Aller au contenu
  • entries
    574
  • comments
    526
  • views
    113,546

Hyperborée, reprise, suite et fin d'un ancien texte

Mariveau

196 vues

Dans l'Ancienne Tradition, on raconte l'existence, dans les régions polaires arctiques d'une terre parfaite où le soleil brille constamment de tout son éclat: l'Hyperborée. Ses habitants, les hyperboréens, formaient un peuple pur et puissant, doté d'une connaissance intime du monde et d'une sagesse supérieure. Lieu magique par excellence au centre de la spiritualité primitive, les vestiges de cette contrée nordique enchanteresse survivent dans les fables et les légendes de nombreuses civilisations.

Partons donc au-delà du Pôle Nord, à la recherche de l'Hyperborée fabuleuse.

Par de là où souffle la Borée, il se trouve une terre merveilleuse, où le soleil éternel brille de mille feux. Ces habitants ne connaissent plus la guerre et la violence, tous ne vivent que de la magie, de la science. Ces hommes et ces femmes avaient été de grands bâtisseurs forts et conquérants, mais maintenant ils aspiraient à la tranquillité avec un aveuglement qui allait leur devenir fatal.

Parmi ces femmes et ses hommes, ils en étaient qui refusaient cette fatalité. S'ils n'avaient pas été bannis des leurs, ils ne se montraient peu ou pas, ils veillaient au loin parcourant la toundra gelée, gravissant les montagnes aux neiges éternelles, traversant les forêts profondes aux arbres s'élevant jusqu'aux cieux comme une ode aux dieux protecteurs.

De ces hommes et ces femmes on ne savait peu de choses, les Rôdeurs comme on les appelait péjorativement, étaient disait-on des anciens descendant des premiers rois de Thulé, ces rois venus du ciel avec des chariots volants d'or et d'argent, on ne les croyait pas hommes. Les légendes racontaient qu'ils pouvaient voler, se matérialiser n'importe où n'importe quand.

Mais les hyperboréens dans leur quête de tranquillité avaient oublié leurs racines. On pouvait voir ces Rôdeurs, le soir dans un coin d'une taverne aux portes des grandes villes, parfois on devinait leurs ombres quittant un palais de la science au petit matin.

Les Rôdeurs étaient initiés au secret de la vie, connaissant la vérité originelle, ils étaient devenus immortels, chamanes, magiciens, guerriers, guérisseurs. On leur attribuait tous les pouvoirs.

Ils n'étaient jamais seuls, en effet, les Rôdeurs n'étaient rien sans leur double féminin les Guerrières.

Ces femmes faisaient autant peur par leur puissance guerrière, qu'envie par leur beauté, leur sensualité, leur volupté.

Elles étaient courtisanes, guérisseuses, magiciennes, les mauvaises langues les traitaient de sorcières.

On leur attribuait des pouvoirs divinatoires, des pouvoirs d'envoûtement lorsqu'un homme tombait sous sa coupe et se trouvait soumis à leur science de l'amour charnel. Elles étaient sans pitié.

Un lien unique étrange les unissait à leur double, étaient-ils frères et sœurs, amants, mari et femme, ou ces fameux « doubles mystérieux : les Klönes» comme dans les contes enfantins.

On disait des Rôdeurs qu'ils étaient séducteurs, amants merveilleux, bien des pères, des frères, des fiancés, des maris, ont eu peur de ces hommes. Les femmes ne rêvaient que de s'abandonner une nuit à ces légendes, sentir leurs bras puissant les posséder avec sensualité, fougue, sentir leur écume de vie couler dans leur matrice et rêver d'engendrer le fruit de cette folie.

Mais les guerrières n'étaient-elles pas les alter egos des Rôdeurs, et bien des femmes ont craint qu'elles ne jettent leur dévolu sur leur époux, fiancés ou amants.

Les hommes fantasmaient sur ces femmes, rêvant de les posséder mais, elles les soumettaient sans pitié. N'étaient elle pas les descendantes des Reines de Thulé, ces guerrières aux chariots d'airain volant au-dessus des champs de bataille délivrant la foudre et conduisant vers des nefs suspendues dans le ciel les guerriers de métal blessés.

Depuis plusieurs mois, de sombres nouvelles parvenaient au Conseil de Thulé, mais les Sages ne voulaient pas voir le mal. Les forces du Royaume de l'Atlantide, de l'empire de Mu et du peuple de Lémurie s'étaient disait on alliées pour convoiter les richesses et la connaissance d'Hyperborée.

Les ténèbres allaient tôt ou tard s'abattre sur ce pays où le soleil brille constamment.

