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Alya, Rine d'Androméda (5° partie) Astrée

Mariveau

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Dans la nef, on pouvait entendre un léger ronronnent de la machinerie. Alya se réveilla, s’étirant avec sensualité. Jamais elle n’avait eu autant d’orgasmes de la part d’un homme et qui plus est pour son bonheur, c’était un envoyé des ancêtres.

Ethan était déjà debout regardant les écrans de contrôle du vaisseau. Elle s’approcha et se colla à lui. Il sentait ses seins durs contre le tissu de sa combinaison spatiale. Il se retourna et l’embrasse avec passion.

Elle avait envie de lui, il avait envie d’elle.

Ils se donnèrent l’un à l’autre à même le sol du poste de pilotage.

Enfin apaisés, rassasiés l’un de l’autre, il était temps de ramener Alya à son palais. Là-bas tout le monde était en émoi, on avait découvert la disparition d’Alya et sa suite et on préparait une expédition pour la retrouver.

Ethan chercha un endroit discret proche de la ville, pour poser et dissimuler sa nef. Il raccompagna Alya au palais, se faisant passer pour un chasseur.

Quelle ne fut pas l’émoi de la Cour, lorsque la Reine réapparut .Elle narra ses mésaventures, la traitrise d’Indra et son sauvetage par Ethan.

Le chef de la garde était mort dans l’assaut, et c’est son second, une amazone des hautes terres qui mit en alerte les forces d’Androméda.

Ethan prit congé d’Alya à son grand regret, il voulait découvrir ce qui se tramait contre le pouvoir de la Reine.

« Reviens moi vite dit-elle, je vais rêver de toi avec intensité et passion, reviens moi vite me faire l’amour »

La région des hautes terres était fortement boisée. Située dans la partie la plus nordique du royaume humain d’Androméda, l’imposante forêt longeait les Monts de Fer au Nord et débouchait sur les plaines d’Irastil au Sud.

Sauvage et peu explorée, c’était un territoire que les humains évitaient avec soin car un grand nombre de créatures, dit-on, parcouraient l’immense forêt.

Astrée suivait depuis deux jours la piste d’un intrus.

C’était la découverte de traces de pas suspectes qui avait mis la chasseuse sur la piste de cet étrange gibier. Il portait des bottes à semelles dures. Les traces étaient d’ailleurs bien trop petites pour un membre de cette race monstrueuse des Virguils.

Une conclusion très simple s’imposa à elle : l’être dont elle suivait la piste était un humain.

Comme tous les membres de son espèce, Astré savait combien les humains pouvaient être des créatures dangereuses. La plupart considéraient les siens comme des primitifs guère plus respectables que des animaux. N’était-elle pas l’une des rares descendantes du peuple des arbres, les habitants originels de la planète.

On racontait que des humains venant des étoiles étaient apparu il y avait des milliers d’années, laissant chez les primitifs humains un culte quelque peu oublié.

Souvent, des humains pénétraient leur forêt, tuant leur gibier, saccageant la nature et allant jusqu’à tuer tous les êtres qui commettaient l’erreur de se trouver sur leur chemin.

La jeune traqueuse n’avait jamais vu d’humain. Aussi loin des plaines du Sud, au cœur de la forêt de Subor, elle croisait pour la première fois un représentant de ces êtres dangereux.

Son peuple n’avait jamais été victime des prétendues atrocités perpétrées par les humains, aussi Astrée n’avait pas cette haine féroce que certains des clans plus au Sud avaient dans le cœur. Mais elle savait devoir rester méfiante. Tous les récits qu’on lui avait contés les décrivaient comme des êtres aussi froids que sanguinaires.

La traque touchait à sa fin. Sa proie remontait depuis peu le courant du Styx, un petit ruisseau qui s’écoulait du lac Baîkou, à moins d’une lieue. Les traces étaient fraîches, datant de moins d’un sablier.

Elle atteignit enfin les berges du grand lac aux eaux placides, prenant bien garde de rester dissimulée par les épais buissons. Elle avait comme armes un léger javelot et son poignard. Si jamais l’humain se montrait agressif, elle avait de quoi se défendre.

