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Si loin mais si près

Mariveau

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La baie vitrée de la terrasse était entrouverte, laissant filtrer une moiteur encore palpable à cette heure tardive, signe des premières fortes chaleurs d’un été qui s’était pourtant fait attendre. La était calme, seuls par intermittence, de lointains bruits d’une vie nocturne parvenaient jusqu’à La maison était calme, comme une petite ritournelle à laquelle, au fil des heures, elle s’était habituée sans même sans rendre compte, sans y attacher plus d’importance.

Son mari était parti se coucher à l’étage.

Plongée dans la pénombre de ce gîte, assise dans un grand fauteuil en osier, la luminosité blafarde de l’écran de sa tablette sur lequel elle était concentrée révélait le contour de son visage. Un visage doux, de grands yeux claires, C. était d’une beauté simple laissant deviner, une sensualité à fleur de peau renforcée par une petite fossette évanescente au milieu de sa joue. Elle n’était vêtue que d’une simple nuisette de couleur noire, étoffe délicate en soie ajourée, qui laissait sa gorge et ses bras nus et qui s’arrêtait haut sur ses cuisses qu’elle croisait.

C . appréciait ce moment de la soirée, ainsi, dans le calme, son esprit ne s’en trouvait que plus réceptive aux histoires écrite par son amants. Ses derniers textes l’avaient transportée et ce soir en les lisant à nouveau, elle était très excitée.

Son corps fourmillait de sensations de plaisir, elle n’avait même pas besoin de fermer les yeux, pour vivre ou revivre ces histoires.

L’air était de plus en plus lourd, sans aucune brise pour apaiser le corps ou l’esprit. c. commençait à transpirer par petites touches. Elle délaissa un temps sa lecture, alla dans la cuisine sans même allumer, ouvrit le frigidaire pour y prendre une bouteille d’eau. Debout dans le contre-jour artificiel, la transparence de sa nuisette dévoila ses cuisses voluptueuses, ses fesses nues et rebondies.

Elle regagna la terrasse et s’y servit un verre d’eau fraîche, se calant confortablement dans son fauteuil. Tout en buvant, elle passa sa main humidifiée sur sa nuque, puis effleura, nonchalamment, sa gorge dénudée. Le contact de sa peau, la fraîcheur de l’eau, ce fut le déclic pour son esprit volatile qui aussitôt s’échappa. Ses yeux cherchèrent au-dehors, dans la nuit, un point où se fixer mais le paysage familier était entièrement enveloppé par la nuit.

Elle reprit sa tablette, et chercha si son amant était connecté, elle avait envie de le sentir près de lui.

Elle sourit, il était là.

« Coucou, mon Cœur, je relis tes textes, je suis si excitée »

« Bonjour mon amour, j’aime te faire jouir par mes mots"

Il reprit :

J’ai envie de te faire l’amour

Doucement,

Tout doucement.

Que tu ne sentes sur ta peau

Que mon souffle, rien de plus,

Mon souffle chaud

Et que tu le devines de plus en plus pesant.

J’ai envie de dessiner

Les contours de ton corps

Avec ma langue,

Légèrement,

Finement

Comme je pourrais le faire

À l’aide d’un bas de soie.

Aimerais-tu

Que je te frôle

De ma langue ?

« Hummmmmmm, tu m’excites encore plus continues »

Il poursuivit…

De ma tête,

Je veux entrouvrir tes cuisses

Y placer mon visage, te sentir,

Sentir ton sexe s’humidifier,

Le contempler.

Entrouvrir délicatement

Tes petites lèvres de ma langue

Aller à la découverte de ta chatte.

Aspirer ton clito.

Tu aimerais que je te la suce,

Ta petite chatte ?

« Oui j’aime, continue, je suis toute mouillée »

« Viens, t’assoir sur ma bouche assoiffée, »

« Etanche ma soif, de ta cyprine abondante

Viens empaler ton sexe, sur ma langue dardée

C ne put réfréner un soupir qui venait des profondeurs de sa gorge. De sa main, elle remonta sa nuisette pour découvrir davantage encore ses cuisses qu’elle écarta franchement, mettant son sexe à nu, et, sans hésitation, sans retenue, directement elle commença à se caresser. De son index, elle allait et venait entre ses lèvres, à un rythme soutenu. Son excitation était puissante, bien trop puissante pour céder à la sensualité, pour s’adonner à une masturbation délicate, elle avait envie de jouir avec rudesse. Elle avait envie d’une jouissance ravageuse, qui exploserait, impudique, foudroyante, tant l’inconnu avait touché la cible au cœur… au cœur de son sexe humide qui réclamait déjà la langue experte de son amant

« C’est trop bon, je me caresse."

