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Aventure en Egypte (1)

Mariveau

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Le Caire janvier 1799

Le Capitaine François monte à grand pas les marches du Palais du Sultan, qu’occupe l’état-major de Bonaparte. Il a été convoqué par le Général DESAIX, pour lui confier une mission en Haute-Egypte.

Martial François, est un pur produit de la Révolution, en 1789 à 20 ans, il s’est engagé dans les Hussards pour défendre la patrie. Il a participé à toutes les campagnes de l’Armée du Rhin au côté de Dumouriez, de l’Armée d’Italie au côté de Bonaparte.

Il a suivi ce dernier en Égypte, après s’être distingué aux Pyramides, il est maintenant Capitaine au Régiment des Dromadaires.

Le voilà devant le Général Desaix.

« Capitaine François, choisissez une vingtaine de vos cavaliers, et rejoignez le plus vite possible le groupe de géographes qui cartographient des ruines près de Tel el Amarna en moyenne Égypte ; il paraitrait que des troupes fidèles du Sultan se regroupent. Vous devrez assurer leur sécurité »

Martial salua, et quitta au plus vite le palais. Après avoir choisi les hommes et pris les dispositions pour le départ, puis il se rendit dans le quartier des souks rejoindre Aicha, une belle syrienne avec qui il partage sa couche.

Il avait remarqué Aicha au palais de Mourad Bey, le chef des Mamelouks, elle avait dansé devant les officiers et leurs regards s’étaient croisés et le soir même, ils s’étaient abandonnés aux plaisirs érotiques orientaux.

Elle l’avait dit de le rejoindre au hammam.

Il entrouvrit la porte, mais la chaleur suffocante qui jaillissait de ce lieu obscur le faisait reculer, et le décourageait de l'explorer. L'odeur de menthe trop intense, le brouillard qui brouillait la lumière, tout semblait concourir à l'égarement de ses sens.

D'abord l'air. Retrouver son souffle. La fraîcheur de la menthe devenue brûlante, la vapeur qui écrase les poumons. Il respirait lentement, les premières inspirations le submergeaient d'une moiteur brûlante. Puis ses poumons s'ouvrirent doucement à cette atmosphère inconnue. En quelques instants, l'air devient presque plaisant à respirer, enivrant, et des sensations nouvelles surprennent ses sens égarés. Même ses yeux inutiles dans cette pièce à l'air opaque ne lui manquaient bientôt plus. Seul, le bruit de l'eau qui serpente sur le dallage créait un repère, l'orientait, le rassurait. Quelques pas dans la pièce et il s'assit sur un banc de mosaïque que la lumière extérieure le laissait deviner contre le mur. Seul dans ce hammam, il sentait déjà son corps se couvrir de sa sueur, qui se mélangeait à cette vapeur omniprésente. Sa peau commençait à se vider de ses toxines, il espérait que son esprit allait suivre le même chemin.

Lentement, la chaleur l'envahit. Son corps ruisselait, des gouttes perlaient sur les poils de son torse, sous ses aisselles. Il se détendait, posa les bras sur le dossier du banc, écartés, pour s'offrir complètement à la vapeur qui devenait sa complice. Le ruissellement de l'eau le long des murs transformait cette pièce en un coin de jardin brûlant. Le souvenir de baignades nu dans des cascades isolées lui revenait à l'esprit, remontant d'une époque où la vie à la sauvage était l'usage, entre amis, et une source de plaisirs légers et partagés sans retenue.