Bien vite, elle repéra sa cible. Arme au poing et attentive aux moindres signaux de son environnement, elle progressa avec une lenteur et une prudence extrême sur la dernière centaine de pas.

De sa cachette, elle apercevait clairement le grand humanoïde au teint clair qui pataugeait dans le lac, de l’eau jusqu’aux genoux, dos à elle et complètement nu.

Surprise, elle détailla avec plus d’attention l’humain. Grand d’environ dix-huit ou vingt paumes, il avait une musculature puissante. Ses épaules étaient larges, son torse puissant et ses jambes musculeuses étaient épaisses comme des bûches.

Astrée comprit immédiatement qu’elle avait sous les yeux un combattant à ne pas sous-estimer. Il devait avoir une force, une rapidité et une endurance qui la ridiculiseraient en cas de combat face à face.

L’humain avait une peau bien plus claire que la sienne, mais couverte de nombreuses cicatrices de tailles et formes diverses. La majorité semblait être le fait d’armes tranchantes, mais certaines ne correspondaient en rien à des blessures connues. Cela l’intriguait.

La pisteuse en déduisit qu’il avait certainement dû combattre un grand nombre d’adversaires au cours de sa vie pour avoir reçu une aussi impressionnante quantité de blessures. . Elle estimait sont âge à une quarantaine de saisons.

Sur la berge du lac, le guerrier avait déposé ses vêtements pliés sur un petit sac à dos, près de sa cotte de mailles noire et de ses solides bottes de fantassin. Il y avait aussi un baudrier de cuir incrusté de clous, qui soutenait le fourreau d’une courte épée à large lame, ainsi qu’une courte lance en acier.

Soudain, l’humain se retourna et regagna la berge d’un pas tranquille, apparemment perdu dans ses pensées. Il portait un long croc jauni en pendentif, ainsi qu’un anneau fait d’un métal vert. Elle put enfin voir son visage. Il portait une barbe courte grise. Ses cheveux d’un gris argent tombaient sur ses épaules et ses iris marron. Mais sa large mâchoire, son nez prononcé et son front massif lui donnaient un air viril qui la surprit.

Elle lui trouva un certain charme. Elle avait toujours cru que si elle croisait un jour un humain, il serait laid et aurait des traits bestiaux et cruels, voir hideux.

Le regard de la chasseuse glissa le long de son torse imposant jusqu’à son bas-ventre plat. Elle fut stupéfaite quand elle aperçut son entrejambe. Elle écarquilla les yeux, estomaquée.

L’humain avait un sexe bien membré. Sa verge se balançait contre ses cuisses dans un mouvement que la chasseuse trouva étrangement émoustillant.

Honteuse, elle sentit une puissante chaleur se répandre dans son ventre, ses tétons se dresser sous le frottement de sa tunique, et même, comble de la perversité, sa fente intime devenir humide.

Troublée pas ses étranges sensations, elle fit un effort de volonté et repoussa ses soudains désirs lubriques. Elle était là pour découvrir la raison de la présence de cet intrus, pas pour s’exciter à la vue de son sexe, aussi tentant soit-il !

L’étranger s’habilla rapidement, puis enfila sa lourde armure. Astrée remarqua que celle-ci avait sans doute été enchantée, car elle ne produisait aucun son. Il passa ensuite son baudrier et enfila ses bottes. Il glissa dans chacune une fine dague de jet, faite d’un métal rutilant.

Elle hésita alors sur la marche à suivre. L’étranger allait bien vite repartir. Il était vêtu pour la guerre, certes, mais cela ne signifiait pas forcement qu’il allait s’en prendre à son peuple. Elle avait souvent tué, que ce soit pour se nourrir ou se protéger. Mais tuer un être vivant de sang-froid la répugnait.

Elle vit avec intérêt l’humain fouiller dans une des bourses de cuir qui pendaient à son épais ceinturon. Il en sortit un étrange médaillon. Fait d’un métal cuivré, il était couvert de runes qu’elle ne parvenait pas à distinguer clairement. Il poussa un minuscule levier sur le côté. Le médaillon s’ouvrit, une étrange lueur vert bleuté émanant de l’ouverture.

