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Aventures en Egypte l'intégrale

Mariveau

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Petite précision : il y a quelques temps j'ai publié deux épisodes d'une fiction (Aventure en Égypte). Aujourd'hui je conclus cette histoire, mais pour une plus grande compréhension, je publie l'ensemble du texte.

Le Caire janvier 1799

Le Capitaine François monte à grand pas les marches du Palais du Sultan, qu’occupe l’état-major de Bonaparte. Il a été convoqué par le Général DESAIX, pour lui confier une mission en Haute-Egypte.

Martial François, est un pur produit de la Révolution, en 1789 à 20 ans, il s’est engagé dans les Hussards pour défendre la patrie. Il a participé à toutes les campagnes de l’Armée du Rhin au côté de Dumouriez, de l’Armée d’Italie au côté de Bonaparte.

Il a suivi ce dernier en Égypte, après s’être distingué aux Pyramides, il est maintenant Capitaine au Régiment des Dromadaires.

Le voilà devant le Général Desaix.

« Capitaine François, choisissez une vingtaine de vos cavaliers, et rejoignez le plus vite possible le groupe de géographes qui cartographient des ruines près de Tel el Amarna en moyenne Égypte ; il paraitrait que des troupes fidèles du Sultan se regroupent. Vous devrez assurer leur sécurité »

Martial salua, et quitta au plus vite le palais. Après avoir choisi les hommes et pris les dispositions pour le départ, puis il se rendit dans le quartier des souks rejoindre Aicha, une belle syrienne avec qui il partage sa couche.

Il avait remarqué Aicha au palais de Mourad Bey, le chef des Mamelouks, elle avait dansé devant les officiers et leurs regards s’étaient croisés et le soir même, ils s’étaient abandonnés aux plaisirs érotiques orientaux.

Elle l’avait dit de le rejoindre au hammam.

Il entrouvrit la porte, mais la chaleur suffocante qui jaillissait de ce lieu obscur le faisait reculer, et le décourageait de l'explorer. L'odeur de menthe trop intense, le brouillard qui brouillait la lumière, tout semblait concourir à l'égarement de ses sens.

D'abord l'air. Retrouver son souffle. La fraîcheur de la menthe devenue brûlante, la vapeur qui écrase les poumons. Il respirait lentement, les premières inspirations le submergeaient d'une moiteur brûlante. Puis ses poumons s'ouvrirent doucement à cette atmosphère inconnue. En quelques instants, l'air devient presque plaisant à respirer, enivrant, et des sensations nouvelles surprennent ses sens égarés. Même ses yeux inutiles dans cette pièce à l'air opaque ne lui manquaient bientôt plus.

Seul, le bruit de l'eau qui serpente sur le dallage créait un repère, l'orientait, le rassurait. Quelques pas dans la pièce et il s'assit sur un banc de mosaïque que la lumière extérieure le laissait deviner contre le mur. Seul dans ce hammam, il sentait déjà son corps se couvrir de sa sueur, qui se mélangeait à cette vapeur omniprésente. Sa peau commençait à se vider de ses toxines, il espérait que son esprit allait suivre le même chemin.

Lentement, la chaleur l'envahit. Son corps ruisselait, des gouttes perlaient sur les poils de son torse, sous ses aisselles. Il se détendait, posa les bras sur le dossier du banc, écartés, pour s'offrir complètement à la vapeur qui devenait sa complice. Le ruissellement de l'eau le long des murs transformait cette pièce en un coin de jardin brûlant. Le souvenir de baignades nu dans des cascades isolées lui revenait à l'esprit, remontant d'une époque où la vie à la sauvage était l'usage, entre amis, et une source de plaisirs légers et partagés sans retenue.

Le fond de la pièce semblait plus sombre, loin de la porte. Le brouillard, et cette obscurité qui surprenait quand on quittait la luminosité de la piscine me laisseront quelques secondes pour remettre mon maillot. Une pensée mutine me pousse ainsi à aller explorer toute la pièce, à la recherche d'un recoin éloigné de cette porte. Il s’imaginait déjà en compagnie d’Aicha l’audacieuse, prête à tenter cette expérience nouvelle, autant par défi et par risque, que pour le plaisir du sexe. L'effeuiller doucement, perdre sa tunique dans la brume, faire durer l'attente au risque de devoir tout arrêter, et glisser contre son corps ruisselant...

