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Comme l'océan...

naughty_girl

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blog-0566976001388438413.jpgTes yeux. Tes yeux sont comme des miroirs. Quand ils me fixent toujours, j'ai l'impression de m'y voir avec une exactitude qui parfois me dérange. Je voudrais me sculpter à l'intérieur, telle que je voudrais être. Sans y voir une rature, sans y voir une fêlure.

Dans cette pénombre, ton regard brûle. Peut-on contenir un feu ? Dis moi ? Quand il mord ? Quand il est trop fort ? Ou quand il est comme celui là, qu'il vient du fond des âges et qu'il ne fait pas peur ?

J'en tremble, mes certitudes croulent. Mon cœur se serre. Dans tes yeux, il n'y a d'ordinaire que la glace... je l'ai vue fébrile, instable, fondre, s'anéantir peu à peu. Jusqu'à en arriver là, alors que je sens ton souffle sur mes lèvres.

Un instant. Cet instant suspend nos existence, tu le sais. Au delà de l'impensable. Au delà de l'acceptable, de l'envisageable, du souhaitable ça c'est sûr. Mais il est là. Ton regard brûle jusqu'au larmes.

“Tu me rends fou”

Tu me murmures.

Un aveu qui s'écoule dans mes veines, qui doit me fendre l'âme. Mais, oui, nos regards brûlent.

Ma main se pose sur ta joue, caresse le contour âpre de ton visage, d'une barbe de 3 jours qui aiguise ton charisme. Cette force que j'effleure de ma peau parmi cette douceur omniprésente. Envahissante si fort.

Elle fait presque mal quand je me penche. Encore. Et que nos lèvres se touchent. Mes yeux clos se froncent à ce contact. Ton souffle tremble. Tes mains me cherchent, possessives du creux de mes reins jusqu'à ma nuque. Nos langues se trouvent, tu me serres contre toi.

Dans cette pénombre, la lune et les étoiles nous regardent, contre ce mur où nos existences flanchent.

Tu es prêt ? Vraiment ? Es-tu prêt à lâcher prise ?

Nos yeux s'interrogent. Sur ce qu'il y a dans nos ventres. Ce qu'il y a dans nos cœurs. Sur ce que nos esprits peuvent admettre de défaite. Sur le prix qu'ils peuvent payer l'un pour l'autre.

Nos réponses doivent être les mêmes.

A quelques pas la porte de ta chambre est ouverte. Nous entrons et dès que tu la refermes derrière toi nos lèvres se rejoignent encore.

Rien n'arrêtera ce qui vient de commencer, tu le sais tout comme moi.

Ainsi soit-il.

**

L' atmosphère est si différente. Différente de ce qu'elle devrait être, alors que tes lèvres fondent dans mon cou. Qu'elles me découvrent de cette manière qu'on avait pensé révolue. Décidé révolue. Et que nos respirations surpassent le silence.

L'intensité me perd, elle va me perdre je le sens. Tu vas me perdre. Déjà sous ma peau tu t'infiltres en frissons et tu expires dans mon souffle.

Une seconde. J'ai besoin d'une seconde.

Essoufflée, je te regarde encore.

Pourquoi je n'ai pas peur ? Pourquoi tu n'as pas peur ?

Je ne sais pas si je dois remercier les dieux ou les haïr pour t'avoir connue.”

Je souris quand je repense à tes mots.

Je ne sais pas non plus.

Je pose mes lèvres sur les tiennes et avance, doucement, vers le lit. J'ai besoin de te sentir, fort, contre moi. Vite. Et je soupire quand, assis, tes bras enserrent la chute de mes reins, que tes mains sculptent mon corps alors que ton visage caresse ma peau.

Ton regard vibre. Le mien s'effondre quand tu me fixe. Quelle utilité à garder des remparts ? Quelle utilité de me protéger devant toi ? Nous avons les mêmes règles. Et nous sommes probablement les seuls. Péniblement, nous sommes probablement les seuls.

Tes mains effleurent ma peau, avec cette douceur incroyable quand tu retires mon t-shirt. Je me laisse faire, levant les bras les paupières closes tellement mon cœur bat fort.

