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le labyrinthe de mes envies III

dédale

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Isolé dans ma bulle, les écouteurs crachant les rifs rageur de ce cher Jimmy Hendricks, je me contente

d’observer le monde…

Debout, au milieu de la rame, je surplombe les gens assis, chacun regardant ailleurs, certains par la

fenêtre, d’autres dans leurs tablettes voir le regard hagard, dans des pensées plus ou moins décentes… on se prépare pour une nouvelle semaine au boulot.

Purée, la dessus j’y ai perdu au change de ce nouveau boulot… autant avant j’étais juste à côté si bien

que je pouvais y aller en voiture, voir en vélo quand la météo le permettait, mais là, hors de questions de me taper la traversée de la région parisienne pour me rendre à la Défense, alors tant pis, comme beaucoup d’habitant de Marne la Vallée, me voici dans ce satané RER A à perdre une partie de mon temps… bon, on va tacher de mieux caler nos horaires si on veut une place assise..

Nouvelle entrée en gare station Auber…. Mouvement de foule, je continu de scruter, d’observer... C’est

fou comme j’aime regarder les gens, imaginer leur vie… Soudain, un visage illumine la rame ! Elle est jeune, 25 ans maximum, et a des yeux d’un gris si clair, tranchant avec la noirceur de ses cheveux. Elle porte un pantalon sombre et un manteau large qui la tentent vainement de la rendre invisible au milieu de cette foule. Je ne vois qu’elle alors que dans mes oreilles Mick commençait à nous parler de sa sympathie envers le diable et que son comparse Keith nous gratifie de fabuleux accords.

Mais ce doux minois, cette démarche si peu assuré, elle me rappelle quelqu’un, je suis sûr que je connais cette fille, cette jeune femme qui maintenant se tourne vers moi et me lance un sourire… Aaarggggghhhhh !! Bon sang, qui c’est ? Elle m’a reconnu elle ! Et maintenant elle s’approche, arrive… heu … le bonjour une bise ou une simple poignée de main ? Sommes-nous intimes ou pas ? si, ça y es, je revois les circonstances : oui, c'était il y a trois ou quatre ans dans mon ancienne boite… heuuu

«-Bonjour Michel !»

Ah ben tiens, elle se souvient même de mon prénom elle, et son sourire éclatant, toutes dents dehors m’en dit long sur son assurance, malgré un léger voile pourpre sur ses joues qui informe sur une certaine timidité….

«-Ariane, comment vas-tu ?»

Un éclair de lucidité... comme une fusée qui vient de passer, je me rappelle d’elle plus en détail. Une simple stagiaire, extrêmement timide, réservée, mais terriblement bosseuse ! On aimait la charrier avec quelques collègue, mais je l'avais un petit peu pris son mon aile pour lui apprendre certains rudiment de notre travail, et durant les quelques mois où nous avions travaillé ensemble, une certaine complicité saine était née entre nous, mais à l'époque, je n'avais pas voulu aller plus loin, elle était jeune stagiaire... bref, comment avais-je pas pu la reconnaitre tout de suite !

Bises. Début de conversation banale de deux personnes qui se retrouve après quelque temps... "Comment vas-tu ? ..." alors que la rame se met à ralentir brusquement. Bousculade.

Divine bousculade, la voilà projetée sur moi, je la rattrape, passe mon bras autour de sa taille pour l'empêcher de trébucher... son corps est svelte, tonique, sa taille fine et sa poitrine vient s'écraser sur mon épaule, ses deux seins autour de mon bras, un moment délicieux... merci la RATP des fois vous nous faites vous aimer... j'attends qu'elle se recule, mais non, elle reste là, blotti contre moi. Je resserre mon étreinte... après tout, ses quelques dernières aventures m'ont bien permis de comprendre qu'il faut profiter de chaque occasion, oui, je deviens opportuniste ! Il reste une station... quelques minutes et nous serons arrivés à destination... et elle reste contre moi..

