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Le bal de Bénouville, Récit initié par Elle, écrit avec Elle, pour Elle

Mariveau

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Caen Carpiquet 17 août 1939

Depuis quinze jours la France est en guerre, l’Etat Major a décidé de transformer l’aérodrome de Carpiquet , aux portes de Caen en base aérienne.

Aujourd’hui c’est l’inauguration du terrain, toutes les autorités sont là.

Sanglé dans l’habitacle de son chasseur Bloch 152, le Lieutenant de Vaisseau Vincent Martin, fait chauffer son moteur, il attend la fusée rouge pour décoller avec son escadrille de l’aérodrome de Rouen. Cet officier de Marine a été détaché pour servir dans l’Armée de l’Air. Son groupe de chasse à la charge de la défense des installations portuaires entre Rouen et Le Havre.

Ce matin point de patrouille monotone à la recherche d’un hypothétique bombardier allemand. Les français, État major compris sont insouciants alors qu’à l’Est la Pologne est à l’agonie. Aujourd’hui, il doit montrer aux civils la puissance de l’Aviation.

L’escadrille de Vincent remonte à basse altitude la Seine, jusqu’au Havre, puis oblique à l’Ouest, longeant la côte au raz des arbres : Honfleur, Trouville, Deauville où il à quelques mois il s’amusait au casino avec de superbes femmes, défilent sous lui. Les enfants dans les cours d’école leurs font des signes.

Il pousse jusqu’à Ouistreham là où il a rencontré au bal de la Saint Jean, la belle Christine dont il est tombé follement amoureux. Il ne s’est rien passé entre eux ce soir là si ce n’est qu’ils ont dansé à en perdre le souffle. C’était le dernier soir de sa permission. Les bruits de bottes de l’autre coté du Rhin raisonnaient à peine dans l’esprit des français, mais il savait.

Il pousse les gaz de son moteur Gnome Rhône, il donne un coup de palonnier et le voilà avec ses ailiers au dessus du château de Bénouville. Il y a peu c’était une maternité où Christine exerçait en tant qu’infirmière. Mais depuis la déclaration de guerre, l’hôpital avait été réquisitionné.

Ils passèrent en rase motte battant des ailes pensant qu’elle devinerait que c’était lui.

Voilà l’aérodrome de Caen, Vincent fait évoluer ses équipiers pour montrer la puissance de l’Armée de l’Air, il n’est pas dupe. Il sait la valeur de ses futurs adversaires, leur puissance de la technologie. Il l’a affronté en Espagne dans les Brigades Internationales, il pilotait alors pour les Républicains et il avait été abattu par l’un de leurs terribles Messerschmitt.

Après quelques acrobaties, ils atterrissent, Vincent le dernier fait une dernière démonstration, tonneau, vrille, piquet, looping, digne des grands cirques aériens américains. Les spectateurs arrachent des cris de stupeur. Ses supérieurs qui pestaient devant tant de témérité se ravisent devant les applaudissements des spectateurs lorsqu’au sol, ayant coupé son moteur, il saute de son appareil.

Il rejoint ses pilotes, salue les autorités militaires et civiles et comme un sixième sens tourne la tête vers le public et derrière la barrière il la voit. Christine est là si belle, si désirable. Il parle à ses pilotes qui le chambrent et saute la barrière il prend Christine dans ses bras et l’embrasse amoureusement.

Nous avons si peu de temps, je repars demain matin. Christine qui a emprunté l’ Hotchkiss de la directrice l’hôpital, lui dit je veux finir avec toi ce bal.

Prenant le volant, ils se dirigent vers Bénouville et son château trônant sur les bords de l’Orne

Il fait chaud en ce mois d’août, ils ne parlent pas, ils se regardent. Vincent décide de s’arrêter dans un petit bois. Il stoppe le moteur.

Ils savourent enfin ce moment de se retrouver ensemble, ils sont heureux comme si tout c'était arrêté. Il la regarde et plonge ses yeux verts dans son regard envoûtant, leurs lèvres sont à quelques centimètres les unes des autres.

Il lui tient la main et lui serre très fort. Christine commence à sentir une excitation nerveuse

Vincent ne cesse de la regarder, il savoure son parfum, le même qu’elle portait le jour où ils se sont rencontrés à ce bal de la Saint Jean.

Ils sont là maintenant seuls dans ce petit chemin normand. Il fait chaud, ils sont là. La tension amoureuse est là. Il s approche de Christine, et lui dit.