Les espions parcouraient le pays, corrompant bien des nobles, des bourgeois, des artisans. La traitrise s’immisçait lentement dans le Royaume comme le poison dans le sang

Ils ne restaient plus beaucoup de Rôdeurs et de Guerrières pour défendre cet idéal. Beaucoup avait préféré abandonner leur immortalité, et s'étaient éteint aux cotés de leur compagne, ne laissant que des légendes, et de la poussière. Les lignés des descendants des bâtisseurs de Thulé s'éteignaient.

Mais il en restait deux parmi ceux qui n'avaient pas renoncé qui allaient veiller à ce que l'héritage de leurs ancêtres ne tombe dans les mains des humains avides de pouvoir et de violence.

Ils savaient qu'ils ne pourraient sauver le Royaume, mais ils sauveraient le Mythe

Thuringwethil (femme de l'ombre secrète)

Thuringwethil était une de ces guerrières, dernière héritière de sa lignée. Etait-elle immortelle, nul ne le savait, elle avait un corps de femme d'une trentaine d'années, sculpté par de longues courses dans les forêts, de folles chevauchées à travers les plaines, de longues heures d'escrime avec son Rôdeur.

Elle était belle, son regard était puissant, envoutant. Avait-elle les yeux noirs, non, vues de près les prunelles n'étaient pas de jais mais d'ambre, cet ambre foncé comme certaines tourmalines et que l'on trouve parfois sur les plages des mers nordiques. Dans leur profondeur, les constellations dansantes s'étaient multipliées.

Elle était fière, emportée, douce, sensuelle, voluptueuse, sauvage, sans partage, unique.

Ce soir elle se trouvait dans la cité, elle assistait à un bal organisé par un noble corrompu, elle voulait savoir ses secrets. Dehors son Rôdeur veillait.

Elle avait décidé de le séduire, lui extorquer par sa science des plaisirs, les renseignements dont elle avait besoin.

Elle portait une robe d'or d'où surgissait des jambes moulées dans un cuivre sans défaut. Au-dessus de la taille étroite et flexible, la poitrine était enserrée dans un réseau d'émeraudes sous lequel les seins jeunes et fermes dressaient orgueilleusement leurs courbes jumelles. Les épaules plaines étaient nues ainsi que les bras souples, ornés des mêmes pierres vertes.

Le visage à l'ovale pur se modelait dans la lumière mouvante. Le relief modelé des pommettes, le dessin de sa bouche charnue affirmaient ses origines mystérieuses. Les lèvres de la jeune femme étaient étroitement serrées dans une expression de dignité hautaine et pourtant on sentait que si elles s'écartaient pour sourire, le visage tout entier s'irradierait comme une promesse de volupté.

Les convives n’avaient d'yeux que pour elle.

Elle s’avança vers le maitre des lieux avec une démarche féline, dégageant une sensualité qui en troubla plus d'un. Elle se pencha et susurra des mots à cet homme d'une quarantaine d'année, insignifiant, puant d'orgueil, de sueur fétide de sa trahison. Ils s’éclipsèrent discrètement. L'homme était excité. Ils entrèrent dans une immense chambre où des torches diffusaient une lumière blafarde comme l'âme pourrie de cet homme.

Elle bouscula l'homme sur le lit et sans attendre le chevaucha. Elle sentait avec dégoût le membre de cet homme contre son sexe. Mais elle sentit qu'elle n'aurait pas à aller plus loin, il était faible.

Elle apposa sa main sur le front de l'homme et elle s'empara de son esprit. Elle eut les renseignements qu'elle voulait. Mais elle vit en cet homme des horreurs, un marchand de femmes, de jeunes filles, un violeur, un pervers.

L'homme ne sut jamais ce qui lui arriva car lorsqu'elle sortit discrètement de la chambre, il avait cessé de vivre, son cœur avait cessé de battre.

Le Rôdeur se chargea de faire disparaître toutes traces.

Thuringwethil quitta les lieux au bras d'un homme dont on ne pouvait voir le visage, sous une cape noire.

En sortant, elle le regarda intensément, jusqu'où irons-nous pour sauver notre Race, je me sens sale, fais-moi l'amour.

Ils s’éloignèrent du palais, si quelqu’un avait pu les voir, il n’aurait remarqué que deux silhouettes fugaces, pratiquement fantomatiques. Ils rejoignirent ainsi le Palais de la Science.

Le palais avait été édifié des siècles auparavant, à l’écart de les perversités de la ville, sur une colline la surplombant.

Qui se souvenait encore que c’était là que les premiers hyperboréens s’étaient posés après des années lumières de voyages aux confins de l’univers, qui pouvait savoir que sous le palais se trouvait le dernier des Astro-Drakkars de ce peuple des étoiles.

