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Mercenaire de l'Amour

Mein Teil

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https://www.youtube.com/watch?v=6538tGj9_jY

 

 

Quand j'ai vu son nom en gras dans ma boîte mail, j'ai senti tout mon corps et mon âme s'embraser ! 

Ma respiration s'arrête, je clique et lis un message de...détresse
 
Elle me parle de son nouvel amour, à quel point elle est amoureuse et que ça lui a fait mal qu'il la trompe et pense que je suis l'homme de la situation pour en parler.
 
Sûrement parce qu'elle a été mon premier vrai coup de foudre et également celle qui m'a fait basculer dans l'adultère il y n'y a pas si longtemps.
 
Elle finit comme ça "Je suis sur Paris demain et après demain pour un anniversaire, je comprendrai que tu ne me répondes pas, je te redonne mon tel, appelle moi quand tu veux"
 
Elle signe par son prénom, c'est pour le commun des mortels très sobre, mais pour moi là tout de suite, je flotte dans un monde merveilleux : elle reprend contact avec moi, elle a besoin de moi et surtout, elle ne m'a pas oublié.
 
Je la rassure en restant par écrit, avec un petit sms pour qu'elle récupère mon numéro : je ne m'enflamme pas, je sais que ça l'effraierai, je sais qu'au final quoi qu'il se passe elle repartira vers l'autre, je vais tenir ce rôle que je lui ai proposé il y a longtemps.
 
Je prépare ma "couverture officielle" pour le lendemain et je me replonge dans ses photos...J'ai l'impression de revenir lentement en barque là où le radeau de la Méduse a dérivé, voir un paysage jadis saccagé par un tsunami qui a retrouvé un aspect très végétal avec d'étranges fleurs de toutes les couleurs.
 
Je me dirige vers le Soleil, je vais bien.
 
Le lendemain, j'ai cet honneur de la récupérer à la gare, mon cœur n'en peut plus, je retrouve tout un tas de sensations diamétralement opposées !
 
La magie d'une gare qui d'un côté te rend fou de joie, de l'autre te renvoie à la peur de te retrouver seul définitivement.
 
La voilà...
 
Ne pas flancher.
 
Ne pas redevenir cet ado brisé, rester l'Homme sur qui elle compte.
 
Elle me fait un sourire timide, je ne sais pas à quoi je ressemble mais mon look a changé : fini la veste en cuir !
 
On s'échange quelques mots avec une douceur surprenante puis on se sourit franchement.
 
Elle reste toujours cette femme Sublime et Fragile que j'ai envie de protéger.
 
J'ose faire ce qui m'a toujours manqué au moment où elle m'a quitté : je la serre dans mes bras, je laisse bien plus que mon affection l'envelopper ! Il fut un temps où le monde disparaissait quand nous nous enlacions comme ça, mais aujourd'hui son cœur est ailleurs.
 
Je chasse cette émotion d'un geste bien mâle en portant son bagage par dessus l'épaule et on commence à parler de sujets légers, le temps de rejoindre ce bar que j'avais repéré.
 
Puis nous parlons vraiment : bien que sa tristesse me perce de part en part, ses lèvres m'envoient des messages plus primaires : je me maintiens dans mes attributions et essaie de rien laisser transparaître, ni même cette haine que j'éprouve envers son nanti de mec.
 
Elle remarque mon regard, je la rassure en poursuivant son récit d'une manière fictive un tantinet comique, elle m'attrappe la main,  (remarque elle l'a peut être juste touchée et j'ai fait le reste ?) elles s'enlacent. je contiens mes crépitements comme je peux.
 
Nous parlons encore mais nos mains ne se lachent plus, je la caresse en douceur.
 
Quand ses pupilles se dilatent , ses lèvres s'étirent, son pouce s'agite très lentement je comprends que le temps d'un battement de cil je suis redevenu cet Homme pour qui elle ressentait ces choses ! Le temps se prolonge, elle se pose à côté de moi et niche son visage au creux de mon épaule.
 
Je sens son odeur, je la serre doucement, je vibre, je suis vivant.
 
Tout disparaît autour de nous, le temps se fige : elle est là avec moi, pour une minute, une heure, une journée, peu importe elle est là !
 
Puis ces quelques mots où il est question qu'elle aimerait bien me retrouver un peu plus tard dans la soirée...Avec une caresse sur ma joue.
 
J'ai l'impression qu'une Reine est en train de s'adresser secrètement à un mercenaire pour une mission bien particulière.
 
Le genre de mission qu'une Reine ne peut confier à un Chevalier, une mission sans aucune vertu où seul le dévouement compte.
 
Elle a raison, je suis l'Homme de la situation.
 
 
 
 
 

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Recommended Comments

 

Je planifie le terrain avec une option hôtel sous le coude, je ne sais pas si on ira jusque là mais la perspective de nous retrouver pris au dépourvu à devoir se ruer l'un sur l'autre dans un lieu public sans possibilité de repli ne m'enchante guère !