Lentement, ma main sur sa hanche se fait plus caressante, plus massante et court le long de l'épaisse étoffe de son pantalon... elle est calme et détendue, elle se sent en confiance. Imperceptiblement, nos visages se rapprochent.

"-On déjeune ensemble ? "

Je lui lance la proposition, elle l'accepte avec une joie non feinte, me donne l'adresse d'une brasserie proche d'où elle travaille. Je continue d'approcher mon visage du sien, jusque ici, tout va bien... mes lèvres sont à hauteur des siennes, jusque ici tout va... Les anonymes autour de nous peuvent nous mater, pour moi, jusque ici, tout ... oui ! Je pourrais être son père et je m’apprête à…sa bouche, pulpeuse, rouge, se tend vers la mienne, jusque ici ... impact.

Nos lèvres se rejoignent, bisou, bise, baiser... doux, sensuel, je savoure la douceur de ses lippes, le goût sucré qui émane de sa peau... sa bouche s'ouvre, s'entrouvre, laissant le passage libre, comme une invitation à y glisser la langue. Juste une apparition, brève... délicieuse… durant l’espace d’une fraction de seconde, nos langues se sont rejointes… Nous sommes à présent seuls, sur une ile paradisiaque…

Entrée du train en gare de la Défense… énorme mouvement de foule, on doit descendre, aller rejoindre nos bureaux, nos collègues, des inconnus encore pour moi… et dans ce tsunami humain nos corps se séparent, s’éloignent avec la douce impatience de se retrouver à la pause méridienne…

Bon, bien m’y voilà, j’y suis maintenant…

Mon petit bureau, on va pouvoir prendre ses marques maintenant que le DRH m’a reçu et lancé son petit topo…

Je le connaissais déjà d’ailleurs, cette grande entreprise a décidé de créer ce nouveau service, donc voilà, ils ont débauché pas mal de monde d’autres sociétés, je vais continuer à faire le même boulot, ça tombe bien, j’aime mon job, mais mieux payé… Bon, au programme de la matinée, briefing en salle de réunion pour faire connaissance avec mes collègues et surtout la hiérarchie. Voyons, rendez-vous à 10h00, je dois retrouver Ariane à 12h00 à la brasserie, cela devrait le faire, je ne voudrais pas la faire attendre.

Salle de réunion, nous sommes 5 personnes et commençons à bavarder en attendant les « chefs ». Bref, nous tentons de faire un peu connaissance lorsque la porte s’ouvre enfin, notre responsable arrive !

Stupeur !

Nous restons tous bouche bée face à cette jeune femme qui pourrait être notre fille, nous allons être sous la responsabilité de quelqu’un d’extrêmement jeune mais surtout dont ma langue était dans sa bouche quelques heures plus tôt…

Elle croise mon regard, tente de faire bonne impression, prend une longue inspiration. Je la sens troublée, gênée, mais d’un air décidé, elle se lance enfin dans le speech de bienvenu qu’elle avait préparé. Si elle doit faire preuve d’assurance, c’est maintenant, et elle y arrive avec brio, elle la jeune fille toute timide que j’ai connu autrefois est devenu, dans le cadre professionnel en tout cas, quelqu’un de diablement fort et efficace.

Ne pas l’embrouiller, la perturber, je me fais discret et de son coté, elle évite de regarder dans ma direction… excepté un léger mouvement en annonçant qu’elle n’a pris connaissance de nos noms que ce matin. La réunion s’achève, elle nous demande de passer la voir tour à tour dans son bureau cette après-midi pour une petite mise au point individuelle.

Ouch ! Quelle douche froide ! Alors que faire ce midi ? Sans trop y croire, je me rends à la brasserie de notre rendez-vous, espérant au moins une mise au point de ce que sera la suite, si suite il y a…

J’attends un petit peu, commande, et mange, seul… pas de soucis, je comprends tout à fait : elle sera ma supérieure hiérarchique et elle ne veut certainement pas compliquer cette relation de travail, bon, j’aurais aimé que l’on ait une explication, tant pis ! Restons professionnel !