Derrière les lourdes et immenses portes forgées dans l’airain il y avant une immense salle au sol de marbre blancs et aux murs de granit recouverts de panneaux d’ambre presque translucide. Les rayons du soleil traversant la coupole de verre transformaient leurs lumières en multitudes de reflets ambrés.

Au fond, il y avait une nef, où trônaient les statues des premiers explorateurs Hyperboréens Le Commandant Odin et le Docteur Freya et les membres de leurs équipages dont l’ingénieur mécanicien Thor.

Au pied de ces immenses statues il y avait un sas dissimulé.

Trente mètres plus bas, il y avait le saint des saints, la salle de la mémoire, là d’énormes machines semblaient ronronner. Dans ces mécanismes compliqués étaient stocké tout le savoir du Peuple des étoiles.

Tout autour les sarcophages des hyperboréen qui avaient renoncé à l’immortalité semblaient veiller à la tranquillité des lieux.

Thuringwethil , se dirigea vers une salle, fit glisser sa robe, offrant à son compagnon, une vision divine. N’étaient-ils pas considérés comme des Dieux pour les mortels.

Sa nudité était si troublante, et il ne s’en lasser point.

Avec sensualité elle glissa dans un bassin, aux eaux chaudes, provenant des entrailles de la terre.

Elle se lava retirant, l’odeur fétide de cet homme, puis nagea longuement .

Il ne cessait de la regarder.

Asbjorn ( le guerrier des Dieux)

C’était son nom, était un homme dont on pouvait dire l’âge. Son corps semblait sculpté dans du bronze, les muscles saillant, agile, puissant, redoutable bretteur, implacable et sans pitié pour ses ennemis, autant doux, délicat et sensuel avec les femmes.

Ses yeux verts, presque marrons étaient redoutables, quand il regardait quelqu’un, celui-ci se sentait transpercé par son regard, ce qui était le cas puisqu’il était télépathe.

De longs cheveux blancs tombaient sur ses épaules.

Thuringwethil était sa compagne depuis toujours. Malgré leur immortalité, ils s’aimaient passionnément depuis toujours.

Se dévêtant, il la rejoignit dans l’eau et nagea vers elle, Thuringwetil était étendue sur les marches le corps à demi recouvert d’eau. Elle se caressait le corps avec douceur

Un doux parfum d’encens à la rose et au jasmin embaumait les lieux.

Asbjorn se pencha sur elle il commença à lui mouiller les épaules. L’eau chaude dégoulinait entre ses omoplates, ses seins, sur son ventre, réveillant d’agréables sensations. Elle ferma les yeux et se détendit. Il lui mouilla les cheveux et les lui démêla. Elle se laissait aller la tête en arrière, contre lui. Ce fut comme une onde qui lui envahissait le corps.

Il lui les épaules et le haut du dos le creux de ses reins, sur ses fesses, s’attardant entre elles, en un doux va-et-vient. Elle écartait légèrement les jambes, pour l’inviter à aller plus loin,

Elle poussa un profond soupir. Plongeant les mains dans l’eau il fit glisser sur sa poitrine, entre ses seins ses mains, s’attardant sur eux. Ses doigts se mirent à courir sur sa peau. Il titilla les tétons du bout des doigts, les pinçant avec douceur. Une de ses mains glissa sur son ventre, frôlant sa fine toison. Elle bascula la tête contre son épaule, ses lèvres se posèrent sur sa nuque, remontant vers son oreille.

Tandis qu’une main continuait de lui caresser les seins, l’autre descendit sur ses cuisses, et à l’intérieur de ses jambes qui s’ouvrirent comme une fleur au soleil. Ses doigts se perdirent entre ses lèvres humides. Ses lèvres couraient sur sa nuque, sa main lui caressant le clitoris entre ses doigts.

Son souffle s’accélérait, tandis que sa main quittait Son entrejambe et glissa sur Son bassin. Il se colla contre elle. Son sexe était dur entre ses fesses. Il se contentait pour l’instant de se frotter contre elle.

Il passa ensuite devant sa compagne . Il lui prit les mains et les posa sur son thorax. Elle tremblait, ce n’était pas son habitude se dit-elle, troublée par la sensualité de son compagnon tremblait. Il la serra dans ses bras et déposa un baiser sur son front. Elle leva son visage vers lui, noyant ses yeux dans son regard puissant. Un sourire éclaira son visage et il posa ses lèvres sur les siennes, forçant délicatement le barrage de ses lèvres. Ses mains glissèrent sur les épaules et la nuque d’Asbjorn, tandis que les siennes glissaient dans son dos, ses fesses, les pétrissant avec vigueur. Sa main droite glissa sur ma cuisse, la faisant se plier. Son sexe frottait contre le sien. Les bras de Thuringwethil glissèrent sur son tronc et s’accrochèrent à son bassin, accentuant la pression de son sexe sur le sien.