« Depuis ce bal de la Saint Jean, je rêve de vous faire l’Amour Christine »

« Moi aussi, j'en ai vraiment envie, depuis le temps que j’attends ce moment"

« Depuis notre rencontre je ne pense plus qu’à toi, je suis fou de toi, je te désire car Christine je t’aime de toute mon âme, j ai envie de te faire follement l’amour »

« Je t'aime Vincent »

« Je veux t aimer car la guerre est là et demain je rejoindrai le front »

Il prend dans ses bras Christine et la plaque contre lui, leur bouches se soudent avec fougue passion tendresse, leurs bouches s entrouvrent. Ils s'aiment.

« J’aime le gout de tes lèvres, aimons nous mon amour »

Tout en t’embrassant il déboutonne son petit chemisier et glisse sa main et empaume son sein droit,de son pouce et son index il joue de ses pointes déjà dardées.

« Christine je te désire, je t aime »

Elle se laisse séduire. Il glisse sa main sous sa petite jupe plissée de Christine et il caresse son pubis.

« Oui prends moi, fais-moi l’amour »

Elle lui déboutonne sa vareuse d’uniforme, sa chemise et sa bouche s’empare de son torse. Ses mains sont si habiles.

Il lui retire son chemisier dégrafe son soutien-gorge, libérant ses délicats seins, aux pointes dardées.

Elle n'en peut plus……….

Puis les mains de Vincent s’immiscent entre ses cuisses, il sent cette chaleur humide prémices merveilleux de plaisirs. Ses doigts trouvent son bourgeon délicat qui réagit, arrachant à Christine un gémissement de plaisirs. Ils entrouvrent ses lèvres intimes, enfonçant deux doigts dans sa vulve qui s’offre sans peine.

Il la prend dans ses bras la soulevant comme une plume emportée par une brise espiègle et sous un chêne il la dépose sur un lit de mousse épaisse.

Le buste collé contre le sien, elle est fébrile. Il est si imposant, mais à la fois si attentionné, et il se veut rassurant. Il la regarde dans les yeux.

« J’adore ta bouche qui dessine un cœur presque parfait » lui dit-il tout en les caressant les lèvres avec son index".

Alors il approche ses lèvres des siennes, pour y déposer un nouveau tendre baiser. Elle passe sa main dans sa nuque pour qu’il s’attarde un peu plus, qu’il presse ses lèvres contre les siennes. Elle lui dépose à son tour de doux baisers, puis avec sa langue, elle lui lèche les lèvres. Ils échangent un baiser langoureux, et elle sent les premiers fourmillements de plaisir dans son bas ventre, significatifs de l’ouverture des « vannes du plaisir ». Ils humectent leurs lèvres de leurs salives, sous l’effet de leurs baisers de plus en plus impatients. Il se laisse alors un peu plus tomber de tout son poids sur elle, elle se sent presque prisonnière.

Il se colle contre elle. Sa respiration est forte. Elle sent son souffle dans son cou, tandis qu’il lui embrasse les joues, le cou, les épaules. Christine a l’impression qu’il va la dévorer et ça l’excite encore plus. Puis il dépose ses lèvres sur ss seins. Il les serre et les presse avec ses mains. Il joue de sa langue pour les lécher, la faire tourner autour de ses tétons avant de les sucer et les aspirer. C’est si bonnnnn.

Il descend une main sur son ventre. Elle est si chaude. Elle se sent de plus en plus humide.

Ses doigts reviennent se frotter et glisser sur ses lèvres humides, avant d’en faire pénétrer les premières phalanges dans son couloir des plaisirs. Sa paume est restée appuyée sur son clitoris, tandis qu’il les fait tourner légèrement, avant qu’ils entrent et sortent doucement, mais fermement. Christine est aux anges, mais elle en veut plus… Elle pince sa lèvre inférieure, l’encourageant à poursuivre son manège par des caresses de ses mains sur son crâne et le long de son dos, ses doigts s’ancrent dans sa chair. Elle laisse échapper des gémissements de plaisir, tout juste perceptibles. Elle a avancé son bassin pour lui présenter.

Elle glisse une de ses mains entre leurs deux corps pour s’emparer de son sexe. Elle mesure son excitation, en palpant cette excroissance si gonflée. Elle commence alors à défaire les boutons de son pantalon. Elle glisse sa main dans son caleçon et commence à le masturber, avant de glisser ses vêtements jusqu’au bas de ses fesses si fermes. Son sexe se déploie alors complètement. Elle a tant envie de le sentir en elle. De le goûter. Il est dressé, tendu, prêt à subir les assauts de sa bouche impatiente.

Alors qu’il exerce des pressions, à force de légers mouvements de va-et-vient du bassin, elle sent sa verge se déposer contre son pubis et son bas-ventre par pressions plus ou moins intenses. Elle se dégage quelque peu, de façon à se trouver libre, face à lui. Elle lui prend le visage avec ses deux mains, pour l’embrasser. Elle s’agenouille devant lui. Son visage se trouve face à sa verge offerte.