14h30, devant son bureau.

« -entrez ! »

Une invitation franche, sèche après que j’eu frappé à sa porte pour notre entretien.

« - Mr Dédale… »

Je la sens troublée de nouveau, je prends l’initiative.

« - Mlle Mimel, quel chemin parcouru depuis que tu, pardon que vous étiez stagiaire, félicitation ! »

Je mets dans ma phrase et mon intonation toute la sincérité qui est la mienne, Ok, elle m’a posé un lapin, mais après tout, étions-nous maitres des circonstances ? À sa place comment aurais-je agis ? Je pense que j’en aurais fait autant !! Et avec cette entrée en matière, je la sens qui se décontracte, que cela l’aide reprendre le dessus, elle me raconte alors que tout ce qu’elle a pu apprendre à mon contact l’a terriblement aidé dans sa vie professionnelle, et que si elle en est là aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à moi… avant de poursuivre de façon plus conventionnelle, un supérieure parlant à un subalterne..

« - Bien Mr Dédale, maintenant voici comment je vois les choses dans notre service…. »

Le reste de l’entretien fut orienté vers le boulot, le « malaise » était plus ou moins dissipée. Ok, cette fille m’avait posé un lapin, mais je pense que cela ne s’arrêtera pas là…

17h…

La journée s’achève. Finalement, mise à part l’incident de ce matin, elle s’est très bien passée pour une première journée dans un nouveau job?! les collègues sont sympa et nous avons la même vision du boulot, je pense que nous arriverons à faire de bonnes choses ensemble. Quant à notre «chef», et bien... on verra, pour le moment je savoure le fait d’avoir dégotté une place assise dans la rame et retourne dans ma bulle musicale… Un signe?? Jean Louis Aubert hurle son désespoir face à ce mur qui séparait le monde en deux lorsque j’aperçois Ariane qui entre dans la rame juste avant la fermeture des portes. Elle jette un regard circulaire aux alentours...

.....M’aperçois.....

Sourire gêné alors que je soutiens son regard… Son éducation la pousse à venir à ma rencontre, et alors que Jean Louis nous parle de cet étrange amour qu‘il compare à un mur qui n‘a pas de fin, je coupe le son.

«-Michel, je suis désolé pour ce matin, je ne savais pas, et ce midi, je n’ai pas ….

-Pas de problème pour moi Ariane, je comprends tout à fait et me doute que cela n’est pas facile pour toi.

- Merci, je savais que tu..

- …Et tu n’es pas la première à me poser un lapin, j’en avais juste perdu l’habitude ces derniers temps.»

Je sens que ma phrase la met mal à l’aise, c’était un peu le but en même temps… une fois sorti du bureau, elle n’est pas ma patronne. Mais elle encaisse le coup, assume ses actes et reprend :

«- J’en suis profondément désolée, tu sais ce qui s’est passé ce matin m’a énormément touché et je …?»

Montée de sang, la voilà avec ses joues qui s’empourprent … je retrouve la petite stagiaire réservée, timide que j’avais connu. Au final, elle n’a pas tellement changé que ça, elle s’est aguerrie dans le monde du travail, mais dans sa vie personnelle, c’est une autre paire de manche…

«- Et bien, on ne va pas parler de ça dans un RER bondé, je te propose d’en sortir et d’en parler autour d’un verre, je t’invite?!

- Heu … merci oui, volontiers?

- très bien, dans ce cas, on sort à la prochaine station, mais attention, je compte te poser certaines questions qui risquent de te mettre dans l’embarras, je tiens à te prévenir, et de toute façon, nous arrêterons dès que tu le souhaiteras et retournerons dans notre vie comme si de rien ne s’était passé, pour ma part en tout cas, te sens-tu prêtes à jouer le jeu??»

Ne comprenant peut-être pas où je voulais en venir, elle répondit sans trop d’hésitation.

«- Ok, je te suis…?»

Mais jusqu’où?? pensais-je… Jusqu’où osera-t-elle aller ? J’ai dans la tête des idées pas très catholiques en ce qui la concerne, mais si elle me suit, si nous parvenons à séparer le personnel du professionnel, alors ….