Il longe le banc qui le guide dans la demi- pénombre, quand un tourbillon de brume lui dévoile une forme faiblement éclairée. Il s'immobilise, son déplacement dans la pièce a mis la vapeur en mouvement. A travers les volutes tourbillonnantes, à peine éclairé par une lampe à huile apparaît un corps couvert d'ombres ondulantes, qui glissent le long de hanches dont les arrondis caramel sont creusés par la position de cette femme, assise sur ce banc, une jambe relevée devant elle. Ses bras glissaient sur cette peau, faisant trémuler un sein souple et tendu, bordé d'une longue chevelure noire tombant en cascade sur une épaule fine, joliment décorée d'une arabesque de tatouage au henné.

Aicha sursauta et cacha de sa main une poitrine dont le seul profil le mit en émoi. Elle se tourna vers lui et son regard le balaie des pieds à la tête en un instant. Son regard revient sur caleçon encore tendu par son idée mutine, puis remonta vers son visage avec un sourire entendu. Ses yeux se détachaient difficilement de cette taille et de cette poitrine, débarrassée des pièces de tissu de soie qui traînaient sur le dallage.

Elle se tourna vers lui, dévoilant son sein droit que rien ne cherchait à cacher, et qui oscillait avec grâce alors qu'elle s'asseye, redressée sur une jambe qu'elle avait repliée sous elle.

Au fur et à mesure qu’elle s'approcha d'elle, Le brouillard semblait disparaître entre eux. A demi assise en tailleur, elle prit appui sur sa longue jambe libre, effleurant le sol du bout de son pied aux ongles carmin, et ses deux mains se posent sur le banc pour l'aider à pivoter vers lui, un peu penchée. Son regard trahissait que rien n'était dû au hasard, lorsqu'elle lui offrit cette vue à laquelle aucun homme ne peut résister, de deux seins surplombant un ventre plat, finement terminé entre ses cuisses fuselées par un triangle de toison brune précisément dessiné.

Il sentit ses jambes chanceler, cette vibration qu’il connaissait bien quand il devenait certain que quelque chose allait se passer. Le sol inondé était glissant, il s’appuya sur le dossier du banc pour s'asseoir, mais sa main agrippa la sienne, et son visage changea de direction pour l'embrasser.

Elle l'agrippa le cou et l'enlaça avec gourmandise. Ses mains se jetèrent sur ses hanches, les empoignèrent, glissèrent sur sa taille, remontèrent sur sa poitrine. Ses yeux ne l’avaient pas trompé. A peine empoignés, ses seins fermes et souples remplissaient exactement ses mains. Inondés par l'humidité de la pièce, ils glissèrent sous ses doigts, s'échappèrent de sa paume, fuirent ses caresses, qui dérapèrent sur les épaules, sur le ventre de cette femme à la peau infiniment douce, délicatement parfumée, souvent confiée aux bienfaits des huiles orientales. Ses doigts s'attardèrent sur le dessin au sens mystérieux tracé au henné sur son omoplate, les lisant sans les voir sur cette peau à la finesse envoûtante.

Déjà ses mains ont libéré son sexe de sa geôle de tissu. Sans hésitation, sans retenue elles l'empoignèrent, le caressèrent, le découvrirent. L'humidité ambiante rendait chaque centimètre de contact entre eux absolument glissant.

Elle se leva pour plaquer sa toison contre son gland, le guidant contre ses lèvres, l'effleurant de ses cuisses qui parfois l'enserrèrent.

- Prenez moi tout de suite, je suis inondée, vous êtes raide comme un cheval. Venez en moi.

Elle posa un pied sur le banc et il sentit son sexe se glisser en elle sans effort. Sa cuisse rejoignit sa jambe et ses mains l'agrippèrent à nouveau par la taille. Il la plaqua contre lui et leurs toisons se mélangèrent quand son sexe l'atteignit au plus profond. Elle bascula la tête en arrière, pour mieux se cambrer, et se plaquer de tout son long corps contre lui. Son ventre, ses seins, leurs deux corps se collèrent, ils s’écrasent, luisants et glissants dans cet air tropical.

Lentement il ressortit d'elle, malgré les efforts de son sexe qui tentait de le retenir, le happer, l'avaler à nouveau, mais bientôt un nouveau coup de boutoir lui arracha un gémissement. Petit à petit leurs sexes devenaient joueurs, leur désir se faisait plus subtil.

Son gland parvenait à s'échapper un instant de ce fourreau qui l'aspirait, pour le pénétrer à nouveau, écartant ses lèvres tendues, transperçant ce ventre merveilleusement dur, et les ondulations de son bassin participaient à cette danse de nos ventres, qui ajoutaient au clapotement des sexes qui se pénétraient, l'exquise sensation de son sexe qui s'entrouvrait, vibrait, et l'enserrait de toute la force de ses muscles parfaitement entraînés.

