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Watchers in the Night

Mein Teil

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Watchers in the Night - part.1 
 
 
Les langues se sont beaucoup déliées à l'annonce de mon départ, j'ai parfois été très surpris par des confessions et des aveux de convoitise qui me semblaient improbables, présentés comme si c'était "anecdotique" et irréalisable.
 
 Il y avait cette petite collègue, la "schtroumphette" blonde aux yeux bleus, 19 ans qui m'a dit espérer me retrouver plus tard sur mon nouveau lieu d'affectation, j'ai mis ça sur le compte d'un élan amical d'une jeunette qui va perdre son "mentor". Je n'ai pas pu m'empêcher de la vanner sur le fait que sans moi elle va être perdu, etc...elle a vite retrouvé contenance et on s'est frité joyeusement, fritage où je l'ai senti beaucoup plus tactile que d'habitude.
 
 De fil en aiguille, elle me fait comprendre qu'elle passerait bien une soirée avec moi (enfin "elle ne serait pas contre") , je lui préviens que je ne suis pas un "Prince de l'Amour" et qu'elle peut oublier le dîner aux chandelles : on opte finalement pour une promenade le soir, en plein Paris, comme ça, et on verra bien si un endroit nous plaît.
 
En rejoignant sa bouche de métro, je longe un grand cimetière : il y a un petit vent qui fait bouger les branches, ça me fait lever les yeux et je constate que la lune est pleine. Je me sens Maître de ma Nuit : à accomplir mes devoirs partout où je suis, à porter les masques ici ou là bas, j'ai enfin un moment où je peux être Moi, et Maryline allait me découvrir, pour le meilleur ou pour le pire.
 
On passe un tout début de soirée classique, elle a mis une tenue plutôt sexy au vu du frais ambiant : c'est "comme ça tout le temps ou juste pour me faire saliver ? " Elle rougit mais me décoche son plus beau sourire, passant sa main instinctivement sur sa grande jupe noire avec des bas assortis, et en haut elle a opté pour une veste courte où son cou blanc est parfaitement visible quand son foulard s'éclipse parfois.
 
Je guide nos pas vers ce cimetière, on en fait le tour, je cherche la faille de l'enceinte tout en discutant mais je commence à me sentir en ébullition à l'idée de nous y introduire, je lui fais part de mon envie.
 
Après lui avoir fait comprendre que je ne bluffai pas et en lui dissipant quelques craintes, je lui propose le plan : on déplace la poubelle là bas ici, une fois en haut on s'aide de l'arbre pour se stabiliser et le tour est joué : elle est toute rouge, à croire que c'est la première bêtise de sa vie !
 
Et la soirée est loin d'être terminée.
 
 

 

 

 

Balada+Triste+de+Trompeta+Premiere+Madrid+a43BFF6KZbrl.jpg

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8 Commentaires


Recommended Comments

Nous attendons patiemment la suite maintenant. 
...
Ah oui, au fait, très bon début ! ;) 

Modifié (le) par Wendy
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Toujours cet univers tellement particulier et cette ambiance sombre et sensuelle. J'aime bcp et je dois avouer que cette introduction (parce qu'on peut parler d'introduction n'est-ce pas ? Voire meme de mise en bouche) éveille fortement ma curiosité !

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Merci à vous !

Oui c'est bien une intro, j'ai un pavé (de marbre pour le coup) en préparation, mais faute de temps pour m'isoler, ça n'avance pas aussi vite que je le voudrais !

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(Ce texte est très long, je ne l'ai volontairement pas fractionné pour que le récit évolue avec la musique jointe)

 

 

Quelques acrobaties plus tard, nous voici dans l'enceinte et ses trésors de marbre et d'os.

Nous prenons le temps de nous approprier les lieux, en prenant les grandes allées à peine éclairée par la lune, parfois un peu plus par les rayons étouffés d'un vieux lampadaire duquel virevoltent des papillons de nuit.

Elle se détend et me prend la main sans me regarder : je me sens bien ici, son contact me rappelle qu'elle a sûrement des attentes me concernant.


"Alors qu'est ce que tu attends de moi Maryline ?

- La même chose que toi." 

L'effronterie appuyée d'une légère pression de son bras m'incite à ralentir la cadence : d'un mouvement circulaire je la ramène face à moi, son sourire dessine un croissant luisant.

"Toi aussi tu es venu sacrifier une jeune vierge ?"

Rires étouffés, complicité, elle prend le parti de s'enfouir entre mes bras, ce qui crispe une partie de mon visage.

Je pense qu'à ce stade elle se berce encore d'illusion sur ce que je pourrai être.


Regarde autour de toi, il n'y a pas de cheval blanc.

Elle ne voit pas non plus les formes éthérées qui viennent jauger les intrus.