L’étranger contempla un moment l’intérieur du médaillon, le visage éclairé par la lueur qu’Astrée supposa être d’origine magique. Il releva soudain la tête et tourna son regard vers le Nord-Est.

Il referma le médaillon, le remit dans sa bourse et prit le chemin du Nord d’un bon pas.

Intriguée par ce qui pouvait bien amener un humain à vouloir aller dans les terres interdite, la chasseuse décida de suivre le mystérieux étranger.

Ethan c’était donc lui, poursuivait sa route, dans les archive d’Androméda il avait appris que par-delà ces terres il aurait une réponse à ce qui menaçait le royaume d’Alya.

Sous sa lourde cotte de maille il portait sa ceinte de gravitation et dans un petit sac de peau tannée, ses armes favorites

Comme on le lui avait indiqué, il avait fait route vers l’Est jusqu’à trouver le petit ruisseau. Il avait remonté son cours vers le Nord, jusqu’au lac Baïkou. Là, il avait aperçu le pic tronqué, là où se trouvait la réponse à ses questions.

Il avait alors décidé de prendre une pause bien méritée. Se lavant dans l’eau froide et vivifiante, il avait été un moment tenté de prendre le reste de la journée pour se reposer après ces dix derniers jours d’une marche longue et épuisante. Mais il avait consulté son astro-boussole, et celle-ci lui indiquait qu’il était maintenant très proche de son objectif.

Alors qu’il venait tout juste de reprendre sa marche, l’anneau d’alarme à son doigt vibra. Une sensation de menace, bien que faible, résonna en lui. Il comprit immédiatement qu’il était épié par quelqu’un. Et suivi, aussi. Son poursuivant était doué, ne faisant presque aucun bruit. La faible réaction de son anneau lui indiquait que celui-ci n’avait sans doute pas de mauvaises intentions. Il décida donc de l’ignorer.

Au crépuscule, il se retrouva dans une partie de la forêt plus dense, contenant bien davantage de conifères. Il décida de passer la nuit dans un arbre, endroit bien plus sûr que la terre ferme. Le pic tronqué était maintenant tout proche. Ethan était convaincu d’être déjà sur les terres interdites. Il devait donc se passer d’un bon feu.

Il s’installa dans un grand bouleau aux branches bien fournies. Il grignota un morceau de viande fumée, quelques fruits séchés et but à sa gourde. Il sentait toujours la présence de l’espion qui le suivait, mais il s’était apparemment éloigné, sans doute pour lui aussi trouver un coin pour dormir.

Dès l’aube, il allait partir en reconnaissance. Il devait localiser le lieu qui allait lui révéler la vérité, évaluer le nombre d’ennemis et leurs forces, puis mettre au point un plan d’action. Il était conscient que ses chances étaient réduites, mais il devait réussir.

Astrée avait suivi avec un mélange de crainte et d’excitation le guerrier humain. Elle n’avait jamais pensé qu’il serait assez courageux pour s’aventurer seul dans cette partie de la forêt. Elle ignorait toujours ce qui l’avait poussé à venir aussi loin, mais elle se doutait que cela devait être important.

Elle avait choisi un refuge bien différent de l’humain. Elle s’était constitué un abri de branchages épais qui la recouvrait comme une coupole. Cette habitation de fortune, juste assez grande pour elle, ressemblait à s’y méprendre à un énorme buisson particulièrement feuillu.

Étendue sur une couche de feuilles mortes, elle ne parvenait pas à trouver le sommeil. Jamais elle n’avait été dans le territoire des ogres. Et elle était inquiète pour l’étranger, aussi étrange que cela fût.

Elle avait vu son visage. Dur, mais sans trace de cruauté ou de malveillance. S’il était ici, c’était sans doute pour une cause juste. Et puis, il était assez mignon…

L’image de l’humain, nu et la peau encore humide, lui revint en mémoire. Aussitôt, elle se mit à imaginer le guerrier descendre de l’arbre, venir la rejoindre et poser ses puissantes mains sur ses seins, les caressant…

Lentement, elle commença à se caresser la chatte, le tissu de son pagne frottant de manière fort plaisante sur sa fente qui devint rapidement humide. Elle écarta bien vite le rabat de tissu pour faire glisser ses doigts sur sa vulve. Sentant un mélange de honte et de désir monter en elle, elle alla jusqu’à glisser un doigt dans sa chatte, puis deux.

