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Clara- trilogie partie 2

naughty_girl

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blog-0316587001331690584.jpgposté 11/11/09Cette deuxième partie n'est pas tout à fait une "suite" car je remonte dans le temps. Ces faits se passent 1 an avant mon premier texte, seulement 1 ans après la ma rencontre avec Clara. J'ai 17 ans, je suis en terminale.L'ordre n'est pas chronologique certes... mais je pense que seule une forme de désordre peut arriver à donner la sensation de notre histoire.Bonne lecture ;-)**On est en décembre. Ca fait quelques jours qu'on est en vacances et aujourd'hui je suis nerveuse. Mes mains sont moites, depuis des heures.Les jours d'avant je me sentais comme morte à l'intérieur, mais ce matin, je ne sens plus rien. Tout est figé. Je ne sais plus si j'ai hâte, si j'ai peur... ressentir le chaos parfois, c'est être si proche du néant.Je dois la voir. On doit "parler".Un moment déjà qu'on aurait du le faire, et en même temps, qu'est-ce que ça aurait pu changer hein? Qu'est-ce que ça peut changer au fond? Le ciel est comme il est. Dire qu'il est autrement ne le fera pas changer de couleur.Bref, je ressens juste ce stupide besoin de dire les chose. Alors j'ai accepté de la voir, je sais qu'il est grand temps. Aujourd'hui je lui dirai que je suis amoureuse d'elle.Alors je me regarde une dernière fois dans la glace, en vain parce que c'est tellement le bordel dans ma tête que je vois rien, j'en soupire et je sors de ma chambre.Mon père est là, il m'attends pour me déposer à l'arrêt de bus.1 heure plus tard à peu près, j'arrive au café où on s'est donné rendez-vous. Je ne sais pas si j'aime où si je déteste cet endroit. Depuis la première fois où on y est allé, il me fait toujours penser à elle.Je m'avance sur la terrasse, passe entre les tables, indifférente au gens. Et soudain je la vois, assise en retrait, seule. Le regard perdu dans le spectacle de la rue, le soleil lui éclaire le visage. Mon coeur se serre. Elle est magnifique. Elégante, inaccessible. Ces cheveux sont tirés en une longue queue de cheval, ses yeux légèrement maquillés de noir ont l'air de tout savoir, de tout comprendre.Je m'approche et elle me voit et sourit. Je souris aussi et me penche pour lui faire la bise. Dans la chaleur sensuelle de son cou, son parfum est comme une gigantesque claque sur mon visage. Il me rappelle la première fois ou je lui ai fait l'amour.Je ferme les yeux en me disant que je viens de me jeter dans la gueule du loup.Je finis par m'asseoir en face d'elle. Mon regard est fuyant."Tu es magnifique" me dit-elle. Sa voix est profonde et je la sens raisonner dans mon épine dorsale."Tu n'es pas mal non plus..." dis-je, avec une ironie qui cache mon trouble. Je ne veux pas perdre pied.Elle rit. On rit ensemble et commence une conversation banale. Pour reprendre contact. Et ça fait des semaines que je n'ai pas passé un aussi bon moment. C'est une trêve et mon âme souffle.On commande à manger, et on déjeune. Toujours avec des mots inutiles, mais lorsqu'elle éclate de rire, je me dis que ces mots peuvent bien être tout ce qu'ils veulent.Brutalement, elle regarde sa montre et me dit qu'on doit y aller. Aller où? Elle ne me le dira pas.On paye et une voiture nous attends à la sortie. Je ne connais pas le conducteur. Elle monte à l'intérieur, me présente. Ruben, c'est comme ça qu'il s'appelle. Je les vois qui rient ensemble, je ne dis rien.On finit par sortir de la ville et s'éloigner. Dans le sens opposé de chez moi et ça ça me perturbe. On roule un bon moment avant de tourner et de s'engager sur un chemin qui monte vers la montagne. Je reconnais