Le fond de la pièce semblait plus sombre, loin de la porte. Le brouillard, et cette obscurité qui surprenait quand on quittait la luminosité de la piscine me laisseront quelques secondes pour remettre mon maillot. Une pensée mutine me pousse ainsi à aller explorer toute la pièce, à la recherche d'un recoin éloigné de cette porte. Il s’imaginait déjà en compagnie d’Aicha l’audacieuse, prête à tenter cette expérience nouvelle, autant par défi et par risque, que pour le plaisir du sexe. L'effeuiller doucement, perdre sa tunique dans la brume, faire durer l'attente au risque de devoir tout arrêter, et glisser contre son corps ruisselant... Il longe le banc qui le guide dans la demi- pénombre, quand un tourbillon de brume lui dévoile une forme faiblement éclairée. Il s'immobilise, son déplacement dans la pièce a mis la vapeur en mouvement. A travers les volutes tourbillonnantes, à peine éclairé par une lampe à huile apparaît un corps couvert d'ombres ondulantes, qui glissent le long de hanches dont les arrondis caramel sont creusés par la position de cette femme, assise sur ce banc, une jambe relevée devant elle. Ses bras glissaient sur cette peau, faisant trémuler un sein souple et tendu, bordé d'une longue chevelure noire tombant en cascade sur une épaule fine, joliment décorée d'une arabesque de tatouage au henné.

Aicha sursauta et cacha de sa main une poitrine dont le seul profil le mit en émoi. Elle se tourna vers lui et son regard le balaie des pieds à la tête en un instant. Son regard revient sur caleçon encore tendu par son idée mutine, puis remonta vers son visage avec un sourire entendu. Ses yeux se détachaient difficilement de cette taille et de cette poitrine, débarrassée des pièces de tissu de soie qui traînaient sur le dallage.

Elle se tourna vers lui, dévoilant son sein droit que rien ne cherchait à cacher, et qui oscillait avec grâce alors qu'elle s'asseye, redressée sur une jambe qu'elle avait repliée sous elle.

Au fur et à mesure qu’elle s'approcha d'elle, Le brouillard semblait disparaître entre eux. A demi assise en tailleur, elle prit appui sur sa longue jambe libre, effleurant le sol du bout de son pied aux ongles carmin, et ses deux mains se posent sur le banc pour l'aider à pivoter vers lui, un peu penchée. Son regard trahissait que rien n'était dû au hasard, lorsqu'elle lui offrit cette vue à laquelle aucun homme ne peut résister, de deux seins surplombant un ventre plat, finement terminé entre ses cuisses fuselées par un triangle de toison brune précisément dessiné.

Il sentit ses jambes chanceler, cette vibration qu’il connaissait bien quand il devenait certain que quelque chose allait se passer. Le sol inondé était glissant, il s’appuya sur le dossier du banc pour s'asseoir, mais sa main agrippa la sienne, et son visage changea de direction pour l'embrasser.

Elle l'agrippa le cou et l'enlaça avec gourmandise. Ses mains se jetèrent sur ses hanches, les empoignèrent, glissèrent sur sa taille, remontèrent sur sa poitrine. Ses yeux ne l’avaient pas trompé. A peine empoignés, ses seins fermes et souples remplissaient exactement ses mains. Inondés par l'humidité de la pièce, ils glissèrent sous ses doigts, s'échappèrent de sa paume, fuirent ses caresses, qui dérapèrent sur les épaules, sur le ventre de cette femme à la peau infiniment douce, délicatement parfumée, souvent confiée aux bienfaits des huiles orientales. Ses doigts s'attardèrent sur le dessin au sens mystérieux tracé au henné sur son omoplate, les lisant sans les voir sur cette peau à la finesse envoûtante.

Déjà ses mains ont libéré son sexe de sa geôle de tissu. Sans hésitation, sans retenue elles l'empoignèrent, le caressèrent, le découvrirent. L'humidité ambiante rendait chaque centimètre de contact entre eux absolument glissant.

Elle se leva pour plaquer sa toison contre son gland, le guidant contre ses lèvres, l'effleurant de ses cuisses qui parfois l'enserrèrent.

- Prenez moi tout de suite, je suis inondée, vous êtes raide comme un cheval. Venez en moi.

Elle posa un pied sur le banc et il sentit son sexe se glisser en elle sans effort. Sa cuisse rejoignit sa jambe et ses mains l'agrippèrent à nouveau par la taille. Il la plaqua contre lui et leurs toisons se mélangèrent quand son sexe l'atteignit au plus profond. Elle bascula la tête en arrière, pour mieux se cambrer, et se plaquer de tout son long corps contre lui. Son ventre, ses seins, leurs deux corps se collèrent, ils s’écrasent, luisants et glissants dans cet air tropical.