Nous voilà assis dans une alcôve du lounge, elle a commandé un cocktail léger, je me suis laisser tenter par un mojito. La discussion peut commencer :

«- Et bien alors ma chère Ariane, que de chemin parcouru !

- Oui, et grâce à toi en grande partie

-Alors on abandonne le «vous» ?

-Heu, c’est-à-dire que on est plus au bureau et ….

-Tss tss, si nous ne voulons pas commettre d’impair face aux collègues, tu devrais surveiller ce point-là !»

Je continuais exprès à employer le «tu», créant un paradoxe, mais je profitais aussi de mon «?ancienneté?» connaissant son éducation.

«- Je crois que vous avez raison…

-Bien, c’est mieux ainsi ! Alors dis-moi, toujours chez papa-maman ?

-Heu, oui, mais maintenant que j’ai cet emploi fixe et que mon prêt étudiant est quasiment remboursé, j’ai quelques économies et je compte bien prendre un appartement.

-Toujours célibataire ?

-Oui, sinon, ce matin

- ...Et as-tu eu beaucoup d’amant

Voilà, la discussion allait prendre une autre tournure, beaucoup moins chaste. Je m’attendait à sa réaction : un grand far, un verre qui s’arrête à mi-chemin de sa bouche, le temps qui stoppe, une expression sur son visage qui semble dire «Il a vraiment demandé ça ?» et immédiatement suivi de panique… la panique de répondre sur ce qu’il y a de plus intime, de relever ce défi que je lui lance, elle, la jeune fille si prude, si sage … Elle pris quelques secondes de réflexion…

«- Tant que ça que tu n’arrives pas à les compter ?»

Ouch, là, je crois que j’y ai été un peu trop fort… non, elle se ressaisi et me répond avec son petit air timide :

«- un seul ..

- Votre histoire a durée longtemps ?

- non, juste un mois … disons que je n’aime pas en parler et …

-Et tu vas me raconter ! Il t’as dragué et une fois que tu as cédé, il t’as plaqué c’est ça ?

- oui !

- c’était un bon coup au moins ? Il t’a fait jouir ?

- Heu... Pas vraiment, je n’ai pas vraiment aimé…

- Mais tu as déjà pris du plaisir, en te masturbant ?»

Re-far, elle va exploser ! Elle prend une grande gorgé dans son verre et dégluti en tentant de ne pas suffoquer. Je décide de ne pas lui laisser le temps de répondre.

«- Je suis persuadé que oui ! Il n’y a pas de mal… Bien, alors passons aux choses sérieuses : j’ai adoré t’embrasser ce matin dans le RER, c’était sincère et j’ai bien compris que de ta part aussi. Seulement maintenant, les choses ont changé : tu m’as posé un lapin ce midi et j’ai bien compris pourquoi ! Pas de soucis, mais cela doit ce payer, alors nous nous reverrons demain, au bureau d’abord et le soir, ici même ! Avant le soir, la journée se passera comme si de rien n’était entre nous, tu peux me faire confiance la dessus, mais si tu viens le soir, il faudra accepter les conditions que je t’imposerais ! Si tu choisi de ne pas venir, cela ne posera aucun problème, je comprendrais, mais encore une fois, j’insiste, si tu es là demain soir, c'est que tu acceptes mes conditions, c’est bien compris ?

- Oui Michel,

-Ah non, restes professionnel : oui Monsieur !

-Oui Monsieur !

- très bien, dernière chose : je t’ai toujours vu en pantalon mais je suis persuadé que tu as des jambes superbes ! Alors à partir de demain : jupe !»

À peine avais-je prononcé ces mots que je me levais et sortais du bar, non sans avoir réglé la note au préalable et tentais de reprendre ma respiration. Là, dans ce bar, face à elle, j’avais parlé à Ariane, la jolie stagiaire, mais maintenant, je réalisais qu’elle était devenue ma chef?!

