la sert contre moi à lui couper le souffle. Je l'embrasse . Je suis à toi me dit elle, je te l ai dit , il y a deux ans et j'ai tenu parole.

Puis elle se retourne, prends des bras d'une jeune fille, un enfant. Puis me souriant, je te présente ta fille.

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