Sans effort, il la souleva. Elle l’enlaça de ses jambes. Il la conduisit en dehors du bassin et la déposa délicatement sur des coussins. Il prit ses mains et les amena au-dessus de sa tête. Toujours en silence, il fit courir ses lèvres sur son visage, ses joues, son cou. Il s’attarda sur ses seins, léchant avec insistance ses tétons dressés, les suçotant avec insistance. Ses lèvres reprirent l’exploration de son corps.

De ses mains, il lui écarta les cuisses avec douceur. Ses lèvres déposaient de légers baisers sur les siennes, avant de les écarter de la langue, lui offrant la caresse la plus exquise. Elle replia ses jambes et les posa sur ses épaules. Sa langue s’enfouissait dans son intimité. Elle descendit ses mains pour les poser sur sa tête. Ses cheveux étaient doux sous ses doigts. Elle lui pressait la tête contre son sexe, pour qu’il aille plus profondément. Mais il s’en dégagea.

Il rampa sur elle , laissant traîner ses doigts en une caresse appuyée. . Sa main se posa sur son sexe humide. Elle écarta les jambes, s’offrant à lui. Il lui souleva le bassin et, d’un mouvement, la pénétra en profondeur, lui arrachant un gémissement de plaisir. Elle aimait le sentir palpiter en elle , immobile, tel un serpent guettant sa proie. Elle aimait se sentir à sa merci. Lui seul contrôlait la situation.

Il entama un long va-et-vient, lent, profond, exquis. Il anticipait chacun de ses gémissements, s’arrêtant lorsqu’il la sentait au point d’exploser. Il lui laissait un peu de temps pour respirer et reprenait sa pénétration. Les mains de son amante glissèrent sur ses fesses et s’y agrippèrent. Elle se cambrait sous ses assauts. Il glissa ses mains sous sa taille et la souleva. Il s’agenouilla, elle était à cheval sur ses cuisses musclées. La pénétration n’en était que plus profonde et exquise. Ses mains guidaient les mouvements de son bassin. Ses lèvres glissèrent sur son cou. Elle se pencha en arrière pour offrir à ses lèvres avides ses tétons qui réclamaient leur lot de caresses. Ses assauts se rapprochaient, étaient de plus en plus profonds, lui arrachant des gémissements de plaisir de plus en plus intenses.

Il le repoussa doucement et la fit se retourner. Elle resta à genoux. Il se glissa sous elle , son sexe frottant entre ses fesses. Il la souleva et entraîna son bassin sur lui. Il se glissa en elle avec force et puissance. Il la guida de nouveau sur lui, gémissant à son tour. Il la laissa onduler sur lui, à mon rythme. Ses mains glissèrent de nouveau sur son corps, l’une lui caressant les seins, l’autre le sexe, titillant de nouveau son bourgeon en feu

Leurs mouvements s’intensifièrent. Elle attrapa ses poignets, s’accrochant à lui. Ses mains glissèrent sur son bassin et le maintinrent contre le sien alors qu’ils atteignaient ensemble la jouissance. Elle ferma les yeux et se laissa aller contre lui. Puis ses bras l’enlacèrent et il la serra contre lui. Elle ferma les yeux, savourant le plaisir qu’il venait de lui offrir, le sentant encore palpiter en elle.

Ils restèrent longtemps unis, puis il lui dit :

« Il est temps pour nous, oui mon amour commençons »

Ils descendirent dans la crypte, entrèrent dans le vaisseau spatial. Dans la nuit les habitants de perçurent que trop tard les grondements sourds et le sol se mit à trembler.

Alors que la nef des dieux s’éloignait de cette petite planète bleue, partout sur la surface, la terre s’ouvrit, précipitant dans ses entrailles l’Empire de Mu, le royaume de l’Atlantide , la Lémurie et Hyperborée.

Ces royaumes avilis disparaissaient à jamais.

Ici est là des hommes et des femmes s’éloignaient des lieux de la catastrophe. Ils ne comprenaient pas pourquoi, une voix leur avait dit de fuir.

Qui étaient- ils ? Les descendants des unions furtives et intenses des hyperboréens et des humain. Leurs progénitures allaient redonner une espérance à une humanité nouvelle.

Dans l’astro-Drakkar Thuringwenthil et Asbjorn se regardaient avec passion. A la vitesse hyperluminique ils se dirigeaient vers un autre système ou une race humaine avait peut-être un avenir.

Fais-moi encore l’amour Asbjorn, souffla à son oreille Thuringwenthil, fais-moi un enfant, je t’aime.

Oui ma belle Guerrière nous avons maintenant l’éternité pour nous aimer …………

  • Like 1

×

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.