Demain, se sera simple?: soit je suis viré, soit …

Bon, arrivée au bureau sans encombre, ma carte d’accès toujours valide, apparemment je fais toujours partie des employés. J’attends avec fébrilité de croiser ma chef… au moins je serais un peu plus fixé, je suis persuadé d’y avoir été trop fort hier, c’est sûr, une jeune fille si innocente … mes propos l’auront forcement choqués.

La voilà, je la croise au détour d’un couloir, instant fugace, mais moment où le temps s’arrête, où l’eau coule doucement sous le pont Mirabeau, où l’aiguille des secondes semble remplacer celle des minutes tellement elle est magnifique, rayonnante dans cette petite jupe, et ce sourire qu’elle me lance…

Je fonds

Je fonds littéralement, fier de ce qu’elle a fait. Pour moi ?

Une petite jupe sage, pas vraiment le tailleur austère d’une responsable d’équipe, ce qui lui irait aussi, mais un vêtement adapté à la température ambiante de cette fin d’été, sûrement achetée à l’occasion d’une réunion de famille quelconque...

Un court instant me permettant d’apercevoir ses mollets, fins, ses genoux, harmonieux, deux petits galets aux contours clairs, le tissus arrivant juste au-dessus de ce niveau...

Je jubile !

Oui ?

Elle a répondu à ma demande, elle m’a écouté, m’a obéit !!! Et son petit sourire en coin qu’elle me jette discrètement me laisse à penser qu’elle l’a mise pour Moi !!

Un sourire ravageur, mêlant à la fois timidité et défiance, un air de dire « Tu as vu ! J’ai osé ! »

Oh oui tu as osé, et j’adore... oseras-tu encore ?

Des lèvres douces, à peine maquillées, se dessinant sur ce visage angélique surmontant un chemisier sagement boutonné sous lequel on peut distinguer deux collines emprisonnées dans un soutien-gorge des plus quelconques…

Pause déjeuner, je file faire quelques emplettes, je trouve sans difficulté ce que je recherche, retourne au bureau et parviens à le lui faire parvenir…

Moins d’une heure après, je reçois le SMS que j’attendais, le téléphone que e lui ai fourni est actif…

« J’adore ta jupe … bravo … si tu le souhaites, on se retrouve ce soir ici »

Je lui laisse simplement l’adresse d’un hôtel... nous verrons bien.

18h15…. Chambre 24

Je lui ai juste envoyé le numéro de la chambre à mon arrivée, je sais qu’elle a été retenu un peu plus au bureau, un collaborateur (ahem) lui a lancé une vérification de dernière minute avant de s’en aller (re-ahem). Et pour le moment, je me suis confortablement assis dans le fauteuil disponible face à la porte… patiemment, j’attends ! je l’attends, Elle …

Toc ….. toctoc..

Ne pas répondre, pas tout de suite ….

Osera-t-elle frapper à nouveau ?

Ne pas lui en laisser l’occasion ! « -entres ! »

Direct, ton sec (enfin, je crois, ais-je réussi ? je pense, merde, mes doutes et moi !!) pas de fioritures !

La porte s’ouvre, timidement poussée par une main hésitante.

« -allez, viens, ose franchir le seuil de ce lieu de débauche ! »

Voilà la porte grande ouverte maintenant, elle est là, face à moi, l’air ému, pas apeuré mais soucieuse… on sent chez elle l’envie d’aller plus loin et la peur des « qu’en dira-t-on ? », à moi de parvenir à la rassurer !

Elle se tient là, debout face à moi dans l’encadrement de cette porte, tenant toujours la poignée, comme si sa vie en dépendait. Je reste calme, assis dans mon fauteuil, les mains croisées sous mon menton, les index tendus devant ma bouche. Je contemple, simplement, sans prononcer un mot.

Elle finit par se décider, un pas vers moi, et elle referme la porte derrière elle. J’en profite pour me relever. Et lui tourne autour. Une fois dans son dos, je l’aide à ôter son manteau, elle se contracte un peu lorsque mes mains se pose sur le vêtement. Réaction naturelle de défense…

« -chut, tout va bien pour toi ?