l'endroit, un lotissement résidentiel huppé. Un havre apprécié des grandes fortunes du coin.On monte. Encore et encore et peu à peu les villas autour de nous se font plus rares. Bientôt il n'y a plus rien. Je ne suis pas très rassurée. Finalement nous arrivons au sommet de la montagne où trône une énorme villa, bien connue ici. Elle est à un homme richissime, sinistrement célèbre.On dépasse encore la bâtisse pour atteindre un petit plateau surplombant tout au dessous de nous. C'est un terrain vague, à plusieurs centaines de mètre d'altitude et la vue y est spectaculaire. Les flancs de la montagne dessinent plus bas, une vallées profonde, verdoyante. Plus loin il y a la mer, et plus loin encore, l'horizon. C'est comme si nous étions au sommet du monde.Je suis debout face à tout ça et j'entends à peine la voiture qui redémarre. Je me retourne seulement pour la voir repartir. Je regarde Clara."Il nous laisse seules. Il reviendra plus tard" me dit-elle pour répondre à ma question muette."Qu'est-ce qu'on fait là?-Je voulais qu'on soit au calme pour parler..."Je me dis alors qu'entre être dans un endroit calme et perdue toutes les deux au sommet d'une fichue montagne y a une marge. J'éclate de rire. Elle rit aussi. On dirait presque qu'on est les meilleures amies du monde... et pas qu'elle me détruit chaque jour à petit feu.On finit par se calmer. Elle dézippe son pull puis l'étale sur l'herbe un peu humide. Elle porte un top en lycra à fine bretelle. Il dessine parfaitement les lignes de son corps, laissant nue ses épaule fuselé. Sur son torse je vois le haut du sillon entre ses seins. Je prends une grande respiration.On s'asseoit."Pourquoi est-ce que tu m'évites?" demande-t-elle d'emblée.Je respire profondément au changement de ton brutal. Il faut que je trouve le courage. Alors maladroitement j'explique. J'explique qu'il fallait que je quitte l'internat, que je ne pouvais pas continuer... qu'il faut toujours qu'il y ait quelqu'un de faible dans ce genre de relation. Quelqu'un qui finissent par tomber amoureux, quand il faut pas, quand les sentiments ne sont pas réciproques. Et qu'entre nous, cette personne c'est moi.J'ai envie de lui crier que la voir frôler les autres me donnent envie de leur arracher les yeux. Mais je n'ai pas le droit de faire ça. Je n'ai aucun droit. Et je ne lui en veux pas. Si un peu, mais je le garde pour moi. Je lui dis simplement qu'elle ne m'a rien promis, que ce n'est pas de sa faute. Qu'il faut juste du temps. Que je tourne la page et que je passe à autre chose. C'est ce que je dois faire si je veux pas sombrer au fond du gouffre.Elle m'écoute, me demande si c'est vraiment ce que je veux. Je lui dis que je n'ai pas le choix. Et j'ai envie de pleurer. Dailleurs je pleure un peu. Je regarde la majesté de la vue devant moi et ça me donne envie de pleurer encore plus.Elle me regarde, ses yeux pleurent eux aussi. Elle met une main derrière ma nuque, colle nos front."Je n'ai pas envie que tu t'éloignes de moi..."Mon coeur s'accélère à me faire mal, une chaleur diffuse envahit ma poitrine. Jamais elle n'a prononcé ce genre de parole. Elle se penche et cueille mes lèvres.Et il faut 2 secondes pour que ça dégénère.Comme une allumette jetée sur un fétu de paille, nos âme arides de s'être autant manquées s'enflamment. Ses lèvres sont douces, sa langue me rend dingue. Quand elle la passes sur mes lèvres entrouvertes, je mouille.Une petite voix dans mon cerveau, celle qui m'avait répété tous ces jours, que je saurai être forte aujourd'hui, proteste et me dit qu'il faut que je m'arrête. Que Clara est une vampe et que mon coeur va se faire piétiner. Elle choisit ce moment pour lécher mon oreille et