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Ouvrir ma cage

Phoenix

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Etrange me direz-vous de me sentir en cage dans ma vie. Mais n'avez-vous jamais eu l'impression que quelque chose manquait, que vous n'étiez pas tomber dans la bonne famille, sur la bonne espèce ou dans le bon monde ?

Mon monde à moi est fait d'apparences, de masques que l'ont porte, de boucliers que l'on érige pour protéger et cacher son être véritable. On l'enfui tellement profondément, ce moi originel, on l'habille, on le colore pour tenter de se sentir mieux, de s'incorporer.

Mais notre véritable ne fait que couver sous la surface de notre peau.

 

J'aurais tellement préféré naître dans un monde de fantasy et de magie, de métamorphoses, de milliers de choses sombres et lumineuses, avec de la fourrure, des crocs, des griffes, des pouvoirs qui coulent dans les veines…

 

J'aurais tellement aimé suivre l'appel de la Lune et de la meute par exemple.

 

De rentrer chez moi, retirer mes vêtements en vitesse, pour enfin pouvoir me montrer telle que je suis, libérée, me métamorphoser, four surgir mon âme animale, laisser ma fourrure me revêtir, mon corps se redessiner, tout en douceur, une métamorphose pleine de magie, comme un manteau qui tombe dans les brumes.

Et ensuite sortir, courir comme une folle pour libérer la pression et au détour d'un bosquet, emprunter un des portail entre les mondes.

 

Et me voilà qui débouche dans cette luxuriante forêt. J'émets un appel pour pouvoir repérer les miens, ma meute. Pas ma famille, mais la meute qui m'a acceptée telle que je suis, avec mes forces et mes faiblesses, avec mes certitudes et mes doutes.

 

Quelques loups me répondent, je hume le vent pour capter leurs odeurs et me dirige vers eux.

 

C'est la fête ! Tout le monde est très joyeux, ça saute partout, ça se frôle, se flaire, se mordille, un coup de museau par-ci, une roulade de bienvenue par-là. Nous ressentons tous l'appel de la Lune, cette ardeur qui grandit en nous, l'excitation qui s'éveille et se précise, comme des braises qui couvent.

C'est tellement bon de pouvoir laisser libre court à notre animalité, de ressentir le désir des autres. Si certains font clairement déjà comprendre leurs envies, ce n'est que trop jouissif de se sentir désirée, frôlée, humée.

 

L'alpha donne enfin le signal, les retardataires nous ont rejoins.

Enfin… la chasse… la meute se met en branle… chacun trouve sa place et ses marques et nous voila arpentant les sous-bois à une vitesse folle. L'excitation de la chasse se répand même si nous n'avons encore rien flairé. Je me grise de la vitesse de mes pattes, je sens des corps chaud et soyeux me frôler, les buissons me fouetter, les pierres m'entailler quelques fois. Je respire à plein poumons et laisse s'écouler ces journées de stress de mon corps.

 

Des bruits étranges parcourent la forêt, nous ne sommes pas seuls, on nous observe derrière la brume, la forêt est vivante après tout, mais aucunes créatures ne vient interférer. Quand soudain, ça y est, l'alpha a flairer un gibier, l'excitation grimpe encore d'un cran, c'en est presque sexuel.

Nous prenons notre formation et nous attaquons !

La proie est neutralisée et nous nous nourrissons en fonction de la hiérarchie.

 

Je suis toute barbouillée. Nous trouvons une clairière avec un filet d'eau claire et un beau soleil couchant qui se démarque du feuillage, laissant des marques comme imprimées sur notre peau.

Repue, je reprends ma forme humaine et essaie de me débarbouiller le visage, accroupie près du ruisseau.

 

Les autres loups et louves se rapprochent et se frotte mutuellement, les corps s'échauffent, le désir grandit avec la fin du jour et l'excitation de la chasse.

 

Un grand loup aux cheveux bruns s'approche de moi, il a un corps magnifique, tout en muscles. Un côté sombre émane de lui, une énergie charismatique me happe. Je ne saurais dire si il est obscure ou lumineux.

