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La rencontre. Corrigée.

MissG

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Difficile pour moi de faire une mise en page correcte. Voici la version corrigée.

Merci pour vos encouragements alors que mon texte était en vrac....

La rencontre: 2ème prise!

Je suis tendue.

Ce restaurant, c'est toi qui l'a choisi.

En terrain neutre, à mi-chemin.

J'ai retourné mon placard 100 fois, avant de choisir ma petite robe noire. Irremplaçable, imparable. Après de longues délibérations intérieures (cheveux relevés? sur les épaules? avec ou sans mon bracelet...?), j'enfile mes chaussures, j'attrape mon sac et ma veste et claque la porte de la maison.

Le chemin est juste assez long pour me laisser le temps de m'inquiéter.

Et si , et si... Les idées fusent dans ma tête. Plus j'avance, plus je suis fébrile, plus le cendrier de l'auto se remplit.

Je me gare à qq pas, souffle un grand coup et sors de la voiture.

Je remonte l'avenue à pied, m'empêche d'allumer une cigarette.

Je vois un groupe de passants au loin.

L'idée me traverse: si tu étais parmi eux?

-hey..Salut!

Je me retourne, tu es là. Souriant, charmant.

-Salut!

Le temps de te rendre ton sourire et tu poses ta main sur ma nuque pour m'attirer vers toi.

J'aime que tu m'ais surprise comme ça. J'aime ce rapprochement, rapide et naturel. J'aime ta chaleur rassurante. Tu sens bon.

-Je n'étais pas certain que tu viendrais.

Oh!! Il doute! C'est trop craquant!

À cet aveu, je pose mes lèvres sur ta joue, chastement. Sourires complices.

- Tu as faim?

Sans attendre ma réponse, tu me guides vers l'entrée, ta main résolument posée sur ma nuque.

La chaleur de tes doigts, leur douce pression sur ma peau, mon cœur s'emballe.

Tu ouvres la porte...

Ambiance feutrée. Lumieres tamisées. Cuivres et moquette épaisse. Joliment désuet.

Le serveur nous guide vers une petite table ronde. Les hauts-parleurs nous distille un jazz enrobant.

J'enlève mon trench, m'assure des effets sur toi de ma fameuse petite robe noire (irremplaçable, imparable) et me faufile sur la banquette.

Avant de laisser repartir le serveur, tu commandes une bouteille de Bourgogne. Conciliabule.

Nous nous installons côte à côte, dans l'arrondi de la banquette. Grenat, confortable.

Première gorgée. Le vin est corsé et sensuel. Comme toi. Il est gouleyant. Dans ma bouche, ma gorge, je laisse glisser ce nectar qui réchauffe nos âmes et nos corps. Je me prend à imaginer ton goût, ta saveur.

La conversation s'engage naturellement. De tout, de rien, nous discutons comme deux vieux amis. Le dîner avance dans la bonne humeur.

Nos mains se cherchent, se frôlent.

Je sens la chaleur de ta cuisse contre la mienne. Délicieux.

Tu portes ta main vers mon visage, rajustes une mèche de mes cheveux. Dans le prolongement de ton geste, tu caresses ma joues, glisses un doigt sur mes lèvres. Je fond sous ce geste tendre.

Voici le dessert. Tu as choisi un éclair au chocolat, j'ai pris une glace.

Nous rions, complices. L'éclair au , chocolat, un malicieux complice. Tu poses ta main sur ma cuisse, plonges dans mes yeux.

Je sens tes doigts chauds à travers l'étoffe de ma robe. Tu les fais glisser, le tissu se froisse. Tu sens la naissance de mon bas sous tes caresses.

Sous la nappe, tu joues avec nos sensations. Tes doigts s'aventurent sous mon jupon. Tu caresses à pleine main la douceur de mon bas. C'est chaud, doux, excitant. Doucement, tu remontes sur ma cuisse, à la lisière de ma peau. Je goute mon plaisir.

Gardant une allure décontractée, nous fixant, nous dévorant des yeux, tu poses ta main à plat, sur l'intérieur nu de ma cuisse. Tes doigts sont si près de moi que déjà, je sens déjà mes reins se creuser. Tu les écarte pour frôler mon intimité, te glisser presque sous ma lingerie. Sourires.