Je retourne sur mon lieu de travail où je récupère ces diverses petites surprises qu'elle n'aura jamais pu voir auparavant.

Le tout contient avec peine dans un grand sac noir, je passe devant le miroir : je suis pas top bien rasé comme elle aime.

"You fuck my wife you fuck my wife ?"

Pour que je commence à faire le débile devant la glace, c'est qu'il y a de l'enjeu !

 

Plus je m'approche du rendez vous, plus je deviens serein sur le déroulement de la rencontre, j'ai certainement ce sourire d'effronté qui apparaît.

L'ado brisé est parti jouer de la harpe, ici il va bientôt se jouer une musique bien plus enivrante.

Elle me rejoint, sa tenue a changé ! Et ses prunelles m'envoient des messages qui me plaisent !

On rediscute un peu et elle voit le sac :

 

"T'as quoi dans ton sac ?

 - Mes affaires de voyage."

 

Je me pose à ses côtés et passe une main dans ses cheveux noirs : elle esquisse un sourire puis entame une petite moue, cherche ses mots...

Je sais qu'elle se sent obligée de me rappeler que son Royaume est ailleurs mais je pose mon index sur sa bouche, en déniant doucement de la tête puis lui sourit pour la rassurer : j'essaie de lui donner l'impression d'avoir le contrôle sur mes sentiments, objectivement je suis juste prêt à en assumer les conséquences.

Mon index descend et lui ourle légèrement la lèvre inférieure.

C'est là que ma bouche se referme sur sa lèvre, c'est là que le Frisson vient me secouer un instant, c'est là que je me sens de plus en plus vivant !!!

Nous marchons main dans la main jusqu'à l'hôtel, je me sens tellement sûr de moi que je ne vois rien venir : elle verbalise sa culpabilité sur ses envies et ce qu'elle est en train de faire, je détends l'atmosphère :

"Ce n'est pas parce qu'on va tous les deux à l'hôtel en ayant envie l'un de l'autre avec un sac rempli de sex toys qu'on va forcément faire du sexe !"

On rit, on convient d'un massage ce qui est au final reculer pour mieux sauter, on le sait très bien qu'une fois qu'elle me laissera poser ses mains sur elle, elle sera la passagère de ses Envies et à bord du Char de la Passion, le conducteur sait très bien manier le fouet !

C'est sa façon à elle de céder à petit feu, avec peut être cet espoir secret que je la ramène au raisonnable.

J'ai déjà été beaucoup trop raisonnable !

Et je ne suis qu'un Mercenaire...

Finalement le massage ne se fera pas tout de suite, il s'installe un moment de pur tendresse où elle se blottit dans mes bras, nous ne parlons plus : je profite de chaque instant, ma bouche dérape sur ses oreilles mais je ne le fais pas exprès, ou presque.

J'articule dans le vide tous ses mots doux, je parle à son âme, je veux lui dire à quel point je suis heureux d'être avec elle là.

Une de mes mains vient caresser un des endroits complexé de son corps, une des siennes vient cheminer sur une partie qu'elle affectionne.

 

En fait, nous faisons déjà l'Amour.

 

 

 

 

 

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je me fais un brin indiscret dans se texte plein de tendresse et de douces saveurs.

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Nos corps se réapprivoisent, fusionnent à nouveau.
 
L'appel de la Morsure
 
Nous grimpons tous les deux quand ma mâchoire se referme sur son trapèze, une morsure où je lui injecte tout ce que je ressens : du bon, du mauvais mais le tout avec une telle fougue qu'elle se cramponne, une main sur mon épaule et l'autre sur ma fesse, ses ongles cherchant à laisser une marque.
 
Nous laissons exploser nos désirs de possession mutuels, la douceur laisse pudiquement place à de la sauvagerie passionnelle : nous basculons l'un sur l'autre, je la mords, elle gémit, elle me griffe, je lui enlève rageusement sa culotte elle me mord la lèvre et me chuchote des suppliques, des ordres, je lui répond par des gestes fermes, parfois selon ses désirs manifestés, parfois selon ses désirs enfouis.
 
Nous respirons bruyamment , elle laisse échapper son premier cri quand d'une main je lui bloque les poignets au dessus de sa tête et que deux doigts s'engouffrent dans son sexe, je finis de faire basculer sa tête en arrière en l'agrippant par les cheveux, ma main s'agite sur tout ce qui m'est offert en bas et j'a accès à tout : je veux qu'elle gémisse au gré d'une symphonie , qu'elle se sente tiraillée par le Plaisir dans tous les sens !
 
Un peu plus tard je la pousse contre le mur, elle a les mains écartées, enfin soumise mais toujours haletante : je laisse ma langue glisser sur ses épaules, lappant sur les jolies fresques que mes dents ont produites ! Cela me laisse les mains libres pour enfiler un préservatif, je la vois sourire quand le froissement caractéristique du papier se fait entendre dans cette accalmie.
 