Elle stimula de son pouce son petit bouton, le pressant. Une onde de plaisir encore plus intense lui parcourut l’échine.

De l’autre main, elle caressait sa petite poitrine, pinçant ses tétons durcis. Elle imaginait avec délice le sexe énorme de l’humain pénétrer en elle, la labourant sans ménagement.

Son orgasme se rapprochant, elle avait le dos arqué et trois doigts glissés au plus profond de sa chatte, frottant furieusement son intimidé chaude et humide. Elle avait tellement envie d’être prise, peu importait la position, et par qui. Elle brûlait de pouvoir s’empaler sur une verge, ou encore d’être défoncée brutalement alors qu’elle était attachée.

Pour la première fois, elle eut envie de quelque chose d’encore plus animal. Sa main qui malaxait un moment plus tôt ses seins descendit jusqu’à ses fesses, les écartant. Elle appuya de son majeur sur son anus, le faisant lentement entrer en elle. Puis elle le fit entrer et sortir avec un rythme d’abord lent, puis de plus en plus frénétique.

Les sensations mêlées venant de ses deux orifices, mélange qu’elle n’avait jamais connu mais qu’elle trouvait merveilleux, lui firent alors perdre tout contrôle. Elle gémissait et transpirait maintenant de plaisir. Sa gêne et sa honte, liées à son désir pour un mâle d’une autre espèce, s’étaient volatilisées. Tout son corps tremblait de ses mouvements énergiques et de son plaisir qui était presque à son comble.

Son orgasme éclata enfin. Il fut long et d’une puissance inouïe, la laissant épuisée, moite de sueur et les cuisses couvertes de son jus intime. Jamais elle n’aurait cru que fantasmer sur un humain pourrait lui apporter une jouissance d’une telle force.

Elle regrettait de n’avoir jamais tenté une expérience de ce genre auparavant. Elle se masturbait parfois, seulement d’un doigt, pour se soulager en attendant d’avoir un mâle près d’elle. Parfois un de ceux du clan s’intéressait à elle, ou alors un nomade. Elle était trop souvent seule. Malgré le fait que sa libido atteigne parfois un niveau insupportable, jamais elle n’avait joué avec elle-même à ce point. Elle ne ressentait cependant aucune culpabilité. Plutôt une sorte de fierté. Après tout, son corps et ses fantaisies étaient siens.

La sensation de délivrance lui avait apporté un bien fou. Cela balaya une partie de son inquiétude et de sa peur. Bien vite, elle réussit à trouver le sommeil.

Ethan s’éveilla alors que l’horizon se teintait doucement du gris-bleu annonçant la venue du soleil. L’aube était agréablement fraîche et légèrement humide. Il descendit lentement de son perchoir et étira longuement tout son corps, chassant avec méthode les courbatures laissées par sa nuit dans les branches. Il entama ensuite des exercices à l’épée, exécutant une véritable danse avec sa lame.

  • — Très impressionnant, commenta soudain une voix mélodieuse avec un étrange accent.

Il fit brusquement volte-face. Devant lui, à moins de quatre pas, une femme, non se souvenant de ses anciennes lectures, une elfe venait de sortir d’un buisson.

Quand il la vit, il se figea, stupéfait, elle était jeune et séduisante.

Elle mesurait une tête de moins que lui. On aurait presque pu la prendre pour une jeune fille. Mais elle avait des courbes bien trop généreuses pour ne pas être adulte. Sa peau avait une teinte caramel et luisait à la lueur du soleil qui se levait entre les branches. Ses cheveux étaient aussi noirs que la terre la plus riche, réunis dans une solide tresse qui lui descendait jusque dans le creux des reins. Elle avait des yeux jaunes et fendus comme ceux d’un chat, ce qui donnait à son regard une intensité qui fouetta son sang , à sa plus grande surprise.

