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Vagabondage homèrique

Mariveau

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On sent du plus loin le cèdre pétillant dont le parfum embaume ton île.

Toi la fille d’Atlas, la maitresse d’Hermès, toi qui avec Ulysse connut l’idylle.

Tu t’abandonnes comme par magie, à tes désirs inassouvis

Nos corps luisants et enlacés frémissant sous le plaisir de nos envies

Autour de la caverne, où nous nous sommes cachés un bois a poussé sa futaie vigoureuse

Tu joue de ta beauté et de sa sensualité, ton corps ondoyant dans une danse langoureuse

Aunes, peupliers et cyprès odorants dissimulent, notre étreinte homérique.

Ma bouche, mes lèvres, ma langue s’abreuvent à ton calice érotique.

Au rebord de la voûte, une vigne en sa force déploie ses rameaux, toute fleurie de grappes

Sur ton corps nu, je lèche le jus sucré de ses grains gorgés de soleil, délicieuses agapes.

Près l'une de l'autre, quatre sources versent leur onde limpide et fraiche.

Je me délecte de ton bourgeon alors qu’avec fougue, mon glaive tu lèches.

Leurs eaux divergent à travers de moelleuses prairies où verdoient la mauve et la lavande

En nos bouches assoiffées nos sucs avec douceur se répandent.

Toi Calypso la Reine d’Ogygie, nymphe de mes nuits, nymphe de mes rêves

Tu m’envoûte, tu m’ensorcelles et je te donne ma puissance sans trêve.

Ils s’enfoncent avec force et passion dans ma peau.

Tes ongles labourent mon dos au rythme de mes assauts.

Ta fureur à nue dansant au-dessus du monde.

Je vais et viens en toi, et ressens ton nectar qui abonde.

Ma puissance ancrée dans ta nacre ronde qui suinte.

Tu gémis, tu cris, tu te laisse aller sans crainte.

Telle Andromaque sur le Mont Olympe, tu montes et descends le long de ma tige.

Suc sublimé- qui perle sublime, tu ressens en toi ce sentiment de vertige.

Tu galope ton étalon, belle Penthésilée, Reine des Amazones

Sous la fougue de ta cavalcade à nouveau tu t'abandonnes.

Tu cris, tu râles, tu gémis, emportée comme une avalanche

Je prends possession de toi, et de l'aube naissante de tes hanches.

Au crépuscule vallonné et parfumé qui serpente entre tes seins.

Ma langue glisse, traces de troublants dessins.

Ma verge ferme et excitée dédale à ton soleil naissant

Et danse en toi comme la flamme qui brûle au dedans

De mes doigts, j’ouvre les portes de ton intimité.

Tu te cambres, offrant à mon membre le chemin de la divinité.

Mon Priape luisant et dardé se fait vagabond.

Je pourfends ton labour jusqu'aux tréfonds.

J’inonde de mon baume apaisant les pétales de ta rose

Notre plaisir explose en une amoureuse osmose.

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