Profitant d'une accalmie dans leur quête du plaisir, ses mains entourèrent son visage, leurs bouches se découvraient, nos regards s'accrochaient. Cherchant à trouver au fond de l'autre les marques d'une jouissance a peine éclose. Ses mains agrippaient sa nuque et ses doigts s'enroulaient dans ses cheveux, noirs, épais, emmêlés, qui se glissaient parfois entre leurs poitrines.

Par instant, son regard retrouvait le trouble de la femme sage et sérieuse qu'elle redeviendra plus tard, son visage se masque de raisonnable, de pudeur, de réserve, derrière lequel l'éclat insolent de son sourire laissait deviner l'ardeur qui anime ce corps, quand il s'offrait aux plaisirs de l'amour.

Lentement ses mains glissaient à nouveau sur sa poitrine, s'enroulaient sur sa taille, contournaient ses hanches, sans que ses yeux ne quittent son regard. Ses fesses se moulaient elles aussi dans ses mains, et le noir de ses yeux devenait si sombre qu’il devinait qu'elle lui soufflait un message inavouable, un ordre interdit, une envie que la morale condamne depuis toujours. Ils étaient inondés. Ses fesses, ses cuisses, brillaient de ce mélange de cette moiteur tropicale et de la cyprine qui inondait son sexe. Ses doigts se glissaient entre ses jambes, contournaient ses hanches et venaient se poser sur ses lèvres, dans lesquelles ils retrouvaient un bouton dont l'excitation ne réclamait qu'à grandir. Ses premières caresses posées sur sa toison, puis plus profondément orientées dans les replis de son sexe étaient immédiatement absorbées par son ventre tendu, par ses jambes écartées, par tout son corps qui se cambrait, et il sentit bientôt de petites contractions qui lui firent plier les jambes et lui inondèrent le sexe.

Ses doigts se glissaient en elle pour la maintenir debout, se repliaient dans son ventre, pour former un crochet inamovible que la pression de son sexe ne parvenait pas à chasser, et qui décuplait ses frissons. Répondant à sa demande d'arrêter un instant, son index sortit de son vagin pour se glisser entre ses fesses, qu'il pénétra sans effort.

- Comment savez-vous ? J'adore ça. Prenez-moi par là.

Elle se tourna et, pliée en deux, lui présenta un cul à l'arrondi parfait. Ses fesses tendues lui rappelaient la forme d'un cœur, qui s'écartait en son centre pour lui dévoiler un passage dans lequel son sexe s'enfonça lentement. Brisant sur son passage une légère résistance, sa verge arracha à Aicha de petits gémissements, mélange de plaisir et de très douce douleur, qu'elle prolongea à loisir en l'enserrant de ses muscles.

Aicha jongla avec les limites de l'insupportable, de la perversité. Sur le fil du rasoir du plaisir extrême, elle ondulait, gémissait, réclamait, s'exposait avec une indécence brûlante, invoquant à la fois un dieu qui l'a gâtée et un enfer qui l'attirait par ses plaisirs sulfureux. Animale, presque inhumaine pour réveiller en lui le côté sombre de sa bestialité, elle les retenait tous deux du côté de l'humanité par le minuscule fil de sa grâce féminine. Il ne pouvait pas se retenir de crier comme son corps l'excitait. Planté en elle, allant et venant dans son cul de plus en plus durement, il sentait la jouissance monter en lui, toujours plus forte sans qu'aucune envie d'exploser ne s’annonçait pour interrompre leur union.

Aicha n'étouffait plus ses cris. Une main sur son sexe, elle se masturbait sans retenue, tandis qu’il lui pinçait les mamelons, qu’il lui agrippait les épaules, qu’il lui écartait les jambes. Impudique, provocante, elle le réclamait plus de tortures, plus d'excitation, plus de douceur. Mélange de cris de douleur et de cris de plaisir, succession de "aie" et de "continue", leur accouplement dans cette vapeur mentholée se repaissait du danger croissant d'être surpris.

A ses cris s'ajoutaient les claquements de nos peaux qui s'entrechoquaient, les bruits humides de leurs sexes inondés, et la vue que lui offrait son gland entrant et sortant de ses fesses grandes ouvertes. Les salves de ses cris se succédaient, de plus en plus fortes, de plus en plus rapprochées, sans que jamais son sexe ne réclamait à être libéré de sa tension par une éjaculation qui terminerait cette lente montée de ce plaisir. Au contraire, son excitation se nourrissait inépuisablement de la vue de son dos inondé par la chaleur du hammam, de plus en plus étouffante qu’ils supportaient depuis trop longtemps. Ses mains couraient sur le tatouage de son épaule, s'emmêlaient dans ses cheveux qu’il agrippait, pour lui basculer la bouche contre la sienne, la cambrer, la plaquer contre lui. Tout devenait plaisir érotique, lui écraser le ventre ou lui malaxer les mamelles, lui écarter les fesses, les claquer, la griffer juste assez pour lui exciter sa peau fine.

