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Nuit au manoir(1° partie)

Mariveau

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Octobre 1880 Quelque part en Suisse Normande

Ce soir j’ai congédié mes gens, je suis seul dans le salon de mon manoir. Le feu crépite dans la cheminée, les flammes se confondent en ombres chinoises sur les hauts murs de la pièce.

Je parcoure un vieux traité d’érotologie orientale, en dégustant un délicieux Xérès.

Dans peu de temps ma maitresse sera là.

J’entends le bruit des sabots et des roues cerclées de fer du cabriolet sur les pavés de la cour.

Je l’attend, pour une soirée de jeux sensuels où nos deux corps se rejoindront et se mélangeront, avides de goûter aux plaisirs de la chair et des sens .

Je te laisse venir à moi ... sans faire un geste, laissant jouer l'attente délicieuse qui exacerbe les désirs.

Tu as revêtu une somptueuse robe de soie noire qui dans ta démarche féline laisse échapper un bruissement à chaque souffle ... à chaque mouvement.

Je distingue ton visage dans la pénombre ... la lueur des bougies joue sur ta peau.

Tu es si belle, si sensuelle, si désirable. Je découvre tes épaules dénudées, ta gorge offerte, ta poitrine altière, ta nuque dégagée, invitation à tant de baisers et de caresses.

Je viens à ta rencontre, je devine ton trouble lorsque me glissant derrière toi pour te bander les yeux.

Je veux que tu sentes la présence de mon corps viril près du tien, les effluves de ma peau, de mon parfum parviennent jusqu'à toi, je sens que tu défailles.

Mes mains s’attardent dans tes cheveux, glissent sur tes épaules, frôlent tes divins seins emprisonnés dans le bustier de dentelle et dont les pointes dardent, puis mes mains redescendent vers les rondeurs de tes hanches ..

.

Tu es immobile, mes lèvres chaudes ne tardent pas à se poser sur ta nuque, tu frémis, tu gémis, offerte soudain à la caresse exquise.

Les lacets de ton bustier se détachent, ma langue parcoure ton dos jusqu’au creux de tes hanches

Mes mains que tu ne vois pas mais que tu devines commencent un ballet de caresses, et s'approchent imperceptiblement de tes seins dont je caresse les pointes soudain durcies ...

Tu ne peux retenir un gémissement qui s'échappe de tes lèvres entrouvertes.

Je pose ma bouche sur la mienne et nos langues se rejoignent en un ballet sensuel les vagues du désir te submergent, je suis maintenant penché sur tes seins que je lèche à petits coups de langue rapides suivis de caresses gourmandes ...

Je te mordille les tétons.

Mais ce soir je suis le maître et je vais jouer encore.

Prenant tes cuisses je te hisse sur mes hanches et te porte sur un guéridon.

Mes mains s’immiscent sous ta robe découvrant tes jambes gainées de bas .

Tu pousses un gémissement sourd quand ma langue vient se poser sur ton sexe brûlant.

Tu es trempée, le désir a mouillé tes cuisses, je m’enfonce dans la moiteur de tes chairs, avide de lécher ce sexe de femme brillant et offert .

Ma langue joue avec Tes lèvres, effleurant parfois ton bourgeon gorgé de désir .

Tes mains se crispent dans mes cheveux, tu attires mon visage encore plus près de tes cuisses, j’enfouis mon visage dans la plus belle des antres mystérieuses et te lèche avec passion.

Mes doigts te pénètrent, ton antre est brûlante, ton calice brille de ton nectar , tu avances ton bassin pour réclamer davantage encore .

J’introduis le troisième doigt, puis le quatrième, puis ma main toute entière vient t’envahir.

Je vais et viens en toi, tu inonde ma main.

D'un mouvement doux je te fais descendre, te retourne et pose mes mains sur les tiennes qui viennent échouer sur le meuble devant toi d'un geste précis je remonte à nouveau ta robe sur tes reins .

Je laisse mes mains s'attarder sur les rondeurs de tes fesses, les prends à pleines mains, les pétrit ...

Je savoure chaque seconde ...

Je m’agenouille et commence de la pointe durcie de ma langue à lécher ta rose offerte ...

Tu te raidis tout d'abord puis laisse la sensation délicieuse du plaisir t'envahir mon membre est dur, je me porte contre toi et je force lentement l'ouverture de mes reins pour m'immiscer dans le couloir serré qu’ offre ton séant, t'emplissant de mon vît raidi .

Mes mouvements de va et vient sont lents, je te prends avec douceur tout en te maintenant avec fermeté contre mon corps .

Nous fusionnons, seconde après seconde, minute après minute, dans la chaleur torride de nos deux désirs mêlés ...

Je caresse ton clitoris tandis que mes mouvements s'accélèrent, j’ai décidé de te faire jouir avant moi et m'adonne à cette caresse intime avec douceur et passion ...

Je sens que tu refrènes cette sensation familière que te procure l’orgasme quand il n'est qu'à ses prémices ...

Mais bientôt sous la stimulation experte de mes doigts tu jouis comme jamais, crispant tes doigts sur le meuble qui te soutient pendant que je me laisse lui aussi entraîner par la jouissance, fabuleuse, démentielle et inimaginable ...

Cette jouissance qui nous donne parfois l'impression que nous allons mourir de plaisir .

Et nous mourrons de plaisir, l'un contre l'autre, l'un dans l'autre, peau et sueur mélangés ...

Je défais ton bandeau, nous sommes face à face.

Nos yeux ne sont plus que quatre gouttes d'eau embuées qui se parlent sans qu'il y ait besoin de mots ...

(à suivre)

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