-…oui..

-laisses toi aller, ça ira ! »

Je prends son pardessus et l’installe sur un des cintres de la penderie. Pendant ce temps, elle reste debout à me regarder faire. Je retourne vers elle, la contourne, tel le fauve faisant le tour de sa proie.

Son petit chemisier si discret qui gonfle sensuellement à chaque inspiration, boutonné jusqu’au plus haut, a du mal à dissimuler ses douces formes, ses deux globes charnus, pas très gros, mais qui ont l’air si tendre, dodu et que l’on rêve d’empaumer alors qu’on les voit encore prisonnier d’un soutien-gorge en lycra blanc, très très sage….

Puis cette douce chute de reins, courbe sinusoïdale parfaite pour amener les yeux vers les collines du bonheur, une superbe paire de fesses à l’arrondi harmonieux…

Malgré toute ma volonté, je ne peux résister et ma main vient doucement se poser sur sa nuque. Un frisson lui parcoure l’échine alors que mes doigts se font doux, caressants, elle se laisse aller tandis que je me pose mon index et mon pouce de part et d’autre de ses vertèbres, doux contact qui a pour effet de lui faire basculer la tête en arrière, me permettant de regarder par-dessus son épaule le petit décolleté qui pointe.

Tendrement, j’augmente légèrement la pression de mes doigts sur son cou, puis tourne, les autres viennent rejoindre les deux premiers pour masser délicatement les nerfs de la nuque… elle commence à s’abandonner.

Tout en maintenant mon massage actif, je place mon autre main sur son ventre. Il est plat, tendu. Là aussi, je m’applique à ne donner que douceur, massage... je la sens qui se détend de plus en plus.

De son cou, je remonte vers sa nuque, son crâne, glissant mes doigts au milieu de la jungle de ses cheveux si doux, faisant pression au sommet de la tête, et plus bas, mon autre main remonte subrepticement le long de sa boutonnière, se faufilant entre ses seins, esquivant la tentation de me poser dessus, pas maintenant ! Non !

Voilà l’objectif du moment … ce premier bouton, trop sage, trop haut….hop, défait. Le dos de mon doigt entre en contact avec la peau de sa poitrine, un délice de douceur, alors qu’il redescend vers la deuxième attache, tac, ouverte ! alors que je continu de lui masser le crâne, je glisse entre ses deux seins, effleurement par là même le tissus de son soutien-gorge… mon chemin continue, trois… quatre boutons ouverts… encore deux …

Son chemisier est maintenant ouvert, je fais glisser mes doigts sur la peau de son ventre, tournicote autour du nombril, et alors que cette main remonte, la seconde vient à sa rencontre, redescendant le long de sa nuque, sa colonne pour attraper le col du vêtement. De mon index, je tire doucement dessus, passe de la droite vers la gauche, élargissant ainsi l’ouverture du col, l’écartement entre les pans qui maintenant se trouvent au niveau des épaules… voilà, ils glissent le long de ses bras.

Pendant ce temps, j’ai continué à remonter le long de son ventre, atteignant maintenant la base du bonnet, puis je continue, passant sur le tissu sous lequel je peux sentir la chaleur de son corps qui en appelle d’avantage, effleurement de son téton tendu à l’extrême…

Non, pas maintenant, toujours pas !!

Jonction des deux mains qui viennent accompagner la chute du chemisier vers le sol… rampant le long de ses hanches aux volutes gracieux. Sa peau est si délicate, si douce, j’en perds mon chemin...voilà, je pose mes paumes sur sa jupe, glissant mes pouces sous la ceinture, je tourne à l’intérieur du vêtement, de son coté, elle rentre son ventre… mais non, tu n’en a pas besoin !! Voilà, je trouve la fermeture … enfin, l’ouverture plutôt… bref voilà la jupe chute, rejoignant inerte sur le sol le chemisier de la demoiselle…

Je fais quelques pas en arrière pour la regarder, l’admirer, elle ne sait pas comment réagir. De la gêne ? Non, je n’en vois pas tant que ça, mais de la maladresse, elle se tient là, les bras ballants, le dos vouté.