Lentement il ressortit d'elle, malgré les efforts de son sexe qui tentait de le retenir, le happer, l'avaler à nouveau, mais bientôt un nouveau coup de boutoir lui arracha un gémissement. Petit à petit leurs sexes devenaient joueurs, leur désir se faisait plus subtil.

Son gland parvenait à s'échapper un instant de ce fourreau qui l'aspirait, pour le pénétrer à nouveau, écartant ses lèvres tendues, transperçant ce ventre merveilleusement dur, et les ondulations de son bassin participaient à cette danse de nos ventres, qui ajoutaient au clapotement des sexes qui se pénétraient, l'exquise sensation de son sexe qui s'entrouvrait, vibrait, et l'enserrait de toute la force de ses muscles parfaitement entraînés.

Profitant d'une accalmie dans leur quête du plaisir, ses mains entourèrent son visage, leurs bouches se découvraient, nos regards s'accrochaient. Cherchant à trouver au fond de l'autre les marques d'une jouissance a peine éclose. Ses mains agrippaient sa nuque et ses doigts s'enroulaient dans ses cheveux, noirs, épais, emmêlés, qui se glissaient parfois entre leurs poitrines.

Par instant, son regard retrouvait le trouble de la femme sage et sérieuse qu'elle redeviendra plus tard, son visage se masque de raisonnable, de pudeur, de réserve, derrière lequel l'éclat insolent de son sourire laissait deviner l'ardeur qui anime ce corps, quand il s'offrait aux plaisirs de l'amour.

Lentement ses mains glissaient à nouveau sur sa poitrine, s'enroulaient sur sa taille, contournaient ses hanches, sans que ses yeux ne quittent son regard. Ses fesses se moulaient elles aussi dans ses mains, et le noir de ses yeux devenait si sombre qu’il devinait qu'elle lui soufflait un message inavouable, un ordre interdit, une envie que la morale condamne depuis toujours. Ils étaient inondés. Ses fesses, ses cuisses, brillaient de ce mélange de cette moiteur tropicale et de la cyprine qui inondait son sexe. Ses doigts se glissaient entre ses jambes, contournaient ses hanches et venaient se poser sur ses lèvres, dans lesquelles ils retrouvaient un bouton dont l'excitation ne réclamait qu'à grandir. Ses premières caresses posées sur sa toison, puis plus profondément orientées dans les replis de son sexe étaient immédiatement absorbées par son ventre tendu, par ses jambes écartées, par tout son corps qui se cambrait, et il sentit bientôt de petites contractions qui lui firent plier les jambes et lui inondèrent le sexe. Ses doigts se glissaient en elle pour la maintenir debout, se repliaient dans son ventre, pour former un crochet inamovible que la pression de son sexe ne parvenait pas à chasser, et qui décuplait ses frissons. Répondant à sa demande d'arrêter un instant, son index sortit de son vagin pour se glisser entre ses fesses, qu'il pénètra sans effort.

- Comment savez-vous ? J'adore ça. Prenez-moi par là.

Elle se tourna et, pliée en deux, lui présenta un cul à l'arrondi parfait. Ses fesses tendues lui rappelaient la forme d'un cœur, qui s'écartait en son centre pour lui dévoiler un passage dans lequel son sexe s'enfonça lentement. Brisant sur son passage une légère résistance, sa verge arracha à Aicha de petits gémissements, mélange de plaisir et de très douce douleur, qu'elle prolongea à loisir en l'enserrant de ses muscles.

Aicha jongla avec les limites de l'insupportable, de la perversité. Sur le fil du rasoir du plaisir extrême, elle ondulait, gémissait, réclamait, s'exposait avec une indécence brûlante, invoquant à la fois un dieu qui l'a gâtée et un enfer qui l'attirait par ses plaisirs sulfureux. Animale, presque inhumaine pour réveiller en lui le côté sombre de sa bestialité, elle les retenait tous deux du côté de l'humanité par le minuscule fil de sa grâce féminine. Il ne pouvait pas se retenir de crier comme son corps l'excitait. Planté en elle, allant et venant dans son cul de plus en plus durement, il sentait la jouissance monter en lui, toujours plus forte sans qu'aucune envie d'exploser ne s’annonçait pour interrompre leur union.