D’étranges symboles tribaux étaient tatoués sur ses bras et ses épaules. Ses longues oreilles supportaient de nombreux anneaux d’os. Elle avait un petit nez mutin, sa bouche était ronde et d’aspect gourmand et ses lèvres d’un rose pâle.

Ethan aimait les femmes, et à chaque voyage, il s’adonnait aux plaisirs avec elles. Il la trouvait d’une beauté stupéfiante, exotique et pleine de mystère. Certes, il avait déjà couché avec de nombreuses humaines de différentes contrées. Mais jamais il n’avait vu de créature aussi étonnante.

Elle était vêtue d’une tunique sans manche de cuir mince, qui moulait de manière sublime sa poitrine bien galbée. Elle était serrée à la taille par une fine ceinture de cuir munie de poches. Il remarqua que son pagne était fait d’un tissu si mince qu’il pouvait voir les contours de son sexe au travers.

Une bouffée de désir éclata soudain dans son ventre, irradiant jusqu’à son phallus. Gêné et perturbé de sentir son corps réagir avec une telle force à la présence de la jeune femme, il tenta d’ignorer ses pulsions en se concentrant sur sa mission.

L’armement de l’Elfe était très simple, constitué d’un long javelot, d’un solide poignard d’ivoire et de trois longs dards glissés à sa ceinture. Un équipement de chasseuse, en très bon état. Le combattant évalua rapidement la belle humanoïde. Elle devait manquer de force, mais avoir une agilité et des réflexes remarquables. Il avait depuis longtemps appris à ne jamais sous-estimer un adversaire potentiel.

  • — Qui es-tu ? demanda-t-il dans la Langue Simple. Je me nomme Ethan.
  • — Astrée, du peuple des Lunes Blanches. Tu n’as rien à craindre de moi, humain. Je te suis depuis plus d’un jour…
  • — Je sais, coupa-t-il brusquement. Je porte un anneau d’alarme qui me prévient de toute menace, aussi infime soit-elle. Tu ne semblais pas hostile envers moi, aussi je t’ai ignorée. D’ailleurs, pourquoi prendre contact maintenant ?
  • — Tu te trouves sur les terres interdites, humain, répliqua la chasseuse, pas du tout perturbée par la révélation de l’homme. Tu dois savoir combien elles sont dangereuses.

Flatté par l’intérêt évident que la traqueuse lui manifestait, le peu de méfiance qu’Ethan avait toujours envers elle se dissipa. Il sortit sa boussole pour la montrer à Astrée, qui se rapprocha de lui pour la contempler avec fascination.

  • — Ceci est une boussole qui me guide vers l’objet de ma quête. La petite aiguille à l’intérieur pointe dans la direction de ma cible. Elle devient d’un vert plus éclatant à mesure que je m’en rapproche. Elle m’a guidé jusqu’ici. Je ne suis plus qu’à une ou deux lieues de ce que je cherche.
  • — Et que cherches-tu exactement ?
  • — La cause des malheurs d’Androméda et de sa reine

Astrée porta son regard vers ladite montagne et Ethan le vit s’assombrir soudain.

  • — La Terre des ancêtres

Troublé par le souffle chaud de la créature sur son cou, l’humain fut un instant figé par une nouvelle vague de pensées obscènes. Puis il réussit à reprendre le contrôle de ses envies.

Alors que le crépuscule approchait, Astrée guida Ethan dans une petite clairière qu’elle connaissait, où un minuscule ruisseau coulait. Ils décidèrent de s’installer là pour passer la nuit.

Il alluma un petit feu, et Astrée pêcha de petits poissons argentés dans le cours d’eau. Ils eurent ainsi un peu de viande fraîche pour leur repas du soir.

La nuit les avait totalement enveloppés depuis un court moment quand ils entamèrent leur repas, face à face, le feu entre eux. Ils mangèrent lentement, étant tous deux épuisés par la longue journée de marche rapide. Aucun d’eux ne trouva le silence inconfortable.

Sitôt le repas fini, elle vint s’asseoir près de son nouvel ami, voulant examiner une blessure au bras contractée durant la marche dans les herbes hautes et coupante. De nouveau perturbé par la proximité de la chasseuse, il apprécia néanmoins la douceur de ses doigts sur sa peau quand elle prit son bras pour l’examiner.