Je lui agrippe fermement la chevelure d'une main, l'autre se cale sur sa hanche : ce sont les émissaires d'un coït brutal, elle le sait et se cambre un peu plus.
 
Ma queue redécouvre son monde merveilleux et le premier coup de bassin se fait très appuyé : je reste un instant profondément en elle en lui suçotant l'oreille, dernier moment de sensualité avant la chevauchée !
 
Je la culbute, il n'y a plus d'autres mots : mon bassin claque contre ses fesses avec une intonation humide, ces effets sonores baignent dans nos gémissements les siens de plus en plus plaintifs, les miens de plus en plus rauques...Une vigoureuse fessée s'abat, une belle marque de doigts sur sa fesse comme si quelqu'un d'autres s'était joint à Nous. Elle jouit rapidement en expulsant ses râles qui me font sentir invincibles !
 
Puis je me laisse aller, un abandon sans retenue où je tremble cramponné à elle.
 
Nos corps bouillonnants s'affalent l'un sur l'autre, mais nos baisers s'enchaînent déjà.
 
L'instant présent.
 
Elle a accepté de venir dans mon monde, nous repartons lentement dans le sien, main dans la main.
 
 

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Nous restons longtemps l'un sur l'autre, la nuit est loin d'être finie !

Je la porte comme "Une Princesse" à la douche, elle choisit l'option esquive du cadre de porte.

 

 

Nous continuons à nous embrasser, comme deux hommes grenouilles risquant l'asphyxie dans les abysses : ces baisers semblent nécessaires à notre survie mutuelle !

Elle me savonne, ses mouvements affectueux sur mon corps me maintiennent dans un état second duquel je ne veux absolument pas sortir : notre bulle de Félicité est le cocon que nos envies et mes sentiments ont tissé.

Je bande parfois mes muscles, je sais que ça la fait sourire ! Elle se met à genou un instant pour me rappeler comme sa bouche est douce, je retrouve très vite cette fougue et nous échangeons les rôles, ça dure, c'est dur, c'est bon.

Je retourne dans la chambre en premier, la tentation est grande de s'écrouler dans le lit mais je m'active en sortant les premiers objets du sac : je veux que cette "parenthèse" persiste dans ses souvenirs, je veux qu'à l'hospice elle puisse raconter à ses copines qu'un jour elle a croisé ma route !

Orgueil, Luxure, ou autre je dissémine les bougies un peu partout, je pose un objet sur le lit qui la fera sourire, l'eau coule toujours, je sais qu'après il faudra qu'elle lisse ses cheveux, j'ai encore un peu de temps pour les allumer !

Je sens le gel douche, la sueur, mais au niveau de ma bouche et de mes mains je sens cette femme qui me fait perdre la tête, je ne peux pas m'empêcher de me passer les doigts sous le nez, ça me refait saliver : je ne suis qu'un animal.

Je me remets en boxer débardeur, elle ne devrait plus tarder, un casque et un lecteur au milieu du lit, moi à une extrémité, je l'attends bien sagement, non non je suis en ébullition !

La voici enfin, serviette blanche, cheveux finalement en chignon, elle sourit en voyant "l'ambiance".

Je fonds.

Elle voit le casque et comprend, se souvient : on s'embrasse de nouveau, c'est doux, sa serviette tombe, forcément je jette un coup d'œil : c'est beau !

Elle prend position, directement sur le dos : je lui passe le casque et ma compile commence, elle sait qu'elle peut fermer les yeux, elle sait que je vais être méticuleux, elle sait que le temps de quelques chansons elle va basculer hors du temps.

La façon dont je vais m'y prendre sera une sorte de sadisme totalement assumée, j'ai ce contrôle sur elle, cette confiance qui va me permettre de nous propulser loin, très loin.

La Mélodie a commencé, nos corps vibrent et mon âme danse.

 

 

 

 

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Modifié (le) par Mein Teil
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Ce lien musical est la transition entre ces textes et le prochain défi sur les péchés capitaux.

C'est aussi une façon de tourner la page sur ce que j'ai été.

 

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Cela faisait longtemps que je ne suis pas passée par ici...
Et comme à chaque fois, c'est dans ta boite de Pandore que je me retrouve, et je te lis avec toujours autant de plaisir. 

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Voilà que je me suis légèrement répandue en "j'aime" sur cette page, mais c'est bien la seule façon que j'ai d'exprimer à quel point j'aime ce que je lis. C'est beau. C'est vivant. Ce sont des mots qui font remonter tant de mes propres souvenirs, de mes propres fantasmes ...
Alors vivement la suite.  

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Merci à toi Impératrice de la fermeture éclair, c'est toujours touchant des retours comme ça quand on y a mis de son essence.

Mais pour ce texte là, il n'y aura pas de suite écrite !

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