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Une soumission soft

Mariveau

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Ils se retrouvaient régulièrement, chez lui, chez elle, dans la nature, à la plage. Ils s'adonnaient aux plaisirs avec intensité, sensualité, volupté.

Ils aimaient prendre le contrôle l'un sur l'autre et inversement, chacune de leur rencontre était un nouveau jeu.

Aujourd'hui, il est son esclave.


Elle est là assise dans son fauteuil Emmanuelle, elle le regarde fixement ses jambes écartées.

« AVANCE !!! me dit-elle d'un ton péremptoire

« DESHABILLE TOI !!!!!!!

Je m’exécute, ses ordres je l'avoue m’excite Elle le sait et fait rouler sa langue entre ses lèvres. Ma verge redouble de vigueur


 APPROCHE !!!!

J'avance précédé de mon désir.

« A GENOU !!!!!

Me voilà à sa merci

« BOUFFE MOI !!!!!!

Le vêtement et les jambes s’écartent pour me laisser le passage. Ma joue frôle l’intérieur de la cuisse, d’abord le bas soyeux mais froid, puis la chair tiède et douce.

J’atteinds l’aine, l’endroit où la peau est la plus souple et soyeuse. Je laisse mes lèvres s’attarder à cette place délicieuse, je respire les parfums de cette peau si délicate. Derrière l’odeur des sels de bains (rose et bois de santal ?) je sens un musc peu entêtant, une senteur animale et boisée.

Le sexe est là, devant mes yeux. Les grandes lèvres ouvertes et charnues laissent partiellement découvertes les petites lèvres roses et luisantes, à demi cachées dans la fente vulvaire.

Mon objectif, le clitoris montre sa tête dans son capuchon. Il est comme une petite perle nacrée et brillante.

Je l’embrasse, le lèche de haut en bas, de bas en haut, de droite à gauche, de gauche à droite, vite, lentement, j’aspire, je tète en prenant entre mes lèvres et mes dents une partie des petites lèvres que je mordille…

je varie le rythme et les mouvements mais n’arrête jamais. Parfois je descends jusqu’ au vagin que je lape avec ardeur, je tends ma langue au maximum pour pénétrer le plus loin possible. Le goût n’est pas désagréable, salé mais ni âcre, ni amer.

Peut-être est-ce cela, "l’ umami" des Japonais? Je pourrais entrer mes doigts dans le vagin et atteindre le point G, mais elle a dit «avec la langue» alors je m’abstiens.

Je reprends mon travail, ou plutôt ma dégustation du clitoris.

Vite, lentement, de bas en haut, de gauche à droite… Combien de temps cela dure-t-il? Cinq, dix minutes, un quart d’heure? Plus?

Je ne saurais le dire, j’ai perdu la notion du temps tellement je suis concentré sur ma tâche. Bientôt j’entends le souffle de ma maîtresse qui s’accélère, je sens le ventre qui s’agite de spasmes de plus en plus forts, les hanches qui se mettent à chalouper…

je dois m’agripper aux cuisses pour ne pas être désarçonné. Soudain, deux, trois râles de plus en plus forts, la respiration saccadée… c’est l’orgasme que je recherchais. Je dois continuer, plus vite, plus fort, plus profond…

À nouveau la respiration haletante, les gémissements, les mouvements désordonnés… elle arque les reins, saisit ma tête qu’elle enfonce entre ses jambes… un nouveau cri, elle se relâche.

Moi je continue de plus belle, en haut, en bas, à droite à gauche, la langue enfoncée dans le vagin. Aspirer, téter… elle se crispe, dévoile sa poitrine dont elle triture les mamelons, les tire, les fait rouler…

Sa respiration est de plus en plus profonde, son ventre se contracte au-dessus de ma tête, ses cuisses s’écartent et se ferment convulsivement, sous ma langue son clitoris devient rigide et j’ai l’impression qu’il grossit, puis elle pousse un grand cri, se tend comme un arc, serre ma tête entre ses cuisses comme dans un étau; je ne peux plus, ni ne désire bouger.

 

Elle se détend, me libère, repousse ma tête et reste alanguie, calmée; j’espère comblée. Moi aussi je reprends mon souffle et mes esprits avec la satisfaction du devoir accompli. J’attends accroupi à ses pieds ses instructions.



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