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Défi N°7 -thème : "au fil de l'eau"- titre : "De la glace au feu"

dédale

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À peine entré, je ressens encore cette atmosphère glaciale que j’ai quittée ce matin. Ok, j’assume ! Jamais je n’aurais dû te parler ainsi, employer ce ton, maintes fois je t’ai fait ce reproche au sujet de la dosette à café, c’est bénin, totalement insignifiant, mais voilà, je regrette, mes mots ont dépassé ma pensé, ont été bien trop loin pour un sujet aussi futile, et tout ce que j’ai réussi à obtenir, c’est une bouderie !

Et là aussi tu es craquante, tu le sais ?

Ta petite moue, ta bouche en cul de poule, tes joues serrées, rentrées comme pour aspirer dans une paille un verre de grenadine. Ton air sévère, ta posture, droite comme un I, fière, conquérante. Ton regard, fixe, dur comme la glace. Oh, je n’ai aucun doute, ce froid j’en suis l’entier responsable, je plaide coupable et je compte bien briser cette glace !

Je ne suis pas un glaçon.

Toute la journée s’est écoulée. Dure journée au travail où tu ne répondais pas à mes textos, enfin, mon texto, je ne te connais que trop bien, j’aurais pu en envoyer des milliers, inonder ta boîte de messages, que cela n’aurait rien changé : quand tu boudes, rien ne t’atteint, rien y fait : tu restes imperméable à tout ce que je pourrais dire, faire. Non, le principal challenge est ce soir !

« - Hello, me voilà ! »

Tu souffles, soupires, genre « ben oui, j’ai vu, genre : tu me prends pour une débile ! Je n’avais pas remarqué ! », mais au moins, tu réagis, tu me vois, j’existe ! victoire ! Enfin, juste un début de victoire, j’ai juste le droit à une nanoseconde d’attention à mon encontre. Satisfaction personnelle, je sais, il m’en faut peu, mais nous n’en sommes qu’à la source de ce que j’ai prévu pour ce soir, le glacier commence à se craqueler, à fondre, alimentant le petit ru de montagne.

Je me dirige vers la cuisine, empêtré dans mes sacs, je les pose un à un sur la table, attrape un vase pour y déposer les fleurs. Oui ! J’ai acheté des fleurs ! C’est assez bateau comme attitude pour se faire pardonner, je sais, mais le petit miroitement que j’ai aperçu au fond de tes yeux lorsque tu les as vu me conforte dans mon idée.

Mais bon, ce n’est pas tout ! Alors que je te laisse tempêter dans le sofa du salon devant cette chère Christine qui trouve cela « magnniiiiffffaiilllleuqueux ma chériiiiiiie », moi, je sors le grand jeu : hop mon ami le micro-onde reste mon grand complice, pas eu le temps non plus de préparer alors cet après-midi j’ai passé commande chez le traiteur, et voilà ton plat préféré. Je suis un vilain.

Ne résistant pas à l’appel d’un osso-buco, je te vois apparaître dans la cuisine alors que j’installe les assiettes. Si j’avais pu, je serais rentré plus tôt, aurais moi-même préparé ce met avec amour et déjà mis un belle table avant même ton retour, mais la journée fut cascade de rendez-vous, il a fallu ricocher sur le planning, le téléphone et le portable, une journée bien remplie au final, mais une journée qui se termine face à toi qui t’installes devant ton assiette, un sourire qui se dessine lentement sur tes lèvres, je parviens à te faire sortir de ta bulle.

L’air de rien, j’entame la conversation, te demandant comment ta journée s’est passée. Bien sûr, tu me barbotes un début de réponse, refusant toujours d’établir le contact tant que je n’aurais pas présenté mes excuses.

Non !

Je ne suis pas le seul fautif !

Alors je continu mon flot de questions, monologuant, questions restant sans réponses franches de ta part, mais je reste calme, ton jeu est limpide, le mien aussi, nous le connaissons tous les deux. Il n’y aura aucun vainqueur et surtout aucun perdant. Alors dans le courant de ma discussion à sens unique, je te regarde déguster avec plaisir ton assiette, rongeant l’os avec un tel plaisir que cela en devient érotique.