Les mots de son amant l’accompagnèrent, par écran interposé, ses gestes à elle. Il la guidait, pour participer à distance à sa jouissance. Des mots doux, sensibles et très suggestifs… Oh oui, si suggestifs qu’ils semblaient résonner dans la pièce, comme s’il était à ses côtés, distillant ses mots suaves directement à son oreille, proche d’elle, prêt à la toucher, à lui lécher le sexe… Oh !

Le contraste était étonnant entre la douceur qu’il lui prodiguait par ses paroles, invitant à une masturbation raffinée, et ses gestes à elle, rapides, nerveux. Ses caresses étaient plus un acte libératoire. Sans doute une envie tellement retenue qu’elle ne pouvait que jaillir, démonstrativement. C. avait maintenant calé ses pieds sur une table en teck, pliant les jambes, les fesses bien enfoncées dans son fauteuil, elle était au mieux pour se toucher, offrant sa chatte à son amant.

« Oui prends moi, ma chatte est à toi »

D’une main, elle caressait assez vigoureusement son sein gauche, à travers l’étoffe de sa nuisette, et de l’autre, elle mettait son sexe en émoi. Son index avait rejoint le majeur dans ce frôlement répété mais ce n’était pas assez, du plat de sa main tout entière elle allait et venait entre ses jambes tandis que son autre main découvrait son sein, l’empoignait et, de sa langue, elle lapait son téton tout dur. Son regard était toujours cependant hypnotisé par les mots qui défilaient à l’écran.

"Fais-toi du bien

Mouille ton doigt

Et enfonce-le dans ta petite chatte.

Fais-toi plaisir. "

Elle était tellement excitée .

" Lèche-moi, oh lèche-moi la chatte, oui, bouffe-la ! Oh ! Oui, bouffe-moi la chatte, j’adore ça ! Elle est toute mouillée.

Sa voix étant plus rauque, ses pupilles plus dilatées, un sourire provocateur aux lèvres. Elle agita la tête, écarta davantage encore ses jambes et, d’un mouvement brusque, fit tomber du de la table quelques livres et revues. Elle prenait ses aises.

" J’ aime… quand tu me bou… ffes ma… chatte, une… sa… lo… Oh ! Oh ! Oh ! ouiiiiiiiii Oh ! Oh ! ouiiiiii !

Son plaisir montait, par vagues, ralentissant son phrasé, rendant difficile la prononciation des mots qui participaient à sa jouissance. Elle se lécha une nouvelle fois le téton tout en laissant échapper quelques soupirs plus denses. Dans une folle cadence, elle faisait aller sa main sur son sexe détrempé, sa respiration de plus en plus franche.

Sur l’écran, V. continuait :

J’aimerais être là pour te voir

Pour t’entendre

J’aimerais sentir

Ton sexe se gonfler

Être en toi pour sentir tes contractions

Tu jouis mon amour ?

Dans un geste fébrile, elle interrompit sa masturbation pour frapper sur le clavier :

"Je vais jouir".

Et sans plus rien dire, elle laissa gronder son souffle :

"Oh ! Hum ! Oh… Oui !

Elle devinait sa respiration à lui, calme, comme s’ il était seulement à l’écoute de sa jouissance, désireux de partager ce moment sans même en profiter lui-même.

Il exhortait sa jouissance. C. poussa alors un long gémissement, une plainte qui la déchira de bonheur à plusieurs reprises, des secousses de plaisir qu’elle accompagna de la cambrure de ses reins.

Elle se reteint de hurler son plaisir pour ne pas réveiller la maisonnée.

« Je t’aime C,"

" je t’aime V »

Ils s’endormirent avec de nouveaux rêves chacun de leur côté en attendant de nouveaux échanges"

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