C'est après qu'elle se fut accroupie dans la vapeur qui jaillissait sous le banc, après qu’il ait senti ses seins s'exciter contre les joints rugueux de la céramique, que ses doigts dans son vagin aient rencontré son sexe en elle, que sa bouche ait sucé ces doigts, que son pouce ait accompagné sa verge pour l'ouvrir plus grande, qu'elle se fut mise à quatre pattes sur le sol glissant avant de s'étendre de tout son long dans l'eau fraîche et la vapeur, en lui écrasant les bourses entre ses jambes, c'est à l'idée que ces seins ensorcelants pourraient trahir par leur griffure cette femme délicieusement , qu’il sentit en lui une vague de plaisir rayonner, tout son intérieur se tendre, une onde irrépressible envahir son bas ventre et qu’il laissa le jet de son foutre traverser son membre pour l'inonder, se perdre en elle dans ce cul dans lequel la semence ne sait rien produire d'autre qu'une curieuse impression de chaleur, une pure envie animale, un brûlant désir de recommencer.

Aicha hurlait, se tendait, tentait de lui attraper les testicules, se tordait et se déhanchait pour l'agripper, l'embrasser, le dévorer. Il l’immobilisa d'une main posée en bas du dos, et, alors qu'elle cédait au plaisir de se laisser passivement aller, dans l'attente du retour du calme de leurs sens, ses mains reprenaient l'exploration de son dos, de sa nuque, et de cette taille si fine qui transforme cette femme en un feu d'artifice de courbes et de volutes. Ses caresses se prolongeaient, captant chaque tremblement, chaque vibration, chaque réplique de son orgasme pour les faire rayonner dans les moindres recoins de cette anatomie païenne.

Martial et Aicha épuisés quittèrent le hammam, et rejoignirent une petite maison où ils poursuivirent leurs étreintes.

Aicha attendait son amant, il lui dit qu’il devait partir le surlendemain remontant les rives du Nil avec ses hommes. Elle le supplia de l’accompagner, se jetant à ses pieds. Il céda.

Ils quittèrent le Caire le surlendemain laissant derrière eux le plateau de Gizeh, ses pyramides et son Sphinx. Direction le Sud.

Akhétaton An VIII du règne du Pharaon Akhenaton, 1348 Av-Jc

Thoutmès, capitaine des Éclaireurs remonte la rive gauche du Nil, après une campagne difficile contre les pillards Nubien. Il rejoint la ville d’Aton, la ville de son Pharaon.

Le soleil se lève dans l’échancrure que fait dans la falaise l’ouverture jadis d’un ouadi, aujourd’hui emplacement de la ville royale

La cité majestueuse est ceinte d’un immense cirque rocheux la protégeant des terribles vents de sables venant de l’Est. De l’autre côté du Nil s’élève l’ancienne cité du dieu Thot : Hermopolis.

La cité d’Akhétaton avait été édifiée en moins de quatre ans, le Jeune souverain de vingt ans alors et son épouse l’avait édifiée à la gloire d’Aton le disque solaire, qu’ils avaient érigé en dieu unique en lieu et place du culte d’Amon.

La ville, formait un vaste ensemble qui s'étirait sur près de neuf kilomètres. Elle s’animait au grès de la montée de l’astre divin dans le ciel au ciel limpide. Thoutmès et sa troupe avançaient lentement dans les rues à peine éveillée, au rythme de leurs montures, vaisseaux du désert.

Quatre palais, étagés du nord au sud le long du Nil élançaient leurs murs vers le disque solaire. Le « Palais au Nord des berges du fleuve » était entouré d'un mur d'enceinte était la résidence royale du roi et sa reine la belle Néfertiti, fortifiée et isolée de la ville proprement dite, c’est là qu’il irait rendre compte de sa mission. Plus au sud se trouvait un deuxième palais construit pour la « Grande Épouse aimée du roi ».

Au centre de la ville se dressait le Grand Palais avec ses nombreuses dépendances administratives, ses cours cérémonielles et son pavillon royal qui comprenait une salle d'audience. L'accès se pratiquait au nord et à l'ouest par deux axes de circulation qui se croisaient et distribuaient les différentes parties principales. Le portail nord donnait sur un vaste parvis qui précédait le Grand temple d'Aton, tandis que l'accès ouest donnait sur le Nil et le port royal.