pour me murmurer:"Prend moi...".Un bâton de dynamite vient d'exploser dans mon esprit. La voix rébarbative a été pulvérisée dans l'explosion.Je la regarde, vibrante d'une émotion qui m'empêche presque de respirer. Une main vient caresser mon sein, à l'endroit du téton. Elle le pince un peu et me regarde dans les yeux.Je me jette à ses lèvres, et me rut entre ses jambes. Ma main va trouver une de ses fesses, et je la pousse vers moi. Elle se cambre, enveloppe ma nuque de ses bras graciles et le baiser devient fusion. Tout jusqu'à l'air qu'elle expire m'excite...Je m'avance, elle bascule en arrière. Elle est allongée sur l'herbe, moi, penchée au dessus d'elle. Mes main la parcours, lui caresse les cuisses, remontent sur son sexe. Elle ondule, gémit.Mes baiser parcourent son torse, la courbe de ses épaule, je suis boulimique, voudrais être partout à la fois. Euphorique, je baisse sans ménagement le bord de son décolleté. Ses seins sont découverts. La peau si douce, laiteuse et ces tétons durs, dardés... Avec le bout de ma langue, je les titilles. Je sens la brise entre mes lèvres. Elle me regarde, ferme les yeux et bascule sa tête en arrière en gémissant. J'ai envie de la prendre sauvagement, de lui faire crier mon nom jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus...Je défais le short qu'elle porte, lui retire et le jette quelques part dans la brousse. Elle porte un string noir, minuscule. J'embrasse sa chatte à travers le tissus. Il est trempée.Je me redresse et la contemple de nouveau. C'est la première fois que je la vois comme ça, en plein jour. La première fois que je me sens libre de la regarder sans l'angoisse d'être découverte, et de ne pas faire de bruit.Je lui retire le sous-vêtement. La regarde fixement dans les yeux d'abord, pour voir l'éclaire de gène sur son visage. La pudeur. Elle m'excite et je finis par admirer l'intimité de celle qui me rend dingue. Et je jure que j'ai un orgasme cérébrale.Et je baisse le visage. Il faut que ma langue passe la où mes yeux glissent. Depuis le nombres de nos nuits incalculables et clandestines aux dortoirs, je n'ai jamais vraiment fais ça. Pas l'opportunité, et trop d'urgence à posséder l'autre.Je m'approche et finis par passer mes lèvres sur les siennes... J'ai l'impression qu'à ce contact je la marque au fer rouge. Elle, jambes écartées, mon visage dans sa mouille. Je suis en train de faire l'amour à une déesse.Je sors ma langue inexpérimentée encore, et lui lèche la fente. De bas en haut, de haut en bas... je suce, bois, la pénètre.Elle respire fort... sa poitrine se soulève, son bassin bouge. Ses mains sont sur son front, dans ses cheveux, et quand elle me regarde je vois qu'elle est désemparée. Je souris, la langue dure, je la fixe dans les yeux et m'enfonce.Et là, elle gémit. Pas d'un gémissement qu'on concède... d'un gémissement qui échappe, aigu, arraché. La première fois que je l'entends. D'habitude, elle mord mon épaule jusqu'au sang.Là, mes lèvres prennent d'assaut son clitoris. Elles le capturent, aspirent... et instinctivement ma langue se joint à elles pour lui faire l'amour.Elle cri encore plus fort, elle regarde le ciel avec quelque chose comme du désespoir sur ses traits.Je continue ma performance, avide. Elle finit par se redresser sur un coude... et me regarde. Je la suce encore, comme si j'aspirais son essence. Elle met une main derrière ma tête. Elle n'appuie pas."Oh Alex..." gémit-elle seulement.J'accélère les mouvements de ma langue. Et je sens sa chatte qui se contracte sous ma bouche. Elle va bientôt jouir.Je titille son entrée de mes doigts. Elle dégouline. Quand ils entrent d'un centimètre seulement j'entends crier."Oh oui!"La