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La Dame d'Edo

Mariveau

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EDO mars 1601

L’éphémère et l’éternité ne forme plus qu’un le temps d’une floraison divine.

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Il se tient debout, les jambes légèrement écartées, à la ceinture il porte le Daisho. Une main fermement posée sur la poignée de son katana, l’autre s’appuyant sur sa hanche.

Devant lui en contre bas coule une petite rivière, où s’ébattent des carpes éléphantesques et multicolores, le long des rives de belles maisons de bois s’échelonnent jusqu’aux premières défenses du château.

A sa gauche le quartier des plaisirs où dans les maisons de thé, il a tant manié son katana de chair se reposant de nombre de batailles auprès de douces et habiles geishas.

A droite le quartier des marchands, puis celui des artisans.

Derrière lui s’élève le donjon du château de Himéji le château du héron blanc.

Autour de lui tout est calme et sérénité, le sol est parsemé de fleurs d’un rose extrême, dans le parc quelques daims vagabondes.

Au-dessus des cèdres et des pruniers, s’accrochent les toits des temples en bois de camphrier laqué de vermillon, contraste des rouge du sang versé pour l’honneur de son shôgun, du vert de la plaine de Sekigahara , le bleu des cieux, et le rose des Sakura en fleurs.

C’est l’O- Hamani, le peuple et la noblesse fête la floraison des cerisiers, symbole du printemps naissant.

Lui il songe le regard tourné vers l’horizon, il se souvient.

Château d’Ogaki 19 octobre 1600

Il est samouraï , Daïmo au service de son seigneur et maitre Teremusa Ikéda. Demain aux ordres de son seigneur, il se battra sous le commandement de shôgun Tokugawa, dans la plaine de Sekigahara.

Ce soir bien des hommes étreignent pour la dernière fois leur femme, ou leur concubine. Lui qui a tant couru le quartier des plaisirs est seul ce soir.

Cet homme dans la force de l’âge, n’a ni prit de femme ou de concubine car il aime une seule femme, depuis son enfance, la fille de son maître d’arme.

Mais son drame, c’est qu’elle est la femme d’un autre, un autre Daimo de la maison Teremusa.

Cette femme, d’une douce et sensuelle beauté sait cet amour, car un matin dans ce même parc, l’un et l’autre s’étaient avoué leur amour.

Mais l’honneur et les convenances avaient été les plus forts.

Il regagna son logis et après avoir congédié ses serviteurs, il retira ses armes, ses vêtements et plongea dans un bain.

Il n’entendit pas les légers pas s’approchant derrière lui. Puis ouvrant les yeux il l’a vit.

Elle était là, ses longs cheveux lâchés, elle portait un kimono de soie blanche qui ne laissait aucun doute sur les divines courbes.

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Elle laissa glisser son kimono, découvrant sa nudité, ses seins en forme de poires, ses hanches aux douces courbes et entra dans le bassin.

Il se leva, sans un mot, il la prit dans ses bras et leurs lèvres se joignirent en un baiser de passion.

Elle lui banda les yeux, le laissant à sa merci.

Elle prit une louche de bois, et la plongeant alternativement dans un seau d’eau chaude puis d’eau glacée, elle fit écouler l’eau sur le corps de son amant, dont le désir viril était l’objet de l’attention de la main de sa maitresse.

Elle le massait alternant ses mains et un gant de crin, provoquant de petits chocs thermiques entre eau froide et eau chaude, provoquant un accroissement sensoriel.

Elle était habile à utiliser toute la panoplie des sensations de la peau.

Les yeux fermés accroissaient ses perceptions dermiques, telles un aphrodisiaque.

Elle prenait soin de n’oublier aucune partie du corps de cet homme à qui elle allait se donner.

Ses mains vagabondaient sur ce corps musclé, entre ses cuisses, jouant avec ses lèvres pinçant les pointes qui dardaient autant que ses propres seins.

Yoshido c’était son nom se laissaient aller aux caresses douces ou dures, voir aux claques sur sa peau, répondant au jeu du chaud et froid.

Les sensations très intenses lui provoquèrent une perte d’équilibre. Mais Mariko se tenait contre son corps, je frottant contre lui.

Yoshido reprenant ses esprits, prit Mariko dans ses bras, la couchant sur le sol.

Il embrassa les pieds, les mollets de Mariko, remontant doucement le long de ses jambes jusqu’à ses cuisses. Le doux parfum de sa peau l’enivrait. La langue de Yoshido glissait maintenant sur ses cuisses.

Mettant un peu de salive u bout de sa langue il la fit glisser le long de sa fente d’amour, ne la laissant pénétrer que très légèrement et lentement pour ensuite accélérer et s’immiscer plus profondément.

Mariko remonta son bassin pour accompagner la langue de son amant pour en accentuer la profondeur de la pénétration linguale. Yoshido sentait la petite fleur de sakura de celle qu’il avait tant désirée et qui s’offrait à lui.

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Il chercha le réconfort de la chaleur de son antre d’amour et découvrit la douceur de la peau du sexe si soyeux de sa maitresse, si humide telle la fleur de jasmin couverte de la rosée du matin. Sa langue se posa sur ses lèvres intimes, au parfum d’un sois bois d’automne où les flagrances se mêlent pour envouter l’homme amoureux. Doux parfum de femme, nectar des dieux.

Yoshido admirait le corps de Mariko, aux reliefs si doux et à la peau de porcelaine si fine.