La grande avenue qui reliait le Grand palais aux deux palais septentrionaux, la voie royale divisait le palais en deux zones distinctes : l'une, à l'ouest de l'avenue, bordant le Nil, davantage administrative et cérémonielle, avec sa gigantesque salle du trône, et une grande cour avec un kiosque monumental bordée de colosses du roi ; l'autre, à l'est, plus intime avec les appartements royaux, ses jardins et ses dépendances.

L'avenue était enjambée par un pont couvert reliant les deux parties, et dans lequel était aménagée une « fenêtre des apparitions », celle-là même depuis laquelle le roi couvrait de l'or de la récompense ses fidèles sujets. De part et d'autre du Palais officiel s’élevaient le Grand temple, la « Demeure d'Aton dans Akhetaton », une enceinte de 760m sur 270 m, et le Petit temple, consacré lui aussi à Aton.

À la périphérie sud enfin, le Marou-Aton était sans doute un lieu de plaisance et de recueillement, bâti pour satisfaire l'amour porté à la nature par la famille royale : il possédait de vastes jardins, dont le roi semble avoir fait un parc zoologique, ainsi que plusieurs lacs artificiels.

Les deux temples d'Aton occupaient le centre de la ville, jouxtant le Grand Palais. Ils offraient aux rayons du dieu-soleil leurs cours à ciel ouvert et leurs trois cent soixante-cinq autels couverts d'offrandes.

Autour de ce vaste ensemble s'éparpillaient sans aucune planification urbaine les demeures des dignitaires, entourées de maisons plus modestes, qu'il existe des quartiers fondamentalement différenciés par le statut de leurs habitants.

Plus loin s’étendait la ville des artisans.

Thoutmès fit diriger ses hommes vers leur caserne, afin de réintégrer, les montures et l’équipement, les hommes regagneraient ensuite leurs familles.

Lui-même regagna sa demeure où la belle Ménoukarté l’attendait. Son retour avait été annoncé par un éclaireur la veille, le Pharaon et son épouse l’attendait pour le zénith du soleil.

Il avait quelques heures devant lui pour retrouver sa belle et s’apprêter pour paraitre devant le souverain.

Toute la demeure était en effervescence, les serviteurs étaient là autour de Ménoukaré. Elle portait une robe blanche de lin si finement tissée, qu’on pouvait voir comme en transparence les lignes si harmonieuses de son corps. La blancheur immaculée du tissu contrastait avec le teint cuivré de sa peau délicate.

Ménoukaré se jeta au cou de Thoutmès, le baiser qu’ils échangèrent était puissant, passionné. Cela faisait si longtemps qu’il était parti. Elle se retira dans la chambre conjugale pour le laisser se rafraichir

Tout était prêt, elle était prête. Elle l’attendait allongée sur le lit, entièrement nue. Avant d’entrer dans la chambre il lui demanda de fermer les yeux.

Les yeux fermés, elle l’entendit entrer et poser ce qu’il tenait avant de s’asseoir sur le lit. Lentement avec sa main il commença à caresser délicatement son corps. Lentement il remonta de son pied vers sa jambe prenant le temps de la faire languir.

Impatiente, elle sentit sa main sur sa cuisse s’aventurer dans le creux si sensible et qu’il connaissait si bien avant de poursuivre vers son nombril. Il la voyait se couvrir de chair de poule à son passage, les yeux toujours clos. Il poursuivit sa progression, se prélassant sur ses seins où se dressaient fièrement ses tétons, les taquinant d’un doigt léger pour leur plus grand plaisir.

Frémissante, elle leva une main pour aller à sa rencontre alors qu’il continuait sa découverte. Fermement de son autre main, il ramena la sienne le long de son corps lui rappelant qu’elle ne devait pas bouger, uniquement profité des sensations naissantes. Repartant à la rencontre de sa poitrine de ses deux mains il la sentit s’alanguir sous le manège de ses doigts qui s’amusaient de son corps.

Lentement, elle se sentait dériver sous le ballet de ses mains sur son corps. Elle se laissait envahir par ses mains qui lui promettaient de délicieux moments à venir et aux délicieux tourments qu’elle comptait bien lui infliger par la suite.

Délaissant sa belle poitrine, il envoya ses mains à la rencontre de son sexe pour s’imprégner de son désir avant de passer à l’étape suivante. Sa moiteur effaça les doutes qu’il aurait pu nourrir et doucement il entreprit de poursuivre l’exploration de cette chair si douce et si tentante.