  • — Ce n’est pas si grave, tenta de minimiser le guerrier. La blessure est longue, mais peu profonde. Et puis, je cicatrise vite.
  • — Mais il faut quand même s’en occuper, pour éviter qu’elle ne s’infecte, répliqua la chasseuse, ferme.
  • — J’ai un baume dans mon sac…

Aussitôt, Astrée se pencha par-dessus lui pour attraper son havresac, sa petite poitrine chaude frottant sur ses jambes croisées. Elle fit durer le contact, ce qui l’étonna. De nouveau, il ressentit le désir puissant de la prendre, de toutes les façons possibles.

Elle remarqua immédiatement l’effet qu’elle lui faisait. Elle avait volontairement frôlé son corps contre le sien. Maintenant, elle était certaine qu’il la désirait autant qu’elle le désirait. Elle avait remarqué les regards obliques qu’il lui avait jetés durant la journée. Il la trouvait de toute évidence attirante. Maintenant, elle allait sans doute pouvoir passer une soirée très agréable. Un petit sourire espiègle mais discret étira ses lèvres.

Elle trouva au fond du sac à dos une petite boîte de bois cubique, contenant une pâte verdâtre et visqueuse. Elle l’appliqua généreusement sur la plaie.

À peine avait-elle fini et rangé la boîte que le guerrier posa une main chaude et ferme sur sa cuisse.

  • — Merci. Tu m’as été bien utile aujourd’hui, Astrée. Comment pourrais-je te remercier ?

Pour toute réponse, elle glissa sa main sur son bas-ventre, puis la descendit jusqu’à son entrejambe. Elle fut surprise de voir qu’il était déjà dur, son sexe gonflé tirant le tissu de ses chausses comme s’il voulait les déchirer.

L’imposant humain se pencha sur elle, l’embrassant goulûment dans le cou. Elle frissonna d’anticipation en sentant ses lèvres chaudes et humides parcourir sa peau.

Elle défit fébrilement le cordon de ses chausses. Ethan déplia les jambes pour l’aider à lui enlever le vêtement. Elle saisit son membre durci dans ses petites mains. Elle resta un moment stupéfaite par la taille intimidante de la verge. Lentement, elle entama un mouvement de va-et-vient. Presque aussitôt, il commença à gémir contre elle. Il se mit à caresser ses seins, pinçant doucement les tétons au travers du cuir mince de sa tunique.

  • — Enlève-la, lui susurra l’humain d’une voix rendue rauque par le désir. Je veux te voir nue.

Brûlant autant de désir que son compagnon, Astrée retira rapidement sa tunique et son pagne. Le guerrier en profita pour enlever sa chemise et ses bottes.

De la paume de la main, elle le força gentiment à s’allonger sur le dos, tout en continuant à le masturber de son autre main. Elle s’étendit sur le ventre entre les jambes imposantes du guerrier, le visage tout près de son sexe. Du bout de la langue, elle lui lécha doucement les bourses de sa longue langue rosée, d’une douceur que le soldat n’avait jamais connue. Elle aspira ensuite ses couilles dans sa bouche, ses lèvres les serrant délicieusement. Pendant que sa bouche s’activait sur ses bourses, ses mains stimulaient son membre raide, de plus en plus vite. Elle se réjouissait d’entendre cet humain soupirer et grogner de plaisir.

Ethan devait faire d’incroyables efforts pour ne pas jouir. Sa compagne savait comment donner du plaisir à un homme. Il n’avait rien fait d’autre que marcher ces deux dernières semaines, aussi sa libido était-elle très élevée.

Soudainement, elle goba d’un coup son gland, puis glissa le long membre aussi loin qu’elle le pouvait dans sa gorge. Il sentit avec un mélange de joie et de surprise sa queue s’enfoncer dans une gorge chaude et serrée comme il en avait peu connu.

Son bonheur doubla quand elle entama de rapides mouvements de la tête pour le stimuler, siphonnant puissamment sa verge. Sa langue avait une agilité et une liberté de mouvement dont aucune humaine ne disposait. Il la sentait caresser son membre sans arrêt, s’enroulant parfois autour de son sexe pour le presser avec une force qui le rapprochait dangereusement vite de la jouissance.

