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Alya reine d'Androméda (1° partie)

Mariveau

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Le banquet avait duré fort tard. La reine Alya était lasse, elle avait passé la journée à recevoir multiples ambassades.

Alya était la reine du Royaume du Soleil, ses terres s’étendaient du soleil levant au soleil couchant. C’était une femme mûre et si juvénile à la fois, sublime, ses longs cheveux de Jai, ses yeux émeraudes, sa peau cuivrée, en faisait l’incarnation parfaire de Valéria, la reine des déesses du panthéon de la planète Androméda.

Femme libre, puissante guerrière, amante passionnée, sensuelle. Elle avait toujours refusé s’unir aux multiples prétendants qui se précipitaient à ses pieds.

Elle avait mené ses troupes pour défendre l’héritage de ses ancêtres, refusant les alliances, refusant la mainmise des prêtres des Ténèbres.

Puis un jour, un visiteur des étoiles échoua en son royaume, et la conquit………..

***

Seule dans ses appartements du Palais d’Hélios, Alya laissa glisser sur son corps harmonieux sa robe de soie laissant découvrir sa peau bronzée, telle de l’airain, ses cuisses longues et musclées, ses seins puissants, fiers, arrogants.

La nuit est sombre, elle n’arrivait pas à dormir. La nuit est pourtant fraîche, hier il avait plu une bonne partie de la journée. C’était la troisième fois qu’elle ouvrit les yeux, il n’était que quatre heures du matin, et ses pensées volaient vers lui à chaque réveil.

Vers ce sexe qui l’attendait, ce sexe qui lui échauffait le sang lui échauffait l’esprit et lui faisait ressentir plus qu’un grésillement au fond du ventre.

Comme un feu qui couvait et demandait à prendre vie. Elle se souvenait de ce dernier soir qu’il avait passé avec elle, avant de disparaître pour une nouvelle aventure Ces dernières images étaient restées gravées en elle. Elle l’imaginait derrière elle, prêt à la prendre prête à s’offrir.

Sa main caressait sa peau, caressait son épaule, seule sa nudité la couvrait.

Elle aimait se frôler du bout des doigts, légèrement, faire plein de petits allers-retours sur sa peau si réceptive, pour l’envelopper d’une chair de poule, en petits frissons qui passaient sur tout son corps, Elle aimait trop ces douceurs.

Ses mamelons étaient tout pointés, du bout de son ongle, elle contourna son aréole du sein droit.

Frémir, ressentir ses doigts courir sur cette poitrine qui avait envie d’être tétée, aspirée, gobée, malaxée. Oui gonfler sous la pression de ses paumes. Être pleine d’envie d’aspiration. La prendre à pleines mains et serrer fort, pour sentir la chaleur et la rondeur qui s’en dégage.

Continuer son chemin, descendre vers son ventre ; ce qu’il était chaud et doux, moelleux et souple.

Elle lui plaisait d’être femme demandant d’être baisée. D’être femme réclamant à faire l’amour…comme ses sujettes, ses dames d’honneur, comme ces courtisanes qui hantaient sa Cour.

Dans sa tête résonnait la voix de son amant qui lui parlait de son sexe tendu, de son sexe qui pointait vers son ventre, de son sexe qui était dur comme un pieu, comme un bout de bois, dur tel un sabre pour glisser dans sa chair.

« Tu veux écarter mes chairs. De tes gouttes de désir qui pointent au bout de ton gland. Qui bientôt me reprendra. De toi en érection, derrière moi me regardant, de tes yeux sur mon bouton à éclore, de ma rose que tu veux lécher, de ta langue qui veut goûter à mon nectar, de ton nez qui aimerait tant renifler l’odeur de ma fleur la plus intime. »

Ces mots raisonnaient tant en elle, qu’elle aurait pu croire qu’il était là.

Au son, au rythme de ses mots, son bassin tanguait pour faire monter le désir un peu plus près de la sortie. Oui ce brasier au fond de son vagin, il arrivait à l’amener sans qu’elle se touche, aux portes de ses lèvres. Lèvres, qu’elle effleura à peine, déjà recouvertes d’un filet juteux.

L’humidité suintait sous l’émoi, sous l’envie d’être prise.

Et encore sa voix qui l’accompagnait, ses mots qui faisaient venir le plaisir. Ses mots qui lui chantaient sa vulve, son œillet, l’envie de la prendre. Encore elle, l’Envie…

Elle n’est plus que soupirs et lamentations. Douce torture pour son corps en attente. Enfin elle s’autorisa à se toucher, à franchir la frontière du lâcher prise.

Inexorablement le plaisir se déversa doucement, au frôlement de son clitoris, petit mais si sensible. Sa main gauche était bien à plat sur son ventre, et la droite enferma son clito entre le pouce et son index, pour le titiller lentement. Elle se concentra complètement sur la montée douce de sensations grisantes.

Elle se saisit d’un oblisbos en ambre, elle le glissa dans son intérieur, le reçu comme une verge tendue pour elle.

Le plaisir, elle le ressentit de ses orteils, il remonta derrière ses cuisses, s’insinua entre ses fesses, glissa vers son dos. Son souffle se fit court, sa respiration s’accéléra, elle avait chaud, très chaud, entre ses seins coulait sa sueur.

Elle ralenti ses mouvements de doigts et de l’objet de son plaisir pour ne pas s’envoler dans l’orgasme. Elle ferma les yeux, son imaginaire spontanément l’ouvre avec limpidité tous les possibles de l’indicible. Elle le sentait si près d’elle

Plusieurs fois comme ça elle joua à arriver à ne pas franchir la limite où le chavirement devient trop impérieux. Pourtant à un moment, même si elle souhaitait encore se retenir, retarder la délivrance, sa main s’agitait implacable sur son bouton rose en feu, gorgé d’espoir. Et alors une onde de jouissance déferla de partout dans son être.

L’orgasme se déclencha en spasmes, vibrations, ondulations, en passant du bout de ses ongles, à ses doigts écartés, de sa nuque, jusqu’à ses cheveux. Comme une vague énorme emportant tout sur son passage ! Elle laissa ses râles sortir de sa gorge et ses cris les accompagner.

Elle en redemanda et encore sa jouissance plusieurs fois elle lui donna. Toujours de plus en plus profond, le plaisir elle alla le chercher. Pour lui, pour qu’il l’entendit.

Elle était dans un état de flottement complet. Son cœur battait prêt à se rompre. L’ivresse du moment, vertiges et abandon. Étranges sensations mais si bonnes. Oui ! Jouir, jouir, jouir… totalement…

Doucement elle revint à la vie, lentement tout s’apaisa. Elle ferma les yeux, heureuse et se rendormit en espérant revoir cet amant si furtif, si mystérieux.

( à suivre)


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