Il s’attardait consciencieusement sur son clitoris bien que toutes traces aient disparu depuis longtemps, remplacées par une mouille abondante. Il la tourmenta encore quelques minutes savourant sa saveur avant qu’elle ne décide de se rebeller et de passer de tourmentée à tourmenteuse.

Brusquement, elle se releva et l’obligea à s’allonger à son tour avant de s’agenouiller au-dessus de lui. Elle se pencha en avant pour lui souffler à l’oreille que maintenant c’était à son tour de ne plus bouger.

Ses paroles furent suivies d’un petit fourmillement sur sa voûte plantaire. Lentement, n’oubliant aucune parcelle de peau, elle fit progresser sa plume sur son corps, revenant parfois en arrière afin de mieux profiter de ce corps qui se tendait sous ses caresses aériennes.

Cette lenteur stimulante devint très vite une véritable torture. Il commençait à se tortiller sur place, essayant d’éviter cette plume vengeresse. Plus il se tortillait et plus son sourire s’agrandissait, elle savourait avec joie cette petite victoire éphémère sur lui. Pour être éphémère et petite cette victoire le fut, jugeant qu’elle s’était suffisamment divertie de lui, il resserra rapidement ses bras et ses jambes autour d’elle, la rendant prisonnière de ses membres. Maintenant qu’elle était immobilisée, il reprenait les choses en mains.

Il la fit rouler sous lui, et la pénétra lentement. Un soupir de contentement s’échappa de ses lèvres. Doucement il se retira ne laissant que le bout de son sexe en elle, s’attardant à l’orée avant de replonger brusquement en elle. Un petit feulement lui échappa lorsqu’il fut bien à fond. Il recommença son petit manège plusieurs fois, reculant doucement et s’avançant de nouveau rapidement, les faisant monter tous les deux en pression avant de finir par s’immobiliser bien au fond. Il voulait prendre son temps, que cela dure le plus longtemps possible.

Elle se mit à gigoter pour lui faire comprendre qu’elle ne voulait pas qu’il s’arrête en si bon chemin bien au contraire. Maintenant qu’ils avaient commencé, elle ne voulait plus que cela s’arrête avant d’avoir atteint l’extase. Mais il ne l’entendait pas de cette oreille et il attendit que la tension redescende d’un cran avant de décider de son prochain mouvement.

Il se retira et la fit rouler sur le ventre avant de la pénétrer de nouveau avec une lenteur calculée, la faisant se tortiller pour se retrouver plus rapidement en elle. Lentement elle le sentit se retirer et revenir instaurant un lent va-et-vient qui la mit à la torture. Lui demandant dans un souffle d’accélérer, il fit la sourde oreille et continua son mouvement avec toute la lenteur qu’il avait décidé d’y mettre.

Au même rythme que celles des entrées et sorties de son sexe, elle sentit le plaisir se répandre dans toutes les fibres de son corps, s’imaginant qu’il en était de même pour lui. Elle rêvait du moment où enfin il exaucerait sa prière et accélérerait la cadence pour les porter tous les deux jusqu’au bout.

Pour le moment, il avait décidé de faire durer le plaisir, ce n’était pas comme cela qu’il voulait jouir et qu’elle jouisse. Il voulait pouvoir la voir et qu’elle puisse le voir, se nourrir du plaisir de l’autre pour augmenter le leur. Mais pour le moment, il voulait que ce soit bon le plus longtemps possible.

Elle se redressa sur les coudes, se cambrant au maximum, allant à sa rencontre à chacun de ses mouvements faisant grimper d’un échelon leur excitation mutuelle. Doucement il se mit à l’embrasser tandis qu’il augmentait sensiblement la vitesse de ses à-coups, absorbant ses gémissements directement à la source, se nourrissant de ses petits cris.

Il se retira et s’allongea sur le dos, l’invitant à venir le chevaucher. Elle l’enfourcha le regardant droit dans les yeux, instaurant un lien supplémentaire entre eux. Elle le prit en elle jusqu’à ce qu’elle puisse reposer sur lui. Elle le sentait bien en elle et savourait sa présence et sa puissance. Il lui avait redonné le contrôle pour qu’elle les mène tous les deux vers la délivrance.

Gardant son regard dans le sien, elle se mit à bouger faisant rouler son bassin d’avant en arrière. Elle vit ses mains se lever et venir se poser sur sa poitrine, la prenant bien dans ses paumes. Elle se mordit les lèvres alors que ses mouvements se faisaient de plus en plus rapides.

