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L'oeil du cyclone (1ère partie)

naughty_girl

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blog-0573709001390372340.jpgLes dernières fois...c'est drôle quand on y pense.... Enfin drôle... Non les dernières fois sont fatidiques.

Comme une ligne rouge, aiguisée comme un fil de rasoir.

Oui, les dernières fois tranchent. Elles coupent l'avenir. Et si ça saigne?

Au fond qui peut savoir? Qui peut savoir avant d'avoir vécu? On ne peut pas.

On ne peut que deviner. Et c'est peut être pire.

***

Les semaines se sont écoulées. Ces heures innombrables, innombrables en apparence. Magiques, impossibles. Et cette paix à chaque instant presqu'absurde.

Et puis... Une date et un numéros de vol en provenance d'Australie.

La ligne rouge était là.

Elle revenait.

Il retrouvait son couple.

Et je n'allais pas me mettre entre eux. Difficile de justifier une telle décision dans des circonstance pareilles. Parler de principes ? de respect ? Ces mots ont-il encore du sens ? Je me suis posée cette question, au milieu de mes nuits blanches. Sans pouvoir répondre.

***

Quand j'arrive ce dernier soir, le vent souffle fort.

L'univers se déchaine ai-je pensé, il extirpe tout. Ca semble un bon soir pour faire ça...

Le portail électrique de la villa s'ouvre, et je peux entrevoir les lumières filtrant par les grandes baies vitrées. Chaleureuses dans cette nuit où les éléments semblent en rage. J'ai hâte qu'elles me recouvrent.

La villa est grande, construite de pièces spacieuses et épurées, donnant en ouvertures sur une nature magistrale. Une vallée magnifique de vie, de noblesse, d'énigme, cernée à l'horizon par la mer .

Un paysage plein d'âme, prégnante dans les murs. Dans l'air, dans la géométrie qui dessine ces lieux.

Il est au bar lorsque j'ouvre la porte, et comme à chaque fois, ce même sourire allume son visage. Un de ceux tellement purs qu'ils ébranlent. S'infiltrent et irradient.

Je souris aussi, invariablement, et avance vers lui. Et survient l'étreinte de nos corps, à ce son familier de nos souffles qui s'animent. Mes lèvres effleurent sa peau, son visage au creux de moi, mes mains avides de cette plénitude qu'il m'apporte.

“Coucou”murmure-t-il.

Je l'embrasse doucement, et réponds tout contre ses lèvres.

“Coucou toi”.

Nos fronts se collent.

“Tu as passé une bonne journée ?” Je demande.

Il hoche la tête en me serrant plus fort. Et je souris encore.

“Raconte-moi”

Alors il parle et j'écoute. Un récit qui dessine ses contours, des traits si forts et d'autres comme des nuances. Et d'autres encore, comme des lueurs.

Et il me demande aussi, de lui dire. Moi. Et je le fais.

Une mise à nue rituelle de nos rencontres. Celle de l'âme. De nos têtes rarement mises en ordre. Toujours en quête.

La discussion referme des portes invisibles autour de nous. Arrête le temps. Fuse souvent en fous rires. Nous emporte au fil d'une bouteille de vin et d'un repas qui passent sans qu'on s'en rendent compte.

C'est étrange comme tout est semblable. Comme si ce soir était un autre soir. N'importe lequel.

Penchée à la rambarde, un verre de Chivas aux bords des lèvres, je regarde ces forces titanesques qui s'affrontent. La nuit est impressionnante. Lorsqu'il s'approche, j'entrevois fugitive sur son visage, une expression que j'aurais pu attendre. Que je ne voulais pas voir pourtant.

L'angoisse. Incisive. Elle nous a rattrapé.

“Tu sais...” je brise le silence soudainement lourd.

“Je n'ai pas l'intention d'avoir peur. dis-je sérieusement. Ni d'hier, ni de demain. Et j'ai décidé y a un moment déjà de ne pas avoir peur du présent.”

Il me regarde, ses yeux d'une profondeur qui me déchire. Des mots se bousculent à l'intérieur, funambules au dessus de cette situation trop compliquée.

Une main se pose sur ma joue, et avec une lenteur suspendue, tendue devant l'avenir, ses lèvres approchent des miennes. Un contact d'une violence sourde, scellée lorsque nos langues se trouvent. Exhalée quand nos conscience s'y jette pour s'y perdre.

Le tonnerre éclate. Gronde. Est-ce que le ciel rugit à notre place ?

Ma main rejoins sa nuque.

Oui il doit faire ça.