Tu en joues, t’en amuses. Je dois expier ma faute alors tu me laisses mariner.

Tes yeux plongés dans les miens, tu prends le jarret dans les mains pour le porter à ta bouche que tu ouvres doucement, avec délicatesse, tu poses tes lèvres dessus, l’éclat vermillon de ton rouge contrastant diablement avec la pâleur blanche de l’os délicatement pelé par tes soins.

Ta langue commence à en faire le tour, le léchant de façon tendancieuse. De la pointe pour débuter, peu à peu la voilà qu’elle se pose tangentiellement avant de s’enrouler autour pour lentement s’immiscer à l’intérieur afin d’en aspirer goulûment la moelle dont tu raffoles. Oui, tu m’affoles là, et tu le sais ton petit jeu m’accoste, m’atteint, me submerge avec ses bruits de succion à peine voilés. Alors je me jette à l’eau à mon tour, me lève pour poser mes mains sur tes épaules, une onde délicieuse coule en toi alors que ma main droite remonte le long de ta nuque, agrippe une poignée de tes cheveux, te faisant basculer la tête en arrière, libérant ainsi ta bouche sur laquelle je viens déposer mes lèvres.

Baiser passion

Baiser frison

Rapidement nos langues confluent pour une danse suave, ma main sur ta nuque te masse, ton corps est en train de se liquéfier, de fondre, et le mien se raidit, s’échauffe, tu as fait monter la pression je vais alors évacuer un peu de vapeur.

Tes lèvres charnues, humides laissent passer ma langue, notre baiser est fougueux, plein d’envie, envie de céder à l’autre, de s’abandonner, de le faire plier pour cet affront matinal. Nos langues jouent l’une avec l’autre, virevoltent en une danse au goût sucré, salé, ton odeur, ton parfum m’enivrent.

Ma main dans tes cheveux masse ta nuque, mes doigts enserrent ton crâne alors que de la gauche je caresse ta joue, rencontrant la douceur des traits de ton visage égale à celle de ta peau.

Ma bouche quitte la tienne pour se poser sur ton menton, une pointe de sauce encore présente témoigne de ton forfait, je la lèche avec gourmandise, te nettoie avant de continuer mon parcours, ma main à quitté ta nuque, elle découle le long de ton dos, d’amont en aval, passe entre tes omoplates, de l’autre, je viens naviguer vers d’autres contrées également, mais surtout maladroitement j’ouvre ton chemisier et pose ma main sur ta poitrine, tes seins si petits qu’ils ne peuvent être empaumés à proprement parler mais je pose mon pouce à la juste place : sur le téton déjà en attente de cette caresse. D’un mouvement circulaire je commence à jouer avec alors que tu simules un semblant de résistance, comme si tu te refusais alors qu’on fond de toi tu en brûles d’envie, et ce n’est pas mon geste autour de ton aréole qui t’incitera à t’éloigner, non, tu es à moi à cet instant, à ma merci, et je suis loin d’avoir fini mon petit jeu ! A présent c’est mon visage qui plonge entre les pans de ton chemisier largement ouvert, tu avances ta poitrine pour recevoir mes lèvres, pour accueillir ma bouche, ma langue, alors que me voici à genou devant toi.

Non !

Je me relève en te souriant, un sourire plein d’envie, de malice, de ton air timide tu me réponds, pas timide non, je dirais plutôt ingénu. Putain que tu m’excites avec cette moue !

Ma main gauche ne quitte pas ta poitrine, cette fois, je pince ton téton entre mon pouce et mon index, avec autant de délicatesse que je peux, alors que de la droite je défais ma ceinture sous ton regard impatient. Tu ne tardes pas à me venir en aide en passant tes mains sur mes hanches, agrippant mon pantalon pour le faire descendre avant de poser ta main droite sur la toile de mon boxer, caressant avec tendresse le textile et surtout soupesant ce qui se trouve de l’autre côté, lentes caresses du bas vers le haut, un peu plus bas, puis plus haut, chaque flux se faisant plus amples que le précédent, voilà à présent tes doigts qui entre en contact avec la peau de mon ventre, avant de redescendre, saisissant au passage l’élastique de mon sous-vêtement.

