Aller au contenu
  • entries
    9
  • comments
    38
  • views
    2,314

Mélancolique rêverie

Phoenix

817 vues

Assise dans mon salon avec un thé entrain d'infuser et en écoutant ceci https://www.youtube.com/watch?v=XYoTrI5RE-k , je me demande où est passée la passion, les petites attentions, l'excitation du début. Vous savez ce plaisir/douleur au creux du ventre quand vous retrouver un amant, au tout début.

 

Je suis mélancolique, peut-être. Je voudrais retrouver ces sensations, cette insouciance, cette euphorie des sens. Je veux de nouveau être le centre de l'univers de quelqu'un qui ne prend pas pour acquises, comme si je ne pouvais pas changer d'avis et décider d'aller voir ailleurs, différemment.

 

Dans cet état d'esprit, j'ai imaginé cette fiction.

 

 

J'avais une envie d'évasion, j'ai donc prévu un weekend dans la capitale avec 2 correspondants. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, d'emails en discussions plus longues, ils me connaissent ou du moins connaissent mes envies profondes. Du moins j'aime à croire que je peux discuter de tout et de rien, sans bouleversement.

Nos échanges sont très émoustillants, sensuels mais nous discutons parfois plus sérieusement de ce qui nous tracasse.

Bref dans mon imagination, me voilà en route pour plusieurs heures de trajet.

 

Vu que je suis là pour le weekend, j'ai réservé une chambre mais l'heure du check-in n'est pas encore venue. Je me gare non loin et marche jusqu'au métro. Je me dis qu'ils sont aussi sur le trajet, surement impatients, peut-être ressentent-ils de l'appréhension comme moi.

Nous nous sommes donnés rendez-vous sur un pont enjambant la rivière principale. J'aime regarder et écouter l'eau qui coule. La vue est grandiose, tous ces vieux bâtiments qui ont défiés les âges pour certains et ces arbres qui se balancent dans le vent.

Je me perds dans mes pensées, accoudée à la rambarde de pierre. Les flots sont hypnotiques.

canal-saint-martin.jpg

Un raclement de gorge derrière mois me tire de ma rêverie et je me souviens d'un coup pourquoi je suis là, ou plutôt pour qui.

Je ne sais si ils se sont donnés le mot mais il semblerait qu'ils soient arrivés ensemble. Je les reconnais grace au signe distinctif que nous avions choisi pour être certains d'aborder les bonnes personnes.

Je suis mal-à-l'aise je crois, je me souviens des règles de politesse qui ont profité de leur apparition pour s’effacer de ma mémoire et je leur fais la bise, un peu tremblante.

Nous nous dévorons du regard, avides de faire plus ample connaissance, de mettre un visage, un corps, une attitude sur les mots échangés à l'abri de nos ordinateurs.

 

C'est intéressant de mettre une voie sur la personne. Je suis content d'avoir eu le courage de le faire.

 

Sourires timides, sourires appréciateurs, sourires gourmands.

 

Nous décidons de nous promener dans la vieille ville et discutons de tout et de rien, du trajet, du temps, du plaisir de se découvrir en 3D, de nos fantasmes, de nos désirs. Une discussion en toute liberté, sans lourdeur, sans tabou ou jugement. J'ai presque l'impression qu'ils prennent des notes ;)

 

Je porte une robe-pull rouge (bien entendu) avec une paire de bottines confortables et un duffle-coat en cette magnifique journée d'automne. Le vent est piquant mais il fait radieux.

J'aperçois des yeux appréciateurs au détour des regards, ça me rassure. Je les scrute aussi, détaillant leurs musculatures, leurs courbes et leurs démarches. MIAM ! Très appétissant ! Il semblerait que mon visage est un miroir de mes pensées. Oups ! Mais cela les amuse apparement. Et puis, pourquoi cacher un regard appréciateur ? C'est flatteur non ?

 

Au fur et à mesure, les tensions se dissipent, les corps se frôlent parmi la foule des touristes, des mains se tendent ou s'invitent sur les chutes de reins pour guider, soutenir. C'est agréable d'être le point central, la source de ces attentions. Et puis immanquablement, ma cheville flanche sur les vieux pavés et je manque de me retrouver les fesses à terre, je porte pourtant des bottines quasiment plates. Mais mes articulations difficiles en ont décidés autrement. Je me rattrape comme je peux dans un reflex, 2 paires de bras m'enserrent et me remettent sur pieds. Me voilà tout contre eux, soutenue par leurs corps solides. Leur haleine formant de petits nuages devant leurs visages.

Mon souffle manque plusieurs respiration, la tension sexuelle monte dans une flambée d'étincelles, je lève doucement les yeux et je les vois sourire, très contents d'eux. Ils ont enfin pu se rapprocher sans paraître lourds ou trop empressés. Bon, même si malgré moi c'est moi qui leur en ai donné le prétexte, je ne peux nier cette tension, cette envie de rapprochement. C'était un peu le but de ce weekend ;)

 

Je manque défaillir de plaisir en sentant leurs corps se serrer encore plus, m'emprisonnant dans leur chaleur. Ces hommes émettent un magnétisme puissant qui enflamme l'atmosphère.

Je les remercie et le leur admet que mes hormones sont extrêmement contentes de ce rapprochement physique. Un sourire suffisant fleurit sur leurs visages et leur attitude s'alourdit de désir.

Après tout, nous avons souvent échanger des choses salaces. Donc pas de fausse pudibonderie ici !

