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Aventures en Egypte (2)

Mariveau

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Akhétaton An VIII du règne du Pharaon Akhenaton, 1348 Av-Jc

Thoutmès, capitaine des Éclaireurs remonte la rive gauche du Nil, après une campagne difficile contre les pillards Nubien. Il rejoint la ville d’Aton, la ville de son Pharaon.

Le soleil se lève dans l’échancrure que fait dans la falaise l’ouverture jadis d’un ouadi, aujourd’hui emplacement de la ville royale

La cité majestueuse est ceinte d’un immense cirque rocheux la protégeant des terribles vents de sables venant de l’Est. De l’autre côté du Nil s’élève l’ancienne cité du dieu Thot : Hermopolis.

La cité d’Akhétaton avait été édifiée en moins de quatre ans, le Jeune souverain de vingt ans alors et son épouse l’avait édifiée à la gloire d’Aton le disque solaire, qu’ils avaient érigé en dieu unique en lieu et place du culte d’Amon

La ville, formait un vaste ensemble qui s'étirait sur près de neuf kilomètres. Elle s’animait au grès de la montée de l’astre divin dans le ciel au ciel limpide. Thoutmès et sa troupe avançaient lentement dans les rues à peine éveillée, au rythme de leurs montures, vaisseaux du désert.

Quatre palais, étagés du nord au sud le long du Nil élançaient leurs murs vers le disque solaire. Le « Palais au Nord des berges du fleuve » était entouré d'un mur d'enceinte était la résidence royale du roi et sa reine la belle Néfertiti, fortifiée et isolée de la ville proprement dite, c’est là qu’il irait rendre compte de sa mission. Plus au sud se trouvait un deuxième palais construit pour la « Grande Épouse aimée du roi ».

Au centre de la ville se dressait le Grand Palais avec ses nombreuses dépendances administratives, ses cours cérémonielles et son pavillon royal qui comprenait une salle d'audience. L'accès se pratiquait au nord et à l'ouest par deux axes de circulation qui se croisaient et distribuaient les différentes parties principales. Le portail nord donnait sur un vaste parvis qui précédait le Grand temple d'Aton, tandis que l'accès ouest donnait sur le Nil et le port royal.

La grande avenue qui reliait le Grand palais aux deux palais septentrionaux, la voie royale divisait le palais en deux zones distinctes : l'une, à l'ouest de l'avenue, bordant le Nil, davantage administrative et cérémonielle, avec sa gigantesque salle du trône, et une grande cour avec un kiosque monumental bordée de colosses du roi ; l'autre, à l'est, plus intime avec les appartements royaux, ses jardins et ses dépendances.

L'avenue était enjambée par un pont couvert reliant les deux parties, et dans lequel était aménagée une « fenêtre des apparitions », celle-là même depuis laquelle le roi couvrait de l'or de la récompense ses fidèles sujets. De part et d'autre du Palais officiel s’élevaient le Grand temple, la « Demeure d'Aton dans Akhetaton », une enceinte de 760m sur 270 m, et le Petit temple, consacré lui aussi à Aton.

À la périphérie sud enfin, le Marou-Aton était sans doute un lieu de plaisance et de recueillement, bâti pour satisfaire l'amour porté à la nature par la famille royale : il possédait de vastes jardins, dont le roi semble avoir fait un parc zoologique, ainsi que plusieurs lacs artificiels.

Les deux temples d'Aton occupaient le centre de la ville, jouxtant le Grand Palais. Ils offraient aux rayons du dieu-soleil leurs cours à ciel ouvert et leurs trois cent soixante-cinq autels couverts d'offrandes.

Autour de ce vaste ensemble s'éparpillaient sans aucune planification urbaine les demeures des dignitaires, entourées de maisons plus modestes, qu'il existe des quartiers fondamentalement différenciés par le statut de leurs habitants.

Plus loin s’étendait la ville des artisans.

Thoutmès fit diriger ses hommes vers leur caserne, afin de réintégrer, les montures et l’équipement, les hommes regagneraient ensuite leurs familles.