La Lune s'est levée et se reflette dans ces yeux de loup. Il a un sourire ravageur, il est très sure de lui et il se déplace comme si la forêt aller s'écarter pour lui, ce qu'elle ferait probablement.

Il envoie des ondes de plaisir autour de lui, dans le but de m'exciter.

Mon corps se meut de lui même en s'approchant de lui. Mon désir qui couvait dans le creux de mon vente se réveille en vrombissant, tel un feu de forêt ravageur.

Je n'ai qu'une envie, qu'il me touche enfin.

 

Mais cela ne me soulage pas, au contraire le désir augmente encore, des frissons me parcourent l'échine et manque de me faire tomber. Mais il me rattrape d'un bras puissant et je me retrouve acculée entre son corps bouillant et dur et le tronc rugueux d'un arbre.

Dans ses yeux, le triomphe du vainqueur, comme si il y avait eu un combat. Mais j'étais consentante dès le départ, mon loup.

 

Il se penche vers moi et me dévore littéralement avec ses baisers, il semble affamé.

Mais pas de nourriture cette fois ;)

 

Je m'enroule autour de lui avec mes bras et mes jambes, mettant de ce fait, nos intimités en contact. Etant agrippée à ses hanches, je peux sentir le bout de son gland qui m'effleure les lèvres. Il descend la tête entre mes seins tendus et vient lécher mon téton. Je rejette la tête en arrière sous les aiguilles de plaisir qui me traverse de part en part. Le loup bouge le bassin pour me caresser avec sa queue tendue pendant qu'il lape mes seins. Je m'accroche à sa tête, mes mains passant dans ses cheveux.

 

Tout autour de nous des couples ce sont créés, pas seulement des couples de deux mais de trois ou quatre aussi. Des soupirs et halètements de plaisir s'élève entre les arbres, une vrai orgie de sexe.

Des mains qui caressent, des bouches qui dévorent des seins ou des queues fièrement dressées, des sexes qui pénètrent et qui se font pénétrer avec ferveur. Des louves qui s'embrassent ou qui se lèchent, des loups qui se baisent, faisant honneur aux deux sexes.

 

Un loup s'approche de nous, doucement, quémandant l'approbation du mâle dominant.

Il fait semblant de ne pas l'avoir vu et lui tourne le dos, lui signifiant d'attendre.

Me revoila sur mes pieds, les jambes flageolantes, il me retourne rudement et me coince entre l'arbre et lui. Une main me tenant par la nuque, il coulisse sa queue entre mes fesses. Sa liqueur l'aide à bien glisser. Il titille ma rosette au passage.

Je me tortille et mes seins viennent frotter l'écorce rugueuse du chêne. Aaahhh, mon désir se transforme en lac de lave.

Le loup attrape sa queue à pleine main et s'enfonce en moi, écartant mes chairs serrées et humides.

Il commence un va-et-viens lent mais tellement puissant qu'il en fait trembler les feuilles.

Le loup à côté de nous, se masturbe en nous matant, espérant participer.

 

Des cris de plaisir et de jouissance mâle et femelle retentissent sous la voute céleste. Les flammes glacées de la Lune illuminent les corps brulants.

 

Mon mâle accélère la cadence et me lime vraiment. Un pouce aventureux s'ouvre un passage serré entre mes fesses, appuyant sur la parois vers mon vagin, augmentant mon plaisir et le sien. C'est tellement intense ! Je ne sais plus où je suis, ni qui je suis. Juste une femelle baisée, oui littéralement, et bien baisée par son mâle.

 

Il décide de changer de position et me retourne d'un coup vif, me voila face à lui.

J'attrape sa queue et le branle, ma main tournant autour de son membre chaud dressé.

Il se laisse tomber en m'entrainant dans sa chute. Me voila face à son bâton de chair, si tentant.

Je rampe vers lui, son regard pétillant d'anticipation. Je le prends dans ma bouche, gourmande de sa chair. Je le suce, l'enfonçant parfois plus loin.