pudeur. Je l'ai vaincue.Je quitte sa chatte, me redresse vais jusqu'à sa bouche. Notre baiser est salé. Dans un même mouvement, je la pénètre. Mes va et vient son profonds, il la remplissent, la dilate. Je sais que c'est qu'elle veut.Ses cris sont maintenant comme une musique de fond, réguliers, et ils se perdent dans l'immensité alentoure.Je m'enfonce à la même cadence, comme un musicien joue en écoutant le métronome. Mes doigts glissent, de plus en plus serrés. Elle va bientôt jouir.Je veux la faire venir au bout d'elle même. Je cherche à l'intérieur, vers le haut. Et je trouve... et je la ravage.Elle cri plus fort, parvint à s'appuyer sur ses genoux. Elle défait mon bermuda, convulsive. Et me fait signe de me redresser moi aussi. Elle plonge sans ménagement dans mon sous vêtement.Ses sourcils se fronce quand elle touche le liquide qui mouille jusqu'à mes cuisse. Moi, je la baise toujours. D'un coup sec, elle s'enfonce, sa main butte violemment sur mon sexe et elle imite mon mouvement. Je serre la mâchoire quand j'ai l'impression de me faire assaillirent par le plaisir. Elle accélère, j'accélère. Nos mouvements se calent l'un sur l'autre, comme s'il y avait un miroir entre nous, comme si nous étions deux reflets, comme si nous n'étions qu'un. On se baise à l'unisson.Je sens ses doigts en moi, il bougent et me prennent, et c'est bon. Je retiens mon souffle tellement c'est bon.Quand je sens les spasme sur mes doigts à moi, j'essaye de me concentrer sur eux, ça y est elle jouit. Je la serre frénétiquement contre moi, pour prendre appuie et la fais venir encore plus fort. Elle cri, me serre elle aussi. Elle me pénètre plus violemment, ses va et vient sont erratiques, secs, ma voix m'échappe. Nos cris se mêlent.Clara l'entend, et une étincelle dans son regard s'allume. Elle jouit, mais me pilonne toujours. Elle y met tout ce qu'elle a. J'ai parfois l'impression que mes genoux quittent le sol...Elle soulève mon t-shirt, je l'aide et le retire. Elle me serre de nouveau, et là où nos sueurs se touchent, ils me semble qu'elle nous scellent.J'aime ce qu'elle me fait, j'aime la sentir profond en moi, j'aime la voir qui me possède. Les idées, les sensations, et les images volent dans ma tête. J'en peux plus, ces doigts me baisent frénétiquement. Je vais jouir... je l'embrasse, sors ma langue...respire son souffle... et finit par gémir dans sa bouche. Mes muscles se contractent autour d'elle. L'orgasme. Et quel orgasme.On finit par s'effondrer par terre. Nos tête se posent sur son pull. Nos chaires brûlantes ont fusionné, et je crois que je ne suis jamais senti aussi entière de toute mon existence. Elle me regarde, et me dis juste."Ne t'éloigne pas de moi..."Mon coeur épuisé se serre doucement. Je la blottie contre moi. Cette fille va me blesser... je le sens. Ce truc entre nous est trop fort. Je l'embrasse sur les cheveux. Et nous restons quelque minutes comme ça, à contempler l'instant.Tout l'après midi, on fait l'amour. Quelques choses à changé, quelques choses qui me bouleverse encore plus. Qui me touche plus profondément encore.Et lorsque, pendant que je la prends, il se met à pleuvoir, que la pluie tombe et s'écoulent sur mes muscles bandés, je la regarde et réalise que je pourrais mourir pour elle.
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Ordre ou désordre, peu importe.Magicienne des mots, tu ne peux pas laisser insensible.Cette passion dévorante, ce feu qui consume, il brule aussi le lecteur...J'ai besoin de lire la suite ...

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Tes mots sont poignants, ils me prennent aux tripes !!!!j'adore

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