Je négocie avec eux, je veux qu'elle passe un bon moment malgré tout :
 Restez dissimulés mes chers minions, et jouissez du spectacle de la vie un instant.

Un spectre parmi les spectres, j'ai tout de même cette chance d'avoir cette enveloppe corporelle qui me permet de glisser mes doigts dans sa chevelure.

Je crois qu'elle m'embrasse la clavicule, je ressens cette sensation du Voile, du Voile qui glisse.


Regarde autour de toi, il n'y pas de lapins, pas d'écureuils.

Elle a besoin de ce baiser, alors je lui relève le menton et nos lèvres se rencontrent, ma main reste ferme derrière sa tête, l'autre vagabonde sur les parties découvertes de son corps.

"Déshabille-toi."



Elle croit que je plaisante alors je me tourne de manière à me faire harceler par un filtre de lumière, qu'elle puisse se laisser percer par tout le Désir qui m'anime : ces puits verts de concupiscence peuvent aussi la faire fuir.

L'heure du Choix.

Elle biaise et bégaie un peu :
 

"Tu n'as aucune obligation d'être une vilaine petite fille, pas de panique, on repart". Le ton est complice, un brin provocateur sans doute ! Je lui fais une petite caresse sur le menton et me dirige vers notre mur de départ.

Elle déambule doucement puis s'arrête. Je perçois la déchirure des lambeaux de sa Raison et le martèlement de nos pulsions affamées qui s'accordent dans une vicieuse mélodie.

Elle ne peut s'empêcher un coup d'œil circulaire avant d'enlever son haut, elle le fait sous l'impulsion d'une excitation qui saccade ses mouvements.


"Et toi tu ne te déshabilles pas ?" Je secoue juste la tête avec un demi -sourire.

Son soutien
-gorge foncé retient avec peine une magnifique paire de seins couleur albâtre.

Elle finit enfin en sous vêtements, remets vite fait ses chaussures et se frictionne les bras.


"T'es pas chez le docteur ici, donne-moi le reste.
- Mais et toi ?
- Moi je vais m'occuper de toi."

Je sens son corps tressauter, le froid sans doute. Je la laisse réfléchir en rassemblant ses affaires et je vois du coin de l'œil qu'elle passe ses bras dans son dos, pendant que je renifle son foulard avant de le poser sur une de mes épaules.

Je bloque un instant sur cette poitrine aux tétons durcis, puis sur ses doigts qui font glisser le tissu des hanches aux chevilles, dévorant du regard les formes offertes quand elle se penche.

Elle vient aussitôt m'embrasser en se collant à moi, pour y trouver Plaisir et chaleur.

Nos langues s'embrasent, mes mains viennent explorer dos, fesses, cuisses puis j'enlève ma ceinture.

Tout en l'embrassant, je laisse le froid de l'acier et le chaud du cuir glisser entre ses omoplates, puis effleurer ses fesses.

Je lui attrape
vigoureusement une cuisse et la redresse, ce qui lui vaut un hoquet de surprise, son souffle se fait long quand ma main pétrit furieusement sa fesse, à moins que ce ne soit lorsque je lui mords le cou ?

Ma main griffe sa cuisse et deux doigts viennent se poser sur son sexe, non pas pour s'immiscer mais juste jauger si elle se sent parée pour la suite : son gémissement quand je lui effleure puis écrase son clitoris me confirmeront que oui.

Je remonte ma main en enveloppant sa poitrine puis pince de plus en plus fort un téton : un nouveau gémissement qui grimpe, mon bras en soutient derrière s'oriente vers la raie de ses fesses pour que mon majeur puisse y caresser le haut, la ceinture toujours entre les doigts.

Je lui agrippe la chevelure pour un baiser à mi chemin entre la fougue et la bestialité : elle y répond tandis que ses bras m'agrippent, se crispent, se perdent...

Je lui enfonce un doigt devant, mon autre main appuie sur son cul et comme si ça ne suffisait pas, elle se cambre un peu plus.

Je le ressors avant d'y retourner avec un second, avec cette nuance de lui agripper la chevelure et de river mes yeux dans les siens : je sens son souffle sur ma bouche, qui se transforme en gémissement.

Je contiens mon envie de la mordre, l'assemblée éthérée  qui nous encercle est captivée par cette mutation du blanc en noir.

Maryline gémit de manière provocante pour le conclave des Ombres :


Pour eux, je suis le Fossoyeur de leurs envies passées,
Pour elle le Révélateur de ses envies futures.

Je glisse mes doigts dans la bouche, mon regard plongé dans le sien.

Je veux qu'on se souvienne de ce moment.

 

 

Je la fais légèrement fléchir, elle pose un genou en appui sur une tombe et s'affaire sur ma fermeture éclair, se méprenant sur mes intentions.