Elle approche ses lèvres de son gland, alors que ses mains enserrent déjà son sexe ; l’une massant au passage ses grosses bourses. Sa main est à peine assez grande pour se refermer complètement sur sa verge gonflée. Ses lèvres se posent sur son gland, elle l’embrasse. Il perle. Elle presse ses lèvres et les fait glisser sur toute la surface de son gland, lentement, sortant parfois le bout de sa langue pour le goûter, le lécher. Elle délecte de cette verge aux allures puissantes. Elle ouvre sa bouche, et le dirige avec sa main pour qu’il vienne s’y loger. Elle commence à le sucer. Elle sort totalement sa langue qui parcourt sa verge sur toute sa longueur, pour l’humidifier entièrement avant de la « gober », et la faire aller et venir dans sa bouche. Il a posé sa main sur sa tête, basculé sa tête en arrière devenue lourde de plaisir. Il la redresse parfois pour la regarder faire et sa dextérité l’encourage à accompagner ses va-et-vient avec des mouvements de bassin.

D’une main elle maintient les fesses de son amant. Le bord des lèvres de Christine glisse sur son sexe par mouvements saccadés, tantôt lents, tantôt plus rapides. Lorsqu’il est en elle, elle tente de le caresser avec sa langue, de la tourner autour de sa verge. Elle le suce maintenant doucement le bout du gland, le lèche et l’aspire.

Sa main a rejoint mon clitoris pour le titiller de nouveau, et glisser rapidement son index et son majeur entre ses lèvres. Il glisse avec une facilité sans nom, jusqu’au fond de sa grotte. Il resserre ses doigts logés et son pouce posé sur son clitoris, fermement. Il entre et sort ses doigts tout entiers, lentement, avant d’accélérer.

Elle a la tête lourde, remplie de plaisir. Un plaisir qu’elle exprime par des gémissements, une respiration haletante. Elle pince ses lèvres.

« Ouiiiiiui, continue, vas-y, prends-moi, je deviens folle de t’attendre ainsi. Prends moi ! »

Elle est cambrée, impatiente. Après avoir envoyé ses doigts en éclaireurs, il pénètre son couloir des plaisirs avec une puissante douceur. Son sexe n’a aucun mal à s’introduire.

Il vient alors la pénétrer délicatement. Exerçant d’abord de légers va-et-vient avec le bout de son gland, à chaque fois qu’il revient en elle, il gagne quelques centimètres la mettant au supplice. Très vite, progressivement, son sexe la gagne complètement. Elle ne cesse de gémir bruyamment, l’encourageant ainsi à entreprendre des mouvements du bassin de plus en plus accélérés et précipités. Il est très excité. Sa respiration est soutenue. Il gémit lui aussi.

Leurs corps sont soudés tel le lion sur sa lionne. Elle hurle de plaisir, comme jamais, des cris aigus, qui se perdent dans la clairière. Emporté par la jouissance de Christine, Vincent déverse sa semence inondant sa matrice.

La pression retombe peu à peu. Leurs corps se détendent. Elle se redresse, alors qu’il l’enlace et se serre contre lui, en me caressant. Il l’embrasse le visage et dans le cou. Elle repose sa tête dans le creux de son épaule. L’instant de reprendre leur esprit, de partager un tendre moment, avant de se rhabiller et rejoindre la petite chambre qu’il a loué à la pension Gondrée au pied du pont levant.

Ils firent l’amour avec passion toute la nuit.

Au petit matin, il la quitta, rejoignit son escadrille, décolla pour le Havre en passant en rase motte devant la passion. A la fenêtre, Christine lui fit signe, il fit battre des ailes son chasseur et montant en chandelle vers le bleu du ciel.

Dès qu’il avait une permission, il venait la rejoindre dans cette petite chambre, se donnant à l’un et l’autre comme si leur dernière heure arrivait.

Mai 1940, les hordes nazis déferlent sur la France, Vincent et son escadrille se battent à un contre cinq. Les hommes tombent dans leurs cercueils de métal.

Christine et Vincent correspondent en de longues et passionnées lettres.puis un jour plus rien.

1° juin 1940 ,

Christine câble le télégramme suivant

« Mon amour

Je pense tellement à toi, tu me manques, sois prudent, car je suis enceinte de toi, revient moi vite.

Christine »

Aucune réponse, Christine est désemparée.

15 août 1940

La France a capitulé, le château de Benouville est redevenu une maternité. Deux hommes en uniforme encadrant la directrice de la maternité se présentent. Christine chancelle.