 

Les mains douces d'une louve me caresse, passant sur mon corps, s'attardant entre mes cuisses. Les mains, d'un autre loup cette fois, remontent le long de mes jambes pour s'arrêter sur mes fesses. Je le sens respirer précipitamment. Le loup qui nous regardait, a apparement, reçu la permission de toucher.

 

Il est fébrile et déjà très excité. Il bande tellement qu'il est près à exploser.

Je fait signe à la femelle de rapprocher de ma tête et je lâche la queue du mâle dominant pour venir lui suçoter et lui mordiller les tétons. Sa peau est si douce, un vrai délice de gouter cette délicatesse.

Elle s'accapare la queue libre et lui mordille les bourses, comme un louveteaux quémandant de la nourriture.

 

L'autre loup se colle à mon dos me caressant le cul, sa bite à la main, il s'enfonce entre mes fesses. Doucement, il se fraie un passage dans cet endroit obscure. J'émerge de la poitrine de la louve en criant de plaisir.

L'autre mâle, pas content d'entendre un autre me faire jouir, délaisse la louve et nous bouscule, nous faisant rouler dans la poussière. Nous sommes toujours emboités, mais moi sur lui.

Le loup brun bondit et me force à me coucher. Il écarte mes cuisses d'un genou et vient se fourrer entre mes lèvres abandonnées trop longtemps.

 

Me voila prise par deux mâles, une queue dans chaque trou et Déesse ! Que c'est bon ! J'ai comme l'impression d'être exactement à ma place, si remplie de plaisir. Permettant au dominant et au soumis, à l'alpha et à l'omega de la meute de se rejoindre à l'intérieur de mon corps.

Un plaisir dévorant nos entrailles, un plaisir qui se répand comme une brume dans la forêt. A travers nos ébats bestiaux, nous pouvons entendre d'autres espèces râler de plaisir, cachés à nos yeux.

Les autres créatures nous accompagne sous la Lune, partageant notre ardeur.

 

Leur propre ardeur s'ajoute à la nôtre et nous amène à la jouissance. Je sens gonfler les deux queues qui me labourent, ils sont prêt à répandre leurs liqueurs. Quelques soubresauts encore et la lave de l'orgasme nous purifiera.

 

Notre jouissance s'élève jusqu'à l'astre de nuit. Toute la meute hurlent de soulagement.

 

 

La tension s’apaise, certains s'endorment sous leur forme de loup, d'autres se collent à eux comme une portée de louveteaux pour profiter de leur chaleur et de la douceur de leur fourrure. Car la forêt se refroidit à l'approche de l'aube.

 

La Lune nous salue et s'en va se coucher, repue de notre ardeur. Les créatures de la nuit se retirent à contre coeur, certaines auraient bien voulu nous gouter à leur tours.

Mais point de griffes et de crocs dans le sommeil post-orgasmique de la meute. Juste un bien-être merveilleux.

 

 

 

Tout ce petit monde finira bien par se réveiller et par devoir malheureusement revêtir son costume d'humain en cachant le sourire carnassier et ambigu du loup.

 

Fermant leurs cages…

 

Jusqu'à la prochaine Lune ;)

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5 Commentaires


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Guest FBAddict

Posté(e) (modifié)

Très joli !

Sang, sexe, animalité, bestialité. 

J'ai couru avec la meute, sous la lune.  Je me suis vu alpha, en toi.

Caius erectus ! Erotic fantasy.

 

 

Modifié (le) par FBAddict

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Wahou voilà un texte qui me parle beaucoup !

Merci et vivement la prochaine lune.

 

(toi t'as du faire des jeux de rôles ;) )

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;) non pas des jeux de rôles mais beaucoup de bouquins fantasy et ils contiennent bcp de passages érotiques, pas forcement aussi explicite mais suffisant pour laisser vagabonder l'imagination et les sensations.

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;) non pas des jeux de rôles mais beaucoup de bouquins fantasy et ils contiennent bcp de passages érotiques, pas forcement aussi explicite mais suffisant pour laisser vagabonder l'imagination et les sensations.

On ne doit pas lire la même Fantasy alors... il faudra que tu me donnes quelques titres ça m'intéresse ;)

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