« - tu as un corps splendide ! Allez ! Sois fière de le montrer ! Redresses toi !! »

Immédiatement, je la vois se redresser, bomber le torse, faisant ressortir ses seins au galbe avantageux, fuselant la ligne de ses cuisses.

« - Voilà, magnifique ! Ne laisse pas tes bras comme ça ! Essayes plutôt de les croiser dans ton dos ! »

Obéissant à ma directive, elle passa ses bras dans son dos, donnant à sa poitrine un galbe outrageant… si ses yeux descendent un peu vers mon entrejambe, elle pourrait voir à quel point le tableau me plait !! Et alors que sa posture se fait inconvenante, la voilà qui devient féline, mutine, laissant ses cuisses légèrement ouvertes, les genoux indécemment écartés.

Je perçois son excitation qui monte, transpire au travers de ses pores, à travers le fin tissus qui la couvre, les pointes de ses seins vont transpercer la matière du soutif et sa culotte commence à prendre la teinte assombrie d’une étoffe humide.

Je pose ma main sur son épaule. Elle frissonne.

A-t-elle froid ? Je ne pense pas … chaud ? Le genre de chaleur humaine, sensuelle qui vous prend dans le ventre, qui tourne, retourne contourne encore et encore. Qui petit à petit irradie votre corps, votre être, votre âme…

Mon doigt glisse de son cou vers son épaule, agrippant au passage la délicate bretelle du soutien-gorge qui vient suivre le mouvement, coulissant le long du replat pour nonchalamment venir chuter le long de son bras.

Je passe derrière elle, me fais rapace, tournoyant, survolant avant de me jeter sur celle que je compte dévorer… dans son dos, je passe mes doigts sur cette agrafe, chaste fermoir de son innocence que d’un geste que je parviens à faire précis ( youhou, champion du monde !) je défais, entrainant la relâche de cette armature .

Dans un mouvement de reflexe, je la sens prête à poser la main sur le devant du sous vêtement pour le retenir, prestement, je lui attrape le poignet, l’obligeant à garder sa position. Elle garde bien les bras le long du corps, empêchant finalement la chute inéluctable de l’objet convoité…

Puis voilà que je me recule à nouveau, repasse devant et admire ses courbes, son corps. Mon regard se pose sur cette frontière entre le blanc du tissus et la peau laiteuse de sa poitrine, frontière d’où émerge l’auréole au teint brun tranchant avec cette pâleur immaculée.

Auréole surmontée d’un téton encore masqué, téton qui à lui seul retient le tissus, retient le sous vêtement qui désespérément glisse le long de ce corps merveilleux.

Non, je ne peux laisser, un petit coup de doigt entre le lycra et sa peau délicate et voilà, sa poitrine se dévoile lentement à mes yeux alors que je parviens à lui ôter entièrement son soutien-gorge qui va finir son chemin au sol, jeté sur le chemisier qui le masquait quelques minutes auparavant…

Je n’ai de cesse que de la regarder. Je la dévore du regard, elle, si timide, si pudique, elle se tient là, devant moi, les seins à l’air, les tétons dressés, rond, deux protubérances brunes, et sa culotte qui continu à s’humidifier.

«?- On dirait que ça t’excites hein ?

-oui Monsieur

-Tu mouilles, je vois ça ! Et tu sais, il ne faut pas garder un vêtement mouillé sur soi, on peux attraper des maladies comme ça !?»

Choquée !

Outrée !

Comment ose-je ?

J’ose lui demander une telle chose !

Pudiquement, ses mains descendent vers sa culotte et de façon extrêmement délicate, presque lascive, ses pouces viennent à glisser sous l’élastique encore complice de sa pudibonderie. Mais pour combien de temps encore ? À en juger par cet éclat dans ses yeux, très peu, oh oui…

Et voilà que l’étirable s’étire, voilà que les doigts écarte l’indélicat, laissant une vilaine trace rougeoyante sur cette peau si douce, délicate, à la blancheur virginale, cicatrice infâme mais heureusement éphémère.