Lui-même regagna sa demeure où la belle Ménoukarté l’attendait. Son retour avait été annoncé par un éclaireur la veille, le Pharaon et son épouse l’attendait pour le zénith du soleil.

Il avait quelques heures devant lui pour retrouver sa belle et s’apprêter pour paraitre devant le souverain.

Toute la demeure était en effervescence, les serviteurs étaient là autour de Ménoukaré. Elle portait une robe blanche de lin si finement tissée, qu’on pouvait voir comme en transparence les lignes si harmonieuses de son corps. La blancheur immaculée du tissu contrastait avec le teint cuivré de sa peau délicate.

Ménoukaré se jeta au cou de Thoutmès, le baiser qu’ils échangèrent était puissant, passionné. Cela faisait si longtemps qu’il était parti. Elle se retira dans la chambre conjugale pour le laisser se rafraichir

Tout était prêt, elle était prête. Elle l’attendait allongée sur le lit, entièrement nue. Avant d’entrer dans la chambre il lui demanda de fermer les yeux.

Les yeux fermés, elle l’entendit entrer et poser ce qu’il tenait avant de s’asseoir sur le lit. Lentement avec sa main il commença à caresser délicatement son corps. Lentement il remonta de son pied vers sa jambe prenant le temps de la faire languir.

Impatiente, elle sentit sa main sur sa cuisse s’aventurer dans le creux si sensible et qu’il connaissait si bien avant de poursuivre vers son nombril. Il la voyait se couvrir de chair de poule à son passage, les yeux toujours clos. Il poursuivit sa progression, se prélassant sur ses seins où se dressaient fièrement ses tétons, les taquinant d’un doigt léger pour leur plus grand plaisir.

Frémissante, elle leva une main pour aller à sa rencontre alors qu’il continuait sa découverte. Fermement de son autre main, il ramena la sienne le long de son corps lui rappelant qu’elle ne devait pas bouger, uniquement profité des sensations naissantes. Repartant à la rencontre de sa poitrine de ses deux mains il la sentit s’alanguir sous le manège de ses doigts qui s’amusaient de son corps.

Lentement, elle se sentait dériver sous le ballet de ses mains sur son corps. Elle se laissait envahir par ses mains qui lui promettaient de délicieux moments à venir et aux délicieux tourments qu’elle comptait bien lui infliger par la suite.

Délaissant sa belle poitrine, il envoya ses mains à la rencontre de son sexe pour s’imprégner de son désir avant de passer à l’étape suivante. Sa moiteur effaça les doutes qu’il aurait pu nourrir et doucement il entreprit de poursuivre l’exploration de cette chair si douce et si tentante.

Il s’attardait consciencieusement sur son clitoris bien que toutes traces aient disparu depuis longtemps, remplacées par une mouille abondante. Il la tourmenta encore quelques minutes savourant sa saveur avant qu’elle ne décide de se rebeller et de passer de tourmentée à tourmenteuse.

Brusquement, elle se releva et l’obligea à s’allonger à son tour avant de s’agenouiller au-dessus de lui. Elle se pencha en avant pour lui souffler à l’oreille que maintenant c’était à son tour de ne plus bouger.

Ses paroles furent suivies d’un petit fourmillement sur sa voûte plantaire. Lentement, n’oubliant aucune parcelle de peau, elle fit progresser sa plume sur son corps, revenant parfois en arrière afin de mieux profiter de ce corps qui se tendait sous ses caresses aériennes.

Cette lenteur stimulante devint très vite une véritable torture. Il commençait à se tortiller sur place, essayant d’éviter cette plume vengeresse. Plus il se tortillait et plus son sourire s’agrandissait, elle savourait avec joie cette petite victoire éphémère sur lui. Pour être éphémère et petite cette victoire le fut, jugeant qu’elle s’était suffisamment divertie de lui, il resserra rapidement ses bras et ses jambes autour d’elle, la rendant prisonnière de ses membres. Maintenant qu’elle était immobilisée, il reprenait les choses en mains.