Elle lit la dépêche qu’on lui remet :

Le Lieutenant Vincent Martin est tombé le 5 juin 1940 aux commandes de son appareil à la tête de son escadrille dans un combat à un contre cinq au-dessus des plages de Dunkerque. Son courage a permis durant plusieurs jours la couverture aérienne du rembarquement des troupes anglaises et françaises encerclées. Son corps n’a pu être retrouvé……….

Christine s’effondre. Quelques mois plus tard, Christine mettait au monde des jumeaux, Richard et Marie.

La Normandie est occupée, la directrice de la maternité est entrée en résistance, en tant que chef de réseau. Christine a décidé de venger celui qu’elle aimait. Elle recueille des renseignements pour Londres, récupère les pilotes alliés descendus.

Son pseudonyme est Katy, elle s’est coupé les cheveux, et opère déguisée en homme.

Richard et Marie grandissent.

1° juin 1944, 6.00 AM

Un Spitfire de reconnaissance se prépare à décoller du terrain de Bighin Hill encombré de centaines d’appareils de tous types.

Les pales immenses tournent à petit régime. Le pilote regarde vers la tour de contrôle attendant la fusée rouge signal du départ. Elle s’élève dans le ciel gris.

Il modifie le pas de l’hélice, met les gaz, les roues roulent sur la piste herbeuse, puis il s’élève. Il rentre son train et prend la direction de la Normandie.

Avec la petite lampe de poche, il vérifie ses cartes, et regarde la photo d’une femme qu’il a accrochée à côté du tachymètre.

Le commencement de la fin sera dans quelques jours se dit-il. Il se souvient de celle qu’il aimait, de ses camarades qui n’ont eu que pour sépultures la carcasse de leur avion, au fond de la manche, ou dans un champ de France.

Au-dessous de lui, il voit les milliers d’embarcations remplies d’hommes et de matériel prets à fondre sur le Mur de l’Atlantique. Combien en reviendront se dit-il et moi reviendrai-je.

Il se concentra à sa mission, prendre les dernières photographies du secteur attribué à la II° Armée britannique.

Il survole Port en Bessin, Longue sur Mer, Courseulle , il arrive à la verticale de Ouistréham. Il se souvient. Puis il ressent un choc, il vient d’être touchée par la Flak.

« Non pas maintenant pas ici »

Il fait donner toute la puissance restante de son Spit, se dirige vers les marais de la Dives que les allemands ont inondé.

Avec une superbe glissade l’appareil s’immobilise au sol, il dégrafe son harnais, saute à l’eau et se dissimule pour ne pas se faire prendre par une patrouille approchant à toute vitesse.

Il passe la nuit dans une cabane de cantonnier grelotant toute la nuit. Son bras est cassé et il porte une large estafilade sanguinolente au front, son dos le fait extrêmement souffrir.

Il somnole quand, au petit matin, un homme entre dans la cabane, il dégaine son arme.

« N’ayez crainte, je vais vous remettre à la Résistance » C’est un vieil homme, il a les larmes aux yeux lorsque il découvre sur le battle dress du pilote le mot France et la Croix de Lorraine.

Ils passent la journée, cachés dans une grange, après avoir traversé les marais.

Le soir un jeune homme plutôt un adolescent, arrive, il prend en charge le pilote. Traversant un canal, qu’il identifie comme celui de Caen, il reconnait immédiatement l’énorme bâtisse.

Il se regarde dans un miroir, son visage est couvert de sang, noircir par l’huile fumante du radiateur de son avion, couvert de boue. Il est méconnaissable.

L’adolescent qui porte une cagoule sort sans un mot.

Le pilote se nettoie tant bien que mal, la porte s’ouvre dans son dos, il se retourne.

Devant lui ne se dresse plus l’adolescent de la nuit, mais Elle. Il se sent défaillir, mais c’est elle qui s’évanouit en criant.

La directrice entre alertée par le tapage, elle le reconnait……..

6 juin 1944, minuit

Les alliés ont établis une solide tête de pont. Christine dans les bras de Vincent dort. Celui qu’elle croyait perdu à jamais la réchauffait de son corps.

Ils étaient heureux, elle était heureuse, le père de ses enfants était là, ils ne grandiraient pas dans le souvenir de celui-ci mais avec lui.

8 mai 1945 Bénouville

La victoire, ce soir il y a bal. Vincent a passé de long mois dans les hôpitaux militaires, ses blessures s’étant avérées plus graves.

Christine est à ses côtés avec Richard et Marie.

Une valse.

Comme s’ils étaient seuls au monde, Christine et Vincent dansent. Leurs lèvres soudées comme pour ne plus se séparer.

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3 Commentaires


Recommended Comments

Encore un texte que j'aime . L'idée qu'elle ai pu perdre Vincent est très belle .

 

Merci mon F'Rôdeur de ces mots qui transportent des images .

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