Puis dans un lente manœuvre, le sloggi blanc entame sa descente, mi cuisse, genou, et enfin les chevilles, le sol… Laissant apparaitre un bas ventre tout en harmonie, en rondeur délicate et ce que je percevais déjà au travers de l’étoffe, une toison fournie, une jungle de poils disgracieux, bruns, formant un parfait triangle noir au centre d’un blanc innocent.

Je m’approche. Pose mes lèvres sur son cou, ma main sur ses seins. Durs, tendus. Je me fais caressant tout en déposant un baiser tendre derrière son oreille, mes doigts se promènent, flattent la chaire tendre, pleine d’envie, de passion… mon pouce se pose enfin sur cette bille dressée, illustration du brasier qui couve en elle… je tournoies, appuis, relâche et retourne encore avant d’amorcer une descente vers des endroits plus humide.

Maintenant, ma bouche a remplacé ma main, je goute avec délice ce doux téton sucré, acide alors que mes doigts viennent se perdre dans l’épaisse fourrure autour de son sexe pour y dénicher le bouton camouflé, petit interrupteur au plaisir que mon index parvient à localiser, appuyant doucement dessus, tournant autour voilà… comme ça.. Puis je découvre l’entrée qui s’y cache, et c’est sans rencontrer aucune résistance que le majeur vient se frayer un passage à l’intérieur.

C’est si chaud, si doux.

Je sens ses jambes qui se dérobent sous elle, voyons ma belle, résiste, ce n’est qu’un début.

«?-ça va ? Tu fais comme ça quand tu te masturbes ?

- Oui Monsieur

- C’est bon, tu veux que je continus ?

- Ooooh oui Monsieur.

-Je t’interdis, tu entends, t’interdis de te masturber si je ne t’en ai pas donné l’autorisation !

- Bien Monsieur han… "

L’index vient rejoindre son compagnon, allant et venant au rythme de mes désirs, en fonction de ses pulsions, voilà, je touche un point sensible, elle gémit, ne peut retenir un soupir, moment d’extase alors qu’à présent, ses jambes ne la tiennent plus du tout, elle prend appuis sur mon, posant mon avant bras entre ses seins. Et, juste avant l’orgasme, je me retire, me recule et c’est sans un mot que je quitte cette chambre, la laissant seule, dans cet état, sans un mot et sans avoir oublié de ramasser sa petite culotte en passant.

Vendredi, nous y sommes, fin de semaine….

Une semaine où j’ai chaque jour croisé Ariane au bureau sans avoir envers elle le moindre regard complice, juste des échanges cordiaux d’un subordonné envers sa responsable. Et pourtant ..

Pourtant je voyais bien dans son regard cette étincelle, ce besoin, cette envie de venir vers moi, venir me parler, venir me demander … mes la consigne était claire : le travail, c’est le travail, donc elle se devait de la respecter.

Bien sur, j’appréciais énormément la tenue qu’elle portait le mercredi. Un nouveau tailleur, plus stricte que la jupe de la veille mais qui nous laisser admirer ses douces jambes.

Ce qui me plaisait le plus ce jour là, c’est de penser qu’elle est rentrée chez elle ce mardi soir après l’hôtel… le corps surement encore frémissant et surtout nue sous cette jupe sage, mais la question qui me taraudait le plus était de savoir si elle avait changé de lingerie… de toute façon, bientôt …

Et ce matin, je la vois arriver toute pimpante… s’est elle rendue à l’adresse que je lui ai envoyer hier, à ce rendez-vous que je lui avait fixé.. Je le verrais bien ce soir, enfin, j’espère bien le voir ce soir ..

Hop, un nouveau texto, mon adresse et juste «?- ce soir 19h00 précises, aucun retard !?Ce week-end, tu es à moi !?»


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