L'intensité infeste ma chair, l'amour me brûle. Qu'ils viennent. Oh, ils n'ont pas besoin de permission, j'ai appris ça avec les années. Mais je ne crains plus rien d'eux. Plus maintenant. Pas avec lui.

L'espace d'une seconde, il quitte ma peau. Et retire son T-shirt.

J'inspire. Il est fou.

Mais il peut l'être, tant qu'il veut, je le serai avec lui.

Je souris timidement quand je me déshabille, et une fois qu'il me retire mon soutien gorge, nous sommes nus tous les deux.

Le chaos est tout autour, je peux le sentir sur ma peau. Sur le bout de mes seins, dans le creux de mon cou. Et sa fureur m'excite.

Lui reste silencieux. Magique. Excitant d'une manière si semblable.

J'avance d'un pas, j'ai envie de lui. Envie de le sentir. Envie de sentir son excitation comme si c'était la mienne. En effleurant son corps, je descends et pose genoux à terre. Quand je relève le regard, je vois ses yeux remplis de ce désordre qui me rend folle. :wub:

Doucement, de ma langue je caresse sa queue déjà dressée devant moi.

“Mmmm” sa voix résonne dans l'air, dans ma tête. Comme une vraie drogue.

Sa langue passe sur ses lèvres quand la mienne passe sur son gland excité, qu'elle tourne et l'excite encore plus.

“Mmm oui, vas-y donne-moi ta langue”

Et j'obéis, je lui donne. Encore, encore et encore. Jusqu'à ce que, quelques instant plus tard, il s'enfonce entre mes lèvres. Dans ma bouche. J'aime ce désir si fort qu'il dégage, qu'il assume. Et j'accompagne bientôt ses mouvements d'une main. Peu de temps après je peux sentir qu'il va jouir. Mais il se retire, le souffle court, à peine audible parmi le vent qui souffle.

Il vient chercher mes lèvres quand je me relève.

“Je veux venir en toi, bien au fond de ta chatte, entre tes cuisses ouvertes.”

Je souris n'ai pas le temps de lui dire que j'ai envie qu'il me prenne, que déjà ses lèvres sont sur le bout de mes seins dur. Il suce, les prends et cette envie à l'air libre est presque toxique quand j'inspire.

Il m'attire sur un des bancs en bois massif près de nous. Et me fait m'asseoir sur lui, son visage caressant ma poitrine. Son regard perce le mien, et je peux voir cette étincelle indescriptible.

Une seconde passe, et sa langue goute de nouveau ma peau. J'inspire fort, expire en tremblant. Quand avec provocation elle passe sur mon téton, ces yeux sont comme du feu liquide.

“Tu sais combien rêvent de faire ça ?” demande-t-il un sourire arrogant sur les lèvres.

Surprise, j'éclate d'un rire qui se noie lorsque, ce qu'il me fait, me fait gémir. C'est bon, trop. Excitant, trop aussi.

“C'est toi, seulement toi qui me fais mouiller” murmuré-je avant de prendre ses lèvres entre les miennes, ondulant mon bassin pour qu'il sente à quel point je suis trempée.

Sa bouche retourne à mes seins et un de ses doigt voyage jusqu'à ma chatte. Et caresse doucement mon clito.

“Tu es en train de me rendre dingue” avoué-je.

“Tu me rends dingue” répété-je dans le même souffle.

Oui, il me rend dingue. A tellement de titres. A la limite de tellement de gouffre. In extremis, il me donne des ailes.

La pluie éclate, fort. Ma voix éclate avec elle.

Il m'embrasse, se relève en m'entraînant avec lui. Une de ses mains détache mes cheveux, il passe ses doigts parmi eux et serre. La douleur me fait sourire et ma langue provoque ses lèvres. Un face à face, comme l'affrontement des deux moitiés d'un tout. Nos souffles se mélangent, brûlants, erratiques.

Si nous étions ennemis, là encore, il serait le meilleur. Le plus fort, le plus redoutable. Et le plus respectable. Et nous aurions sans doute les mêmes armes.

Il me retourne, me cambre à la rambarde, et se colle à mon dos. Sans dire un mot, je sens sa queue qui rentre en moi, et très vite, des mouvements rapides butent tout au fond de ma chatte.

Ma voix ne trouve d'abord pas de souffle, à court de tout alors qu'il me prend fort. La pluie s'écoule sur ma peau, le vent chaud et humide glisse sur mon visage. Le tonnerre rugit et le plaisir qui explose entre mes cuisses m'arrache des cris qui se perdent dans le vacarme.

Je sens ses doigts sur ma peau, traçant les sillons de mon dos et les formes de mes hanches. Rudes, fermes comme s'il forgeait mon corps.