Tu me regardes, l'air subjugué. Cette sincérité là est magique, tu sais ça ?

Une de mes mains glissent sur ton torse, la fusion brûle mes paumes. D'un geste presque contre nature je te pousse doucement. Je veux que tu t'allonges.

La lumière tamisée ressemble à celle du feu. Elle trace les reliefs de ta peau.

Ma langue passe sur mes lèvres. Ma poitrine se soulève à chacune de mes respirations.

Mes doigts passent sur ta cuisse pour aller défaire les lacets de ton short. Il va me gêner. Rapidement. Je sais. Et tu me connais, toi aussi tu sais.

Ton boxer est déjà tendu quand je te retire ton vêtement.

Le désir sous ma peau explose, alors je vais chercher tes lèvres. Ta langue. Je te veux si fort

Je souris quand d'un geste tu dégrafes mon soutien gorge. Je n'ai jamais compris comment tu arrives à faire ça :lal: Je me redresse mon sous vêtement glissant sur mes épaules. Mes seins à l'air libre sont déjà excités, ils n'attendent que toi.

***

« Dis moi ce que tu as ...Tu veux que je t'explique ? Tu veux que je t'explique à quel point je t'aime ?

-NON !

-Parce que tu sais je peux le faire mille fois. Et si tu as besoin de ça pour sourire, alors vas-y entre, entre dans mon coeur et regarde. »

...

« Je ne devrais pas avoir besoin de quoique ce soit. Je fais n'importe quoi. Il faut que je rentre.

-Que tu m'aimes ou que tu ne m'aimes pas. Que tu veuilles l'entendre ou non, la vérité je la sens et parfois même, je la paye. Il y a une seule chose qui compte plus que ça à mes yeux... souris, j'ai besoin que tu le fasses. Ne pars pas d'ici énervée.

-Alors, il... il va falloir que tu me serres dans tes bras avant.

-Viens »

***

Je me suis tellement demandée : Est-ce qu'être aimée peut induire en erreur ? Est-ce qu'on peut confondre ? L'amour de l'autre et celui qu'on ressent ?

Est-ce qu'avoir mal peut changer la réalité en mirage?

Des questions dans ma tête, qui m'ont parues comme des gouffres.

Ces derniers mois ont été compliqués. Comme un fleuve torrentiel qu'on remonte. Comme un courant contraire qui fait trembler les jambes, riper les pas. Retenir son souffle, le perdre parfois aussi. A bout.

A cet instant mes lèvres frôlent ta peau, mes yeux sont juste absorbés par les tiens.

« Je crois... je crois que je t'aime ».

Je me rappelle la première fois que j'ai pensé ça en te regardant. Je le ressens si fort à cette seconde.

Un mirage ? Une partie de moi doit espérer que oui.

Mais je crois que je pourrais le hurler et fondre en larmes. A la place, ce soir, je veux seulement qu'on se confonde. Toi et moi, en un seul. Demain ? Demain peut disparaître. Sûrement qu'il le fera d'ailleurs.

Peu importe.

Je fonds dans ton cou, transportée quand j'inspire l'essence de ta peau. Tu me rends ivre, tu sais, d'une ivresse comme une chaleur ardente. Mes lèvres glissent sur ton torse, effleurent un de tes tétons, et tu te tends. Je souris, te provoque du regard, et fait passer ma langue à cet endroit sensible. Encore et encore.

Ton rire perce dans tes soupirs. J'adore ton rire.

Mais il s'efface quand mes lèvres poursuivent leur descente et que mes doigts s'aventurent là où tu me veux.

Là où tu palpites déjà à l'idée de me prendre.

Là où ton excitation est humide au travers du tissu.

Je retire ton boxer et le fait voler à l'autre bout de la chambre. Dressé devant moi, tu trembles quand mes doigts te frôlent d'abord, puis je finis par prendre ta queue au creux de ma main.

Elle glisse, bien chaude entre mes va et vient. Je fixe ton regard quand je me penche, et approche ton gland humide du bout de mon sein. Ce contact nous fait inspirer l'air comme si nous avions mal.