Aicha n'étouffait plus ses cris. Une main sur son sexe, elle se masturbait sans retenue, tandis qu’il lui pinçait les mamelons, qu’il lui agrippait les épaules, qu’il lui écartait les jambes. Impudique, provocante, elle le réclamait plus de tortures, plus d'excitation, plus de douceur. Mélange de cris de douleur et de cris de plaisir, succession de "aie" et de "continue", leur accouplement dans cette vapeur mentholée se repaissait du danger croissant d'être surpris.

A ses cris s'ajoutaient les claquements de nos peaux qui s'entrechoquaient, les bruits humides de leurs sexes inondés, et la vue que lui offrait son gland entrant et sortant de ses fesses grandes ouvertes. Les salves de ses cris se succédaient, de plus en plus fortes, de plus en plus rapprochées, sans que jamais son sexe ne réclamait à être libéré de sa tension par une éjaculation qui terminerait cette lente montée de ce plaisir. Au contraire, son excitation se nourrissait inépuisablement de la vue de son dos inondé par la chaleur du hammam, de plus en plus étouffante qu’ils supportaient depuis trop longtemps. Ses mains couraient sur le tatouage de son épaule, s'emmêlaient dans ses cheveux qu’il agrippait, pour lui basculer la bouche contre la sienne, la cambrer, la plaquer contre lui. Tout devenait plaisir érotique, lui écraser le ventre ou lui malaxer les mamelles, lui écarter les fesses, les claquer, la griffer juste assez pour lui exciter sa peau fine.

C'est après qu'elle se fut accroupie dans la vapeur qui jaillissait sous le banc, après qu’il ait senti ses seins s'exciter contre les joints rugueux de la céramique, que ses doigts dans son vagin aient rencontré son sexe en elle, que sa bouche ait sucé ces doigts, que son pouce ait accompagné sa verge pour l'ouvrir plus grande, qu'elle se fut mise à quatre pattes sur le sol glissant avant de s'étendre de tout son long dans l'eau fraîche et la vapeur, en lui écrasant les bourses entre ses jambes, c'est à l'idée que ces seins ensorcelants pourraient trahir par leur griffure cette femme délicieusement , qu’il sentit en lui une vague de plaisir rayonner, tout son intérieur se tendre, une onde irrépressible envahir son bas ventre et qu’il laissa le jet de son foutre traverser son membre pour l'inonder, se perdre en elle dans ce cul dans lequel la semence ne sait rien produire d'autre qu'une curieuse impression de chaleur, une pure envie animale, un brûlant désir de recommencer. Aicha hurlait, se tendait, tentait de lui attraper les testicules, se tordait et se déhanchait pour l'agripper, l'embrasser, le dévorer. Il l’immobilisa d'une main posée en bas du dos, et, alors qu'elle cédait au plaisir de se laisser passivement aller, dans l'attente du retour du calme de leurs sens, ses mains reprenaient l'exploration de son dos, de sa nuque, et de cette taille si fine qui transforme cette femme en un feu d'artifice de courbes et de volutes. Ses caresses se prolongeaient, captant chaque tremblement, chaque vibration, chaque réplique de son orgasme pour les faire rayonner dans les moindres recoins de cette anatomie païenne.

Martial et Aicha épuisés quittèrent le hammam, et rejoignirent une petite maison où ils poursuivirent leurs étreintes.

Aicha attendait son amant, il lui dit qu’il devait partir le surlendemain remontant les rives du Nil avec ses hommes. Elle le supplia de l’accompagner, se jetant à ses pieds. Il céda.

Ils quittèrent le Caire le surlendemain laissant derrière eux le plateau de Gizeh, ses pyramides et son Sphinx. Direction le Sud.

( à suivre)

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