 

Nos pas nous ont mené dans un parc assez arboré. Nous décidons de trouver un petit coin tranquille sans trop de passage. A peine trouvé, les mains se baladent, tâtent à travers les vêtements. Mon corps s'enflamme de désir. Une bouche sur la mienne et l'autre dans mon coup, laissent des baisers brulants sur ma peau fraîchie par le vent. Au moment où l'un me presse contre son corps avec une main sur mes fesses, l'autre me mordille la nuque. Je gémis doucement en en redemandant. Mes mains s'égarent sur leurs torses, ne sachant plus qui est qui. C'est si bon d'être ainsi coincée, enveloppée de leurs bras. Mais bientôt des promeneurs apparaissent au détour du chemin, nous obligeant à arrêter nos caresses enfiévrées.

 

Je décide d'aller déjeuner pour prendre des forces et pour nous calmer un peu. Je choisis un restaurant qui a des alcôves, pour plus de tranquillité et pour éviter le brouhaha de la foule.

Nous nous asseyons sur la banquette en demi-cercle et je me retrouve bien entendu entre eux. Pas de fuite possible, c'est ce que disent leurs yeux. Un sourire carnassier me défie de m'échapper mais je n'en ai aucune envie. Avec un sourire de défis, je m'assois en enlevant mon manteau. Ils me dévorent des yeux. Je me sens flattée et gênée aussi.

Nous commandons les plats et les boissons.

Nos jambes se touchent sous la table. Le vin arrive avant les plats, il va nous réchauffer un peu.

 

A peine le serveur parti, leurs mains se posent sur mes cuisses. Ce seraient-ils conseillés avant de me rejoindre ? Et moi qui pensait nous calmer ! Elles sont caressantes et chaudes à travers mes bas. Je déglutis et essaie de faire bonne figure pour les autres clients de l'établissement. Je reprends une gorgée de vin et soupire d'aise. Ils se font plus insistant et m'ordonne d'écarter les cuisses pour pouvoir faire de plus amples mouvements. Leurs doigts frôlent mes dessous, ils remontent la lisière de mes bas pour venir à la découverte de ma peau. Je soupire doucement d'excitation. Je m'affale quelque peu sur le dossier de la banquette et cet homme à ma droite en profite pour se pencher sur moi et m'embrasser. Un baiser dévorant, impatient pendant que sa main remonte vers de plus douces collines. Je gémis dans sa bouche et ferme les yeux pour suivre ses caresses sur mon corps affamé. L'homme de gauche m'a pris la main et en mordille le bout des doigts et alterne avec de petites succions. Mon imagination les transposent en des endroits beaucoup plus délicats, qui se dressent d'ailleurs d'envie. Ils vont réussir à me faire jouir avant l'arrivée du repas. Comme c'est divin ! Enivrant d'être l'objet de toutes leurs attentions.

Mes mains s'égarent sur leurs propres cuisses, mes ongles s'enfoncent dans le tissu lorsque que mes sensations montent en flèches de plaisir délicieux.

 

Je décide de les exciter aussi, je frotte mes paumes sur le renflement de leurs queues toutes à l'étroit. J'entends leurs respirations accélérer et ils me disent que c'est tellement bon, de continuer, que la situation les excite autant que moi. Ils accélèrent leurs caresses, elles sont plus intrusives, tellement affamées. Ils alternent sur mon clito et entre mes lèvres. Je coule tellement j'ai envie de leurs doigts en moi.

Je leur dis que si ils continuent ainsi, je vais jouir là sur la banquette du restaurant, devant tous les clients. Ils rient et redoublent d'efforts. Je n'en peux vraiment plus de contenir, de retenir mon orgasme. Je gémis de plus en plus fort, comme une petite chatte qui miaule, à ma grande honte.

Celui de gauche a pris le relais avec ma bouche et il aspire mes râles de jouissance quand mon barrage cède. Je ne peux plus accumuler le désir et j'explose sur leurs mains mêlées et dans leurs bouches.

Heureusement il y a beaucoup de bruits, mais quelques clients ont une expression de lubrique connivence, avec des sourires entendus et gourmands pour certains.

 

J'ajuste ma robe comme je peux en voyant notre serveur revenir avec notre commande. Mes 2 amants sont très fiers d'eux. Ils rayonnent de puissance et de satisfaction. On peut surement sentir leur aura sexuelle à plusieurs mètres.

 

Ce prélude promet beaucoup de chose pour la suite de la journée et du weekend. Je me sens en partie charnellement soulagée mais en même temps encore plus excitée. Me retrouver coincée en sandwich entre leurs deux corps puissants et fermes dans un ascenseur ou dans le couloir étroit de l'entrée d'une chambre.

J'essaie de me concentrer sur la nourriture mais ce n'est pas de cette nourriture que j'ai besoin.

J'ai besoin de dévorer leurs corps, d'être caressée, d'être baisée sauvagement, une multitude de fois pour retrouver ma paix intérieure. Et en plus nous connaissons nos désirs les plus intimes, ou du moins une bonne partie.

 

Après le repas, il sera temps de faire mon check-in à l’hôtel. Mais nous rejoindrons-nous plus tard pour la soirée ou est-ce qu'ils me suivront, me promettant de faire beaucoup plus physiquement connaissance ?

  • Like 3


1 Commentaire


Recommended Comments

Guest FBAddict

Posté(e)

On ressent l'envie de passer à l'acte, plus seulement en fantasme. Comme une urgence. Ouvre ta cage Red...

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire
×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.