Ma main te gardes prisonnier contre ma peau, l'autre goute au grain de ta peau, sur ta nuque

Le serveur nous débarrasse. Spontanément, je me redresse, repose ma main sur la table. Toi, tu ne bouges pas. Ta main fermement sur ma cuisse. Je frissonne de me savoir humide, alors qu'il s'affaire à notre table.

Café. Nous sortons.

À peine la porte franchie, tu passes ta main dans mon dos, m'attire contre toi. Ta main sur ma joue glisse vers ma nuque. Notre premier baiser.

Instantanément , je suis emportée.

Nos langues se mêlant, se caressant, s'apprivoisant. Je m'abandonne déjà, tu le sais. J'aime ta confiance déterminée.

-Qq pas?

Incapable de te quitter maintenant. Nous traversons l'avenue, la porte du jardin public est ouverte. Étonnant à cette heure.

La lumière étouffée par la nuit des lampadaires donne aux allées une atmosphère hors du temps. Nous avançons cote à cote, enlacés. Riant, nous arrêtant pour embrasser un coin de peau, dévorer un sourire.

Là-bas, dans l'ombre, un banc devient le but de notre promenade.

À l'écart du chemin, près d'un sortie, il échappe à la lumière de l'allée principale.

Nos yeux s'habituent vite à la pénombre. Tu t'assois à cheval, à côté de moi. Je regrette l'aisance que m'aurait offert un jean. Nous restons là, discutant, riant, nous embrassant.

Il fait froid, je frissonne.

Je m'installe à goûter ton cou, mes mains se glissent sous ta veste, nous embrassant dans ta chaleur. Perdant pieds dans de fougueux baisers. Le désir de toucher ta peau m'enflamme, mon ventre se serre. Tes mains fermes entourant les contours de mon corps. Glissant sous mon imper, ma robe, à la recherche du grain de ma peau.

Seule la lueur des enseignes de la rue toute proche éclaire nos visages emmêlés.

-Tu as froid, viens...

Nous rejoignons la rue aux lueurs colorées. Sans cesse interrompus dans notre marche par la tyrannie de notre désir, par l'impérieuse nécessité d'un baiser.

Un porche tout proche du carrefour. Je t'y entraîne en riant.

Dans la fraîcheur du soir, ton corps chaud m'emprisonnes. Sous tes baisers, je deviens féline. Je me sens t'envahir. Ma jambe remonte le long de ton corps, à la rencontre de ta main. Sa douceur toute masculine, sa chaleur. Nos langues emmêlées, ton bassin collé si près de moi, ma cuisse relevée sur toi offrant ma peau au contact de ton corps. Tu m'attires, me plaques contre toi. Tout mon corps t'appelle. Le désir me brûle.

Tu t'écartes de moi, souriant. Tu caresses mon visage. J'ai vu l'éclair dans tes yeux.

Tu prends ma main, m'entraîne dans la rue. Je rechigne, mais suis déjà sous ton emprise.

Au coin de la rue, les néons de l'enseigne bleue se reflètent sur le trottoir humide.

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9 Commentaires


Recommended Comments

J'ai tout lu d'une traite : c'est érotique, sensuel, fort, très intense et on sent la montée en puissance du désir ... bref on s'y croirait et on s'identifie parfaitement aux protagonistes.

 

Un grand bravo à toi miss G, ta plume est superbe tout autant que toi. Plein de bisous et merci pour ce très bon moment.

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Une vrai petite gourmandise

 

Qui donne envie d'en croquer encore plus....

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Guest voirêtrevu

Posté(e)

Je kiff... merci pour cette plume si bien dirigé. Je me sens transporté dans cette aventure et j ai hâte de retrouver la suite... ;)

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Rho je te lis et on dirait que je l'ai déjà fait . Etais-tu dans ma vie antérieure ? C'est vraiment étrange cette sensation .

C'est bon cet atmosphère et ces mots en tous cas .

 

Bisous ma miss diablesse

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Quel beau texte plein de romantisme et de tendresse comme je les aime.

Merci Missgourmande pour ce jolie petit moment que je viens de passer en te lisant.

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Quel suberbe récit !!

Tu nous emportes dans nos souvenirs anciens, nos envies

On te lit et on se sent acteur de cette rencontre

Merci Miss G :)

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