Il délaissa un de ses seins et vint poser sa main libérée sur son clitoris, lui faisant subir de légères pressions qui visiblement la rendaient folle s’il en jugeait par ses déhanchements de plus en plus frénétiques et désordonnés. Son plaisir à lui avait atteint la limite et bientôt il allait jouir. Mais pas seul, avec elle, pour elle. Rapidement il sentit son éjaculation monter et avant de se perdre dans une explosion libératrice, il pinça son clitoris et son téton qu’il avait toujours en main afin qu’elle jouisse en même temps que lui.

Elle sentit qu’il jouissait en elle alors que sous l’effet de ses mouvements et de ses pincements combinés elle partait le rejoindre en criant son nom.

Un dernier sursaut et elle se laissa retomber sur lui essayant de retrouver son souffle alors qu’il la caressait doucement, simple geste d’apaisement après ce moment intense. Souplement elle se laissa glisser à côté de lui avec un sourire épanoui sur les lèvres tandis qu’un autre avait fleuri sur les siennes.

Le temps était passé si vite, il s’apprêta rapidement et rejoignit le Palais Royal pour son audience devant les jeunes souverains.

Akhétaton An X du règne du Pharaon Akhenaton, 1346 Av-Jc

Depuis deux ans, après son entrevue avec le Pharaon, Thoutmès était devenu son homme de confiance, Ménoukaré quant à elle était devenue la confidente de la belle Néfertiti.

Thoutmès parcourait le pays de Nubie pour le compte d’Akhénaton. Ce dernier remettait à Thoutmès une carte avec des coordonnées.

Sur place, il trouvait un coffre en métal inconnu dont il ne savait pas le contenu. Il le remettait au roi qui le remerciait par de nombreux précieux présents.

Thoutmès regagnait alors sa bienaimée et ils s’adonnaient à leur passion amoureuse.

Mais les jours heureux s’éloignaient. Les prêtres d’Amon reprenaient force et pouvoir et vers l’Est le ciel s’assombrissait.

On disait que dans le désert profond il se passait des choses étranges et nombres de caravaniers y avaient disparu sans laisser de traces.

Akhénaton convoqua Thoutmès et lui demanda d’aller se rendre compte sur place.

Nefertiti était très inquiète, elle en savait plus qu’elle ne voulait en dire et conseilla à Ménoukaré d’accompagner son mari dans ce voyage qui s’annonçait sans retour.

TEL EL AMARNA février 1799

Après plusieurs jours de route la colonne des scientifiques avait rejoint le site de Tel el Amarna sous la protection des hommes de Martial.

Aïcha était à ses côtés.

Très vite les géomètres, les archéologues se mirent au travail, cartographiant la cité d’Akhénaton.

Après sa patrouille quotidienne, Martial rejoignait Aïcha pour leur danse érotique. Puis à la « fraicheur de la nuit » ils s’éloignaient du camp pour faire l’amour sous la voûte céleste dans le creux d’une dune, ayant pour seuls témoins les astres, les étoiles, les mêmes qui furent témoins des étreintes de Thoutmès et Ménoukaré. Mais cela ils ne le savaient pas.

Une de ces nuits Martial et Aïcha furent réveillés par des éclairs illuminant la nuit loin dans le désert vers l’est.

Ce n’était pas un orage, pas un bruit ne l’attestait. La nuit suivante ce fut la même chose.

Martial décida de se rendre compte sur place, Aïcha l’accompagna.

Cette nuit-là lorsqu’ils s’éloignèrent du camp, les deux amants ne pouvaient pas savoir que leur vie allait prendre un autre tournant.

Parmi les étoiles

Dans la salle au mur d’airain, on entendait le ronronnement des réacteurs luminiques venant du tréfonds de l’Arkadia.

Le vaisseau Arkadia naviguait dans l’espace profond de l’univers. D’où venait-il ? Nul ne le sait. Au milieu de la salle trônait un immense bassin.

Une femme se dirigea vers le bassin, fit glisser sa robe, offrant à son compagnon, une vision divine.

Sa nudité était si troublante, avec sensualité elle glissa dans un bassin, aux eaux chaudes.elle nagea longuement .

Il ne cessait de la regarder.

L’homme dont on pouvait dire l’âge avait un corps qui semblait sculpté dans du bronze, les muscles saillant, agile, puissant, implacable et sans pitié pour ses ennemis, mais aussi doux, délicat et sensuel avec les femmes.

Se dévêtant, il rejoignit sa compagne dans l’eau et nagea vers elle, elle était étendue sur les marches le corps à demi recouvert d’eau. Elle se caressait le corps avec douceur.