Je me sens moi aussi devenir dure sous cette caresse. Je souris, je suis trempée déjà , je sens et c'est tellement bon. Mais tes gémissement me font mouiller encore plus fort.

Je te fixe avec une intensité qui défit l'univers et te prends entre mes seins. Ta queue est tellement dure, et ton excitation te fait aller et venir sans mal contre moi.

« Tu es folle » soupires-tu.

Je te souris encore, passe ma langue sur mes lèvres.

« Ca m'arrive »

Bientôt ton bassin accompagne mes mouvements. Tu gémis, tes doigts sont crispés entre les draps et tes yeux sont incandescents. Juste splendides. Tu l'es. Ce soir quand c'est bon, mais à mille autres titres.

Je le sens comme si ton être était le mien, ce point de non retour. Et parce que je veux qu'il termine en cendres... ma main reprends ta queue, entame de nouveaux va et vient. Ma langue enfin goute ta peau.

Cette peau fine et délicate de tes bourses que j'effleure avec mille précautions.

« Mmmmhh... »

Puis elle remonte, et affamée tournoie autour de ton gland. Encore. Encore. Et puis, enfin, je te prend dans ma bouche.

La pression de mes doigts augmente un peu, celle de mes lèvres et de ma langue ne te laisse pas vraiment de répit. Elle aurait pu, j'aurais pu vouloir. Mais je n'ai pas la moindre envie de faire ça.

Je te suce, et c'est bon. Excitant, d'une manière qui me surprend chaque seconde. Parce qu'elle me cherche dans mon coeur, parce qu'elle me fait mouiller à avoir mal. Parce qu'à cet instant je suis à toi, rien qu'à toi, jusqu'à une partie de mon âme qui était hors d'atteinte.

Je te sens jusqu'au fond de ma gorge, je te prend jusqu'au fond de ma gorge. Une autre personne, un autre moment, je me serai retirée, mais lorsque je te sens jouir, je te garde. Tu gicles dans ma bouche et mon regard se plonge dans le tien plus que jamais. Et tu me regardes. Et je sais que tu comprends.

Ton corps se tend, magnifiquement tracé dans la pénombre, et tu viens rapidement chercher mes lèvres. Souffle contre souffle, tu sembles chercher tes mots, tremblant encore.

Mais peut être simplement, qu'aujourd'hui, entre nous, à cette seconde, ils ne suffisent plus.

Je te regarde, souris avec cette tendresse qui se mêle dans mes veines au désir, à l'interdit et à cette peur absente. Je te caresse la joue, nos peaux moites déjà si naturelles l'une contre l'autre.

Et quand tu me dis que tu vas me manger et que tu es sérieux, j'éclate de rire.

« Essaye » dis-je en m'allongeant.

Et ce regard, celui que tu me lances, accélère mon coeur dans ma poitrine. Si j'avais voulu dire quoique se soit tu vois, je n'aurais même pas pu. Je n'aurais eu aucune voix, aucun mot. Plus rien.

Ca me mord à l'intérieur, et ne me lâche pas quand tes mains se posent sur mes seins. Ils t'appartiennent et ton regard le sait. Ta langue passe sur ma peau, joue avec elle. Ta langue est chaude, insolente lorsque je sens la pointe de tes piercings. Mes tétons ne sont plus seulement durs. Chaque fois que tu les lèches ou les suces, quelque chose en moi explose.

Je ne contrôle pas ma voix. Plus rien je crois.

« Tu vas devoir changer tes draps » plaisanté-je quand je me sens couler tellement tu m'excites. Et tu m'excites si fort.

Et ça dure une éternité, ton visage plongé dans ma poitrine, avide d'elle.

« J'ai du temps, beaucoup de temps à rattraper »

A ce moment tu me mords et je me sens sur un fil. Je dois crier.

Quand ta bouche quitte ma peau, j'inspire.

Mais je n'ai pas assez de temps. Déjà ta langue est entre mes cuisses. Elle fond sur ma chatte, s'enfonce en elle. Je me tend de tout mon corps, quand elle passe sur mon clito.

Est-ce que tu lis dans ma tête ? Je me rappelle m'être posée cette question, il y a des années entre tes bras.