 

Je lui passe ma ceinture derrière la nuque puis la referme sous le menton, elle me regarde cette fois presque sans stupeur, me cernant de mieux en mieux, se vautrant elle aussi dans la perversion de ce moment.

 

De l'autre bras, je prends ses affaires et passe ce qui reste de ma ceinture sur mon épaule pour la faire marcher juste derrière moi, vêtue de ses chaussures et de cette lanière de cuir autour de cou.

 

"Je veux choisir le bon endroit pour te baiser"

 

Mon timbre de voix posé contraste délicieusement avec cette fureur qui me ravage de l'intérieur.

 

Nous passons devant des grilles, elle a froid, je la mets dos à cette grille après l'avoir frictionnée un court instant puis, défait la ceinture, lui attachant les mains en hauteur : je goûte enfin à son corps, laissant déferler les envies de ma bouche mais je ne la dévore pas complètement, je prends le temps de trouver ce qu'elle aime précisément, ce qui la fait décoller, ce qui la rend Putain sans trop insister à chaque découverte, ses subtiles inclinaisons de doigts, de pressions de langues, d'aspirations avides qui la brûlera à vif quand je déciderai d'allumer le bûcher de la luxure.

 

Après ce traitement, je la détache, lui frotte ces membres parfois souillés de la rouille de la grille : ces baisers sont affolés à la limite de la frénésie teintés de panique, ma seule certitude est qu'elle ne veut pas que ça s'arrête, me laissant le contrôle total.

 

Délectation.

 

Je lui attache les mains devant cette fois et lui emboîte le pas, une main toujours pour la guider.

 

Une tombe m'inspire, une grande croix la surplombe, juste assez bien placée pour qu'elle y pose chacune de ses mains.

 

Nous la contournons, je la détache et lui place de part et d'autres, son corps dans l'allée étroite frémit de froid, je la recouvre de ma grande veste noire, ce qui me donne aussi le plaisir de la remonter et de voir son petit cul tout blanc réapparaître.

 

Je la dévore à nouveau, juste ma bouche : mes mains sont occupées à préparer la suite, en multipliant les options pour ma queue.

 

Je lui mets le feu cette fois, déclenchant cette fois toutes ces explosions en série puis la pénètre sans résistance et nous nous rejoignons dans nos râles nocturnes.

 

Mes coups de reins s'accentuent rapidement, ma main s'abat sur une fesse, mon manteau tombe, son visage se redresse, les muscles de ses bras se tendent sur la croix : le regard sévère des gargouilles n'y changera rien.

 

Nous profanons ces lieux avec un Vice à damner les anges.

 

Dans le tumulte de notre étreinte, je lui ferais lécher cette croix, je la prendrais aussi allongée sur une tombe, sa chevelure éparse parmi des roses fanées, nos ardeurs galvanisées à la vue de nos ombres ondulant à notre rythme.

 

Elle ne se plaindra pas de mes morsures, griffures et restera avec moi jusqu'au bout de ce tourbillon de chair jusqu'à y obscurcir légèrement son âme.

 

 

 

On peut m'accuser de Corruption, Profanation, Perversion : je plaiderai coupable et je connais déjà ma sentence.

 

 

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Vachement bien écrit et la longueur du texte n'est pas un défaut puisqu'il faut pouvoir installer cette ambiance, planter le décor (sans sous-entendu lourdingue ^^) bref c'était bien sympa à lire!

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Epilogue

https://www.youtube.com/watch?v=RxNMVQHOMFE

 

 

Et voici que le tumulte de notre Fureur prend fin,

Et voici que lentement le Collecteur s'approche de moi.

 

 

Nous nous isolons dans une crypte,

Nos corps refroidissent et frissonnent.

 

L'air expiré jaillit de nos bouches, leurs formes sont de plus en plus explicites pour Celui qui Voit.

 

Elle se blottit contre moi, recouverte de mon manteau.

Je sens de moins en moins son odeur, ses cheveux qui glissent entre mes doigts, son sourire s'efface.

 

Je vois cette araignée qui passe sur moi, je sais qu'elle m'a déjà mordu.

Je sens ce venin qui circule, les murs semblent se mouvoir, ça tourbillonne, ça tourbillonne...

 

Mes doigts s'agitent lentement dans le vide, le rouge et le noir palpitent ensemble.

 

Il n'y a plus personne, juste un manteau noir et de la pierre froide.

 

Le Collecteur repart.

 

Il n'y a plus personne, juste des souvenirs brûlants, la rançon spectrale de ce qui a été.

 

La fin d'un cycle.

 

La fin d'un cycle.

 

Et le début d'une nouvelle errance parmis les vivants.

 

Ne m'oublie pas, laisse moi te hanter parfois.

 

 

in_the_graveyard_by_wintersouls.jpg

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