Il posa ses mains sur les pieds de son amante, commença à les caresser, remontant des chevilles aux mollets. Ses mains s’imprégnaient de sa chaleur et de sa douceur, comme pour s’adapter et devenir une extension d’elle-même.

Le corps de Mariko, nu sur le sol était offert à la lueur des flambeaux. Elle semblait comme sur un autel, offerte au sacrifice, un bras sur le visage, les yeux couverts.

Il avait envie de l’embraser, d’éveiller ce corps, posant ses lèvres sur ses pieds et cheville, il commença l’ascension. Ses mollets d’abord, lui offraient une chair délicate à mordiller et embrasser, puis il remonta lentement avec sa langue sur toute la longueur de ses jambes. Puis virent ses cuisses, générant en elle un délice, un frisson. Sous la caresse, Mariko gémit et ouvrit ses cuisses, offrant à son amant le contact de ses lèvres de son sexe brûlant de désir.

Il ouvrit alors ses lèvres, laissant passer sa langue avide de ce doux et délicat contact, les papilles en éveil comme avant un festin. Posant son visage sur ce nid douillet il s’imprégnait encore plus des arômes de de Mariko.

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Il embrassait du bout des lèvres son intimité.

Assez lentement pour laisser monter en elle, le plaisir, l’envie, le désir, la jouissance. Elle gémissait de ce contact, premier contact si attendu avec son amant.

Doucement il léchait ses lèvres gonflées par le désir, fermant les yeux pour mieux ressentir cet instant, tout en dessinant du bout de sa langue des arabesques arrachant à Mariko de petits gémissements, de petits jappements de petits chiots. La langue de Yoshido suivait le contour du sexe de sa maitresse, accompagné de ses doigts, il remontait doucement entres ses lèvres offertes, jusqu’à son bourgeon, le déshabillant du bout des doigts. Doucement ses lèvres vinrent emprisonner son bouton d’amour. Il le suce avec tendresse, lentement, titillant l’extrémité, l’enserrant dans un étau doux et chaud.

Il le suce, l’aspire, le lèche successivement, immisçant sa langue dardée comme une lame de désir en sa caverne offerte, tournant sa langue sur les parois humide, ressortant pour mieux s’y enfoncer.

Puis s’emparant de son bouton, cherchant à l’apprivoiser de nouveau, il l’emprisonna entre ses lèvres. Sa langue le titillait délicieusement, l’aspirait et le prenant entre ses dents, le faisant rouler entre tandis que sa langue continuait à le lécher.

Un, puis deux, puis trois doigts entrèrent en elle, d’abord restant à l’entrée. De ces premières phalanges il dessinait en elle de petits cercles qui lui provoquèrent des tremblements de jouissance.

Puis les doigts la pénétrèrent plus profondément lui arrachant un cri de plaisir.

Il sentait la douce chaleur et l’humidité de sa jouissance sans que sa langue ne cesse de l’aspirer sans répit.

Puis soudain l’orage, tel un torrent sur les pentes du Mont Fuji, son nectar dévala entre les lèvres de Yoshido.

« Je suis à vous Yoshido »

Yoshido précédé de son désir s’allongea sur Yoshido , s’enfonçant avec douceur en elle.

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Mariko gémit sous l’effet de la douce pénétration de son amant, enfonçant ses ongle dans le dos Yoshido, ses jambes enserrant le bassin de cet homme comme pour mieux le ressentir, le retenir.

Yoshido la conduisit vers les forêts de la jouissance, qu’il arrosa de son écume généreuse, tandis que la sève onctueuse jaillissant des profondeurs les plus secrètes du sexe pénétré par sa lance, le coiffait de la couronne royale du plaisir partagé.

Ils firent ainsi l’amour toute la nuit. L’herbe du printemps, qui couvrait de son soyeux manteau le triangle d’or blotti entre les cuisses de marbre rose de Mariko, frissonnait encore sous la caresse de la verge laiteuse de son compagnon lorsque vint l’aube.

Ils avaient jouis sans trêve.

Au petit matin, il lui fit une dernière fois l’amour.

« Reviens moi, je t’en supplie »

Il s’équipa de son armure et rejoignit les troupes de son Seigneur, retrouva le mari de Mariko qui avait passé sa nuit avec les Geisha du quartier des plaisirs.

Sur la plaine de Sekigahara 160 000 hommes s’affrontèrent pour le contrôle du Shogunat. Dans le brouillard, durant une journée entière le combat fut terrible, le clan Tokugawa fut vainqueur, 3000 de nos hommes tombèrent dont le mari de Mariko.

Dans la plaine gisaient les corps de 35000 ennemis.

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EDO mars 1601

Yoshido est là seul regardant la ville, il perçoit les rires et les champs de la fête du primtemps.

Depuis son retour , il y a cinq mois, il n’a pas pu voir Mariko, il n’a pas essayer de la revoir, respectant le deuil de sa maitresse.

Il revit cette nuit, l’âme abandonnée à ses seuls souvenirs. Il ressent chacun de ses instants si intenses.

Soudain, il sent une présence derrière lui, serrant la main sur le pommeau de son sabre, il se retourne et reste figé.

Mariko est là plus belle que jamais.

« Yoshido, je suis à vous , aimez moi, je le veux »

Prenant dans ses bras Mariko, ne souciant plus des convenances, il s’embrassa avec passion. Ils regagnèrent le Château du Héron Blanc et se donnèrent l’un à l’autre.

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1 Commentaire


Recommended Comments

Je me doutais que ça plairait à kendo

 

Merci mon F'Rôdeur de nous faire "encore" voyager

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