Il la fit rouler sous lui, et la pénétra lentement. Un soupir de contentement s’échappa de ses lèvres. Doucement il se retira ne laissant que le bout de son sexe en elle, s’attardant à l’orée avant de replonger brusquement en elle. Un petit feulement lui échappa lorsqu’il fut bien à fond. Il recommença son petit manège plusieurs fois, reculant doucement et s’avançant de nouveau rapidement, les faisant monter tous les deux en pression avant de finir par s’immobiliser bien au fond. Il voulait prendre son temps, que cela dure le plus longtemps possible.

Elle se mit à gigoter pour lui faire comprendre qu’elle ne voulait pas qu’il s’arrête en si bon chemin bien au contraire. Maintenant qu’ils avaient commencé, elle ne voulait plus que cela s’arrête avant d’avoir atteint l’extase. Mais il ne l’entendait pas de cette oreille et il attendit que la tension redescende d’un cran avant de décider de son prochain mouvement.

Il se retira et la fit rouler sur le ventre avant de la pénétrer de nouveau avec une lenteur calculée, la faisant se tortiller pour se retrouver plus rapidement en elle. Lentement elle le sentit se retirer et revenir instaurant un lent va-et-vient qui la mit à la torture. Lui demandant dans un souffle d’accélérer, il fit la sourde oreille et continua son mouvement avec toute la lenteur qu’il avait décidé d’y mettre.

Au même rythme que celles des entrées et sorties de son sexe, elle sentit le plaisir se répandre dans toutes les fibres de son corps, s’imaginant qu’il en était de même pour lui. Elle rêvait du moment où enfin il exaucerait sa prière et accélérerait la cadence pour les porter tous les deux jusqu’au bout.

Pour le moment, il avait décidé de faire durer le plaisir, ce n’était pas comme cela qu’il voulait jouir et qu’elle jouisse. Il voulait pouvoir la voir et qu’elle puisse le voir, se nourrir du plaisir de l’autre pour augmenter le leur. Mais pour le moment, il voulait que ce soit bon le plus longtemps possible.

Elle se redressa sur les coudes, se cambrant au maximum, allant à sa rencontre à chacun de ses mouvements faisant grimper d’un échelon leur excitation mutuelle. Doucement il se mit à l’embrasser tandis qu’il augmentait sensiblement la vitesse de ses à-coups, absorbant ses gémissements directement à la source, se nourrissant de ses petits cris.

Il se retira et s’allongea sur le dos, l’invitant à venir le chevaucher. Elle l’enfourcha le regardant droit dans les yeux, instaurant un lien supplémentaire entre eux. Elle le prit en elle jusqu’à ce qu’elle puisse reposer sur lui. Elle le sentait bien en elle et savourait sa présence et sa puissance. Il lui avait redonné le contrôle pour qu’elle les mène tous les deux vers la délivrance.

Gardant son regard dans le sien, elle se mit à bouger faisant rouler son bassin d’avant en arrière. Elle vit ses mains se lever et venir se poser sur sa poitrine, la prenant bien dans ses paumes. Elle se mordit les lèvres alors que ses mouvements se faisaient de plus en plus rapides.

Il délaissa un de ses seins et vint poser sa main libérée sur son clitoris, lui faisant subir de légères pressions qui visiblement la rendaient folle s’il en jugeait par ses déhanchements de plus en plus frénétiques et désordonnés. Son plaisir à lui avait atteint la limite et bientôt il allait jouir. Mais pas seul, avec elle, pour elle. Rapidement il sentit son éjaculation monter et avant de se perdre dans une explosion libératrice, il pinça son clitoris et son téton qu’il avait toujours en main afin qu’elle jouisse en même temps que lui.

Elle sentit qu’il jouissait en elle alors que sous l’effet de ses mouvements et de ses pincements combinés elle partait le rejoindre en criant son nom.

Un dernier sursaut et elle se laissa retomber sur lui essayant de retrouver son souffle alors qu’il la caressait doucement, simple geste d’apaisement après ce moment intense. Souplement elle se laissa glisser à côté de lui avec un sourire épanoui sur les lèvres tandis qu’un autre avait fleuri sur les siennes.

Le temps était passé si vite, il s’apprêta rapidement et rejoignit le Palais Royal pour son audience devant les jeunes souverains.

(à suivre)


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