Tu vas me faire jouir. Je te regarde, je vais jouir je sens. Mon point de non retour finira en cendre.

Brûlé. Par nous.

Oui, ainsi soit-il.

***

« Tu sais toi et moi, on est prêts à mourir pour certaines causes...

-C'est vrai.

-Pour toi Alex, je crois que je suis prêt à tuer »

***

L'extase surgit, me cambre. Me livre. M'abandonne, à toi, d'une manière qui met d'accort chaque parcelle de mon être et qui arrive encore à les surprendre.

Ton regard reste fixe dans le mien et ta langue continue à me faire l'amour alors que les spasmes m'électrisent les uns après les autres.

J'en peux plus. A bout de moi je finis, sans pouvoir prononcer un mot par passer ma main dans tes cheveux pour t'écarter, mais là encore, tu comprends mais tu résistes. Enfin quand tu me libères de tes lèvres, j'ai l'impression que mon corps est en transe.

Tu te redresses alors, et d'une main derrière ma hanche tu me soulèves. Essoufflée encore, je te souris, et viens me placer dans un silence lourd de désir, erratique d'envie, au dessus de ton membre dur.

Mon corps est tendu en arrière, en appui sur mes bras, tes mains sur mes hanches attendent. Doucement d'abord je te sens, glisser entre mes lèvres humides, chaudes et regarde tes paupières se clore.

Et puis enfin, je m'enfonce sur ta queue. Je suis étroite, de nature, et je te sens certainement aussi fort que toi quand ta voix s'élève. Je te sens fort jusqu'au fond de ma chatte et je me mord la lèvre.

« C'est bon » soupiré-je, alors que de nouveau, mes hanches bougent pour te sentir encore.

Mon regard scrute l'expression de ton visage, et la maîtrise que tu dois reprendre sur ton corps. Alors, il est temps que tu me prennes, enfin, comme toi et moi avons envie. Mon rythme accentue la force, et les mouvement, et la vitesse jusqu'à couper mon souffle d'un plaisir qui explose dans mon ventre.

Tu commences à toi aussi, accompagner mes mouvements.

« Oui, c'est ça, prend moi »

Et c'est ce que tu fais. Tu me prends, fort, vite. Sans faiblir. D'abord en me basculant en arrière, serrant mes jambes entre elles pour que je te sente bien entre mes cuisses. Mes cris résonnent avec les tiens, surpassés par cette intensité qui ne laisse place à rien d'autre.

Et puis tu me dis vouloir me prendre par derrière. Et ma main dans la tienne alors que tu me défonce littéralement, de nouveau je te sens. Ton autre main claque sur mes fesses, sculpte la cambrure de mon dos, enveloppe ma nuque lorsque tu m'attires pour avoir mes lèvres.

Nos mots se mêlent, réclament, se confondent, s'écoulent, extirpent.

Des minutes magiques jusqu'à ce que mon dos contre ta poitrine, je te sente jouir. Au bout de toi, de nous, tendu et épuisé, ma chatte remplie de toi, chaude de ton désir et de ta jouissance.

Tendrement nous finissons par nous allonger, toi blotti contre mon épaule.

Tout bat fort en moi, tout. Une partie de nos univers doit s'être écroulée, une autre a étendu ses ailes pour voler et toucher les étoiles.

Ton regard quand tu le lèves vers moi est trouble. Tu sais, j'ai dû chercher, au moins une faille en toi. Au cours de cette année, en t'observant, intriguée oui j'ai dû le faire. Chercher une faille, une faute, une erreur.

Et je n'ai jamais pu trouver. Je n'ai seulement vu que la lumière.

Tu me parles : « on se connait depuis 8 ans mais... est-ce... est-ce que tu existes vraiment ? »

Ta voix tremble, la mienne est serrée dans ma gorge, j'éclate de rire.

« Je me posais la même question » répondé-je avant de te serrer doucement contre moi.

***

Comme l'océan je te regarde. Comme l'océan tu es infini. Comme l'océan, tu vibres en moi. Comme l'océan, où que j'aille, fille des îles, ton appel résonne au coeur de moi. Comme l'océan, en retournant vers toi, je trouverai toujours la paix.

:wub:

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