Je crois pouvoir dire le prix de chacune de mes victoires. Chacune d'entre elle, dans ma vie. Je peux dire aussi la lumière dans chacune de mes défaites.

Et je perd. Là. Je me sens perdre, encore, face à l'intensité. Et cette lumière m'aveugle. Elle m'étourdit. M'envahit. Me surpasse même.

Sa main claque sur ma peau, avant de posséder une de mes mes fesses au creux de sa paumes. Nos gémissements sont continus, notre union fait échos à toutes les violences. Donne sens à toutes les paix.

“Je vais jouir...

-Vas-y, je veux te sentir autour de ma queue”

Il accentue la force de ces coups de reins, va me chercher encore plus loin.

“Regarde”

Une main sur ma nuque me fait tourner la tête à droite. Une vitre ferme la terrasse, avec la lumière, elle est comme un miroir. Et je me regarde, en train de me faire prendre, au bord de moi même.

“Tu vois, tu es à moi...”

L'orgasme arrive, il me ravage, semble partir du fond de mon âme et pulvérise le reste. Je me cambre, son bras autour de moi quand les spasmes me collent contre son torse. Un de mes bras derrière sa nuque penche son visage vers le mien. Et je finis de gémir entre ses lèvres.

Il m'embrasse et me retourne dans son étreinte. Nous sommes à bout, essoufflés. Pourtant j'en veux encore.

“Tu me fais ressentir des choses pas souhaitables je crois”

J'éclate de rire à ses mots. L'embrasse en cherchant sa langue.

“Arrête de réfléchir, prend moi”

Son regard me reproche presque de jouer avec le feu. Son sourire me dit lui, qu'il devrait avoir l'habitude.

Il se mord la lèvre.

Il pousse les paquets de cigarettes, les verres posés sur la table, me soulève avec une facilité qui me fait sourire, me pose sur le dos. Tout au bord. D'un mouvement encore il est en moi. Des sensations qui irradient à l'intérieur, de plaisir, d'excitation à me faire perdre la tête. Putain, qu'est ce que c'est bon.

“Comme ça ? demande-t-il la voix tendue.

“Oui, comme ça, continue” murmuré-je.

Son regard est vide de limite. Rempli de cette folie qui rend vivant jusqu'à l'impossible. Et il me prend de toute les forces qu'il a. De toutes celles qu'il lui reste. Et il prend tout ce que j'ai. Ma voix laisse échapper tout ce que j'aurais pu garder. Mon regard croule. Mon être n'a plus rien à retenir.

J'ai rarement frôlé de telles limites. Celles déjà au delà des limites.

Happé par l'infini, sa voix s'élève, plus fort et d'une manière que je n'avais jamais entendue. Et il finit par exploser. En moi, il tremble. Un moment suspendu dans l'Histoire.

Il gémit encore en reprenant son souffle, d'une voix rauque. Son corps moite, à bout de souffle contre moi.

Je reprends difficilement mes esprits.

“Tout au fond de ma chatte entre mes cuisses ouvertes. Tu as eu ce que tu voulais ?”

Il rit, me serre contre lui.

“Oui, j'ai eu ce que je voulais. Bien plus encore.”

Fébriles, après quelques minutes, nous nous asseyons sur un des bancs, moi blotti entre ses jambes. La pluie a cessé. Un calme étrange s'installe, quand nous allumons chacun une cigarette.

J'inspire, expire un nuage de fumée que je regarde s'élever dans l'air.

Je ne veux être nulle part ailleurs. Je pourrais vouloir. Pour mille raisons, j'aurais pu. C'est si facile. De douter je veux dire. De se demander, où est vraiment notre place.

Je n'ai jamais eu je crois, autant de raisons de me poser cette question. Dans le tourbillon de mes sentiments, pourtant, je n'ai jamais été sûre de cette manière.

“A quoi est-ce que tu penses ?” me demande-t-il.

Je contemple l'instant et finis par répondre en me serrant contre lui.

“A la certitude

-Laquelle ?

-La nôtre” :)

***

Une nuit qui n'était pas prête de finir...

La suite bientôt... ;-)

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1 Commentaire


Recommended Comments

Difficile de trouver les mots pour expliquer la violence folle des émotions qui me traversent à la lecture de ton récit.

Merci.

Mille et une fois merci pour ce trouble que tu sais faire naitre en t'exposant ainsi.

C'est délicieux, intime, cru, fou, absolu.

Obscène et d'une extrême délicatesse à la fois.

Tu es une alchimiste des mots et des émotions.

Je suis déjà en manque.

Il me faut une autre dose.

Vite. :oops:

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