Un doux parfum d’encens à la rose et au jasmin embaumait les lieux.

Il se pencha sur elle, il commença à lui mouiller les épaules. L’eau chaude dégoulinait entre ses omoplates, ses seins, sur son ventre, réveillant d’agréables sensations. Elle ferma les yeux et se détendit. Il lui mouilla les cheveux et les lui démêla. Elle se laissait aller la tête en arrière, contre lui. Ce fut comme une onde qui lui envahissait le corps.

Il lui caressa les épaules et le haut du dos, le creux de ses reins, sur ses fesses, s’attardant entre elles, en un doux va-et-vient. Elle écartait légèrement les jambes, pour l’inviter à aller plus loin,

Elle poussa un profond soupir. Plongeant les mains dans l’eau il fit glisser sur sa poitrine, entre ses seins ses mains, s’attardant sur eux. Ses doigts se mirent à courir sur sa peau. Il titilla les tétons du bout des doigts, les pinçant avec douceur. Une de ses mains glissa sur son ventre, frôlant sa fine toison. Elle bascula la tête contre son épaule, ses lèvres se posèrent sur sa nuque, remontant vers son oreille.

Tandis qu’une main continuait de lui caresser les seins, l’autre descendit sur ses cuisses, et à l’intérieur de ses jambes qui s’ouvrirent comme une fleur au soleil. Ses doigts se perdirent entre ses lèvres humides. Ses lèvres couraient sur sa nuque, sa main lui caressant le clitoris entre ses doigts.

Son souffle s’accélérait, tandis que sa main quittait Son entrejambe et glissa sur Son bassin. Il se colla contre elle. Son sexe était dur entre ses fesses. Il se contentait pour l’instant de se frotter contre elle.

Il passa ensuite devant sa compagne . Il lui prit les mains et les posa sur son thorax. Elle tremblait, ce n’était pas son habitude se dit-elle, troublée par la sensualité de son compagnon tremblait. Il la serra dans ses bras et déposa un baiser sur son front. Elle leva son visage vers lui, noyant ses yeux dans son regard puissant.

Un sourire éclaira son visage et il posa ses lèvres sur les siennes, forçant délicatement le barrage de ses lèvres. Ses mains glissèrent sur les épaules et la nuque de son compagnon, tandis que les siennes glissaient dans son dos, ses fesses, les pétrissant avec vigueur. Sa main droite glissa sur ma cuisse, la faisant se plier. Son sexe frottait contre le sien. Les bras de cette femme glissèrent sur son tronc et s’accrochèrent à son bassin, accentuant la pression de son sexe sur le sien.

Sans effort, il la souleva. Elle l’enlaça de ses jambes. Il la conduisit en dehors du bassin et la déposa délicatement sur des coussins. Il prit ses mains et les amena au-dessus de sa tête. Toujours en silence, il fit courir ses lèvres sur son visage, ses joues, son cou. Il s’attarda sur ses seins, léchant avec insistance ses tétons dressés, les suçotant avec insistance. Ses lèvres reprirent l’exploration de son corps.

De ses mains, il lui écarta les cuisses avec douceur. Ses lèvres déposaient de légers baisers sur les siennes, avant de les écarter de la langue, lui offrant la caresse la plus exquise. Elle replia ses jambes et les posa sur ses épaules. Sa langue s’enfouissait dans son intimité. Elle descendit ses mains pour les poser sur sa tête. Ses cheveux étaient doux sous ses doigts. Elle lui pressait la tête contre son sexe, pour qu’il aille plus profondément. Mais il s’en dégagea.

Il rampa sur elle, laissant traîner ses doigts en une caresse appuyée. Sa main se posa sur son sexe humide. Elle écarta les jambes, s’offrant à lui. Il lui souleva le bassin et, d’un mouvement, la pénétra en profondeur, lui arrachant un gémissement de plaisir. Elle aimait le sentir palpiter en elle, immobile, tel un serpent guettant sa proie. Elle aimait se sentir à sa merci. Lui seul contrôlait la situation.

Il entama un long va-et-vient, lent, profond, exquis. Il anticipait chacun de ses gémissements, s’arrêtant lorsqu’il la sentait au point d’exploser. Il lui laissait un peu de temps pour respirer et reprenait sa pénétration. Les mains de son amante glissèrent sur ses fesses et s’y agrippèrent. Elle se cambrait sous ses assauts. Il glissa ses mains sous sa taille et la souleva. Il s’agenouilla, elle était à cheval sur ses cuisses


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