Réalisant que son amant risquait de venir trop tôt, Astrée ralentit alors le rythme et entreprit de stimuler les testicules d’Ethan d’une main, les frottant l’un sur l’autre ou les pressant doucement. Elle glissa son autre main jusqu’à sa fente humide pour la caresser. Elle continuait pendant ce temps à sucer énergiquement le sexe du combattant. Il était évident pour le guerrier qu’elle avait une grande connaissance dans cette technique. C’était d’ailleurs une des stimulations préférées du vétéran. L’humain savoura encore un moment les agréables sensations, puis il la stoppa. Il ne voulait pas venir. Pas tout de suite.

  • — Viens sur moi,. Je veux être en toi.

La chasseuse fut plus qu’heureuse de s’exécuter, elle aussi voulait sentir cet homme étrange la remplir de son imposante lance. Elle grimpa sur lui à califourchon et guida son sexe jusqu’à sa fente.

Elle fit d’abord glisser le gland gluant de salive sur sa chatte dégoulinante, puis s’enfonça brutalement sur le membre en poussant un gémissement de satisfaction. Ethan lâcha un cri de surprise devant cette pénétration sauvage.

Jamais Astrée n’avait eu son tunnel intime rempli par une verge aussi longue et grosse. Pourtant elle parvenait à toute la prendre en elle, à sa plus grande surprise. Lentement, elle se mit à monter et descendre le long de la dure colonne de chair de son amant. À chaque fois, elle sortait presque entièrement son sexe du sien, puis s’empalait de nouveau complètement dessus, poussant un soupir de contentement chaque fois qu’il allait tout au fond d’elle.

Ethan n’avait jamais de son existence senti une chatte aussi brûlante, humide et étroite envelopper son membre. Il la tenait par les hanches, lui imposant au début un rythme lent, afin de s’habituer à cette nouveauté et pour éviter de venir bien trop tôt.

Elle positionna ses genoux de chaque côté du bassin de l’humain, ses mains prenant appui sur son large torse. Elle le chevauchait maintenant à une cadence bien plus rapide, mettant à rude épreuve l’endurance d’Ethan. Celui-ci se mordait les lèvres pour résister, le front moite de sueur et le corps parcouru de frissons de plaisir. Astrée sentait elle aussi sa jouissance approcher.

Il la tenait par les fesses, pétrissant les deux petits globes de chair tendre. Il osa même aller jusqu’à doucement stimuler son anus de son index. En la voyant fermer les paupières de contentement, il comprit que ce genre de plaisirs ne la rebutait pas. Il alla jusqu’à glisser un doigt fouineur en elle.

Jamais la traqueuse n’avait connu de telles sensations avec un membre de son peuple. Être ainsi prise par un humain, avec son doigt inquisiteur et son majestueux obélisque de chair ferme qui écartait son intimité, tout cela allait lui donner un orgasme époustouflant, elle le sentait.

Puis enfin la jouissance s’empara d’elle. Elle poussa un long cri de satisfaction alors qu’une chaleur puissante irradiait de sa fente, se répandant dans ses veines jusqu’à son esprit. Elle s’effondra sur le torse musclé de son compagnon, tremblant encore de plaisir.

Un instant plus tard, elle entendit l’humain pousser un râle de soulagement et sentit une impressionnante quantité de sperme se répandre en elle. L’orgasme d’Ethan fut aussi intense que celui de sa compagne. Le soulagement que cela lui apporta, après ses nombreuses journées d’abstinence, était indescriptible.

Tous deux épuisés la marche et leurs ébats torrides, les amants restèrent un long moment dans les bras l’un de l’autre.

Ils s’éveillèrent dans une aube brumeuse et fraîche pour la saison. Ils prirent un bain matinal dans le ruisseau, laissant l’eau fraîche les réveiller.

Ethan devait maintenant continuer sa route . Malheureusement, Astrée ne pouvait se rendre dans les terres interdites.

Chacun reprit sa route……

.

(A suivre)


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