À ce moment, tu stoppes ton mouvement, me regardes droit dans les yeux alors que mon boxer ne cache absolument pas l’état dans lequel tu m’as mis, je suis bouillant, le feu me brûle de l’intérieur, mais tu vas te brûler aussi, je te préviens ! Ressentant sûrement le danger auquel tu t’exposes, ou plutôt impatiente, tu décides de sortir mon sexe de son chalut et le prendre dans la main, me branlant avec douceur.

Ma main gauche toujours sur ton sein, je pose la droite sur ta nuque alors que tu approches ta bouche que tu gardes fermée, par défi. Oh ! Pas de soucis, le message est clair ! Ma main quitte soudainement ton sein et d’un geste large du bras sur la table j’envoie valser assiettes et couverts, libérant la place. Empoignant tes cheveux, je te pousse alors vers le plateau sur lequel tu prends place. Nos bras s’emmêlent autour de nos vêtements respectifs, tour à tour nous nous déshabillons, parfois mutuellement d’autre fois individuellement. Qui fait quoi dans ce tourbillon de tissus qui chute, je ne saurais le dire à présent, mais au final te voici assise nue sur cette table, les fesses posées sur une minuscule flaque de sauce oubliée là, un détail qui me fait sourire alors que mon visage plonge entre tes cuisses.

Déjà mes doigts en se promenant ont senti l’intumescence de ton sexe, et lorsque ma bouche embrasse ton pubis si doux, je sens la chaleur de ton corps augmenter, la puissance de ton pouvoir sur moi.

Alors je joue.

Mes lèvres naviguent doucement sur ce bas-ventre que j’apprécie tant, ma langue décide de faire une petite croisière autour de ton fjord, glissant d’une rive à l’autre sans jamais venir plonger dedans, à quelques millimètres de ses falaises de chair qui peu à peu s’imbibent d’un doux parfum, d’un précieux nectar et dont l’ouverture trahie la chaleur qui t’envahit.

La pression monte ma chérie ?

Tu m’as refusé ta bouche ! Assume maintenant !

Mais je dois avouer que la pression ne monte pas que pour toi, j’en ai envie tout autant que toi, envie de plonger ma langue dans ce puits aux mille délices, de goûter ta source, mais je me retiens alors que tes gémissements commencent à inonder la pièce.

Tu as joué ! Tu boudes toujours ? Je ne crois pas !

Soudain, je me relève ! Surprise, tu te redresses également et j’en profite pour brutalement te saisir par les cheveux. Un « hoo ! » marque ta surprise alors que sans ménagement je te retourne et te plaque face contre table, d’un balayage du pied droit je te fais écarter les jambes, ma main gauche bloque tes poignets dans ton dos. Te voilà à ma merci.

Sans plus de ménagement, je présente mon gland à l’embouchure de ton sexe, le faisant coulisser entre les délicates lèvres entrouvertes, du clitoris jusqu’au périnée.

Je passe une fois, deux fois, retardant ce moment que tu attends avec une impatience à peine masquée, et soudain, d’un mouvement sec du bassin, je plonge en toi, de larges flux et reflux t’arrachent soupirs, gémissements alors que ma queue patauge dans un floc-floc insolent je temporise, tente de résister mais la vue de ton dos, de ton cul, est trop excitante, la pression monte en moi, j’ai peine à garder les vannes fermées et alors que je sens ton orgasme resserrer mon pieu, un geyser en jaillit et inonde ta douce crique aux plaisirs.

Essoufflé, je m’écroule presque sur ton dos, nous restons là, ensemble, unis dans les vapeurs érotiques de notre inconvenante réconciliation.

Trouvé le rapport avec le fil de l'eau ? -merci à ma correctrice :bisou: -

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